La musique - Son rôle, ses qualités, et son influence tels qu'ils sont mis en avant dans les écrits d'Ellen White

Une compilation d'éléments rassemblés en vue de l'étude du groupe de travail de 1972 sur la philosophie de la musique. Copyright Ellen G. White Estate, Silver Spring, Maryland. 1972 (Recomposé en juin 2003)

  1. Le rôle de la musique
  2. Le bon usage de la musique dans l'expérience d'Israël
  3. Qualités souhaitables
  4. Qualités non souhaitables
  5. La musique religieuse devient un piège de Satan
  6. L'attrait de la musique mondaine
  7. Musique séculaire
  8. Les artistes musicaux
  9. Témoignage adressé à un chef de chœur susceptible

Un mot du compilateur

Dans la perspective de la prochaine étude sur la musique du groupe de travail, on a demandé au White Estate de compiler des écrits d'Ellen White qui auraient un rapport avec la question qui sera considérée par le Comité. Pour ce faire, on a tiré des extraits à la fois de sources publiées et non publiées. C'est principalement en raisonnant en termes de conseils énonçant des principes, puis en appliquant ces principes, que l'on peut voir que les conseils d'Ellen White ont un rapport direct avec certains des problèmes qui sont devant nous.

Notre but n'est pas, dans ce document, de tenter de faire une présentation générale sur la musique ni une présentation exhaustive. Il est tout à fait vraisemblable que l'un ou l'autre des membres du comité ait pu oublier certaines déclarations de choix dans la présente étude.

Cependant, nous croyons que, dans les déclarations qui suivent, des principes de base sont présentés qui peuvent être pris en considération et appliqués dans notre réalité d'aujourd'hui. Ils résument le rôle et les qualités de la musique, son impact pour le bien ou le mal, l'usage efficace de la musique dans les services d'église ainsi que des conseils qui peuvent être intéressants pour ceux qui arrangent la musique ou la conduisent.

Dans l'expérience qui a eu lieu en Indiana en 1900 et 1901 au sein de ce que l'on appelle communément le mouvement de la chair sanctifiée (Messages choisis, volume 2, pages 35 à 45), la musique tenait une place importante. Nous disposons de descriptions de témoins oculaires sur ce qui s'y passait. Nous avons les conseils d'Ellen White basés à la fois sur une vision reçue en janvier 1900 en Australie, au tout début du mouvement de la chair sanctifiée, ainsi que sur des récits qui lui sont parvenus de frère Haskell et de son épouse sept mois après la vision.

À partir de cette combinaison de données, nous pouvons tirer certains principes qui nous donnent une marche à suivre pour aujourd'hui.

Ainsi, ces données sont soumises au public sans ambition de rendre cette compilation exhaustive, mais dans une tentative de résumer des déclarations qui auraient un rapport avec l'étude de ce comité.

A.L. White, secrétaire
Ellen G. White Estate
Washington, D.C.
30 juin 1972

1. Le rôle de la musique

Le pouvoir du chant

« L'histoire des hymnes de la Bible est pleine d'indications qui nous permettent de comprendre l'utilité et les bienfaits de la musique et du chant. La musique est souvent dénaturée, mise au service du mal, et devient ainsi un des moyens de tentation les plus séduisants. Mais bien employée, elle est un don précieux de Dieu, destiné à élever les esprits et les âmes à de nobles pensées.

Les enfants d'Israël cheminant à travers le désert s'encourageaient par des chants sacrés ; Dieu nous invite à adoucir de la même façon notre pèlerinage terrestre. Il y a peu de moyens plus efficaces pour retenir les paroles divines que de les répéter en chantant. De tels chants possèdent des pouvoirs merveilleux ; ils peuvent apaiser les tempéraments violents et frustes, affiner la pensée, éveiller la sympathie, favoriser l'action communautaire, et chasser la tristesse et les pressentiments débilitants et destructeurs.

C'est un des moyens les plus efficaces pour imprimer dans les cœurs les vérités divines. Bien souvent l'être angoissé, au bord du désespoir, entendra revenir à sa mémoire quelque parole de Dieu – un chant d'enfant depuis longtemps oublié – et les tentations perdront de leur pouvoir, la vie prendra un sens nouveau, une direction nouvelle, le courage et la joie reviendront et rejailliront sur d'autres âmes.

Il ne faudrait jamais perdre de vue que le chant est un précieux moyen d'éducation. Ces hymnes purs et doux, chantons-les chez nous, et la bonne humeur, l'espoir, la joie remplaceront les paroles de blâme. Chantons-les à l'école, et les élèves se sentiront plus près de Dieu, de leurs maîtres, plus près les uns des autres.

Lors du culte, le chant est un acte d'adoration, tout autant que la prière. D'ailleurs, nombre de chants sont des prières. » – Éducation, pages 190 et 191.

Une arme contre le découragement

« Si on louait beaucoup plus le Seigneur et s'il y avait moins de jérémiades, on remporterait davantage de victoires. » – Lettre 53, 1896 (Evangelism, page 499 ; Évangéliser, page 449).

« Nos louanges et notre gratitude devraient s'exprimer par des cantiques. Lorsque nous sommes tentés, au lieu de donner libre cours à nos sentiments, chantons les louanges de Dieu.

« Le chant est une arme dont on peut toujours se servir contre le découragement. En ouvrant ainsi nos cœurs à la lumière qu'apporte la présence du Sauveur, nous pourrons jouir de la santé et de la bénédiction divine. » – Ministry of healing, page 254 (Le ministère de la guérison, page 218 [publié en 1905]).

Pour imprimer les vérités spirituelles

« Le chant est l'un des moyens les plus efficaces pour imprimer dans les cœurs les vérités spirituelles. Souvent grâce aux paroles de chants sacrés, on a pu faire jaillir les sources de la pénitence et de la foi. » – Review and herald, 6 juin 1912.

