Vidéo « L'adventisme, l'esprit derrière l'église »
Réponse à une caricature

Sources proposées par l'Institut de recherche biblique et le Ellen G. White Estate - Juin 1999

1. Ellen White est la fondatrice de l'église adventiste du septième jour.
Réponse : L'église adventiste du septième jour a été fondée par Joseph Bates, Ellen G. White et James White (et non par Ellen White seule).
Ressources : Seventh-day Adventist Encyclopedia volume 10, édition 1996, page 170 ; volume 11, pages 873 et 890.
2. Les adventistes du septième jour dépendent d'Ellen White pour ce qu'ils enseignent. Elle est « le dernier mot concernant toute doctrine. »
Réponse : La déclaration de l'église concernant ses « 27 croyances fondamentales » cite les Ecritures, et non Ellen White, pour chacune de ses croyances. Dans le livre Ce que croient les adventistes…, les croyances de l'église sont présentées et expliquées dans le contexte des Écritures, et non dans celui d'Ellen White. Ni Ellen White ni l'église n'ont jamais enseigné qu'elle était le dernier mot en matière de doctrine.
Ressources :
  • Ce que croient les adventistes…, 1990, voir en particulier page 239.
  • "The Inspiration and Authority of the Ellen G. White Writings", Adventist Review, 23 décembre 1982.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 416 à 425.
  • Ellen G. White, Selected messages, volume 3, pages 29 à 33.
  • Ellen G. White, Testimonies for the Church, volume 5, pages 663 à 670.
3. Le 22 octobre 1844 n'était pas la date correcte pour le jour Juif du Pardon en 1844.
Réponse : Il y avait plus d'une manière de calculer le calendrier de l'année juive. Les Millérites considéraient le calcul Karaïte comme le plus proche du calcul biblique.
Ressources :
  • Seventh-day Adventist Encyclopedia, volume 11, edition 1996, page 805.
  • George Knight, Millennial fever, 1993, pages 163, 164, 189.
  • LeRoy E. Froom, Prophetic faith of our fathers, volume 4, pages 799 à 805, 821, 822, avec les tableaux pages 790 à 792.
  • Pour des éléments supplémentaires basés sur l'astronomie et les calculs des calendriers, voir William H. Shea, "Day of Atonement and October 22, 1844", in Selected Studies on Prophetic Interpretation, pages 132 à 137. ("Daniel and Revelation Committee Series", volume 1.)
4. Les réunions millérites étaient empreintes de fanatisme.
Réponse : Des comptes-rendus de l'époque indiquent que les réunions millérites étaient surtout remarquablement dépourvues de fanatisme.
Ressources :
  • Francis D. Nichol, The midnight cry, 1944 (Christian Home Library edition), pages 339 à 354.
  • George Knight, Millennial fever, 1993, pages 171 à 178.
5. Bien que William Miller ait admis son erreur concernant le 22 octobre 1844, Ellen White ne l'a jamais fait.
Réponse : C'est vrai. Après la grande déception, William Miller a admis son erreur au sujet du retour de Christ devant se produire le 22 octobre 1844, et il a également abandonné l'idée de toute signification prophétique liée à cette date. De l'autre côté, Ellen White n'a jamais renoncé à sa croyance en un sens prophétique de la date du 22 octobre, donc elle n'avait aucune raison de reconnaître qu'une erreur avait été commise concernant le calcul, au-delà du simple fait évident que Christ n'était pas revenu ce jour-là. Plusieurs références montrant sa position constante sont données ci-dessous.
Ressources :
  • Ellen G. White, Spiritual gifts, volume 1, 1858, pages 148 à 150. Voir également Premiers écrits, pages 232 à 237.
  • Ellen G. White, Spirit of prophecy, volume 4, 1884, pages 251 à 257.
  • Ellen G. White, La tragédie des siècles, 1911, pages 398 à 404.
6. Ellen White a vu une erreur dans la carte prophétique millérite lors de sa première vision.
Réponse : La vision dans laquelle Ellen White a vu la carte prophétique millérite lui a été accordée le 23 septembre 1850. Sa première vision a eu lieu en décembre 1844.
Ressources : Ellen G. White, Premiers écrits, page 74.
7. D'après Ellen White, c'est Dieu qui a fait l'erreur sur la carte prophétique millérite mentionnée au point 6.
Réponse : Dieu, dans sa providence, a permis que les événements se déroulent selon ses desseins.
Ressources :
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, page 490.
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 342 à 344.
8. Les écrits d'Ellen White ne sont pas disponibles, "enfermés à l'abri dans un coffre-fort".
Réponse : Tous les écrits publiés d'Ellen White sont disponibles sur CDRom et sur Internet. Tous ses écrits non publiés sont disponibles : auprès du bureau principal du White Estate à la Conférence Générale à Silver Spring dans le Maryland ; auprès de trois agences situées aux États-Unis : Andrews University, Loma Linda University et Oakwood College ; ainsi qu'auprès de onze Centres de Recherche dans le monde entier. Le coffre fournit une protection et une sécurité pour les documents originaux.
Ressources : Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 483 et 484.
9. Si toutes les prédictions d'un prophète ne se réalisent pas, alors la personne est certainement un faux prophète.
Réponse : Dès que les humains ont un rôle à jouer dans l'accomplissement d'une prophétie, alors la prophétie comporte un élément conditionnel.
Ressources :
  • Jérémie 18:7 à 10.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 29 et 30.
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 102 à 111.
10. Ellen White a fait une fausse prédiction concernant la non reconstruction de la vieille ville de Jérusalem.
