Questions et réponses sur Ellen White

Sa vie et son ministère

Devenir membre de l'Église Adventiste du Septième Jour

Est-ce qu'Ellen White a fait de l'acceptation de son ministère prophétique une condition préalable pour devenir membre de l'Église adventiste du Septième Jour ?

En parlant de ceux qui « ne s'opposaient pas » à son don prophétique, mais qui, pour diverses raisons, étaient indécis quant à son ministère, Ellen White a écrit ceci :

« Ces personnes ne devraient pas être privées des bienfaits et des privilèges de l'Église, si leur cheminement chrétien est par ailleurs juste, et qu'ils ont adopté un bon caractère chrétien …

Il m'a été montré, que certains, pouvaient recevoir ces visions publiées, en évaluant un arbre par ses fruits. D'autres sont comme Thomas, ils doutent. Ils ne peuvent pas croire les Témoignages qui ont été publiés, ni accepter les preuves à travers le témoignage d'autrui, mais ils doivent voir et s'en rendre compte par eux-mêmes. Ces personnes ne doivent pas être écartées, mais une longue patience et un amour fraternel devront leur être manifestés jusqu'à ce qu'ils acquièrent une conviction favorable et qu'ils prennent position favorable ou non sur ce sujet. Si ces luttent contre les visions, dont elles n'ont aucune connaissance, si leur opposition va jusqu'à des domaines dans lesquels elles n'ont aucune expérience, et qu'elles soient agacées par ceux qui croient que les visions viennent de Dieu les évoquent lors de réunions et qu'ils se réconfortent par l'enseignement donné à travers une vision, l'Église peut être informée de ce qu'ils ont tort. » – Testimonies, volume 1, page 328.

Sa fratrie, sa famille et sa généalogie

Combien d'enfants Ellen White a-t-elle eu ?

Quatre garçons sont nés au sein du foyer des White. Henry Nichols (1847-1863) fut leur premier-né. Il est mort d'une pneumonie à l'âge de 16 ans. James Edson (1849-1928) devint pasteur adventiste et on se souvient de lui surtout pour son oeuvre de pionnier évangéliste ainsi que de son enseignement auprès des Africains Américains dans les régions du sud des Etats-Unis. William « Willie » Clarence (1854-1937) devint également pasteur adventiste. Après la mort de son père en 1881, Willie devint le secrétaire éditorial en chef et le responsable de publication de sa mère. John Herbert (1860) est mort à l'âge de trois mois d'érysipèle.

Ellen White était-elle la seule adventiste de sa famille ? Qu'en était-il de ses frères et soeurs ?

Sur les huit enfants Harmon, deux sont devenus d'actifs adventistes du septième jour : Ellen et sa soeur, Sarah, plus âgée, dont le fils F. Belden a composé de nombreux cantiques. Les deux parents d'Ellen étaient sabbatistes et croyaient au message de l'Avènement du Christ, tout comme son frère Robert, qui décéda une dizaine d'années avant que l'Église ne s'organise officiellement en 1863. Marie, qui avait six ans de plus qu'Ellen, se considérait comme adventiste, bien que son nom ne figure sur aucun registre d'église.

Ellen White a entretenu des relations proches avec ses trois autres soeurs et son frère plus âgé, John, échangeant des correspondances, leur rendant visite, et leur envoyant des exemplaires de ses livres ainsi que des abonnements aux revues adventistes. Une fois elle a écrit à propos de ses soeurs : « Bien que nous n'étions pas d'accord en pratique sur tous les éléments du devoir religieux, nos coeurs étaient pourtant unis. » – Review and herald, 21 avril 1868.

Que sait-on de la généalogie d'Ellen White ?

Selon certains documents, l'arbre généalogique d'Ellen White est d'origine anglo-saxonne. En 1920 la branche paternelle d'Ellen White a été présentée dans la publication de The Harmon Genealogy [la généalogie des Harmon], par Artemas Harmon. Quelques temps plus tard, au début des années 1980, le White Estate a engagé un généalogiste professionnel pour établir en particulier la branche d'Eunice Harmon, la mère d'Ellen White. Ces résultats ont été rassemblés en 1983 sous la forme d'un tableau généalogique [ancestralchart.htm] qui remonte jusqu'à cinq générations en arrière, à John Gold, fils de Jarvis et Mary Gold, arrivés dans le Massachusetts en 1635, après avoir quitté la région anglaise du Kent.

Plus récemment, le White Estate a engagé un autre généalogiste professionnel pour étudier de manière plus détaillée les ascendants directs des Gould, du côté maternel. L'aboutissement de cette deuxième étude fut publié dans un rapport généalogique [genealogie.htm], qui fut complété en 2002. Il s'harmonise avec les recherches du précédent généalogiste professionnel, datant de vingt ans plus tôt, attestant que les ancêtres Gould d'Ellen White étaient originaires d'Angleterre et qu'ils s'étaient établis en 1635 aux Etats-Unis, en Nouvelle-Angleterre.

Ainsi le White Estate, qui croit que les ancêtres d'Ellen White étaient d'origine anglo-saxonne, s'appuie sur deux études généalogiques professionnelles, en plus du livre généalogique d'Artemas Harmon.

Ses visions

A quoi ressemblaient les visions d'Ellen White ? Y a-t-il eu des témoins oculaires qui les ont évoqués par écrit ?

L'oeuvre d'une personne prétendant apporter le message de Dieu doit être conforme aux conditions indiscutables de la Parole de Dieu, c'est-à-dire qu'on « la reconnaît à ses fruits », qu'elle en appelle « à la loi et au témoignage », que ses prédictions s'accomplissent … Tandis que le phénomène physique qui accompagna parfois ses visions ne consiste pas en soi un élément probant, il a fourni une preuve confirmant que la puissance divine était à l'oeuvre, pour la plupart des témoins oculaires [temoins.htm] de ces manifestations. Ceux qui ont vu de leurs propres yeux Ellen White en vision ont fait très attention à ce qui se passait. D'après les récits dont on dispose, on peut affirmer ce qui suit :

  1. Immédiatement avant une vision, Mme White et les personnes présentes dans la pièce ont eu le sentiment profond de la présence de Dieu.
  2. Quand la vision commençait, Ellen White s'exclamait : « Gloire ! » ou « Gloire à Dieu ! », à plusieurs reprises.
  3. Elle perdait des forces physiques.
  4. Par la suite, elle manifestait souvent une force surnaturelle.
  5. Elle ne respirait pas, mais son coeur continuait de battre normalement, et ses joues avaient une couleur normale.
  6. Il arrivait qu'elle pousse des exclamations liées à ce qu'elle voyait.
  7. Ses yeux étaient grand ouvert, ce n'était pas un regard vide mais c'était plutôt comme si elle regardait quelque chose en particulier.
  8. Sa posture pouvait varier. Parfois elle était assise, ou bien allongée, ou même marchant dans la pièce en faisant des gestes gracieux tandis qu'elle évoquait ce qui lui était présenté.
  9. Elle était complètement inconsciente de ce qui lui arrivait. Elle n'a jamais vu, entendu, senti ni perçu de quelque manière que ce soit ce qui se trouvait ou déroulait autour d'elle.
  10. La fin de la vision se manifestait par une profonde respiration, suivie d'une autre dans la minute qui suivait, et rapidement elle se remettait à respirer normalement.
  11. Juste après la vision, tout lui semblait très sombre.
  12. En peu de temps, elle retrouvait ses forces et ses capacités naturelles.

