Visions ou crises d'épilepsie ?

Ellen White souffrait-elle d’épilepsie ?
Docteur Donald I. Peterson
© Copyright 1988
Pacific Press Publishing Association
Boise, Idaho
Tous droits réservés
ISBN 0-8163-0795-4

Table des matières

i. À propos de l’auteur
ii. À propos du livre

1. Des allégations anciennes
La blessure à la tête d’Ellen White
L’allégation
La vieille allégation d’épilepsie

2. La maladie d’Ellen White
Sources d’information
Allégation de blessure majeure au cerveau
Coma ou stupeur ?
Différence entre stupeur et coma
La « maladie » d’Ellen White
Des saignements dans la gorge lors d’une perte de conscience

3. Ellen White et les crises partielles complexes
Qu’est-ce qu’une crise ?
Types d’épilepsie
Les crises partielles complexes
Génie intellectuel malgré, et non grâce à, l’épilepsie
Les visions d’Ellen White par opposition aux crises partielles complexes
Symptômes stéréotypés contre contenu varié
Automatismes et réactions à l’environnement
Odeurs lors d’attaques complexes partielles
Ellen White et l’hypergraphie
La persévération
Les yeux d’Ellen White pendant les visions
Ellen White respirait-elle quand elle était en vision ?
Des périodes d’apnée prolongées incompatibles avec les crises partielles complexes

Résumé et conclusions

À propos de l’auteur

Le Dr Donald I. Peterson est Professeur en Neurologie à l’école de médecine de l’Université de Loma Linda et chef du service de neurologie au Centre Hospitalier Riverside en Californie. Il est membre de la commission médicale consultative de l’Association californienne d’épilepsie et est l’auteur de plus de soixante articles publiés dans des magazines scientifiques dans le domaine de la neurologie.

À propos du livre

Ellen G. White a reçu sa première vision en 1844, alors qu’elle n’avait que dix-sept ans. Elle joua un rôle prophétique central pour guider la jeune église adventiste au travers de nombreux périls.

Ces dernières années, un certain nombre de critiques ont ressorti l’ancienne allégation selon laquelle les visions d’Ellen White seraient dues à une épilepsie du lobe temporal, consécutive à une blessure subie quand elle avait neuf ans. Dans le présent ouvrage, le Dr Peterson tord le cou à cette théorie.

1. Des allégations anciennes

La blessure à la tête d’Ellen White

Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen White (1827-1915) possédait ce qu’ils « ont accepté comme le don prophétique décrit dans la Bible. »1 Quand elle avait neuf ans, une camarade d’école, de colère, lui a lancé une pierre, qui l’a frappée sur le nez et a causé des blessures importantes. Certains ont prétendu que ce coup avait gravement endommagé le lobe temporal de son cerveau au point d’entraîner un type d’épilepsie connu sous le nom de crises partielles complexes (également appelées crises complexes partielles). Ainsi, prétend-on, ses visions n’étaient pas des révélations divines, mais elles étaient simplement dues à une épilepsie du lobe temporal.

L’allégation

En 1981, par exemple, Delbert H. Hodder, pédiatre spécialisé en neurologie, a écrit dans Evangelica(un magazine qui n’existe plus aujourd’hui) que les visions d’Ellen White étaient « compatibles avec ce qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de crises partielles complexes ou crises psychomotrices. »2 Quatre ans plus tard, Molleurus Couperus, dermatologue à la retraite, a fait une accusation similaire dans un article d’Adventist Currents quand il a déclaré que les visions d’Ellen White étaient dues à une « épilepsie du lobe temporal. »3

Puisque les affirmations de Hodder et Couperus sont si semblables, elles seront traitées comme une seule et même accusation dans cette étude, à quelques exceptions près.

La vieille allégation d’épilepsie

Il n’y a rien de bien nouveau dans cette allégation que les visions d’un prophète étaient le résultat d’une forme d’épilepsie. Les critiques du dix-neuvième et vingtième siècle prétendaient que les visions des prophètes de la Bible étaient des crises d’épilepsie. Jusqu’en 1970 même, Kenneth Dewhurst et A. W. Beard prétendaient que la vision de Paul sur la route de Damas était due à « une épilepsie du lobe temporal… »4

Concernant cette dernière allégation, ceux qui acceptent les indications des récits bibliques rejettent cette proposition pour la simple et bonne raison que Paul n’était pas le seul à avoir vécu ce qui s’est passé ce jour-là. Ceux qui l’accompagnaient ont vu une lumière, ils sont tous tombés à terre, ils ont tous entendu une voix (voir Actes 9:3 à 7, 22:6 à 9 et 26:13,14). Tout cela est très clair. Si Paul avait eu une crise, alors tout le groupe aurait eu une crise simultanément. Cela semble étrange, au-delà de l’imaginable, puisque pour Paul la voix était un message intelligible, tandis que pour les autres, ce n’était qu’un son inintelligible !

Si l’on peut imputer la vision d’un prophète de la Bible à une épilepsie du lobe temporal, il n’est pas surprenant que la même allégation soit faite concernant les visions d’Ellen White. Dudley M. Canright, par exemple, un pasteur adventiste qui avait quitté l’église, a affirmé de son vivant qu’elle avait « une complication d’hystérie, d’épilepsie, de catalepsie et d’extase » et a déclaré que ses « visions étaient simplement la conséquence de son infortune d’autrefois. »5

Bien que Canright fût un contemporain d’Ellen White, il n’était pas médecin. Ainsi donc, nous ne traiterons pas son affirmation dans la présente étude. Hodder et Couperus, cependant, sont médecins, et c’est pourquoi nous prenons en compte les leurs.