Un moyen de conserver l'expérience chrétienne

« Matin et soir, réunissez vos enfants pour le culte de famille au cours duquel vous lirez la Parole de Dieu et chanterez ses louanges. Enseignez-leur à mémoriser la loi de Dieu. A propos des commandements, les Israélites avaient reçu les instructions suivantes : "Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." [Deutéronome 6 :7] C'est pourquoi Moïse prescrivit aux Israélites de mettre en musique les paroles de la loi.

S'il était important pour Moïse de composer un cantique sur le thème des commandements, afin qu'au cours de la traversée du désert les enfants pussent apprendre à chanter la loi verset après verset, combien il est vital aujourd'hui d'inculquer à nos enfants la Parole de Dieu ! Coopérons avec le Seigneur pour enseigner à nos enfants à garder scrupuleusement les commandements. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de la musique dans nos foyers, et que Dieu puisse venir y habiter. » – Review and herald, 8 septembre 1904 (Evangelism, page 499 ; Évangéliser, pages 449 et 450).

Pour rendre le travail agréable

« Rendez votre travail quotidien agréable grâce à des chants de louange. » – Child guidance, page 148.

Pour repousser l'ennemi

« J'ai vu que nous devons nous redresser chaque jour et garder l'avantage sur les puissances des ténèbres. Notre Dieu est puissant. J'ai vu que chanter à la gloire de Dieu repousse souvent l'ennemi, et que louer Dieu le ferait battre en retraite et nous donnerait la victoire. » – Lettre 5, 1850.

Les chants ont aidé Jésus à résister à l'ennemi

« Quand le Christ était enfant comme les enfants que nous connaissons aujourd'hui, il fut tenté de pécher, mais il ne succomba pas à la tentation. Lorsqu'il grandit, il fut tenté, mais les cantiques que sa mère lui avait appris lui revenaient à l'esprit, et il élevait la voix en accents de louange. Avant même de s'en rendre compte, ses camarades se mettaient à chanter avec lui. Dieu veut que nous utilisions toutes les facultés que le ciel met à notre disposition pour que nous résistions à l'ennemi. » – Manuscrit 65, 1901 (Evangelism, page 498 ; Évangéliser, page 498).

Communiquer la joie des cieux

« Les premières heures du matin le trouvaient souvent dans un lieu écarté, méditant, sondant les Ecritures ou priant. Il saluait la lumière du matin par ses chants. Par ses hymnes d'action de grâces, il égayait ses heures de labeur et apportait la joie des cieux à ceux qui étaient épuisés et découragés par leurs durs labeurs. » – Ministry of healing page 52 (Le ministère de la guérison, page 41 [1905]).

Il chantait des chants de louange

« Il lui arrivait souvent d'exprimer la joie de son cœur par le chant de psaumes et de célestes cantiques. Les habitants de Nazareth l'entendaient exprimer des louanges et des remerciements à Dieu. Il se tenait par le chant en communion avec le ciel ; et lorsque ses camarades éprouvaient la fatigue du travail, de douces mélodies sortant de ses lèvres venaient les réconforter. Ses louanges semblaient bannir les mauvais anges, et parfumer comme un encens le lieu où il était. L'esprit de ses auditeurs s'envolait de ce terrestre exil vers la patrie céleste. » – The desire of ages, pages 73 et 74 (Jésus-Christ, page 57).

2. Le bon usage de la musique dans l'expérience d'Israël.

Les chants imprimaient des leçons dans l'esprit

« Tandis que le peuple cheminait dans le désert, le chant contribua à imprimer dans l'esprit de chacun de nombreuses et précieuses leçons. Lorsqu'elle avait été délivrée de l'armée de Pharaon, la foule d'Israël avait uni ses voix en un chant de triomphe. Bien loin dans le désert, et jusqu'à la mer avait résonné le joyeux refrain, les montagnes avaient retenti de louanges : "Chantez à l'Éternel, car il a montré sa souveraineté." (Exode 15 :21) Et pendant le voyage, ce chant était souvent repris, pour réjouir les cœurs et vivifier la foi des pèlerins. Les commandements donnés au Sinaï, qui contenaient les promesses de la grâce de Dieu et rappelaient tout ce qu'il avait fait pour délivrer son peuple, étaient, à la demande divine, chantés, avec accompagnement d'instruments ; ainsi les enfants d'Israël allaient, au rythme de leurs voix unies pour louer Dieu.

Alors leurs pensées se détachaient des soucis et des difficultés du chemin, leur esprit agité, impatient, s'apaisait ; les principes de vérité s'ancraient dans leur mémoire et leur foi se fortifiait. Chanter ensemble leur apprenait à agir en ordre et en harmonie, et chacun se rapprochait par là du Seigneur et des autres. » – Éducation, page 45.

Dans les écoles de prophètes : une partie du programme

A l'école comme à la maison, l'enseignement était essentiellement oral ; mais les jeunes apprenaient aussi à lire les textes hébreux, et les rouleaux de parchemin de l'Ancien Testament étaient à leur disposition. Les principaux sujets d'étude de ces écoles étaient la loi de Dieu, avec l'enseignement dispensé à Moïse, l'histoire sainte, la musique sacrée et la poésie. » – Éducation, page 55.

Ce que la musique accomplissait

« Des maîtres qualifiés et sanctifiés tiraient du trésor de la vérité divine des choses nouvelles et des choses anciennes, et l'Esprit de Dieu s'y manifestait par des prophéties et des hymnes sacrés.

La musique devait élever les pensées vers les choses nobles et pures, et éveiller dans l'âme des sentiments d'amour et de reconnaissance envers Dieu. Quel contraste entre cette ancienne coutume et les usages auxquels, aujourd'hui, on fait trop souvent servir l'art musical ! Que de personnes emploient ce don, non pour glorifier Dieu, mais pour se faire admirer ! L'amour de la musique entraîne les imprudents à s'unir aux mondains dans des lieux de plaisir que Dieu a défendus à ses enfants. Il en résulte que ce don même, qui serait un grand bienfait s'il était bien employé, devient entre les mains de Satan un des plus puissants attraits pour éloigner des réalités éternelles.