Réponse : Cette prédiction fait référence à un mouvement en cours à l'époque (en 1850) visant à rassembler les croyants en un second avènement à Jérusalem où un royaume littéral devait être établi en accomplissement de la prophétie de l'Ancien Testament avant le retour du Christ. L'avertissement prémonitoire d'Ellen White a sauvé de nombreux anciens millérites de cette tromperie.
Ressources :
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 488 et 489.
  • The gathering of Israel : A historical study of early writings, pages 74 à 76.
11. Ellen White a prétendu à tort que les temps étaient courts, qu'elle serait vivante quand le Christ reviendrait, et à nouveau plus tard, que certains dans l'assistance à laquelle elle s'adressait seraient en vie quand le Christ reviendrait.
Réponse : Les temps ont toujours été présentés comme courts à Ellen White lors de ses visions, alors il n'y avait aucune raison pour elle de s'attendre à être vivante au moment du retour du Christ. Toutefois, nous devons garder à l'esprit la nature conditionnelle de la prophétie quand elle implique une réaction humaine.
Ressources :
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 102 à 111.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 487 et 488.
12. Pendant la guerre de Sécession, Ellen White a prédit la chute des États-Unis.
Réponse : Ellen White a utilisé l'expression « humiliés dans la poussière » qui suggère quelque chose de tout à fait différent d'une chute et d'une destruction littérales des Etats-Unis.
Ressources : Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 119 à 121.
13. Egalement pendant la guerre de Sécession, Ellen White a prédit que la Grande-Bretagne entrerait en guerre du côté des Etats confédérés.
Réponse : Une lecture attentive du contexte dans lequel Ellen White a vraiment écrit cette déclaration nous amène à une conclusion différente de celle donnée dans la vidéo.
Ressources :
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 122 et 123.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, page 487.
14. Ellen White a tenu des propos racistes, selon lesquels certaines races d'êtres humains étaient le résultat de la cohabitation d'hommes avec des bêtes (amalgame).
Réponse : Si on lit attentivement la déclaration d'Ellen White dans Spiritual gifts, volume 3, page 75, tout en faisant attention à la teneur générale de sa vie et de ses enseignements, il apparaît qu'elle ne tenait aucune race pour inférieure ou sous-humaine. Elle écrit : « Dieu ne connaît pas les distinctions de nationalités, de races ou de castes, puisqu'il est le Créateur de l'humanité tout entière. Par voie de création, tous les hommes font partie de la même famille, et tous sont aussi unis par le fait de la rédemption. » Les paraboles de Jésus, page 339.
Ressources :
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 306 à 322.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 491 et 492.
  • Ellen G. White, "Fraternité entre tous les hommes", Messages choisis, volume 2, pages 543 à 546.
15. Après la grande déception de 1844, Ellen White a vu en vision que le salut était clos pour le monde (la « porte fermée »).
Réponse : Alors qu'Ellen White a cru pendant un temps qu'aucun pécheur ne pouvait plus se convertir après 1844, elle n'a jamais reçu l'instruction dans une vision que la porte du salut était refermée pour le monde. Pour une analyse détaillée de la compréhension fluctuante de l'expression « porte fermée », voir les références ci-après.
Ressources :
  • Seventh-day Adventist Encyclopedia, volume 11, édition 1996, pages 249 à 252.
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 161 à 252.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 157, 500 à 509, 549 et 550, 554 à 568.
  • Ellen G. White, Messages choisis, pages 65 à 67, 84.
  • P. Gerard Damsteegt, Foundations of the Seventh-day Adventist Message and Mission, 1977, 1988, pages 149 à 155.
16. Quand les tout premiers écrits d'Ellen White ont été réimprimés, certaines suppressions ont été faites afin de couvrir son enseignement au sujet de "la porte fermée".
Réponse : Pour une analyse détaillée des suppressions faites dans les éditions postérieures des ouvrages d'Ellen White, et les raisons de ces suppressions, voir les références ci-après.
Ressources :
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 267 à 285, 619 à 643.
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 557 à 559.
  • P. Gerard Damsteegt, Foundations of the Seventh-day Adventist Message and Mission, 1977, 1988, pages 149 à 155.
17. La conception adventiste au sujet du "sommeil des âmes" a été adoptée pour permettre leur croyance dans le jugement investigatif.
Réponse : L'enseignement biblique sur l'état des morts a été présenté aux adventistes millérites avant la grande déception de 1844, et donc avant toute compréhension du jugement investigatif. Voir également au point 27 ci-dessous.
Ressources :
  • Seventh-day Adventist Encyclopedia, volume 10, édition 1996, pages 788 à 792.
  • Francis D. Nichol, The midnight cry, 1944 (Christian Home Library edition), pages 204 et 205.
  • George Knight, Millennial fever, 1993, pages 193 à 197.
  • LeRoy E. Froom, The conditionalist faith of our fathers, volume 2, 1965, pages 305 à 314.
18. Ellen White a renié l'assurance de l'Évangile en enseignant que lorsque le nom de quelqu'un survient dans le jugement investigatif, même un seul péché non confessé empêche la personne d'être sauvée.