La « grosse Bible »

L'histoire d'Ellen White tenant une grosse Bible est-elle vraie ou bien est-ce de la fiction ?

Dès 1845, alors qu'elle était en vision chez ses parents à Portland, Ellen Harmon (qui n'avait que 17 ans et n'était pas encore mariée à James White) a saisi leur imposante Bible familiale et elle l'a tenue à bout de bras pendant 20 à 30 minutes. Cette histoire a été racontée par J. Loughborough qui a rencontré les personnes témoins de cette vision, notamment le père, la mère et la soeur d'Ellen. Cette Bible, qui est exposée au White Estate, pèse huit kilos et fut imprimée par Joseph Teal en 1822. Willie White, le fils d'Ellen, a également entendu parler de cette histoire par ses parents. Il existe d'autres récits racontant qu'Ellen White portait de grosses Bibles alors qu'elle avait une vision, notamment un récit d'un témoin oculaire dans Spiritual gifts, volume 2, pages 77 à 79.

De telles histoires ne devraient pas être considérées comme des preuves de l'inspiration divine, parce que les prophètes doivent remplir les conditions présentées dans les Ecritures. Cependant cette expérience, tout comme d'autres phénomènes physiques impressionnants, ont été perçus par les premiers Adventistes comme attestant que les visions d'Ellen Harmon étaient bien d'origine surnaturelle.

Des lecteurs superficiels d'une discussion de 1919 à propos de la « grosse Bible » ont conclu de manière erronée que le président de la Conférence Générale, A. Daniells, remettait en question cette histoire. Ils sont passés à côté de ce que celui-ci voulait dire. Il a clarifié ses propos lorsqu'on lui a demandé s'il mettait en doute ce miracle ou s'il déclarait qu'il n'utiliserait pas de telles manifestations comme un élément de « preuve » de son inspiration. Voici ce qu'il a répondu : « Non je ne les ai pas mis en doute et je les ai crus, mais ce n'est pas ce type d'éléments dont je me servirai avec des étudiants ou des non-croyants. (…) Je ne les remets pas en question, mais je ne crois pas que ce soit la meilleure preuve qui puisse être présentée. » – Minutes of the Bible and History Teachers' Council, [Compte-rendu du Comité biblique et des Professeurs d'Histoire], 30 juillet 1919, pages 2341 à 2344, 2360 à 2362.

Ellen White et Israël Dammon

En 1845, Israël Dammon, adventiste millérite, s'est vu accuser par l'Etat du Maine d'être « un vagabond et un désoeuvré », « un égaré ou un bagarreur », « délaissant son travail », « dépensant son salaire à tort et à travers » et ne « subvenant pas aux besoins » de sa famille ni de lui-même. Son procès fut brièvement décrit dans le Piscataguis Farmer de Dover, dans le Maine, le 7 mars 1845. Cette histoire publiée nous fournit un récit moderne et fascinant de certains activités fanatiques connues pour avoir un lien avec certains groupes anciennement millérites. Ce qui est particulièrement intéressant pour les Adventistes du Septième Jour, c'est que cette histoire fait état de la présence de la jeune Ellen Harmon (encore célibataire) lors d'une de ces réunions.

Il est à noter qu'aucun des témoins dans le récit du procès d'Israël Dammon n'attribue d'activité fanatique à Ellen Harmon, âgée alors de 17 ans. La question se pose néanmoins sur le fait que la présence d'Ellen Harmon à ces réunions, où le fanatisme était incontestable, devrait être interprété comme une approbation d'un tel comportement. Nous croyons que ce n'est pas le cas. Lorsque le Seigneur a demandé à Ellen Harmon de raconter sa première vision (reçue en décembre 1844) aux croyants adventistes, il n'a pas exclu les fanatiques de son ministère. Ellen White fait référence à de nombreuses expériences où Dieu l'a amenée à donner son témoignage à des personnes gagnées par des idées et des pratiques fanatiques. Par exemple :

« Lors de l'époque de la Déception, après que 1844 soit passé, est apparu un fanatisme qui a pris diverses formes. Certains prétendaient que la résurrection des morts justes s'était déjà produite. J'ai été envoyée pour leur apporter un message, de la même manière que je suis en cet instant en train de vous adresser un message [certaines personnes prenant parti pour des doctrines étranges en 1901]. Ils ont affirmé être parvenus à la perfection, que leur corps, leur âme et leur esprit étaient saints. Ils ont procédé à des manifestations semblables à celles que vous avez faites, apportant la confusion à eux-mêmes et aux autres par de telles suppositions. Cependant ces personnes étaient nos bien-aimés frères, et nous voulions tant les aider. Je me suis rendue à leurs réunions. On y trouvait beaucoup d'excitation, de bruit et de confusion. On ne pouvait pas dire ce qui était joué par les instruments de musique. On avait l'impression que certains étaient en vision, ils tombaient par terre. D'autres étaient en train de sauter, de danser et de crier. Ils affirmaient que puisque leur chair était purifiée, ils étaient prêts à être enlevés. Ils ont agi de la sorte à maintes reprises. Je leur ai apporté mon témoignage au nom du Seigneur, qui rejetait ces manifestations. » – Selected messages, volume 2, page 34.

Le lien entre Ellen Harmon et Israël Dammon à ce moment-là doit être compris à la lumière du fait que cet homme faisait partie d'une poignée de leaders qui croyait encore que la prophétie biblique s'était accomplie en 1844, l'un des rares qui écouterait le message de la première vision d'Ellen Harmon, tandis que la plupart des Millérites avaient rejeté leur expérience passée.

Sa situation financière

Ellen White était-elle millionnaire ?

A plus d'une occasion lors de son ministère, Ellen White a été confronté à des rapports selon lesquels elle amassait une grande fortune en raison des droits qu'elle touchait sur ses livres. Voici ce qu'elle répondit directement par écrit à l'un de ses détracteurs, en 1897, tandis qu'elle vivait en Australie :

« Vous avez rédigé des rapports faisant de moi quelqu'un de riche. Comment savez-vous cela ? Pendant environ dix ans j'ai travaillé sur un terrain prêté. Si je devais vendre tout ce que j'ai en ma possession, je n'en aurais pas suffisamment pour régler mes énormes dettes.

Où ai-je investi cet argent ? Vous le savez fort bien. J'ai été la banque qui a servi à faire avancer l'oeuvre dans ce pays-ci. (…)

J'ai emprunté de l'argent pour accomplir l'oeuvre qui doit l'être. Je ne me suis pas servi à des fins personnelles d'un seul centime des dons qui m'ont été envoyés, qu'il s'agisse de la somme la plus infime aux plus gros montants. Notre chère soeur Wessels m'a offert une robe en soie comme cadeau, et m'a fait promettre de ne pas la vendre. Mais je me suis dit que si elle avait mis entre mes mains la somme que coûte cette robe, elle aurait servi à la cause de Dieu.

Je vois des emprunts sur nos temples, mon âme a de la peine. Je ne peux pas m'empêcher d'en être bouleversée. J'ai investi dans les églises de Parramatta, de Prospect, Napier, d'Ormondville, de Gisborne, et pour l'instruction des étudiants. J'ai envoyé des gens en Amérique afin qu'ils soient prêts à revenir accomplir leur mission dans ce pays. Si c'est la manière de devenir riche, je crois qu'il serait bon que d'autres l'essaient.