La musique fait partie du culte rendu à Dieu dans les cours célestes. Aussi devons-nous, dans nos cantiques de louanges, nous rapprocher le plus possible des chœurs angéliques. La culture de la voix est une partie importante de l'éducation et ne devrait pas être négligée. Dans les services religieux, tout autant que la prière, le chant est un acte de culte. Mais pour donner à un cantique l'expression voulue, il faut que le cœur s'y associe. » – Patriarches et prophètes, page 583.

Se souvenir des expériences passées

« Le voyage à Jérusalem, à la façon simple des patriarches, dans la grâce du printemps, l'éclat de l'été, ou la plénitude de l'automne, avait un charme immense. Chargés de dons de remerciements, ils allaient, l'homme aux cheveux blancs et le jeune enfant, rencontrer Dieu dans sa sainte demeure. En chemin, on racontait une fois encore aux enfants les expériences passées, les histoires que tous aimaient tant, les vieillards aussi bien que les jeunes. On chantait les cantiques qui avaient adouci la longue marche dans le désert. On chantait les commandements de Dieu, qui se gravaient ainsi pour toujours dans la mémoire de nombreux enfants, de nombreux jeunes gens, sous l'influence bénie de la nature, dans ce climat d'amitié. » – Éducation, page 48.

3. Qualités souhaitables

Des intonations claires – une prononciation distincte

« Aucune parole ne saurait exprimer comme il se doit la grande bénédiction qui est attachée à un culte authentique. Quand des êtres humains chantent avec l'Esprit et avec leur intelligence, des musiciens célestes se joignent aux accords et s'unissent aux chants d'action de grâces. Celui qui a répandu sur nous tous les dons qui nous qualifient pour travailler avec Dieu, s'attend à ce que ses serviteurs cultivent leurs voix, de sorte qu'ils puissent parler et chanter de façon intelligible. Il n'est pas nécessaire de chanter fort, mais d'avoir une intonation claire, une prononciation et une élocution distinctes. Prenons tous le temps de cultiver notre voix, afin que la louange divine soit chantée avec des sonorités claires et douces, et non avec des voix rauques et criardes qui heurtent l'oreille. Savoir chanter est un don de Dieu ; que ce don soit employé pour sa gloire. » – Testimonies, volume 9, page 143, 144 [1909] (voir également Évangéliser, page 454).

Pour un chant de qualité

« La musique peut exercer une grande influence pour le bien ; cependant, nous ne tirons pas le meilleur parti de cette forme d'adoration. Le chant vient généralement d'une impulsion ou pour répondre à des circonstances particulières ; parfois aussi, ceux qui chantent le font selon leur fantaisie, si bien que la musique perd l'effet désiré sur l'esprit des personnes présentes. La musique doit être belle, émouvante et puissante. Que les voix s'élèvent en chants de louange et de prière. Si possible, faites appel au concours d'instruments de musique, et que de glorieuses harmonies montent vers Dieu comme une offrande acceptable.

Mais il est parfois plus difficile de discipliner les chanteurs pour qu'ils soient en harmonie que d'améliorer les habitudes en matière de prière et d'exhortation. Nombreux sont ceux qui veulent faire les choses à leur idée ; ils refusent les conseils et regimbent contre ceux qui dirigent. Des plans bien élaborés sont nécessaires dans le service de Dieu. Quand il s'agit du culte rendu au Seigneur, le bon sens est une chose excellente. » – Gospel workers, page 325 [1892] (Evangelism, page 505 ; Évangéliser, page 454).

Émotion bien dirigée

« Il y a quelque chose de profondément émouvant et de mélodieux dans la voix humaine ; si celui qui s'initie à cet art fait des efforts persévérants, il acquerra des habitudes pour la parole et pour le chant qui seront pour lui un puissant moyen de gagner des âmes à Jésus-Christ. » – Manuscrit 22, 1886 (Evangelism, page 504 ; Évangéliser, page 504).

Des qualités élevées plutôt que le volume

« Le chant peut être sérieusement amélioré. Certains s'imaginent que plus ils chantent fort, plus ils font de la musique ! Mais il ne faut pas confondre la musique avec le bruit. Un chant convenable est semblable à celui des oiseaux ; il est contrôlé et mélodieux.

Dans certaines de nos églises, j'ai entendu des solos qui étaient parfaitement déplacés pour un service religieux dans la maison du Seigneur. Les notes prolongées et le style particulier aux chants d'opéra ne plaisent pas aux anges. Au contraire, les chants de louange exprimés simplement et sur un ton naturel les charment. Les chants où chaque mot est articulé distinctement, sur des notes justes, sont ceux auxquels ils se joignent pour chanter. Ils entonnent le refrain lorsqu'il est chanté du fond du cœur, avec l'esprit et l'intelligence. » – Manuscrit 91, 1903 (Evangelism, page 510 ; Évangéliser, page 459).

Avec solennité et révérence

Un chant mélodieux, qui s'élève de nombreux cœurs de façon claire et distincte, est l'un des instruments de Dieu pour l'œuvre de salut des âmes. Le service entier devrait être conduit avec solennité et révérence, comme dans la présence visible du Maître des assemblées. Testimonies for the Church, volume 5, page 493.

De façon mélodieuse et avec une bonne diction

« Je suis heureuse qu'un élément musical ait été introduit dans l'école de Healdsburg. Dans chaque école, on a grand besoin d'une éducation au chant. On devrait témoigner un plus grand intérêt pour la culture de la voix que ce n'est le cas habituellement. Les élèves qui ont appris de doux chants évangéliques de façon mélodieuse et avec une bonne diction peuvent faire beaucoup de bien comme chanteurs évangélistes. Ils trouveront beaucoup d'occasions d'employer le talent que Dieu leur a donné, faisant pénétrer leurs chants et un rayon de soleil dans bien des endroits désolés, obscurcis par le péché, le chagrin et l'affliction, car ces évangélistes chantent pour ceux qui ont rarement le privilège d'aller à l'église.