Le but de la présente étude est de déterminer si les allégations de ces critiques ont un quelconque bien-fondé.

2. La maladie d’Ellen White

Sources d’information

Puisqu’Ellen White est morte il y a de nombreuses années, il est évidemment impossible de faire un diagnostic de son cas sur la base d’indices cliniques directs. Ses détracteurs ou ses défenseurs doivent de la même manière parvenir à leurs conclusions sur la base des archives disponibles.

La description la plus ancienne et la plus fiable que nous ayons de la blessure qu’Ellen White a eue dans son enfance ainsi que de ses effets à long terme vient de Mme White elle-même. Voici ce qu’on peut lire :

« Je me retournai pour voir à quelle distance elle [la camarade en colère] se trouvait derrière moi, et en me retournant, mon nez fut heurté par la pierre. Je tombai sans connaissance. Quand je me réveillai, je me retrouvai dans un magasin, le sang coulant de mon nez, mes vêtements couverts de sang, et un flot de sang sur le sol.

Un aimable inconnu offrit de me ramener chez moi dans sa calèche. Je ne savais pas combien j’étais faible, et je répondis que j’allais salir sa calèche avec mon sang, et que je pouvais marcher jusque chez moi. Ceux qui étaient là n’étaient pas conscients de la gravité de mes blessures. Je n’avais parcouru que quelques toises quand je fus prise de vertige et m’évanouis. Ma sœur jumelle et ma camarade me transportèrent jusqu’à la maison. Je n’ai aucun souvenir de rien pendant le temps qui a suivi l’accident. Ma mère dit que je ne remarquai rien, mais que je restai allongée dans un état de stupeur pendant trois semaines.

Quand je repris connaissance, il me semblait que j’avais dormi. Je n’étais pas consciente de l’accident, et ne savais pas la cause de ma maladie. »6

Allégation de blessure majeure au cerveau

Sur la base de ces informations, Hodder déclare qu’Ellen White « souffrait d’une grave blessure à la tête » et que sa « perte de conscience immédiate suivie d’une période de lucidité puis d’une perte de conscience prolongée est typique de la présence d’une hémorragie cérébrale, en particulier d’un hématome épidural, mais n’en est pas nécessairement un diagnostic. »7 Couperus déclare : « après une brève période consciente, elle était de nouveau inconsciente », puis ajoute : « Qu’une blessure à la tête entraîne un coma ou une perte de conscience de trois semaines n’est pas habituel et sous-entend généralement un grave traumatisme cérébral. »8

Coma ou stupeur ?

Couperus prétend qu’Ellen était dans le coma ou inconsciente pendant trois semaines à cause des effets directs de sa blessure à la tête. Cette interprétation n’est pas exacte. Les archives montrent qu’Ellen est restée inconsciente pendant seulement un bref moment suite à sa blessure à la tête et qu’après avoir repris conscience brièvement, elle est restée dans un état stupide9 ou « stupeur »10 (et non dans le coma) pendant trois semaines.

Les neurologues sont généralement d’accord pour dire que la durée de l’amnésie des événements qui précèdent un trauma crânien est habituellement proportionnelle à la sévérité des dommages cérébraux causés par la blessure. Si l’on suit ce critère, Ellen a souffert d’une blessure au cerveau qui était mineure plutôt que majeure.

Il est clair d’après les archives qu’il n’y a pas eu d’amnésie des événements précédant la blessure, car Ellen s’est plus tard souvenue qu’elle s’était retournée pour voir si la jeune assaillante la rattrapait et elle s’est aussi souvenue que la pierre avait alors heurté son nez. Son souvenir des événements entre le moment où elle a repris connaissance et celui où elle est tombée dans un état de stupeur n’a été que légèrement altéré, puisqu’elle s’est souvenue plus tard qu’elle était dans le magasin d’un marchand avec du sang qui coulait de son nez, et qu’elle avait décliné l’offre de l’aimable inconnu qui proposait de la ramener chez elle dans sa calèche parce qu’elle risquait de la salir.

Bien que toute blessure entraînant une perte de conscience puisse être grave, il n’y a rien dans les archives qui impose qu’Ellen ait subi des dommages graves au cerveau. C’est une conclusion à laquelle Hodder et Couperus parviennent par leur interprétation des données. Les faits, comme nous allons le montrer, peuvent être interprétés d’une manière plus satisfaisante : la blessure était grave du fait qu’elle a causé un traumatisme à son nez, avec une hémorragie si grave qu’elle a failli mourir à cause de la quantité de sang perdu.11

Différence entre stupeur et coma

Les termes « état stupide » et « stupeur, » qu’Ellen White utilise pour décrire son état durant la période qui a suivi son accident, n’ont pas changé de manière significative durant le dernier siècle et demi.12 Ces termes décrivent une condition mentale marquée par une réaction grandement réduite aux stimuli, mais dont une personne peut sortir par une stimulation vigoureuse dans le but d’obtenir des réactions appropriées ou semi-appropriées. Cependant, quand le stimulus est interrompu, la personne retombe dans un état inconscient. Quand la personne se remet de cet état, elle ne se souvient généralement pas de ces réveils stimulés.