Tous les droits sur mes livres étrangers vendus en Amérique sont consacrés avec respect à l'instruction des étudiants, afin qu'ils soient prêts pour le ministère. Des milliers de dollars sont ainsi dépensés Est-ce que c'est ainsi qu'on s'amasse de l'argent ? La vieille histoire que Canright et d'autres font circuler, selon laquelle je valais trente mille dollars, est de la pure fiction. D'après ce que j'ai entendu dire, depuis que je suis arrivée à Australie, je vaux désormais trente mille livres sterling.

Je ne sais pas où cet argent se trouve. Je dépense tous les moyens dont je dispose, aussi vite qu'ils arrivent, pour faire avancer l'oeuvre dans ce pays. Si je disposais de trente mille dollars, je ne les aurais pas envoyés en Afrique pour le prêt de mille dollars sur lequel je paie un intérêt. Si je pouvais, j'obtiendrais un prêt d'un autre millier de dollars, afin que nous puissions construire le bâtiment principal de l'école.

Je n'ai pas trente mille dollars. Je souhaiterais avoir un million de dollars. Je ferais ce que j'ai fait à Sydney. J'enverrais les hommes au travail, prenant en charge leurs frais sur mes fonds propres. On a besoin d'une centaine de personnes, là où nous n'en avons qu'un dans ce champ missionnaire. » – Lettre 98 a, 1897.

Six ans plus tard, dans une correspondance privée datée du 19 octobre 1903, Ellen White écrivait : « J'ai fait tout ce que j'ai pu pour aider la cause de Dieu avec mes moyens. Je paie un intérêt sur vingt mille dollars, somme que j'avais investie dans l'oeuvre de Dieu. Et je continuerais à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer à faire avancer son oeuvre. » – Lettre 218, 1903.

Ellen White a-t-elle contredit ses propres enseignements en mourant endettée ?

Ellen White a sagement mis en garde contre les dangers de l'endettement, mais lorsqu'elle est décédée, elle devait presque 90 000 dollars, avec un capital estimé à un peu plus de 65 000 dollars. Il restait donc un déficit d'un peu plus de 20 000 dollars. Ellen White a-t-elle géré ses finances de manière irresponsable et en désaccord total avec ses propres conseils ? Quand on recoupe tous les faits sur ses affaires, il est clair qu'elle ne violait pas l'esprit et l'intention du conseil qu'elle a donné sur le fait d'être libéré des dettes.

Il est à noter qu'Ellen White n'a pas adopté de position extrémiste sur la dette, qui consisterait à dire qu'en aucun cas, on ne puisse rien faire tant qu'on n'a pas l'argent dans sa poche. Elle reconnaît que les opportunités se présentent où la réponse adéquate consiste à aller de l'avant par la foi, même s'il est nécessaire d' « emprunter de l'argent et de payer des intérêts. » – Counsels on stewardship, page 278.

Dans sa propre expérience, la plupart des emprunts d'Ellen White ont été contractés dans la dernière partie de sa vie, lorsque, prenant conscience du peu de temps qu'il lui restait, elle accomplit la partie la plus lourde de son oeuvre, en préparant de nouveaux livres, à la fois en anglais et dans d'autres langues. Il n'existait que deux moyens permettant de financer les dépenses liées la préparation de livres : soit par les bénéfices de ses publications antérieures (c'est-à-dire les droits d'auteur), soit en empruntant en vue des droits d'auteur à venir. Etant donné la générosité passée d'Ellen White dans la contribution des fonds pour l'oeuvre de l'Église, il ne lui restait plus qu'à s'appuyer sur des revenus à venir sur ses livres pour régler sa dette. Sa générosité consista partiellement en son refus de toucher des droits d'auteur pour les éditions non-anglophones, ainsi qu'à faire don de ses droits d'auteurs pour le soutien de projets d'église spécifiques, grâce à ses livres qui devraient par la suite populaires, comme Les paraboles de Jésus, paru en anglais en 1900, et Le ministère de la guérison, publié en anglais en 1905. Dans les années qui ont suivi son décès, la vente constante de ses publications ont permis le respect de ses obligations, ainsi qu'elle l'avait anticipé. Pour plus d'informations sur l'endettement d'Ellen White, cliquer ici [endettement.htm].

Si les écrits d'Ellen White étaient inspirés, pourquoi ses livres sont-ils vendus et existe-t-il des droits d'auteur ?

Des milliers de livres d'Ellen White sont réellement distribués gratuitement. Dans de tels cas, cependant, ce sont, soit une personne, soit un groupe qui ont fait des dons pour financer les coûts d'impression, de la même manière que des exemplaires de la Parole de Dieu circulent gratuitement grâce à la générosité d'autrui. Quand on garde à l'esprit qu'Ellen White elle-même a soutenu financièrement les frais liés à la préparation des planches d'impression, les illustrations et les traductions, sans oublier les coûts de production des manuscrits, il n'est pas déraisonnable qu'elle puisse s'attendre à financer ces dépenses par le procédé habituel qui rémunère les écrivains, à savoir les droits d'auteur. De plus, les droits de reproduction d'un livre permettent de protéger l'exactitude du texte. De nos jours, on continue de dépenser de l'argent pour garder les manuscrits originaux d'Ellen White, pour préparer de nouvelles publications, que ce soit des CD-ROM ou bien d'autres livres ayant trait à sa vie et à son ministère.

Ellen White ne s'est-elle pas contredit en envoyant sa dîme directement à des pasteurs dans le besoin ?

Les enseignements d'Ellen White sur la manière adéquate de gérer les fonds sont présentés sans ambages dans Testimonies for the Church, volume 9, pages 245 à 251. Elle affirme que la dîme doit être amenée au trésor de Dieu pour nourrir les ouvriers évangéliques (page 249) et que personne « ne devrait se sentir la liberté de garder sa dîme, de l'utiliser selon sa propre opinion. Elle ne doit pas être utilisée pour soi en cas d'urgence, ni donnée là où on estime que ce serait mieux, même dans ce qui pourrait sembler être l'oeuvre du Seigneur » (page 247). La position et la pratique d'Ellen White consistèrent à suivre ce modèle. Elle a écrit en 1890 : « Je donne ma dîme avec joie et liberté, m'exclamant comme l'a fait David, "Je te rends ce que tu m'as toi-même donné". » – Pastoral ministry, page 260. A une époque où les pasteurs de certaines églises n'étaient pas soutenus financièrement ou privés carrément de salaires légitimes, Ellen White a agi selon l'enseignement reçu du Seigneur lui disant d'aider ces pasteurs avec sa propre dîme, puisque le besoin s'en faisait sentir. Elle n'a pas jugé que son geste soit un refus d'amener sa dîme au trésor ou un usage à des fins non permises. Elle reconnaissait plutôt l'incapacité de « canaux habituels » pour subvenir aux besoins de ces pasteurs-là à une époque donnée.

Sa pratique du végétarisme

Ellen White a-t-elle mangé de la viande après sa vision de la Réforme sanitaire en 1863 ? Qu'en est-il du témoignage sur le porc de 1858 ?

Ellen White n'a pas prétendu qu'après sa vision sanitaire de 1863, elle ne mangerait jamais plus de viande. Avant cette vision, elle croyait qu'elle « dépendait d'une alimentation carnée pour avoir des forces ». En raison de sa faible condition physique, surtout qu'elle avait tendance à s'évanouir quand elle se sentait faible et que la tête lui tournait, elle pensait que la viande lui était « indispensable ». De fait, elle était à l'époque « une grande consommatrice de viande », la viande constituait « l'élément principal de son alimentation ».