Etudiants, allez dans les chemins et le long des haies. Efforcez-vous d'atteindre les classes élevées aussi bien que les classes modestes. Pénétrez chez les riches comme chez les pauvres, et, si vous en avez l'occasion, demandez : "Voulez-vous que nous chantions ? Nous serions heureux de vous interpréter quelques chants." Puis, quand les cœurs ont été touchés, vous pourrez peut-être prononcer une brève prière pour demander la bénédiction de Dieu. Rares sont ceux qui refuseront votre proposition.

Un tel ministère constitue une œuvre missionnaire authentique. Dieu désire que chacun de nous se convertisse et apprenne à s'engager véritablement dans l'effort missionnaire. Il nous bénira dans ce service envers les autres, et nous verrons son salut. » – Review and herald, 27 août 1903 (on en retrouve des extraits dans Evangéliser, pages 451 à 453).

L'un des talents confiés par Dieu

« La voix humaine utilisée pour le chant est un des talents que Dieu nous a accordés pour qu'ils soient employés pour sa gloire. L'ennemi de toute justice tire largement avantage de ce talent pour arriver à ses fins. Ainsi, ce qui est un don de Dieu destiné au bien des âmes est dénaturé, détourné de son but, et contribue à réaliser les objectifs de Satan. Lorsqu'il est consacré au Seigneur pour servir sa cause, le talent du chant est une bénédiction. » – Lettre 62, 1893 (Evangelism, page 498 ; Évangéliser, page 448).

Le chœur et le chant de la congrégation

« Lors des réunions, qu'un certain nombre de personnes soient choisies pour prendre part au programme de chant, et que celui-ci soit accompagné par des musiciens jouant de leur instrument avec compétence. Nous ne devrions pas nous opposer à l'usage d'instruments de musique dans notre œuvre. Mais cette partie du culte devrait être conduite avec soin, car c'est une louange à Dieu par le chant.

Les cantiques ne doivent pas être exécutés seulement par quelques-uns. Aussi souvent que possible, que la congrégation tout entière y prenne part. » – Testimonies for the Church, volume 9, page 144 [1909] (Évangéliser, page 456).

Le moment de louange

« Le chant ne devrait pas être exécuté par quelques-uns seulement. Tous ceux qui y sont présents devraient être encouragés à y participer. » – Lettre 157, 1902 (Evangelism, page 507 ; Évangéliser, page 457).

Promouvoir les instruments de musique

« Mettons à contribution le talent du chant dans l'œuvre du Seigneur. L'utilisation des instruments de musique n'est nullement répréhensible. Dans les temps anciens, on en faisait usage lors des services religieux ; les adorateurs louaient Dieu avec les harpes et les cymbales. La musique devrait donc trouver sa place dans nos offices religieux, elle en augmenterait l'intérêt. » – Lettre 132, 1898 (Evangelism, pages 500 et 501 ; Évangéliser, page 450).

Musique instrumentale à la Conférence Générale de 1905

« Je suis heureuse d'entendre les instruments de musique que vous avez ici. Cela correspond au désir de Dieu. Il veut que nous le glorifiions avec notre cœur, notre âme et notre voix, pour exalter son nom devant le monde. » – Review and herald, 15 juin 1905 (Evangelism, page 503 ; Évangéliser, page 453).

4. Qualités non souhaitables

Les paroles sacrées des hymnes de louanges hurlées

« La musique fait partie intégrante de l'adoration de Dieu dans les cours célestes. Dans nos hymnes de louange, nous devrions chercher à imiter autant que possible l'harmonie des chœurs célestes. J'ai souvent été peinée d'entendre des voix non cultivées hurler littéralement les paroles sacrées d'un cantique de louange lorsqu'elles atteignaient la note la plus élevée. Combien ces voix aiguës et grinçantes sont impropres à l'adoration solennelle et joyeuse du Très-Haut ! Dans de tels cas, j'ai envie de me boucher les oreilles, ou de fuir ce lieu, et je me réjouis quand la pénible "prestation" est terminée.

Ceux qui participent au culte divin par leurs chants devraient choisir des hymnes dont la musique convient au service sacré ; non pas des airs funèbres, mais des mélodies joyeuses tout en restant solennelles. La voix devrait être modulée, douce et bien contrôlée. » – Signs of the times, 22 juin 1882 (Evangelism, pages 507 et 508 ; Évangéliser, page 456).

Pas de jargon ni de dissonance

« Il m'a été montré que tous devraient chanter sous l'influence de l'Esprit et avec intelligence. Dieu ne se plaît pas au jargon et aux dissonances. C'est dans la mesure où nos chants seront justes et harmonieux que Dieu sera glorifié, que l'Eglise sera bénie et que les étrangers seront le plus impressionnés. » – Testimonies for the Church, volume 1, page 146 (Témoignages pour l'Eglise, volume 1, page 48 [1857]).

Chanter avec l'esprit et avec intelligence

« S'il est possible de l'éviter, ne demandez pas le concours de musiciens profanes. Rassemblez des chanteurs qui chanteront avec l'esprit et avec l'intelligence. Le spectaculaire que vous recherchez parfois entraîne des dépenses superflues qu'on ne devrait pas demander aux frères de supporter. Par ailleurs, au bout d'un certain temps vous vous apercevrez que les incroyants ne seront plus disposés à donner de l'argent pour payer ces dépenses. » – Lettre 51, 1902 (Evangelism, page 509 ; Évangéliser, page 458).