Réponse : Ellen White a écrit qu' « aucun repentir n'est sincère s'il n'entraîne pas une œuvre de réforme. La justice du Christ n'est pas un manteau destiné à couvrir des péchés qu'on ne veut ni confesser ni abandonner ; c'est un principe de vie qui transforme le caractère et qui dirige la conduite. La sainteté consiste à se vouer entièrement à Dieu ; c'est une soumission complète du cœur et de la vie aux principes du ciel. » Jésus-Christ, page 549.

Tout en maintenant qu'un seul péché pouvait faire perdre le salut, Ellen White croyait en l'efficacité de l'expiation de Christ et en son intercession pour restaurer pleinement les pécheurs dans la faveur de Dieu, donnant ainsi une assurance lors du temps du jugement. Elle écrit : « Si vous êtes au clair avec Dieu aujourd'hui, vous êtes prêts si Christ doit revenir aujourd'hui. » In heavenly places, page 227. Les dernières paroles qu'Ellen a prononcées devant son Fils étaient : « Je sais en qui j'ai cru. » Life sketches, page 449.

Ressources : Ellen G. White, La tragédie des siècles, page 503 et suivantes.
19. Les adventistes du septième jour ont leur propre version de la Bible (en anglais : The clear word), y compris une qui contient des citations d'Ellen White.

Réponse : La couverture et la page de titre de The clear word de J.J. Blanco identifient clairement son travail comme étant « une paraphrase développée de la Bible. » Elle est publiée au nom de l'auteur, et pas au nom de l'église. La première phrase de la préface dit : « Ceci n'est pas une nouvelle traduction mais une paraphrase libre des Écritures. » Les adventistes du septième jour n'ont jamais produit leur propre version de la Bible. Durant sa vie, Ellen White a utilisé les différentes traductions disponibles à l'époque.