Elle avançait cependant au fur et à mesure des lumières reçues. Elle retira la viande immédiatement de son « menu », et la viande ne fut plus présente régulièrement dans son alimentation. Elle mettait en pratique les principes généraux qu'elle enseignait à autrui, par exemple qu'on doit se servir de la meilleure nourriture possible selon les circonstances. Lorsqu'elle ne se trouvait pas chez elle, qu'elle voyageait ou qu'elle campait dans des conditions austères, bien des décennies avant que les aliments modernes ne fassent leur apparition, trouver une alimentation correcte était souvent difficile. Il n'était pas toujours possible d'obtenir le mieux, quelle que fut la raison, elle a parfois dû s'adapter à ce qui était bon, c'est-à-dire le mieux dans ces circonstances-là.

Ellen White n'était pas dogmatique au sujet de la consommation de viande. En 1895, elle fit remarquer :

« Je n'ai jamais cru qu'il fût de mon devoir de dire que personne, et dans n'importe quelle circonstance, ne devrait consommer de viande. (…) Exprimer une telle exigence serait faire preuve d'extrémisme. Je n'ai jamais cru qu'il fût de mon devoir de faire des affirmations aussi péremptoires. Ce que j'ai dit, je l'ai dit pour obéir à un devoir, mais j'ai été prudente dans mes déclarations, ne voulant donner à personne le prétexte de se faire la conscience d'un autre. » – Conseils sur la nutrition et les aliments, page 556.

Dans nos tentatives modernes de comprendre l'histoire, trop souvent nous jugeons le passé par le présent, le plus souvent sans le savoir. Les gens du passé doivent être jugés dans le contexte de leur époque, pas de la nôtre. Les réfrigérateurs n'existaient pas, tout dépendait de l'endroit où on se trouvait et de l'époque de l'année pour trouver des fruits et légumes frais. On n'obtenait que rarement des substituts à la viande avant l'arrivée du beurre d'arachides et des légumineuses au milieu des années 1890, et parfois on mangeait, soit de la viande, soit rien du tout. De nos jours, la consommation de viande est, dans la plupart des cas, rarement une nécessité.

Tandis qu'elle se trouvait en Australie, Ellen White en est venue au point où elle a banni toute viande de sa table. Pendant un moment, elle a permis que la viande soit servie aux pasteurs et aux membres de la famille. A partir de là, en janvier 1894, il était clair pour elle que « que je sois chez moi ou à l'étranger, on ne doit rien servir de ce type à ma famille, ni en mettre sur la table » (idem, page 488). Beaucoup des affirmations les plus fréquentes et tranchantes contre la viande ont été écrites après qu'elle ait renouvelé son engagement d'abstinence totale en 1894.

Les visions principales sur la santé d'Ellen White en 1863 et 1865 couvrent tous les éléments du message de la réforme sanitaire sur lequel elle a insisté jusqu'à sa mort. Les changements au fil des ans n'ont fait qu'affiner ces principes, ils n'y ont rien ajouté ou enlevé. Avec le temps qui s'écoule, même les prophètes doivent prendre du temps pour assimiler les principes révélés, du temps pour passer de la théorie à la pratique dans leurs propres vies. Elle a constamment défendu le principe, dans la pratique autant que dans l'enseignement, que chaque personne qui s'est engagée à suivre la vérité avancera du mal vers le bien, du bien vers le mieux, du mieux au meilleur. Ce fut son expérience.

Qu'en est-il de son revirement apparent sur le fait de manger du porc ?

En 1858, elle a écrit aux Haskell (frère et soeur A) à propos de plusieurs sujets, leur reprochant d'insister sur le fait que manger du porc soit une question de foi : « j'ai vu que vos opinions sur le porc ne fait de mal à personne si vous l'appliquez à vous-mêmes. En revanche, dans votre jugement et votre opinion, vous en avez fait une question de foi. (…) Si Dieu exige de son peuple qu'il s'abstienne de manger du porc, Il l'en convaincra. (…) S'il est du devoir de l'Église de s'abstenir de porc, Dieu le fera découvrir à plus de deux ou trois personnes. C'est Lui qui enseignera son devoir à Son église. » – Testimonies for the Church, volume 1, pages 206 à 207.

Dans la vision de la réforme sanitaire du 6 juin 1863, une grande diversité de principes sanitaires a été révélée. L'année d'après, elle a publié un chapitre de cinquante page intitulé « Santé » dans Spiritual gifts, volume 4. Au sujet du porc, elle a dit : « Dieu n'a jamais voulu que l'on mange du porc, quelles que soient les circonstances » (page 124). Dans ses livres ultérieurs, elle a continué d'insister sur les conséquences néfastes de la consommation de porc.

Comment peut-on comprendre ce changement dans l'opinion d'Ellen White entre 1858 et 1863 ?

Tout d'abord, elle n'avait pas reçu des lumières de Dieu sur le porc avant 1863. Sa vision en 1858 ne disait rien sur le fait que manger du porc soit bon ou mauvais. Cette vision réprouvait plutôt son frère qui suscitait la division parmi les Adventistes en faisant de ce thème une question de foi à ce moment-là. En outre, elle n'a pas clos le sujet de la consommation de porc : si elle doit être abandonnée par le peuple de Dieu, c'est à Lui qu'il incombera, en son temps, « d'enseigner son devoir à Son église ». Quand la deuxième vision est venue, presque cinq ans plus tard, l'Église entière comprit clairement ce thème et il n'y eut plus de division là-dessus.

(Adapté de Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White, d'Herbert Douglass, pages 157 à 158, 312 à 319).

Pour plus d'information sur les pratiques alimentaires d'Ellen White, cliquer ici [see below with vegetarisme].

Ses écrits

« La Bible et rien que la Bible »

Les Adventistes du septième jour croient-ils que les écrits d'Ellen White équivalent les Ecritures ou qu'ils en sont un ajout ? Si la Bible se suffit à elle-même, pourquoi a-t-on besoin des écrits d'Ellen White ?

Les Adventistes du Septième Jour ne mettent pas les écrits d'Ellen White sur le même plan que l'Ecriture. « Les saintes Ecritures sont le seul et unique critère par lequel ses écrits comme les autres doivent être jugés et auquel ils doivent être soumis. » – Ce que croient les Adventistes, page 232. Une autre manière de formuler cette question, c'est de demander pourquoi l'Église aurait besoin des dons du Saint-Esprit qui ont été promis. Ellen White a répondu à cette question dans la préface de son livre La tragédie des siècles :

Dans sa Parole, Dieu a confié aux hommes la connaissance nécessaire au salut. Les Saintes Ecritures doivent être acceptées comme une révélation infaillible de sa volonté et faisant autorité. Elles sont la norme pour ce qui est du caractère, elles révèlent les doctrines et mettent à l'épreuve l'expérience. « Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice. » (2 Timothée 3:16).

Pourtant, le fait que Dieu révèle sa volonté aux hommes à travers sa Parole ne rend pas inutile la présence et les lumières constantes du Saint Esprit. Au contraire, l'Esprit a été promis par notre Sauveur afin qu'Il ouvre la Parole à ses serviteurs, qu'il mette en lumière ses enseignements et qu'ils soient appliqués. Puisque c'est l'Esprit de Dieu qui a inspiré la Bible, il est impossible que l'enseignement de l'Esprit soit jamais contraire à celui de la Bible.