Le coma, d’un autre côté, est un état d’inconscience, dont il est impossible de sortir une personne pour qu’elle ait des réactions appropriées ou semi-appropriées. Quand cet état est causé par une hémorragie intracrânienne, comme un hématome épidural ou un hématome sous-dural, comme Hodder13 et Couperus14 prétendent que c’était le cas pour Ellen, il est vite mortel à moins que le patient ne subisse une intervention neurochirurgicale pour retirer le caillot de sang. Ainsi, la suggestion qu’Ellen White ait eu l’une ou l’autre de ces hémorragies ne concorde pas avec les archives disponibles et les faits connus.

La « maladie » d’Ellen White

Hodder et Couperus interprètent la « maladie » d’Ellen White [en anglais, deux termes : « sickness »15 et « illness »16 en se référant à la période de trois semaines durant laquelle, selon eux, elle est restée inconsciente ou dans le coma. Cependant, une autre explication est possible, et elle est même plus plausible. D’après cette dernière explication, la maladie d’Ellen fait référence à sa condition physique suite aux complications de sa blessure. Ces complications, comme nous allons le montrer, ont facilement pu entraîner une maladie de sa gorge et de ses poumons, que l’on a plus tard diagnostiqué comme étant la tuberculose. Cela semble être l’interprétation la plus naturelle de son expression « ma maladie », plutôt que l’interprétation que propose Couperus, à savoir que sa maladie fait référence, au moins en partie, aux symptômes mentaux de l’épilepsie du lobe temporal.

Des saignements dans la gorge lors d’une perte de conscience

Ellen White déclare que sa guérison après l’accident a été considérée comme « très incertaine » à cause de la perte de « tant de sang. »17 Que cette perte de sang ait pu être considérable est corroboré par deux faits : lorsqu’elle a repris conscience, ses « vêtements étaient couverts de sang, qui coulait de [son] nez et se répandait sur le sol », et quand elle a tenté de marcher, elle « a défailli et a été prise de vertiges » et qu’elle a du être transportée chez elle par sa sœur et sa camarade.18

Les médecins reconnaissent généralement que des saignements abondants dans la gorge, même durant une brève période d’inconscience, peut entraîner une pneumonie. Pour cette raison, l’une des premières inquiétudes dans le traitement d’un patient ayant une blessure à la tête comme Ellen White l’a subie ne concerne pas les effets immédiats de la blessure. Il s’agit de maintenir une respiration adéquate et d’empêcher l’aspiration de sang et des sécrétions venus du nez et de la gorge dans les bronches et les poumons. Si ces précautions ne sont pas prises, de graves complications peuvent survenir. C’était le cas en particulier à l’époque d’Ellen White, avant la découverte des antibiotiques.

Si, tandis qu’elle était inconsciente, Ellen White a aspiré du sang et des sécrétions depuis son nez et sa gorge (ce qui n’est pas une possibilité improbable, étant donné le manque de connaissances adéquates sur les premiers secours à l’époque), elle a probablement contracté une pneumonie. Ainsi la perte de sang et la pneumonie, et non la blessure grave à sa tête, sont l’explication la plus raisonnable à ce qu’elle a appelé « ma maladie. »

La tuberculose était répandue à l’époque d’Ellen White, et beaucoup de gens avaient une forme inactive de la maladie, qui se déclarait et évoluait en une tuberculose pulmonaire active si toute autre maladie, ou même un stress inhabituel, survenait.

Si Ellen avait une tuberculose inactive au moment de sa blessure, la perte de sang et la pneumonie ont facilement pu évoluer en tuberculose pulmonaire. Cela expliquerait pourquoi elle déclare qu’étant jeune, ses poumons étaient malades,19 et pourquoi un médecin lui a diagnostiqué une « phtisie oedématiée »20, terme du dix-neuvième siècle pour désigner la tuberculose.

3. Ellen White et les crises partielles complexes

Qu’est-ce qu’une crise ?

Une crise ou attaque d’épilepsie a été définie comme le trouble intermittent du système nerveux, vraisemblablement dû à une décharge électrique désordonnée soudaine et excessive dans les cellules cérébrales.21 Pour des raisons pratiques, on peut dire que l’épilepsie et la crise convulsive sont essentiellement synonymes, même si certains préfèrent leur donner des définitions légèrement différentes. Mais si l’on ne tient pas compte de la cause, l’épilepsie ou crise convulsive est une anormalité de la fonction cérébrale. Sur ce point toutes les autorités sont d’accord.

Types d’épilepsie

Un type de crise est appelé convulsion. Ce terme fait généralement référence au type d’attaque qui provoque des contractions anormales et une raideur des muscles volontaires généralement associées à une perte de conscience. Cette condition peut également être appelée état de mal (EME) tonico-clonique généralisé, EME moteur, ou grand mal.

Un autre type de crise se manifeste par la cessation soudaine d’activité pendant une brève période, le patient étant complètement inconscient de son environnement. Contrairement à l’EME moteur, cette forme d’épilepsie est rarement associée à des mouvements de chute ou anormaux. Elle dure généralement moins d’une demi-minute et on l’appelle les crises d’absence, le petit mal, ou encore EME non convulsif généralisé. Ce type d’épilepsie arrive rarement chez les adultes.

Les crises partielles complexes

Dans la littérature médicale plus ancienne, le terme complexe, utilisé en référence aux crises, dénotait parfois une symptomatologie complexe. Cet usage n’est plus assez précis aujourd’hui. Dans leur acception moderne, les crises partielles qui n’altèrent pas la conscience s’appellent des crises partielles simples. Dans les cas où la conscience est altérée, on les appelle des crises partielles complexes.