5. La musique religieuse devient un piège de Satan

A. La musique du camp meeting de l'Indiana en 1900 décrite par des témoins oculaires

Son impact presque écrasant

Le mouvement [de la chair sanctifiée] qui se développe ici s'accompagne d'une grande puissance. Elle pourrait presque amener dans son champ n'importe qui, qui soit un peu consciencieux, qui veuille bien s'asseoir et écouter avec le plus petit degré d'approbation, à cause de la musique qui est jouée durant la cérémonie. Ils ont là un orgue, une contrebasse, trois violons, deux flûtes, trois tambourins, trois cors, et une grosse caisse, ainsi que peut-être d'autres instruments que je n'ai pas remarqués. Ils sont aussi entraînés dans leur domaine musical que n'importe quel chœur de l'Armée du Salut que vous ayez jamais entendu. En fait, leur effort de réveil est purement et simplement une copie parfaite de la méthode de l'Armée du Salut, et quand ils jouent une note haute, on n'entend pas un mot de la congrégation dans leur chant, et l'on n'entend rien à part des hurlements de la part de ceux qui sont à moitié fous. Après un appel à s'avancer pour prier, quelques-uns des dirigeants s'avançaient toujours, pour guider les autres, et alors ils se mettaient à jouer de leurs instruments, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus s'entendre penser. Et sous l'excitation de cette tension extrême, ils arrivent à faire s'avancer une importante proportion de la congrégation encore et toujours. – Récit de S. N. Haskell à E. G. White, 25 septembre 1900.

Mélodies dansantes et paroles sacrées

Nous avons une grosse caisse, deux tambourins, une contrebasse, deux petits violons, une flûte, ainsi qu'un orgue et quelques voix. Ils utilisent "Garden of Spices" (Jardin d'épices) comme recueil de chants et ils jouent des mélodies dansantes sur les paroles sacrées. Ils n'ont jamais utilisé nos propres recueils de chants, sauf lorsque les frères Breed ou Haskell prennent la parole, alors ils commencent et terminent par un hymne tiré de notre recueil, mais tous les autres chants viennent de l'autre recueil. Ils crient des "Amen" et des "Gloire à Dieu", tout comme lors d'un service de l'Armée du Salut. C'est pénible pour l'âme. Les doctrines prêchées correspondent à tout le reste. Les pauvres brebis sont véritablement dans la confusion. – Récit de Mrs. S. N. Haskell à Sara McEnterfer, 12 septembre 1900.

Chants animés et hystérie provoquée

J'ai assisté au camp meeting de septembre 1900, qui se tenait à Muncie, et où j'ai vu de mes yeux l'excitation et les activités fanatiques de ces gens. Il y avait de nombreux groupes de personnes dispersés dans tout le camp qui discutaient, et lorsque ces fanatiques conduisaient le service sous la tente principale, ils utilisaient des instruments tels que les trompettes, les flûtes, les instruments à cordes, les tambourins, un orgue et une grosse caisse jusqu'à se mettre dans un état d'énervement sans pareil. Ils criaient et chantaient leurs chants animés avec l'aide d'instruments de musique jusqu'à en devenir littéralement hystériques. A de nombreuses reprises, j'ai pu les voir, après ces réunions matinales, alors qu'ils s'approchaient de la tente pour déjeuner, tremblants comme frappés de paralysie. – Récit de Burton Wade à A. L. White, 12 janvier 1962.

B. Ellen White commente la musique jouée au camp meeting de l'Indiana en 1900

Un bruit infernal qui trouble les sens

« Les choses que vous avez décrites comme se passant dans l'Indiana sont justement celles que le Seigneur m'a montrées et qui doivent se produire avant l'expiration du temps de grâce. Toutes sortes d'imprudences seront commises. Il y aura des clameurs, avec tambour, musique et danses. Des êtres raisonnables en auront les sens si confus qu'ils seront incapables de prendre de bonnes décisions. Et c'est cela qu'on attribue à l'action du Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit ne se manifeste jamais par de telles méthodes, dans un bruit infernal. Il y a là une invention de Satan visant par des moyens ingénieux à neutraliser les vérités pures, authentiques, ennoblissantes et sanctifiantes, destinées à notre temps. Mieux vaudrait se passer de musique dans nos cultes d'adoration que d'employer des instruments de musique comme il m'a été montré en janvier que cela aura lieu dans nos congrès. La vérité pour ce temps-ci n'a pas besoin de choses semblables pour convertir les âmes. Un bruit d'asile d'aliénés choque les sens et pervertit ce qui, bien employé, serait de nature bienfaisante. Les pouvoirs sataniques produisent un carnaval de tapage et de bruit, et c'est cela qu'on voudrait appeler l'opération du Saint-Esprit. […] Aucun encouragement ne devrait être donné à de tels cultes. Une influence toute semblable s'est fait sentir après l'expiration du temps en 1844. Les mêmes exhibitions ont eu lieu. Des hommes excités s'imaginaient être mus par la puissance divine. » – Lettre 132, 1900, à S.N. Haskell (publiée dans Selected messages, volume 2, pages 36 et 37 ; Messages choisis, volume 2, pages 41 et 42).

De la musique qui aurait été acceptable si elle avait été "bien dirigée" est devenue un piège de Satan

« Le Saint-Esprit n'a rien de commun avec la confusion de bruit et la multitude de sons qui ont défilé devant moi en janvier. Satan opère par le vacarme et la confusion produits par une telle musique, alors que la musique, bien dirigée, serait à la louange et à la gloire de Dieu. L'effet produit ressemble à la morsure venimeuse d'un serpent.