L'Esprit n'a pas été donné ni ne peut être accordé pour supplanter la Bible. En effet, les Livres Saints déclarent explicitement que la Parole de Dieu est la norme par laquelle tout enseignement et toute expérience doivent être éprouvés.

En accord avec la parole de Dieu, Son Esprit devait continuer cette oeuvre lors de la proclamation de l'Evangile. Lorsque les écrits de l'Ancien et du Nouveau Testament ont été donnés, le Saint Esprit n'a pas cessé de communiquer ses lumières aux individus, en dehors du fait que les révélations aient été incarnées dans le canon sacré. La Bible elle-même raconte comment des hommes ont reçu, par le Saint-Esprit, des avertissements, des réprimandes, des conseils et des enseignements, sur des sujets qui n'étaient d'aucune manière liés au don des Saintes Ecritures. On fait même mention de prophètes à diverses époques, dont on ne connaît pas les propos. De la même manière, après que le canon des Saintes Ecritures ait été scellé, le Saint Esprit continua d'agir, de donner des lumières, d'avertir et de réconforter les enfants de Dieu.

Ses productions littéraires

Combien d'articles et de livres Ellen White a-t-elle écrit ?

Au moment de sa mort, ses oeuvres littéraires comptaient approximativement 100 000 pages : 24 livres en circulation, deux livres manuscrits prêts à être publiés, cinq mille articles de journaux dans les revues de l'Église, plus de 200 dépliants, environ 35 000 pages dactylographiées de lettres et documents manuscrits, 2 000 lettres manuscrites et d'extraits de journal intime, qui une fois saisis, représentaient 15 000 autres pages dactylographiées. Les compilations de ses écrits réalisées après son décès ramènent le tout à un nombre total de livres encore publiés à plus de 130.

Quel est le livre le plus apprécié d'Ellen White ?

Pour des millions de personnes, leur livre préféré d'Ellen White est celui qui traite de la vie du Christ, Jésus-Christ. Mais celui qui est le plus populaire est Le meilleur chemin, qui présente les notions fondamentales de la vie chrétienne. Publié pour la première fois en 1892, puis traduit dans plus de 135 langues, cet ouvrage a déjà été vendu à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires.

Certains des écrits d'Ellen White n'ont-ils pas disparus ?

Toutes les oeuvres publiées d'Ellen White (dont celles qui sont supposées avoir disparu) figurent sur le CD-ROM du White Estate intitulé The Complete Published Writings of Ellen G. White. Toutes ses oeuvres non-publiées (lettres et manuscrits) peuvent être étudiées dans les Centres de Recherche Ellen White de par le monde. Aucun de ses écrits n'a été supprimé.

Les critiques pointent le doigt sur certaines suppressions dans les premières publications prouvant que James et Ellen White (ou des dirigeants d'églises) ont essayé de supprimer des déclarations qui soutenaient des croyances erronées. Il est un fait que des phrases voire des paragraphes ont été effacés de certains de ses premiers écrits, réimprimes par la suite, et que des révisions ont été effectuées. La vraie question est double : un véritable prophète peut-il réviser ou effacer ou peut-être même ne pas préserver les messages donnés par Dieu ? Quelles étaient les raisons d'Ellen White dans les modifications apportées à ses écrits ?

La Bible révèle que les messagers de Dieu ont fait preuve d'un degré de liberté quant au choix de ce qui était à écrire et comment le présenter au mieux. Plusieurs prophètes ont délivré des messages oralement, et c'est pourquoi aucun récit écrit n'a été préservé. De plus, Dieu n'a pas jugé bon de préserver les messages de certains prophètes qui avaient rédigé leurs messages (voir, par exemple, 1 Chroniques 29:29). Jérémie nous dit que lorsqu'il a récrit son message pour le roi Yehoyaqim, « beaucoup d'autres paroles semblables y furent encore rajoutées » (Jérémie 36:32), ce qui laisse penser qu'il n'était pas limité à utiliser ses expressions de départ dans la proclamation de son message.

En réponse à l'accusation de suppression de 1883, Ellen White a répondu ceci : « Bien loin de vouloir cacher quoique ce soit de ce que j'ai jamais publié, je ressentirais une grande satisfaction d'offrir au public tout ce qui a pu être publié. » – Selected messages, volume 1, page 60. Quelqu'un qui aurait voulu effectuer des modifications dans ses écrits pour supprimer des affirmations embarrassantes ne ferait pas de telle déclaration. En même temps, un auteur a le droit, certains diraient le devoir, de s'assurer que ses idées sont exprimées aussi clairement que possible, même si cela signifie l'effacement et / ou la révision de passages susceptibles d'être mal interprétés par des lecteurs. On peut trouver une étude des prétendues 'suppressions' d'Ellen White dans le livre de F. Nichol intitulé Ellen G. White and her critics, pages 267 à 285 et 619 à 643.

Le rôle de ses secrétaires de rédaction

Qu'est-ce que les secrétaires de rédaction d'Ellen White avaient le droit de faire en ce qui concernait ses écrits ?

Ni la grammaire, ni l'orthographe, ni la ponctuation, ni la construction de phrases ou de paragraphes n'étaient toujours parfaites dans les écrits de Mme White. Elle reconnaissait sans honte sa faiblesse dans de tels domaines. En 1873, elle se plaignait : « Je ne suis pas une savante. Je ne peux pas préparer mes propres exposés pour la presse. (…) Je ne suis pas une grammairienne. » – Selected messages, volume 3, page 90. Elle avait le sentiment du besoin d'aide d'autrui dans la préparation de ses manuscrits pour la publication. Willie White décrit les limites posées par sa mère pour les personnes travaillant pour elle :

« Les scribes de ma mère se voient confier la charge de corriger ses erreurs grammaticales, d'enlever toutes les répétitions inutiles, et de mettre dans le meilleur ordre qui soit les paragraphes et les sections. (…)

Les personnes travaillant pour ma mère ayant de l'expérience, comme Soeurs Davis, Burnham, Bolton, Peck et Hare, qui connaissaient bien ses écrits, ont le droit de prendre une phrase, un paragraphe ou une section d'un manuscrit et de l'intégrer avec un autre manuscrit où la même idée y est exprimée mais moins clairement. Cependant aucune des personnes travaillant pour ma mère n'a le droit de faire des ajouts aux manuscrits en y incorporant des réflexions qui leur soient propres. » – Willie White à G. Irwin, le 7 mai 1900.

Mme White était continuellement consultée lors de la préparation des chapitres de chaque livre. Lorsque le travail était terminé, on le lui remettait pour qu'elle donne son aval définitif.

A l'âge de 75 ans, elle expliqua à sa soeur Marie en quoi consistait son travail :

« Maintenant, ma soeur, ne crois pas que je t'ai oubliée, parce que ce n'est pas le cas. Tu sais que j'ai des livres à écrire. Le dernier en date porte sur la véritable éducation. La rédaction de ce livre a été très éprouvante pour moi, mais il est presque terminé. Je suis en ce moment en train d'achever le dernier chapitre. Ce livre ne comportera pas autant d'éléments que dans mes autres livres, mais les enseignements qu'il contient y sont primordiaux. Je ressens le besoin de l'aide de Dieu constamment.