Les crises partielles complexes sont l’un des types d’épilepsie les plus courants, et c’est de ce type même qu’Hodder et Couperus prétendent qu’Ellen White souffrait. Épilepsie du lobe temporal, ou crises psychomotrices sont les anciens termes pour décrire ce genre d’attaque.

Ce trouble consiste en une altération temporaire de la fonction cérébrale. Lors d’une attaque, le patient peut manifester des mouvements automatiques. Ces mouvements peuvent sembler intentionnels, mais ils sont généralement inadaptés. Ce type d’épilepsie peut également inclure un état semblable à une transe et diverses anomalies dans les sensations et la fonction du système nerveux autonome. Il s’accompagne d’une altération de la conscience, qui dure généralement peu de temps.

Génie intellectuel malgré, et non grâce à, l’épilepsie

L’épilepsie, de quelque type qu’elle soit, n’améliore jamais les facultés mentales de la personne qui en souffre. Personne n’a jamais rien accompli pendant une crise, ni en conséquence directe d’une crise. Si quelqu’un souffrant de crises réussit dans la vie, ce n’est pas parce qu’il souffre d’épilepsie, mais malgré l’épilepsie dont il souffre. Beaucoup de gens ayant réussi sont présentés comme ayant souffert d’épilepsie, parmi lesquels Alexandre le Grand, Jules César, Bouddha, Mahomet, Napoléon, Van Gogh, Pascal, Socrate, Dante, Tchaïkovski, Lord Byron, Alfred Nobel, et Dostoïevski. Mais ce trouble n’était pas responsable de leur réussite. Ainsi, même en admettant qu’Ellen White ait souffert de crises partielles complexes, ce que nous réfutons, ce ne serait pas grâce aux crises partielles complexes qu’elle a accompli tout cela, mais en dépit de ces crises.

Certains prétendent que le grand auteur russe Féodor Dostoïevski a profité des crises. Si c’est le cas, c’est seulement parce qu’il a pu décrire certains des personnages de ses romans comme souffrant de crises, et non à cause de quoi que ce soit qu’il ait été capable d’accomplir comme conséquence directe de ses crises d’épilepsie.

Les visions d’Ellen White par opposition aux crises partielles complexes

Dans leur description de l’état mental d’Ellen White pendant les visions, Hodder et Couperus déclarent respectivement qu’elle « perdait connaissance »22 ou qu’elle « était inconsciente de son environnement »23. Les archives montrent également que bien qu’elle fut généralement amnésique concernant une partie du contenu des visions immédiatement après avoir repris connaissance, elle était plus tard à même de se souvenir de ce qu’elle avait vu de manière très détaillée.24 Ce n’est pas le cas pour les crises partielles complexes. Dans ce dernier cas, l’amnésie est typique pour la majeure partie de la crise.

Les détracteurs d’Ellen White déclarent que la capacité des patients à se souvenir de ce qu’ils ont halluciné pendant une crise est « typique »25 ou « caractéristique » [26] des crises partielles complexes. C’est inexact. Les victimes de ce type de crise peuvent être au moins en partie conscientes de leur environnement durant certaines portions de la crise, et cependant se souviennent rarement d’une quelconque hallucination structurée, organisée, ou significative, si elle a eu lieu. Il est courant, cependant, qu’elles se souviennent de certaines choses, comme des odeurs étranges, généralement désagréables, ou de déformations de leur environnement, ou même de l’impression d’une expérience très désagréable ou effrayante, dont ils se souviennent rarement, voire jamais, des détails.

Si les détracteurs d’Ellen White avaient eu une meilleure compréhension de ce genre de trouble, ils auraient compris que leurs propres déclarations excluent quasiment les crises partielles complexes comme explication de ses visions.

Symptômes stéréotypés contre contenu varié

Les symptômes vécus durant les crises varient considérablement d’une personne à l’autre, mais chaque patient tend à expérimenter seulement quelques symptômes, qui surviennent généralement de manière stéréotypée à chaque crise. Il est vrai que les personnes souffrant de crises partielles complexes ont souvent un sentiment de déjà-vu (sentiment de familiarité dans un environnement non familier) associé à leurs crises. Cependant, cette impression consiste généralement en une vague notion que les mêmes sensations ont eu lieu lors d’attaques précédentes.

Contrairement aux crises partielles complexes, le contenu des visions d’Ellen White variait à chaque fois, et comprenait souvent de nombreux sujets complexes. Ces visions, dont elle se souvenait généralement par la suite avec une grande précision, ont fourni suffisamment de matière pour qu’elle écrive à leur sujet durant de nombreux jours, et dans certains cas, de nombreuses semaines. Ce seul fait exclut les crises partielles complexes comme une cause possible de ses visions.

Automatismes et réactions à l’environnement

Dans le Cecil Textbook of Medicine, le Docteur Jerome Engel, Jr. décrit l’activité physique des personnes souffrant de crises partielles complexes comme suit :

« La crise partielle complexe qui caractérise le lobe temporal, ou attaque psychomotrice, se manifeste initialement par un regard fixe et inexpressif au moment où la conscience est altérée, suivi de mouvements aléatoires appelés automatismes. Les automatismes alimentaires, comme la mastication, la déglutition, la succion, et le fait de se lécher les lèvres sont les plus courants, et reflètent probablement une implication des amygdales. Parmi d’autres exemples d’automatismes, on a des l’émission de sons ou de mots, des mouvements gestuels comme le tâtonnement, le changement de position, le fait de toucher ses vêtements, les expressions d’émotion, et la déambulation. Des activités déjà en cours, comme faire la vaisselle ou même conduire une voiture, peuvent se poursuivre automatiquement. Les patients peuvent se déshabiller, courir, répondre à des ordres, et faire preuve d’une grande variété d’automatismes compliqués, malgré l’état ictal. »27

Une inconscience totale et l’absence de réaction à son environnement, comme c’était le cas d’Ellen White pendant ses visions, ne sont pas caractéristiques des crises partielles complexes.