The Ellen G. White Study Bible rassemble des déclarations pertinentes de commentaires d'Ellen White tout en préservant un format qui maintient la distinction légitime entre ses paroles et les textes des Écritures (tout comme le font les différentes Bibles d'étude préparées par d'autres commentateurs disponibles dans les librairies chrétiennes).

20. Ellen White a prêché une « expiation incomplète. »

Réponse : Ellen White n'a jamais décrit l'expiation de Christ comme étant incomplète. Bien au contraire, voici deux déclarations emblématiques de son enseignement :

« Nous devons nous réjouir de ce que l'expiation est complète ; et par la foi dans le Christ comme notre Sauveur parfait, nous savons que le Père nous aime, comme il aime son Fils. » Review and herald, 11 novembre 1890 (c'est nous qui soulignons).

« Comprenez-vous votre état de péché ? Méprisez-vous le péché ? Alors souvenez-vous que la justice de Christ est à vous si vous voulez bien vous en saisir. Ne voyez-vous pas quelle solide fondation se trouve sous vos pieds quand vous acceptez Christ ? Dieu a agréé l'offrande de son Fils comme l'expiation complète pour les péchés du monde. » The youth's instructor, 20 septembre 1900 (c'est nous qui soulignons.)

Ressources :
  • Ce que croient les adventistes…, 1990, pages 115 à 125.
  • Questions on doctrine, pages 341 à 348.
21. Ellen White a enseigné l'hérésie selon laquelle Christ est l'archange Michel.
Réponse : L'identité de l'archange Michel a fait l'objet de débats depuis des siècles. À la fois Ellen White ainsi que de nombreux universitaires non-adventistes identifient Michel au Christ. Cette conception ne signifie pas pour autant que la nature divine du Christ soit abaissée.
Ressources : Le témoignage biblique et les conceptions des commentateurs sont résumés dans Questions on doctrine, pages 71 à 86. Voir également de nombreux commentaires bibliques évangéliques contemporains sur des passages comme Apocalypse 12.
22. Les témoins de Jéhovah viennent de l'adventisme. Leur fondateur Charles T. Russell a coécrit un livre avec Nelson H. Barbour, un adventiste des débuts.
Réponse : En utilisant le terme général « adventiste », la vidéo donne l'impression qu'il y a un lien entre les Témoins de Jéhovah et les adventistes du septième jour. Nelson H. Barbour n'a jamais été un adventiste du septième jour. Il était un simple chrétien de l'Avènement (advent en anglais).
23. James White et Uriah Smith ont renié la divinité du Christ.
Réponse : Ces dirigeants ont défini la divinité du Christ en des termes qu'aujourd'hui nous considérons comme étant en-dessous du témoignage biblique. Dans les années qui ont suivi, une meilleure compréhension de la trinité l'a emporté.
Ressources : Pour des développements au sujet de la compréhension adventiste de la divinité du Christ, voir à l'entrée "Christology" dans Seventh-day Encyclopedia, volume 10, édition 1996, pages 352 à 354.
24. Les œuvres d'Ellen White sont largement plagiées, avec un livre retiré sous menace de procès. On ne peut pas prouver que plus de 20 pour cent de ce qu'a écrit Ellen White était vraiment d'elle.
Réponse : Les recherches ont montré qu'Ellen White enrichissait ses écrits avec des expressions choisies de ses lectures, mais la mesure de la dépendance verbale que l'on a pu chiffrer jusqu'à présent représente un petit pourcentage (moins de 2%) quand on l'envisage par rapport à sa production totale. Aucun procès n'a jamais été intenté.
Ressources :
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 458 à 465.
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 429 à 458.
25. Ellen White a relayé des conceptions populaires erronées sur la santé (sur la masturbation, les postiches, la réforme vestimentaire, l'absence de repas du soir).
Réponse : La vidéo mélange les écrits d'Ellen White avec les écrits d'autres personnes. Cinq des six déclarations mises en avant comme représentatives des idées d'Ellen White sur la masturbation ne sont pas d'elles, mais de médecins cités par James White dans A solemn appeal, pages 12, 91, 96, 257, 271. Pour des commentaires sur chacune de ces questions, voir les références ci-après.
Ressources :
  • Herbert E. Douglass, Messenger of the Lord, 1998, pages 493 à 495 [masturbation, postiches] ;
  • Francis D. Nichol, Ellen G. White and her critics, 1951, pages 136 à 160 ; Seventh-day Adventist Encyclopedia, édition 1996, volume 10, "Dress", pages 475 et 476 ; Arthur L. White, The Progressive Years, pages 177 à 184 [réforme vestimentaire] ;
  • Ellen G. White, Conseils sur la nutrition et les aliments, pages 205 à 212 ; Arthur L. White, The Progressive Years, Appendix C [2 repas par jour].
  • Pour une analyse récente du message sanitaire d'Ellen White, voir Douglass, Messenger, pages 278 à 342 ; les véritables raisons du message sanitaire sont résumées aux pages 292 à 296 ; les résultats du message sanitaire tel qu'on pouvait le voir dans la vie des adventistes après plus d'un siècle sont résumés aux pages 320 à 342.
26. Ellen White a renié l'assurance donnée aux croyants dans l'Évangile. Elle prêchait qu'on ne devait jamais dire « je suis sauvé. »