Je suis plus active que je l'ai jamais été. Je ne suis pas le moins du monde sénile. Je suis capable d'accomplir mon travail, d'écrire et de parler comme je l'ai fait il y a des années.

Je relis tout ce qui a été écrit, m'assurant que tout est comme il doit l'être. Je lis l'intégralité du livre manuscrit avant qu'il ne soit envoyé à l'imprimeur. Comme tu peux le voir, mon emploi du temps est bien occupé. » – Lettre 133, 1902.

L'accusation de plagiat

Ellen White était-elle un plagiaire ?

Mme White a souvent puisé dans des sources littéraires dans la communication de ses messages. Dans l'introduction de l'un de ses livres les plus populaires, elle écrit ceci :

« Là où les scènes à retracer se sont trouvées résumées par quelque historien de telle façon qu'elles cadraient avec le plan de cet ouvrage, j'ai cité ses propres paroles et indiqué la source ; mais je ne m'y suis pas astreinte d'une façon absolue, mes citations n'étant pas données comme des preuves, mais simplement en vertu de leurs qualités descriptives. Un usage analogue a été fait des écrits se rapportant à l'oeuvre de la réforme à notre époque. » – La tragédie des siècles, page 15.

Le fait que Mme White utilisait les écrits d'autres auteurs ne se limitait pas à des questions d'ordre historique ou géographique, mais également à d'autres domaines. Des recherches effectuées ont révélé qu'elle avait enrichi ses écrits par des expressions de valeur provenant de lecture plus larges qu'on ne le supposait, bien que le total de ce sur lequel elle s'est documenté jusqu'à présent ne représente qu'un faible pourcentage (moins de 2 %) (Les sources littéraires d'Ellen White) quand il est comparé à tout ce qu'elle aura écrit.

En 1980 le Dr. Fred Veltman, qui était à l'époque Président du Département de la Religion à l'Université de l'Union du Pacifique, a entrepris une analyse détaillée de l'usage par Mme White de sources littéraires dans son livre Jésus-Christ, une étude qui se termina au bout de huit ans. Des exemplaires de ce rapport de 2561 pages ont été distribués aux universités et aux bibliothèques universitaires adventistes de par le monde. Ce rapport entier, qui comprend un résumé de cent pages, est également disponible en ligne en anglais sur le site web des Archives principales de la Conférence Générale. Pour cela, aller dans « Categories » et « Life of Christ Research Project » à cette adresse-ci : [http://archives.gc.adventist.org/ast/archives/].

Etant donné que Mme White incluait des extraits d'autres auteurs qu'elle-même dans ses écrits, les critiques l'ont accusée de plagiat. Mais le fait d'utiliser le langage de quelqu'un d'autre ne constitue pas un vol littéraire, comme l'a fait remarquer Vincent Ramik, avocat spécialisé dans les questions de droit d'auteur, de marques déposées et de brevets. Après une recherche sur mille cas de droits d'auteur dans l'histoire légale américaine, Mr Ramik a émis un avis juridique [rapport_ramik.htm] dans lequel il concluait que « Mme White n'était pas une plagiaire, et [que] ses livres ne constituaient pas un piratage ou une violation des droits d'auteur ». Mr Ramik signale plusieurs éléments que les critiques des écrits de Mme White ont omis de prendre en compte dans leurs accusations de tromperie ou de vol littéraire :

1) Les extraits choisis « restaient dans un 'usage normal' des frontières légales » ;

2) « Mme White s'est servi des écrits d'autrui, mais à la manière dont elle l'a fait, ses écrits sont devenus les siens », adaptant ces extraits à son propre cadre littéraire ;

3) Mme White a incité ses lecteurs à se procurer les livres dont elle s'était servi, prouvant ainsi qu'elle n'essayait pas de cacher le fait qu'elle utilisait d'autres sources littéraires, et qu'elle n'avait aucune intention de frauder ou de s'approprier les écrits d'un autre auteur.

Mme White « n'a pas fait de copie dans son intégralité ni sans discernement. Ce qu'elle a choisi ou n'a pas choisi, et comment elle a modifié ce qu'elle a choisi » révèle qu'elle a utiliser des sources littéraires pour « amplifier ses propres thèmes transcendants ou pour les dire avec plus de vigueur ; elle était la maîtresse et non l'esclave de ses sources. » – Herbert Douglass, Messenger of the Lord, page 461. Lire également ce document [mensonge.htm]

Ses enseignements

L'utilisation de plusieurs versions de la Bible

Est-ce que Mme White a utilisé d'autres traductions de la Bible que celle de la King James ?

Oui. Bien que ce soit dans les habitudes de Mme White d'utiliser la King James, elle s'est parfois servi de diverses traductions en anglais qui commencèrent à être disponibles à son époque. Cependant, elle n'a pas fait de commentaires directs sur les mérites relatifs de telle ou telle version, mais il est clair que d'après sa coutume, elle reconnaissait l'attrait d'utiliser ce qui valait le mieux dans toutes les versions de la Bible. Par exemple, dans la version anglaise du Ministère de la Guérison, Mme White a employé 8 textes de la version anglaise révisée, 55 de la version américaine révisée, 2 de la traduction Leeser, et 4 de Noyes, en plus de sept traductions marginales. En revanche, quand elle prêchait, elle préférait utiliser le langage de la King James parce que c'était celui que connaissaient le mieux ses auditeurs.

La Trinité

Quelles étaient les croyances de Mme White sur la Trinité ?

Elle n'a jamais fait usage du terme « Trinité » bien qu'elle se réfère aux « trois personnes vivantes du trio céleste » (Evangelism, page 615). Elle croyait à la divinité complète du Christ, déclarant que « Christ était Dieu en essence, et dans son sens le plus élevé. Il était avec Dieu de toute éternité, Dieu par-dessus tout, béni au-delà de tout. » – Review and herald, 5 avril 1906. Elle fait aussi référence à l'Esprit saint en tant que « Troisième personne de la Divinité » (Jésus-Christ, page 675). Ses commentaires, tels qu'ils sont présentés dans Evangelism, pages 613 à 617, suggèrent qu'elle croyait que les Ecritures enseignent l'existence de trois personnes divines co-éternelles.

Est-ce qu'elle croyait que l'Esprit saint était une personne divine ?

Oui. Plusieurs affirmations sur la personnalité de l'Esprit saint sont rassemblés dans Evangelism, pages 616 à 617. En 1906, elle y écrit ainsi : « L'Esprit saint a une personnalité, sinon Il ne pourrait pas témoigner à nos esprits et par nos esprits que nous sommes les enfants de Dieu. Il doit également être une personne divine, sinon Il ne pourrait sonder les secrets qui demeurent cachés dans l'esprit de Dieu. 'Qui donc, parmi les hommes, sait ce qui concerne l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui concerne Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu'. » (1 Corinthiens 2:11). Pour lire directement le brouillon original et non édité de ce passage, il suffit de cliquer ici [http://www.whiteestate.org/vault/diary.asp] (en anglais). Voir également le document PDF « Les déclarations trinitaires d'Ellen White : qu'a-t-elle réellement écrit ? » [trinite.pdf]

L'âge de la terre

Ellen White croyait-elle que la terre était âgée d'environ 6 000 ans ?