Hodder et un de ses collègues dans un résumé d’une présentation orale faite à l’American Academy of Neurology [École Américaine de Neurologie], ainsi qu’Hodder et Couperus dans les articles que nous examinons, prétendent qu’Ellen White manifestait des « automatismes » durant ses visions, et que ces activités portent la « marque » des crises partielles complexes.28

Voici la description que fait Hodder dans son article dans Currents :

« Ces automatismes impliquent fréquemment l’appareil digestif et comprennent des mouvements de mastication, des passage de la langue sur les lèvres, des mouvements de la langue ou des mouvements de déglutition. Les autres marques d’automatismes impliquent le système moteur et on les appelle « automatismes gestuels. » Les plus courants sont la torsion des mains, le fait de jouer avec un bouton ou un autre objet, fermer ses mains, se gratter la tête, se frotter le nez, ou d’autres mouvements aléatoires et élégants. »15,29

L’exposant ‘15’ à la fin de la citation ci-dessus fait référence à un article du Dr David D. Daly, paru dans Advances in Neurology [Avancées en neurologie] et intitulé « Ictal Clinical Manifestations of Complex Partial Seizures » [Manifestations cliniques ictales des crises partielles complexes]. En utilisant cet exposant, Hodder sous-entend que tous les symptômes dont il fait la liste ont été tirés de l’article de Daly. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce procédé prête à confusion. Daly ne fait pas mention de « torsion des mains » ou de « mouvements élégants. »30 Il s’agit d’attributions gratuites.

Couperus va plus loin. Élaborant à partir de la liste d’Hodder, il affirme que ce sont des « symptômes courants dans l’épilepsie du lobe temporal. »31 À vrai dire, ils ne sont pas courants. Mais ce n’est pas tout. Non seulement la liste de Daly ne comporte rien que l’on pourrait qualifier de « mouvements élégants, » mais même si « la torsion des mains » était un symptôme caractéristique des crises partielles complexes, les archives ne mentionnent qu’une seule occasion où Ellen White s’est tordu les mains pendant qu’elle était en vision, et à cette occasion, son acte était adapté au contenu de la vision.32

Comme nous l’avons dit précédemment, les automatismes dus aux crises partielles complexes ont tendance à se répéter et à être semblables à chaque attaque, et ainsi ils sont différents de l’activité d’Ellen White tandis qu’elle était en vision.

Enfin, ils ne présentent aucune preuve qu’Ellen White ait jamais manifesté aucun des automatismes alimentaires caractéristiques des crises partielles complexes.

Odeurs lors des crises partielles complexes

Après avoir cité Daly, Couperus poursuit en disant que « la crise est généralement déclenchée par un soi-disant symptôme signal », comme « l’hallucination de sentir quelque chose. » Il déclare ensuite qu’ « apparemment » « l’odeur des roses, » « des violettes » ou simplement « de fleurs » faisait « fréquemment partie des visions d’Ellen White »33 et insinue par là que c’est la preuve qu’elle souffrait de crises partielles complexes.

Il est vrai que dans sa description de ce genre de crise, Daly inclut bien les hallucinations d’ « odeurs reconnaissables, » mais il déclare que de tels exemples sont « rares. »34 En prétendant que de telles occasions faisaient « fréquemment partie des visions d’Ellen White » et qu’elles sont la preuve qu’elle était en crise, Couperus contredit l’autorité même qu’il cite pour l’appuyer dans cette controverse. De plus, il faut faire remarquer que la sensation d’une odeur agréable est très rare.

Ellen White et l’hypergraphie

Certaines personnes souffrant de crises partielles complexes manifestent une « hypergraphie » (écriture excessive) entre leurs crises. Hodder et Couperus sous-entendent tous deux que la plume prolifique d’Ellen White est un exemple d’ « hypergraphie »35 et est donc la preuve de la présence de crises partielles complexes. C’est vrai qu’Ellen White était un auteur prolifique. On estime qu’elle a rédigé environ 100000 pages dactylographiées durant sa vie, dont une grande partie continue à être publiée. Mais l’écriture prolifique qui est publiable n’est pas une preuve d’hypergraphie tel que le terme est employé en lien avec les crises.

Les rares chercheurs qui ont étudié l’hypergraphie chez les patients souffrant de crises partielles complexes déclarent qu’elle est typique chez certains de ces individus. Stephen G. Waxman et Norman Geschwind, tous deux neurologues, donnent des exemples de ce phénomène dans un article publié dans Neurology.36 Parmi ces exemples, on a le cas d’une jeune fille qui a écrit une chanson plusieurs centaines de fois. Elle a également écrit des choses comme des listes répétitives des meubles de son appartement, recopié des étiquettes, et fait la liste de ce qu’elle aime et n’aime pas. Aucun de ces écrits n’avait de valeur littéraire.