Réponse : Dans le contexte, Ellen White ne met pas en garde contre la certitude du croyant de son rang actuel avec Dieu. Elle met en garde contre l'enseignement présomptueux « une fois sauvé, sauvé pour toujours » de la sécurité éternelle par ceux qui prétendent « je suis sauvé » tout en continuant à transgresser la loi de Dieu. Voici la déclaration d'Ellen White citée dans la vidéo par M. Martin, les paroles qu'il a laissées de côté étant ici mises en italiques :

« Ceux qui enseignent cette doctrine aujourd'hui [la doctrine selon laquelle en « croyant » nous sommes libérés de la nécessité de pratiquer la parole] ont beaucoup à dire concernant la foi et la justice de Christ ; mais ils pervertissent la vérité, et servent la cause de l'erreur. Ils déclarent qu'il nous suffit de croire en Jésus-Christ, et que la foi est suffisante ; que la justice de Christ doit être la seule lettre de créance du pécheur, que cette justice imputée accomplit la loi pour nous, et que nous ne sommes pas dans l'obligation d'obéir à la loi de Dieu. Cette catégorie de gens prétend que Christ est venu sauver des pécheurs, et qu'il les a sauvés. « Je suis sauvé, » répètent-ils sans arrêt. Mais sont-ils sauvés alors qu'ils trangressent la loi de Jéhovah ? Non ; car les vêtements de la justice de Christ ne sont pas un manteau pour couvrir l'iniquité. » – Signes des temps, 25 février 1897. [La référence citée dans la vidéo (le 8 février 1897) est incorrecte.]

Ressources : Voici des citations supplémentaires d'Ellen White qui montrent l'équilibre entre l'assurance et le manque de confiance :