Elle rejetait l'idée que « le monde ait existé depuis des dizaines de milliers d'années ». Elle acceptait le récit biblique de la création en sept jours littéraux de 24 heures, croyait que le monde n'avait « qu'environ six mille ans » (The spirit of prophecy, volume 1, page 87). Bien que Mme White ait affirmé avoir vu en vision que la semaine de la création consistait en sept jours littéraux (idem, page 85), elle n'a pas prétendu avoir reçu de révélation spéciale sur l'âge spécifique de la terre.

La « théorie du septième millénaire » et la prévision de dates

Est-ce qu'Ellen White a enseigné que Jésus reviendrait au début du septième millénaire ?

Elle croyait que l'âge de la terre était d'environ six mille ans (voir la question ci-dessus, « l'âge de la terre »). Elle s'attendait aussi à voir Jésus revenir à son époque. C'est ainsi, lorsqu'elle décrivait des événements à venir en lien avec la fin des temps, qu'elle pouvait écrire que le règne désastreux de Satan durait six mille ans (voir La tragédie des siècles, page 731). Nulle part dans ses écrits, cependant, Mme White n'a fait référence à un calendrier divin de sept millénaires correspondant à la semaine de la création. Elle s'opposait constamment à toute tentative de calculer la date, jour ou année, du retour du Christ. Elle écrit : « J'ai été avertie encore et encore sur le fait de prédire des dates. Il n'y aura plus jamais de message pour le peuple de Dieu qui soit basé sur le temps. » – Selected messages, volume 1, page 188. Dans la Review and herald du 12 septembre 1893, elle écrit également : « Toute personne qui commence à proclamer un message annonçant l'heure, le jour ou l'année de l'apparition du Christ, se charge d'un fardeau et proclame un message que le Seigneur ne lui a jamais donné. »

Le White Estate

Qu'est-ce que le White Estate ?

  • Son origine
  • Son organisation
  • Son lien avec la Conférence Générale
  • Le travail du White Estate
  • Bureaux et Centres de Recherche
  • Usage des manuscrits de Mme White
  • Membres du Comité
  • Comment contacter le Centre de Recherche Ellen White

[Adapté de la deuxième version révisée de The Seventh-Day Adventist Encyclopedia, volume A-L, pages 503 à 506]

Le White Estate est une association créée selon les dernières volontés et le testament d'Ellen, qui voulait qu'elle agisse comme son représentant dans la préservation de ses écrits, dans la gestion de ses biens, « de mener les affaires », « de s'assurer de l'impression de nouvelles traductions », et « de l'impression de compilations tirées de mes manuscrits ». Son testament, datant du 9 février 1912 (imprimé en intégralité dans l'annexe Q du livre Ellen G. White and her critics de F. Nichol), donnait le nom de cinq dirigeants d'église devant servir comme membres du Comité de cette association : Arthur Daniells, président de la Conférence Générale ; Willie White, son fils ; Clarence Crisler, un secrétaire ; Charles Jones, directeur de la maison d'édition Pacific Press ; Francis Wilcox, rédacteur de la Review and herald. De ces cinq personnes, quatre étaient membres du Comité exécutif de la Conférence Générale.

Le membre du Comité était nommé à vie, à condition selon Ellen White que « si une place devenait vacante pour quelque raison que ce soit parmi les dits membres du Comité, ou leurs successeurs, qu'une majorité des membres survivant ou restant soit autorisée et chargée de remplir cette place vacante en nommant quelqu'un d'adéquat pour l'occuper ». Si cette disposition devait échouer, le Comité exécutif de la Conférence Générale serait en droit de nommer quelqu'un pour occuper cette place. Ce testament consacrait la majeure partie des revenus provenant des droits d'auteur sur ses livres, existants et potentiels, au travail du Comité. (Pour plus d'information, voir l'annexe B, « le règlement du patrimoine d'Ellen White », dans le volume 6 de la biographie d'Ellen White faite par A. White intitulé Ellen G. White : The Later Elmshaven Years).

A la mort d'Ellen White, le 16 juillet 1915, le Comité perpétuel se mit à travailler. Il a rapidement vendu les biens immobiliers de Mme White, qui consistait surtout en Elmshaven, sa maison près de St Helena en Californie. Puis il continua de s'occuper de ses propriétés littéraires. D'après les termes de son testament, ces responsabilités se divisaient en trois domaines :

  1. la possession de tous les droits d'auteur sur ses écrits, le soin et la promotion de ses livres en anglais ;
  2. la préparation des manuscrits et la promotion de traduction et de la publication de ses écrits, dans d'autres langues ;
  3. la garde des fichiers des manuscrits et d'autres documents, la sélection de questions des fichiers manuscrits d'Ellen White pour la publication. Aujourd'hui le Comité a une quatrième responsabilité, qui s'est développé naturellement au cours des ans, c'est-à-dire faire connaître Mme White et son oeuvre aux Adventistes du septième jour et à d'autres.

Son organisation

Le Comité d'origine

Quand celui-ci s'est organisé en 1915, A. Daniells en était le président. Le poste de secrétaire, que C. Crisel occupa un temps, fut pris en charge par Willie White, le seul membre du Comité qui se consacra à plein temps au travail de ce Comité. Il remplit son office jusqu'à sa mort en 1937. De 1915 à 1937, ce travail s'est poursuivi à Elmshaven dans un bâtiment loué avec une salle des coffres où étaient entreposés les écrits de Mme White.

Lors des dix-neuf années où ils ont travaillé ensemble, les membres d'origine, en plus de leurs tâches de routine, ont :

  1. publié dix compilations posthumes (pour une bibliographie annotée des livres de Mme White, aller sur « White, Ellen G., Writings of » et l'annexe D de Comprehensive index to the writings of Ellen G. White) ;
  2. élaboré le Comprehensive index to the writings of Ellen G. White (l'index détaillé des écrits d'Ellen White en anglais) de 865 pages, qui a été publié en 1926 ;
  3. reporté l'indexation approfondie des documents manuscrits de Mme White ;
  4. mis en place les fondements pour la continuité de nommer des membres du Comité à perpétuité, d'après les conseils des représentants du Comité de la Conférence Générale de 1933 et 1934.

Voici ce en quoi ont constitué les étapes pour s'assurer de la nomination à perpétuité :

a) En 1933, les membres du Comité, avec les autres membres de l'association, ont formé un nouveau type d'association d'après les lois californiennes pour « continuer à appliquer les dispositions issues des dernières volontés et du testament de la défunte Ellen White » ;

b) La Conférence Générale accepta de pourvoir au soutien financier du travail des membres du comité du White Estate sous la forme d'un budget annuel. En retour, les membres allouent tous les revenus des droits d'auteur provenant de la vente des livres d'Ellen White à la Conférence Générale ;

c) La décision a été prise de transférer le lieu et le travail des membres à un moment opportun à Washington, afin de les rapprocher du siège mondial de l'Église.

Période de transition

Lorsque trois des membres du comité d'origine sont décédés, un en 1935 et deux en 1936, leurs places laissées vacantes ont été occupées selon les dispositions de la volonté et des avenants de la nouvelle association de 1933. Le secrétaire à plein temps, Willie White, mourut le 1er septembre 1937, et fut remplacé par son fils Arthur, qui avait travaillé pendant neuf ans comme son secrétaire et pendant quatre ans comme le secrétaire adjoint du White Estate. Le travail accompli par le White Estate fut transféré à la Conférence Générale à Washington, en janvier 1938.