Un autre patient, un homme, gardait des listes détaillées de ses symptômes, ainsi que des notes répétitives concernant le moment où ses crises survenaient ou ne survenaient pas. Voici un bref exemple : « Je remercie le Dieu du ciel, pas de crise. » Cet individu gardait également des notes considérables sur les événements quotidiens, comme : « J’ai eu une crise alors que j’étais aux toilettes. »

L’hypergraphie est tellement dénuée de tout intérêt littéraire qu’aucune autorité n’a jamais qualifié de tel les œuvres publiées d’un auteur reconnu, et aucun neurologue n’a jamais tenté non plus de diagnostiquer une crise en analysant le style d’écriture d’un auteur ou la quantité de ses écrits. En effet, l’idée que l’hypergraphie serait caractéristique des patients souffrant de crises n’est pas avérée, et certains neurologues n’ont même jamais entendu parler de cette association.

Il faut une imagination débordante pour considérer les écrits d’Ellen White comme un exemple d’hypergraphie liée à un trouble épileptique. D’abord, ce n’est pas la quantité des écrits d’un individu donné qui détermine si oui ou non il ou elle souffre d’hypergraphie épileptique, mais la qualité et le contenu de ces écrits. Agatha Christie, Zane Grey, et Edgar Rice Burroughs, par exemple, étaient des auteurs prolifiques, pourtant personne n’a jamais attribué leurs écrits à l’hypergraphie, ni associé l’épilepsie à leur personne.

Quant aux écrits d’Ellen White, ils n’ont aucune ressemblance avec l’hypergraphie associée à l’épilepsie. Beaucoup de ceux qui ont lu ses écrits, et ne croyaient pas nécessairement qu’elle était inspirée de Dieu ou qui ne souhaitaient pas suivre ses conseils, en ont conclu que ses écrits avaient un intérêt littéraire et qu’ils étaient spirituellement édifiants.

La persévération

Hodder et Couperus sous-entendent qu’Ellen White souffrait de crises partielles complexes car elle manifestait de la « persévération » verbale pendant ses visions, ainsi que dans ses écrits.37 Ces critiques ne comprennent apparemment pas la nature de la persévération verbale.

Dans son livre The Neurological Examination, le Docteur Russell N. De Jong définit la persévération verbale comme « la persistance d’une réponse ou d’une idée à différentes questions. »38 Par exemple, un médecin pose à un patient qu’il est en train d’ausculter une question du genre : « De quelle couleur est ma chemise ? » Le patient peut répondre : « Bleue. » Que ce soit ou non la bonne réponse n’est pas le problème. À présent, remarquez si le médecin pose ensuite d’autres questions, comme « Quelle heure est-il ? » ou « Comment s’appelle le président des Etats-Unis ? » Si le patient continue à répondre « Bleue », voilà un cas de persévération. Ainsi Hodder et Couperus emploient-ils le terme de manière inexacte quand ils l’appliquent à l’emploi répétitif, mais approprié, d’un mot ou d’une expression.

La persévération verbale est rare dans le cas des crises partielles complexes, et cependant, Hodder et Couperus prétendent que du fait qu’Ellen White répétait certains mots et expressions au tout début d’une vision, pendant une vision, ou juste après une vision dans ses écrits, elle manifestait de la persévération. Par exemple, ces critiques citent Ellen White comme prononçant les mots « Gloire, gloire, gloire »39 quand elle entrait en vision. Ce sont bien des répétitions, mais qui étaient appropriées au contexte dans lequel elles étaient prononcées, et ne constituent donc pas de la persévération tel que le terme est employé dans un contexte neurologique. Dans un autre exemple de « persévération, » Couperus fait référence à un article dans lequel Ellen White répétait les mots « je vis » trente-cinq fois.40 Bien que son emploi de cette expression soit peut-être trop répétitif pour un texte considéré comme bien écrit, il n’y a rien d’illogique ou d’inapproprié dans la manière dont elle employait l’expression. Ceci, par conséquent, ne constitue pas de la persévération verbale, et ce n’est pas non plus une preuve d’épilepsie.

Les yeux d’Ellen White pendant les visions

Hodder et Couperus prétendent que les visions d’Ellen White étaient caractérisées par « un regard fixe ou des roulements oculaires. »41 C’est une accusation intéressante, mais quels sont les faits rapportés par les témoins oculaires ?

John Loughborough, un témoin oculaire, rapporte :

« Ses yeux sont toujours ouverts, mais elle ne cligne pas des yeux. Sa tête est dressée, et elle regarde vers le haut, non pas avec un regard fixe et vide, mais avec une expression agréable, qui diffère de la normale uniquement en ce qu’elle semble regarder quelque objet éloigné. »42

George Butler, un autre témoin oculaire, est du même avis que Loughborough. Il déclare :

« [Ses] yeux sont constamment ouverts, et semblent regarder quelque objet dans le lointain, ils ne sont jamais fixés sur quelqu’un ou quelque chose dans la pièce. Ils sont toujours dirigés vers le haut. Ils manifestent une expression plaisante. Pas de regard effrayant ni quoi que ce soit qui s’apparente à un évanouissement. »43

Dans la mesure où le présent chercheur a pu le déterminer, aucun témoin n’a déclaré que les yeux d’Ellen White roulaient ou qu’elle avait un regard fixe durant les visions.

Ellen White respirait-elle quand elle était en vision ?