  • « Chacun d'entre vous sait qu'il a un Sauveur vivant, qu'il nous aide et qu'il est notre Dieu. Cessez de répéter : « Je ne sais pas si je suis sauvé. » Croyez-vous en Christ comme votre Sauveur personnel ? Si oui, alors réjouissez-vous. » – General Conference Bulletin, 10 avril 1901.
  • « La chute de Pierre ne fut pas instantanée, mais graduelle. Sa présomption l'amena à se croire sauvé et, petit à petit, à renier son Maître. Nous ne devons jamais nous fier à nous-mêmes ni penser que nous sommes à l'abri de la tentation tant que nous sommes ici-bas. Ceux qui acceptent le Sauveur, si sincère que soit leur conversion, ne devraient jamais apprendre à se dire ou à se croire sauvés. C'est une affirmation propre à égarer. Chacun devrait s'efforcer de cultiver l'espérance et la foi ; mais alors même que nous nous donnons à Jésus et que nous avons l'assurance d'être acceptés de lui, nous ne sommes pas encore à l'abri de la tentation. La Parole de Dieu nous dit : Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés. Celui-là seul qui surmontera l'épreuve recevra la couronne de vie. (Jacques 1:12) » Les paraboles de Jésus, page 128 et 129. (C'est nous qui soulignons.)
27. La conception adventiste du « sommeil des âmes » est contraire aux Ecritures.
Ressources :
  • Pour cette doctrine telle qu'elle a été prêchée par différentes personnes à travers l'ère chrétienne, voir LeRoy E. Froom, The conditionalist faith of our fathers, volumes 1 et 2, 1965, 1966.
  • Ce que croient les adventistes…, 1990, (voir notamment pages 350 à 361).
  • Pour la publication la plus récente sur ce sujet faite par un adventiste, voir Samuele Bacchiocchi, Immortality or resurrection : A biblical study on human nature and destiny.
28. Les adventistes du septième jour ne croient pas en un enfer littéral.
Réponse : Cette affirmation est exacte si par « enfer » on entend un tourment éternel par opposition à l'annihilation.
Ressources :
  • Voir le chapitre 6 de l'ouvrage pré-cité de S. Bacchiocchi, pages 193 à 248.
  • Ce que croient les adventistes…, 1990, chapitre 26, pages 364 à 375.
  • Questions on doctrine, chapitre 42, pages 533 à 543.
29. Les enseignements adventistes sur le sabbat du samedi et le sceau de Dieu ne sont pas bibliques.
Ressources : Pour des preuves bibliques du sabbat du septième jour et de la transition vers le culte du dimanche, voir
  • Ce que croient les adventistes…, 1990, pages 252 à 271.
  • K. A. Strand, ed., The sabbath in scripture and history, 1982.
  • Samuele Bacchiocchi, From sabbath to sunday, 1977.
  • Sakae Kubo, God meets man : A theology of the sabbath and the second advent, 1978.
  • N. E. Andreasen, Rest and redemption, 1978.
  • Sur le sceau de Dieu et sa relation au sabbat, voir Seventh-day Adventist Encyclopedia, volume 11, édition 1996, pages 563 et 564.
30. Ellen White et les adventistes du septième jour prêchent que Satan porte nos péchés.
Réponse : Le fait que Satan porte la responsabilité fondamentale pour le péché ne l'implique en aucune façon avec la complète et totale expiation pour le péché. Voir également l'article ci-dessous ainsi que le point 20 ci-dessus.
Ressources :
  • Seventh-day Adventist Encyclopedia, volume 11, édition 1996, pages 547 et 548.
  • Questions on doctrine, pages 396 à 401.
31. La doctrine du jugement investigatif n'a aucun fondement biblique.
Réponse : Sur les fondements bibliques de la doctrine du jugement investigatif dans le sanctuaire céleste, voir les sources suivantes.
Ressources :
  • Ce que croient les adventistes…, 1988. Voir le chapitre 23 sur le ministère du Christ dans le sanctuaire céleste, pages 314 à 332.
  • C. Mervyn Maxwell, God cares, volume 1, 1981. Voir notamment les chapitres consacrés à Daniel 7 et 8, pages 107 à 188.
  • W. H. Shea, Daniel 7-12, "The Abundant Life Bible Amplifier Series", 1996.
  • Questions on doctrine, 1957, voir les sections VI et VII, les chapitres 22 à 36, pages 205 à 445 sur le sanctuaire céleste et le jugement.
  • "The Daniel and Revelation committee series", volumes 1 à 7 publiés par le Biblical Research Institute à la Conférence Générale : volumes 1 à 3 sur Daniel, volume 4 sur Hébreux, volume 5 sur l'histoire de la doctrine dans l'église adventiste, volumes 6 et 7 sur Apocalypse, 1982-1992. Dans le volume 5, Doctrine of the Sanctuary : A Historical Survey (1845-1863), ed. Frank B. Holbrook, voir l'excellente section sur "The Investigative Judgment : Its Early Development", par C. Mervyn Maxwell, pages 119 à 157.
  • F. Holbrook, ed., The sanctuary and the atonement, abrégé, 1989.
32. L'adventisme répond à presque tous les critères pour être classé parmi les « sectes. »
Réponse : Walter Martin, un spécialiste reconnu des sectes, a fait une étude poussée sur les adventistes du septième jour et a écrit dans son livre The kingdom of the cults (Le royaume des sectes) : « Ma conviction est la suivante : il est impossible d'être un authentique Témoin de Jéhovah, Mormon, disciple de la Science Chrétienne, Unitarien, Spirite, etc., tout en étant un chrétien dans le sens biblique du terme, mais il est en revanche tout à fait possible d'être un adventiste du septième jour en étant un véritable disciple de Jésus-Christ malgré certains concepts hétérodoxes. » (page 359). Aujourd'hui cette opinion est largement partagée par d'autres chercheurs chrétiens.