Organisation actuelle

Avec les exigences augmentant progressivement avec la croissance de l'Église et de nombreux personnes devant être représentés, en 1950 les membres du comité ont décidé de faire passer leur nombre de cinq à sept. En 1958, ils ont ajouté des amendements aux avenants de l'association pour avoir un comité de neuf membres, avec sept personnes étant des membres à vie et deux devant être élues pour une durée correspondant à celui du personnel élu de la Conférence Générale (au départ c'était quatre ans, mais aujourd'hui c'est cinq). En 1970 le Comité est passé à 11 membres, en 1980 à 13, et en 1985 à 15. Le nombre de membres à vie est actuellement de cinq. Lors des rencontres quinquennales, le Comité élit également le secrétaire et ses adjoints, de même que les membres de l'association, tel qu'il est marqué dans les avenants.

Ses rapports avec la Conférence Générale

Au fil des ans, une relation proche de travail s'est instaurée entre les membres du comité du White Estate et la Conférence Générale. La plupart des membres du Comité du White Estate sont également membres du Comité Exécutif de la Conférence Générale. Diverses questions, comme la promotion de la publication des écrits d'Ellen à l'international, la dotation de fonds pour aider à la publication des livres d'Ellen White dans des langues étrangères, et la planification générale de la promotion de l'Esprit de Prophétie, qui inclut la préparation de documents pour le sabbat annuel de l'Esprit de Prophétie, bien qu'il soit intimement lié au travail des membres du comité du White Estate, se situent au-delà de la sphère de leur responsabilité directe. Ces questions sont gérées par le Comité de la Conférence Générale à travers un sous-comité connu sous le nom de « Comité de l'Esprit de Prophétie ». Ce comité comprend plusieurs des membres du White Estate. Les devoirs de ce sous-comité et les relations de travail entre le comité de la Conférence Générale et le White Estate, sont actuellement mises en avant dans un accord commun adopté par le Comité de la Conférence Générale et les membres du comité du White Estate, le 10 octobre 1957. Il existe un entremêlement et parfois un chevauchement des responsabilités. Néanmoins, des relations de travail efficaces et chaleureuses perdurent entre ces deux organismes.

Le travail du White Estate

Travail de routine

Les membres du personnel rémunérés :

  1. préservent et maintiennent des documents sous la vigilance des membres du Comité du White Estate, ainsi que les index, de telle manière à ce qu'ils servent l'Église ;
  2. gèrent les droits d'auteur des oeuvres d'Ellen White ;
  3. dirigent les travaux de recherche dans ces oeuvres et dans les documents historiques affiliés dont on aurait besoin ;
  4. répondent aux questions qui pourraient être posées au White Estate dans des entretiens personnels et dans une correspondance mondiale ;
  5. rassemblent des documents pour des compilations des écrits d'Ellen White, s'il est permis par les membres ;
  6. encouragent, en accord avec le Comité de l'Esprit de Prophétie, la publication toujours croissante de ces écrits dans divers langues et à des moments donnés, font des sélections ou des résumés tels qu'ils l'ont été demandés et autorisés ;
  7. accomplissent leur devoir ecclésial, institutionnel, et visitent des champs missionnaires tels que les besoins et les meilleurs intérêts de l'oeuvre en mouvent de l'Église l'exigent ;
  8. dirigent des visites de lieux historiques d'intérêt pour notre dénomination, en particulier dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, aux Etats-Unis ;
  9. préparent des articles, des leçons de correspondance et des textes.

Des ouvrages de valeur particulière pour l'Église incluent le Comprehensive index to the writings of Ellen G. White (1962, 1992) en quatre volumes, les réimpressions fac-similés en six volumes des articles de Present truth et de la Review and herald ; les articles en quatre volumes d'Ellen White dans Signs of the times ; les articles d'Ellen White Youth's instructor (Messages à la jeunesse) ; les volumes de la Periodical ressource Collection ; la biographie en six volumes d'Ellen White par Arthur White et The Published Writings of Ellen G. White on Compact Disc (CD-ROM), un outil d'une valeur inestimable pour les utilisateurs de l'informatique.

Bureaux et Centres de Recherche

Le White Estate soutient trois centres de recherche aux Etats-Unis : à Andrews University (Berrien Springs dans le Michigan), à l'université de Loma Linda (en Californie) et à Oakwood College (à Huntsville, dans l'Alabama). Ces centres possèdent des fac-similés des documents d'Ellen White ainsi que d'autres textes historiques dans le bureau principal du siège de la Conférence Générale. Dès 1974, le White Estate a également permis l'établissement de centres de recherche Ellen White sur les campus de onze universités adventistes hors Amérique du nord, en Argentine, Australie, Angleterre, Inde, Corée, Russie, Afrique du Sud, France et au Brésil, Mexique, Nigéria, ainsi qu'aux Philippines.

Usage des manuscrits de Mme White

Lors des dernières années de sa vie, Ellen White a souvent fait appel à son seul fichier manuscrit de 50 000 pages dans la préparation d'ouvrages publiés. Les membres du comité du White Estate continuent de faire appel à celui-ci pour les compilations réalisées depuis sa mort. Ces manuscrits constituent un document de base inestimable de notes historiques et de conseils pour l'Église. Les droits d'auteur de ces manuscrits reposent uniquement dans les mains des membres du comité du White Estate.

Tandis que tous les écrits d'Ellen White étaient disponibles pour de la recherche, les lettres non-publiées, les manuscrits et d'autres documents dans les fichiers Ellen White ne constituent pas une archive publique. La nature sacrée de ces fichiers en général et la nature confidentielle de beaucoup de ces messages exigent qu'on en prenne soin et qu'on les utilise de manière responsable. Même des manuscrits dont la valeur primaire est historique dans sa nature ne doivent pas être utilisés d'une manière uniquement séculaire. « Les choses spirituelles se discernent spirituellement » (The desire of ages, page 55 ; voir également 1 Corinthiens 2:14). C'est pour cette raison que pendant les premières décennies après la mort de Mme White, on a mis en place une politique précautionneuse de l'usage et de la mise à disposition des documents non-publiés, au point où on en est venu à la publication de 21 volumes de ce qu'on appelle Manuscript releases. Plus récemment, on a modifié la politique restrictive mise en place auparavant afin de s'adapter aux besoins d'une recherche croissante.

Membres du Comité

Les deux membres en chef du Comité sont le président et le secrétaire. Le président du Comité est également président de l'association. Le secrétaire sert non seulement en tant que secrétaire du Comité mais également en tant que secrétaire exécutif de l'organisation. Il est responsable du fonctionnement quotidien du bureau ainsi que du personnel. Le White Estate est né en 1915, lorsque les termes du testament de Mme White se sont appliqués, et comprend 10 chaires et six secrétaires.

Chaires : A. Daniells 1915-1935 ; J. Fulton 1935-1936 ; J. Shaw 1936-1937 ; F. Wilcox 1938-1944 ; M. Kern 1944-1951 ; D. Rebok 1952 ; A. Olson 1952-1963 ; F. Nichol 1963-1966 ; W. Bradley 1966-1980 ; Kenneth Wood 1980 - .

Secrétaires : William White 1915-1937 ; Arthur White 1937-1978 ; Robert Olson 1978-1990 ; Paul Gordon 1990-1995 ; Juan Carlos Viera 1995-2000 ; James Nix 2000- .

Comment contacter les Centres de Recherche Ellen White

Centres de Recherche Ellen White