L’un des phénomènes liés aux visions d’Ellen White, avec lequel Hodder et Couperus semblent avoir une difficulté particulière, est le témoignage de nombreux témoins oculaires concernant le fait qu’elle ne respirait pas pendant ses visions.44

Loughborough, qui dit qu’il a vu Ellen White en vision « environ cinquante fois, »45 déclare simplement que pendant les visions, « elle ne respire pas, et cependant son pouls bat régulièrement. »46 Mais parmi tous les témoins, le témoignage le plus convaincant est peut-être celui de Daniel T. Bourdeau, qui ne croyait pas aux visions au moment où il a pratiqué son propre test. Il déclare :

« Le 28 juin 1857, j’ai vu sœur White en vision pour la première fois. À ce moment-là je ne croyais pas aux visions, mais un élément, parmi d’autres que je pourrais mentionner, m’a convaincu que ses visions venaient de Dieu. Pour satisfaire mon esprit quant au fait de savoir si oui ou non elle respirait, j’ai d’abord placé ma main sur sa poitrine suffisamment longtemps pour constater que ses poumons ne se soulevaient pas plus que s’il s’était agi d’un cadavre. J’ai alors placé ma main sur sa bouche, en pinçant ses narines entre mon pouce et mon index, de sorte qu’il lui était impossible d’inspirer ou d’expirer de l’air, même si elle l’avait voulu. Je l’ai maintenu ainsi avec ma main durant environ dix minutes, suffisamment longtemps pour qu’elle suffoque dans des circonstances ordinaires. Elle ne fut pas le moins du monde affectée par cette épreuve. »47

D’après Butler et d’autres, le laps de temps des visions d’Ellen White variait de quinze à cent-quatre vingt minutes,48 et peut-être même plus.49 Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un laps de temps remarquable pour rester en apnée.

Comme nous l’avons dit plus haut, les détracteurs et les défenseurs d’Ellen White ont tous une base commune à partir de laquelle ils parviennent à leurs conclusions : celle des archives historiques. Les dépositions laissées par les témoins oculaires déclarant qu’Ellen White ne respirait pas lorsqu’elle était en vision sont tellement harmonieuses, claires et sans équivoque qu’Hodder est contraint d’admettre : « Il est possible que quelque chose de ‘surnaturel’ se produisait. »50 Cependant, immédiatement après, il conteste la véracité de ces témoins en affirmant que sa respiration était « imperceptible. »51 Couperus dit qu’elle était « presque imperceptible. »52 Il faut remarquer qu’aucun de ces critiques ne propose de preuves pour étayer leur accusation.

Des périodes d’apnée prolongées incompatibles avec les crises partielles complexes

Admettons, de façon purement hypothétique, qu’Ellen White respirait en effet de manière « imperceptible » ou « presque imperceptible » quand elle se trouvait en vision. Ce fait est difficilement en faveur d’un diagnostic d’épilepsie. Le fait est que l’apnée (interruption de la respiration) est incompatible avec les crises partielles complexes. Au lieu que la respiration soit imperceptible, ou presque imperceptible, si changement il y a, elle devient généralement plus fréquente et plus profonde durant la crise. S’il y a absence de respiration lors de crises partielles complexes, ce n’est que pour des périodes de quelques secondes seulement, et non de minutes ou même d’heures, comme c’est le cas pour Ellen White.

Résumé et conclusions

Un examen minutieux des théories d’Hodder et Couperus à la lumière des archives historiques nous révèle qu’ils ne sont pas parvenus à établir que la « maladie » d’Ellen White était en fait une grave blessure au lobe temporal ou que les phénomènes associés à ses visions étaient compatibles avec les crises partielles complexes.

Le 1er septembre 1983, les administrateurs de la fondation Ellen G. White Estate ont nommé un comité pour examiner toutes les informations valables disponibles concernant la nature des visions d’Ellen White et rendre leurs conclusions. Après un examen approfondi, ce comité, composé de huit professeurs de l’Université de médecine et d’infirmiers de Loma Linda, dont trois neurologues et un psychiatre renommé du nord de la Californie, ont rendu leurs conclusions :

« Les articles et présentations récents qui laissent entendre que les visions et les écrits d’Ellen White seraient le résultat de crises partielles complexes contiennent de nombreuses inexactitudes. Des raisonnements ambigus et un usage impropre des faits ont conduit à des conclusions trompeuses […].

Après un examen attentif des données autobiographiques et biographiques disponibles, considérées à la lumière des connaissances actuelles sur ce type de crise, notre opinion est la suivante : (1) rien ne prouve de manière convaincante qu’Ellen White souffrait d’un quelconque type d’épilepsie, et (2) il n’y a aucune possibilité que les crises partielles complexes expliquent les visions de Mme White ou son rôle dans le développement de l’église adventiste du septième jour.53

De l’avis du présent chercheur, Ellen White a reçu une direction divine par l’intermédiaire de ses visions, qui ont été précieuses du fait qu’elles désignaient le chemin du salut par Jésus-Christ à ceux qui recherchaient la vérité. Ses visions ont également été profitables car elles ont donné une direction à la jeune église adventiste du septième jour, en matière d’organisation de l’église, de fondamentaux en éducation et en principes pour une vie saine. Des preuves abondantes corroborent la croyance selon laquelle « quelque chose de surnaturel » avait bien lieu quand Ellen White vivait ses visions. C‘est la conviction du présent chercheur qu’elles étaient une manifestation du véritable don prophétique, et non d’une quelconque forme d’épilepsie. »

Au sujet des prophètes, la Bible déclare : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7:16). C’est un standard approprié par lequel juger les visions et les œuvres d’Ellen White.