Les choses qui ont marqué le passé vont se retrouver dans l'avenir. Satan se servira de la musique comme d'un piège par la manière dont elle sera dirigée. Dieu demande à son peuple, qui a devant lui la lumière émanant de la Parole et des témoignages, de lire, de réfléchir et de prendre garde. Des instructions claires et bien définies ont été données pour que personne ne s'y trompe. Le désir intense d'inventer quelque chose de nouveau a pour résultat d'étranges doctrines, et contribue à détruire l'influence de ceux qui pourraient être une puissance bienfaisante s'ils retenaient fermement jusqu'à la fin la confiance en la vérité que le Seigneur leur a donnée. » – Lettre 132, 1900, à S.N. Haskell (publiée dans Selected messages, volume 2, pages 37 et 38 ; Messages choisis, volume 2, pages 42 et 43). (C'est nous qui soulignons.)

« Ces gens [en Indiana] sont partis à la dérive à cause des supercheries du spiritisme. » – Evangelism, page 595 (Évangéliser, page 533).

Le bruit n'est pas une preuve de sanctification

« Le Seigneur m'a montré que ce mouvement de l'Indiana est de même nature que ceux qui se sont produits par le passé. Dans vos réunions religieuses il y a eu des exercices semblables à ceux que j'avais vus dans des mouvements antérieurs. […] Il y avait de l'excitation, du bruit et de la confusion. On ne pouvait savoir ce qui était joué sur la flûte ou la harpe. Certains paraissaient en transe et tombaient sur le sol. D'autres sautaient, dansaient, criaient. […]

La manière dont les réunions ont été conduites en Indiana, avec du bruit et de la confusion, n'est pas faite pour les recommander aux yeux de personnes réfléchies et intelligentes. Rien dans ces démonstrations n'est de nature à convaincre le monde que nous avons la vérité. Le bruit et les clameurs ne suffisent pas à prouver la sanctification ou à attester la descente du Saint-Esprit. Vos démonstrations sauvages n'ont d'autre effet que d'inspirer de l'aversion aux incroyants. Moins il y aura de telles démonstrations, le mieux ce sera pour ceux qui les produisent et pour ceux qui y assistent. […]

De tels mouvements se multiplieront en ce temps-ci, alors que l'œuvre du Seigneur devrait rester noble, pure, sans mélange impur de superstitions et de fables. Soyons sur nos gardes, demeurons en étroite communion avec le Christ pour éviter les artifices de Satan.

Le Seigneur désire qu'il y ait dans son service de l'ordre et de la discipline, et non de l'excitation et de la confusion. Nous ne sommes pas à même de décrire maintenant les scènes qui doivent se dérouler dans le monde à l'avenir ; nous savons cependant une chose : c'est le moment de veiller et de prier, car le grand jour du Seigneur approche. Satan rallie ses forces. Restons réfléchis et tranquilles, contemplant les vérités révélées. L'excitation ne favorise pas la croissance en grâce, la vraie pureté et la sanctification de l'esprit. […]

Dieu invite son peuple à marcher sobrement et d'une manière conséquente. Il faut s'abstenir avec soin de présenter sous un faux jour et de déshonorer les saintes doctrines de la vérité par des exhibitions étranges qui engendrent confusion et tumulte. Ces choses font croire aux incroyants que les Adventistes du septième jour sont un tas de fanatiques. Il en résulte un préjugé qui empêche les âmes de recevoir le message pour notre temps. Quand les croyants parlent selon la vérité telle qu'elle est en Jésus, ils manifestent un calme saint et sensé, non une tempête de confusion. » – General Conference Bulletin, 23 avril 1901 ; publié dans Selected messages, volume 2, pages 33 à 36 (Messages choisis, volume 2, pages 38 à 41).

6. L'attrait de la musique mondaine

Pas de danse frivole ou de chant désinvolte dans les écoles de prophètes

« L'art de la mélodie sacrée était cultivé avec diligence. [Dans les écoles de prophètes] on n'entendait pas de danse frivole, ni de chant désinvolte qui exaltait l'homme et détournait l'attention de Dieu, mais des psaumes de louanges au Créateur, solennels et sacrés, exaltant son nom et racontant ses œuvres merveilleuses. » – Fundamentals of christian education, page 97.

Quand Satan prend la direction des événements

« Mais il y a eu des réunions sociales d'un caractère totalement différent, des parties de plaisir qui ont été une disgrâce pour nos institutions et pour l'Eglise. Elles encouragent l'orgueil vestimentaire, la fierté de paraître, la gratification de soi, l'hilarité et la superficialité. Satan s'y est diverti à la façon d'un invité d'honneur, prenant possession de ceux qui les organisaient.

Il m'a été présenté l'une de ces rencontres, où s'étaient rassemblées des personnes qui disaient croire en la vérité. L'une était assise devant un instrument de musique et de telles chansons ont été chantées que des anges en ont pleuré. Il y avait de la gaieté, des rires gras, beaucoup d'enthousiasme et une sorte d'inspiration ; mais il n'y a que Satan pour créer cette sorte de joie. Il y avait là un enthousiasme et un engouement dont tous ceux qui aiment Dieu auraient été honteux. Cela ne peut que préparer les participants à des pensées et des actions non sanctifiées. J'ai des raisons de penser que certains de ceux qui ont participé à cette scène se sont amèrement repentis de cette fête honteuse. » – Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, page 272. (C'est nous qui soulignons.)

Musique employée à mauvais escient

Je suis alarmée quand je vois partout la frivolité des jeunes gens et des jeunes filles qui professent croire en la vérité. Dieu ne semble pas avoir une place dans leurs pensées. Leurs esprits sont remplis de sottises. Leurs conversations ne sont que bavardages vides et vains. Ils ont une oreille attentive pour la musique, et Satan sait parfaitement quels moyens utiliser pour animer, absorber et charmer l'esprit afin que Christ ne soit pas désiré. Les désirs spirituels de l'âme envers la connaissance divine, envers une croissance en grâce, font défaut.

On m'a montré que la jeunesse doit adopter une attitude plus élevée et faire de la Parole de Dieu son maître pour la conseiller et la guider. Des responsabilités solennelles reposent sur la jeunesse, responsabilités qu'elle considère avec légèreté. L'introduction de la musique dans leurs foyers, au lieu d'inciter à la sainteté et à la spiritualité, a été et reste un moyen de détourner leurs esprits de la vérité. Des chants frivoles et la partition populaire du moment semblent convenir à leur goût. Les instruments de musique prennent le temps qui aurait dû être dévolu à la prière.