La vidéo passe les adventistes au crible de 5 critères caractéristiques des sectes. Leur liste suit, ainsi qu'une brève réponse.

  1. « Les cultes ou fausses religions ont habituellement un seul leader humain qui devient le Messie de la secte. »

    La vidéo dépeint les adventistes comme attribuant ce rôle à Ellen White. Toutefois, contrairement aux leaders des sectes, Ellen White n'a jamais eu de position de commandement, élu ou admis, dans l'église adventiste du septième jour. Elle a écrit en 1903 : « Personne ne m'a jamais entendue prétendre à une position de dirigeant de la dénomination. » Testimonies for the Church, volume 8, page 236.

  2. « La parole du leader de la secte, ou l'enseignement de la secte, devient la vérité absolue, éclipsant les enseignements de la Bible. »

    Ce critère devrait être mis en contraste avec la manière dont Ellen White (identifiée dans la vidéo comme le « leader de la secte ») a continuellement élevé les Écritures comme « la norme du caractère, le révélateur de la doctrine et la pierre de touche de l'expérience » (La tragédie des siècles, page 11). Elle écrivit : « La Parole de Dieu est la norme infaillible. Les Témoignages ne sauraient prendre la place de la Parole. […] Que tous établissent leurs positions en s'appuyant sur les Écritures et qu'ils justifient par la Parole de Dieu révélée chaque point qu'ils présentent comme étant la vérité. » Évangéliser, page 233.

  3. « Les sectes utilisent des moyens de pression pour forcer les membres à se soumettre. »

    Le mot « coercition » est défini comme « Action de contraindre ; pression. » Tous ceux qui ont de l'amour chrétien les uns envers les autres auront une motivation pour persuader et essayer de reconquérir ceux qui s'éloignent des principes de la foi tels qu'ils sont compris par la communauté, mais la soumission forcée est incompatible avec le royaume de Christ et elle est rejetée par les adventistes du septième jour.

  4. « Les sectes renient la vérité centrale de l'Évangile, c'est-à-dire que Jésus est le divin Fils de Dieu sans commencement ni fin. Elles nient que sa mort a rendu possible le salut pour toute la race humaine. En conséquence, le salut est gagné par adhésion à l'enseignement de la secte plutôt que par l'acceptation de Christ et par son imitation. »

    L'enseignement adventiste sur la divinité du Christ et sa complète expiation pour le péché est résumé dans la déclaration officielle des « 27 croyances fondamentales, » aux numéros quatre et neuf : « Dieu, le Fils éternel, s'est incarné en Jésus-Christ. […] Éternellement et véritablement Dieu, il est aussi devenu véritablement homme, Jésus le Christ. […] La vie du Christ, parfaitement soumise à la volonté divine, ses souffrances, sa mort et sa résurrection sont les moyens nécessaires que Dieu a prévus pour libérer l'homme du péché, en sorte que tous ceux qui, par la foi, acceptent ce rachat obtiennent la vie éternelle. »

    Voir également aux points 20 et 23 ci-dessus.

  5. « Les sectes incitent souvent leurs convertis à quitter leurs familles. »

    Comme l'établit correctement la vidéo, les adventistes du septième jour n'encouragent pas leurs membres à abandonner ou à rejeter leurs familles. Plutôt, ayant eux-mêmes expérimenté la joie du salut, y compris l'enthousiasme de l'attente du proche retour de Jésus, les nouveaux convertis sont incités à travailler et à prier pour la conversion de leurs parents afin qu'eux aussi puissent expérimenter la même paix et le même bonheur qui surviennent quand on accepte Jésus Christ.