Notes

  • 1. Seventh-day Adventist Yearbook, 1988 (Hagerstown, Md. : Review and Herald Publishing Association), p. 7.
  • 2. Delbert H. Hodder, M.D., « Visions or Partial Complex Seizures ? » Evangelica, vol. 2, n° 5 (novembre 1981), p. 35.
  • 3. Molleurus Couperus, « The Significance of Ellen White’s Head Injury, » Adventist Currents, vol. 1, n° 6 (juin 1985), p. 31.
  • 4. Kenneth Dewhurst and A. W. Beard, « Sudden Religious Conversions in Temporal Lobe Epilepsy, » Journal of Psychiatry, vol. 117 (1970), pp. 497-507.
  • 5. D. M. Canright, Life of Mrs E. G. White (Cincinnati : The Standard Publishing Company, 1919), p. 171 (c’est nous qui soulignons).
  • 6. Ellen G. White, Spiritual Gifts (Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association, 1860, 1944), vol. 2, pp. 7, 8. Pour d’autres récits signés Ellen White, voir Testimonies for the Church (Boise, Id. : Pacific Press Publishing Association, 1948), vol. 1, pp. 9, 10, et Life Sketches of Ellen G. White (Mountain View, Calif. : Pacific Press Publishing Association, 1915, 1943), pp. 17, 18. Ces récits varient légèrement dans leur formulation et dans des détails mineurs, mais sont fondamentalement en harmonie.
  • 7. Hodder, p. 32.
  • 8. Couperus, p. 17.
  • 9. Spiritual Gifts, vol. 2, p. 8.
  • 10. Testimonies for the Church, vol. 1, p. 10.
  • 11. Testimonies for the Church, vol. 1, p. 11.
  • 12. Robley Dunglinson, Dictionary of Medical Science (Philadelphia : Henry C. Lea, 1868), p. 923, « STUPEUR : Activité réduite des facultés intellectuelles, souvent équivalente à la léthargie. »
  • 13. Hodder, p. 32.
  • 14. Couperus, p. 18.
  • 15. Spiritual Gifts, vol. 2, p. 8.
  • 16. Testimonies for the Church, vol. 1, p. 10.
  • 17. Testimonies for the Church, vol. 1, p. 11.
  • 18. Testimonies for the Church, vol. 1, p. 10.
  • 19. Life Sketches, p. 72.
  • 20. Spiritual Gifts, vol. 2, p. 30. Cf James White dans Life incident in Connection With the great Advent Movement as Illustrated by the Three Angels of Revelation XVI (Battle Creek, Mich. : Seventh-day Adventist Publishing Association, 1868), p. 273, qui déclare : « quand elle a eu sa première vision, elle était une invalide émaciée que ses amis et les médecins pensaient voir mourir de phtisie. »
  • 21. Voir Maurice Victor et Raymond D. Adams, Principles of Neurology (New York : Mc Graw-Hill Publishing Company, 3ème édition 1985), p. 233.
  • 22. Hodder, p. 33.
  • 23. Couperus, p. 22.
  • 24. Spiritual Gifts, vol. 2, p. 293.
  • 25. Couperus, p. 22.
  • 26. Hodder, p. 33.
  • 27. Jerome Engel, Jr., Cecil Textbook of Medicine, James B. Wyngaarden et Lloyd H. Cecil, éditeurs (Philadelphia : W. B. Saunders Co., 17ème édition, 1985), p. 2152.
  • 28. Une présentation orale de Delb « Ellen G. White and the Seventh-day Adventist Church : Visions or Partial Complex Seizures ? » dont on peur trouver un résumé dans Neurology, 1981, vol. 31, pp. 160, 161 ; Hodder, Evangelica, p. 34 ; Couperus, p. 22.
  • 29. Hodder, Evangelica, p. 34.
  • 30. Voir David D. Daly, « Ictal Clinical Manifestations of Complex Partial Seizures, » Advances in Neurology (New York : Raven Press, 1975), vol. 11, pp. 57-84.
  • 31. Couperus, p. 22 (c’est nous qui soulignons).
  • 32. Voir W. C. White, « A Comprehensive Vision – I : Sketches and Memories of James and Ellen White » The Advent review and Sabbath Herald, vol. 135 (10 février 1938), p. 6.
  • 33. Couperus, p. 23.
  • 34. Daly, p. 61 (c’est nous qui soulignons).
  • 35. Hodder, pp. 35, 36 ; Couperus, p. 26.
  • 36. Stephen G. Waxman et Norman Geschwind « Hypergraphia in Temporal Lobe Epilepsy, » Neurology, vol. 24, n° 7 (juillet 1974), pp. 629-636.
  • 37. Hodder, p. 34 ; Couperus, p. 27.
  • 38. Russell N. De Jong, The Neurological Examination (New York : Harper & Row, 4ème édition, 1979), p. 274.
  • 39. Couperus, p. 27.
  • 40. Couperus, p. 27.
  • 41. Hodder and Holmes, pp. 160, 161 ; Couperus, p. 21.
  • 42. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), p. 204.
  • 43. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), p. 204 (c’est nous qui soulignons).
  • 44. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), pp. 207-210.
  • 45. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), p. 204.
  • 46. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), p. 206.
  • 47. J. N. Lougborough, The Great Second Advent Movement (Fort Worth, Tex. : Southern Publishing Association, 1905), p. 210 (c’est nous qui soulignons).
  • 48. George I. Butler, « Visions and Prophecy, » The Advent Review and the Herald of the Sabbath, vol. 43 (9 juin 1874), p. 201.
  • 49. Spiritual Gifts, vol. 2, pp. 77-79.
  • 50. Hodder, p. 33.
  • 51. Hodder, p. 33.
  • 52. Couperus, p. 22.
  • 53. Un rapport du comité, « Did Ellen White have complex partial seizures ? » Ministry, volume 57 (août 1984), p. 25.