La musique, quand on l'utilise à bon escient, est une grande bénédiction ; mais utilisée à mauvais escient, c'est une terrible malédiction. Elle excite les sens, mais ne communique pas cette force et ce courage que le chrétien ne peut trouver qu'auprès du trône de la grâce quand il fait connaître humblement ses besoins en réclamant la force divine avec des cris et des pleurs afin d'être fortifié pour faire face aux puissantes tentations du malin. Satan amène les jeunes en captivité. Oh, que puis-je dire pour les amener à briser sa puissance d'attraction! C'est un séducteur habile, qui les entraîne vers la perdition. – Testimonies for the Church, volume 1, pages 496 et 497. (C'est nous qui soulignons.)

Satan s'en sert pour atteindre les esprits

« Les choses éternelles ont peu de poids chez les jeunes. Les anges de Dieu sont en larmes quand ils écrivent dans le livre les paroles et les actes des chrétiens déclarés. Là-bas sur cette maison, planent des anges. Des jeunes gens sont réunis ; on entend des voix et des instruments de musique. Ce sont des chrétiens, mais qu'est-ce que nous entendons ? C'est une chanson frivole, bonne pour une salle de danse. Voici que les anges retirent leur lumière, laissant dans l'obscurité ceux qui se trouvent dans la maison. Les anges s'éloignent, attristés. Ils pleurent. C'est un tableau qui s'est présenté à moi bien des fois parmi les observateurs du sabbat, particulièrement à ….

Des heures ont été absorbées par la musique qui eussent dû être consacrées à la prière. La musique est une idole qui reçoit les hommages de bien des personnes faisant profession d'observer le sabbat. Satan ne dédaigne pas la musique s'il peut s'en servir pour atteindre l'esprit de la jeunesse.

Il utilise tout ce qui est susceptible de distraire l'esprit en remplissant le temps qui devrait être consacré au service de Dieu. Il se sert des moyens les plus influents pour maintenir le plus grand nombre dans une infatuation agréable, tandis qu'ils sont paralysés par sa puissance. Bien employée, la musique est un bienfait, mais elle devient souvent, entre les mains de Satan, l'un des pièges les plus dangereux. L'abus de la musique développe l'orgueil, la vanité et la folie chez ceux qui manquent de consécration. En usurpant la place de la méditation et de la prière, elle devient une terrible malédiction.

Des jeunes gens se réunissent pour chanter ; souvent, tout en faisant profession de christianisme, ils déshonorent Dieu et leur foi par des conversations frivoles et une musique légère. La musique sacrée n'est pas conforme à leurs goûts. Les enseignements de la Parole de Dieu, si clairs à ce sujet, et qui ont été passés sous silence, m'ont été rappelés. Au jour du jugement, toutes ces paroles inspirées condamneront ceux qui les auront négligées. » – Testimonies for the Church, volume 1, pages 585 et 586. (C'est nous qui soulignons.)

Chansons viles et gestes obscènes

« Le théâtre est l'un des lieux de plaisir les plus dangereux. Au lieu d'être une école de moralité et de vertu, comme on le prétend si souvent, c'est le foyer même de l'immoralité. C'est un divertissement qui favorise les habitudes vicieuses et les tendances pécheresses. Les chansons frivoles, les gestes, les expressions et attitudes obscènes dépravent l'imagination et détruisent le sens moral.

Tout jeune assistant à ces représentations sera par principe corrompu. Il n'existe pas dans notre pays d'influence plus puissante que celle du théâtre pour empoisonner l'imaginaire, détruire le sentiment religieux et émousser le goût des plaisirs tranquilles et sobres. L'amour de telles scènes augmente à chaque nouvelle complaisance, tout comme le désir de boire devient toujours plus fort. » – Testimonies for the Church, volume 4, pages 652 et 653. (C'est nous qui soulignons.) Voir Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, page 269.

Israël séduit par la musique païenne

« Balaam savait que la prospérité d'Israël dépendait de leur observation de la loi de Dieu, et qu'il n'y avait aucun autre moyen d'amener la malédiction sur eux qu'en les séduisant pour les amener à la transgression. Il décida d'obtenir la récompense de Balak, et la promotion qu'il désirait, en donnant des conseils aux Moabites quant à la voie qu'il fallait poursuivre pour attirer la malédiction sur Israël. Il conseilla à Balak de proclamer une fête idolâtre en l'honneur de leurs dieux, et il persuaderait les Israélites d'y assister, afin qu'ils soient enchantés par la musique, et ensuite les plus belles femmes Madianites devaient amener les Israélites à transgresser la loi de Dieu, et à se corrompre, et elles devaient également les influencer pour qu'ils offrent des sacrifices aux idoles. Ce conseil satanique ne réussit que trop bien. » – Spiritual gifts, volume 4, page 49.

« Charmés par la musique et les danses, et séduits par la beauté des prêtresses, ils oublièrent leur fidélité à l'Éternel. » – Patriarchs and prophets, page 454 (Patriarches et prophètes, page 434).

Les divertissements musicaux doivent être empreints d'une atmosphère religieuse

« Il m'a été révélé que toutes les familles qui ont une connaissance de la vérité ne l'ont pas mise en pratique. L'influence est un talent qu'il faut conserver avec un soin sacré et qui doit être employé en vue d'amener des âmes à Christ. Que les jeunes gens et les jeunes filles ne considèrent pas que leurs divertissements musicaux, menés comme ils le sont à …. font une œuvre missionnaire acceptable. C'est un esprit d'un tout autre ordre qui est venu sur eux. Nous avions le même esprit auquel faire face il y a trente ans, et nous avons porté un témoignage contre cela à Battle Creek.

Un caractère résolument religieux devrait être encouragé dans toutes nos rencontres. De la lumière m'a été donnée clairement à de multiples reprises. Il y a trente ans, quand certains se réunissaient pour une soirée de répétitions de chant, l'esprit de séduction fut autorisé à entrer, et de grands dommages ont été causés aux âmes, dont certaines ne se sont jamais remis. » – Manuscrit 57, 1906.

Le péril que représentent les divertissements mondains

« Il n'est pas sûr pour les ouvriers de Dieu de prendre part à des divertissements mondains. L'association avec la mondanité dans le domaine musical est considérée comme inoffensive par certains observateurs du sabbat. Mais ceux-là se trouvent sur un terrain glissant. Ainsi Satan cherche à détourner du droit chemin les hommes et les femmes, et il prend le contrôle des âmes. L'ennemi œuvre tellement tranquillement et de façon tellement convaincante que ses ruses sont insoupçonnées, et de nombreux membres d'église aiment le plaisir plus qu'ils n'aiment Dieu. » – Manuscrit 82, 1900.

7. Musique séculaire

Beaucoup de musique séculaire acceptable

« Pendant environ une heure le brouillard ne s'est pas levé et le soleil ne pouvait le pénétrer. Puis les musiciens [sur le bateau] qui étaient sur le point de quitter le bateau à cet endroit divertirent les passagers impatients avec de la musique, bien choisie et bien interprétée. Cela ne crispa pas les sens comme la veille au soir, mais c'était doux et vraiment bienvenu pour les sens parce que très musical. » – Lettre 6b, 1893, page 2 et 3. (Écrite à l'occasion du débarquement en Nouvelle Zélande en février 1893.)

Une merveilleuse musique instrumentale au jardin suisse

« La même nuit, il y eut de la belle musique et des feux d'artifice tout près, de l'autre côté de la rue. Il y a là un vaste jardin qui appartient à la ville et qu'elle entretient. Cet endroit est rendu très attrayant grâce à des fleurs et des bosquets et des arbres nobles, donnant une ombre appréciable. Il y a des sièges pour accueillir des centaines de personnes, et de petites tables ovales sont disposées devant ces sièges et cette musique instrumentale merveilleuse est jouée par le groupe. » – Manuscrit 33, 1886.

Un concert indescriptible

« Nous assistons à un concert indescriptible. Neuf personnes chantent, hollandais, allemands ou français, je ne saurais dire. Les voix sont simplement splendides, tout à fait divertissantes. Je pense que c'est une compagnie d'école du dimanche. » – Lettre 8, 1876.

8. Les artistes musicaux

De l'ambition pour l'exhibition

« Les divertissements musicaux qui, s'ils étaient conduits de façon appropriée, seraient inoffensifs, sont souvent une source de maux. Dans l'état actuel de la société, avec une morale avilie non seulement de la jeunesse, mais aussi des plus mûrs et des plus expérimentés, il y a un grand danger à tomber dans la négligence, et à accorder une attention particulière à ses favoris, engendrant ainsi l'envie, des jalousies, et des soupçons de mal. Le talent musical nourrit trop souvent l'orgueil et l'ambition pour l'exhibition, et les chanteurs pensent bien peu à l'adoration de Dieu. Au lieu d'amener les âmes à se souvenir de Dieu, cela a souvent pour conséquence de le faire oublier. » – Lettre 6a, 1890.

Chanter pour la parade

Conseil à un dirigeant musical. – « J'ai eu l'occasion d'assister à quelques-unes de vos répétitions de chant, et il m'a été donné de lire les sentiments qui animaient le groupe dont vous êtes le chef. Il y avait des jalousies mesquines, de l'envie, de noirs soupçons et des paroles méchantes. […] Ce que Dieu demande, c'est le service du cœur ; le formalisme et les discours sont comme de l'airain qui résonne et une cymbale qui retentit. Vous chantez pour la parade, non pour glorifier Dieu avec l'esprit et avec l'intelligence. L'état du cœur révèle la qualité de la religion de celui qui la professe. » – Lettre 1b, 1890 (Evangelism, page 507 ; Évangéliser, pages 455 et 456).

Une musique qui offense Dieu

« La parade n'a rien de commun avec la religion et la sanctification. Rien n'est plus offensant pour Dieu qu'un étalage d'instruments de musique lorsque ceux qui en jouent ne sont pas consacrés et que leurs cœurs ne chantent pas pour le Seigneur. L'offrande la plus suave et la plus agréable pour Dieu, c'est celle d'un cœur rendu humble par le renoncement à soi-même, parce qu'on a porté la croix et suivi Jésus.

Nous n'avons aujourd'hui pas de temps à perdre à rechercher les choses qui ne plaisent qu'aux sens. Ce dont nous avons besoin, c'est de sonder attentivement nos cœurs. Il nous faut nous approcher de Dieu avec larmes et en confessant nos péchés le cœur brisé, afin qu'il s'approche de nous. » – Review and herald, 14 novembre 1899 (Evangelism, page 510 ; Évangéliser, page 458).

Une musique agréée de Dieu

« Les innovations superflues que l'on a introduites dans le culte à ….. doivent être résolument écartées. […] La musique n'est agréée de Dieu que lorsque le cœur est sanctifié, attendri et saint par ses bonnes dispositions. Nombreux sont ceux qui sont passionnés de musique, mais qui sont incapables de chanter à Dieu dans leurs cœurs. "Ils portent leurs idoles dans leurs cœurs." – Lettre 198, 1899 (Evangelism, page 512 ; Evangéliser, page 460).

9. Témoignage adressé à un chef de chœur susceptible

Un message de conseil touchant de nombreuses facettes de la musique et du musicien

« Il m'a été montré le cas de frère S. , qu'il deviendrait une charge pour l'église à moins qu'il n'entre dans une relation plus intime avec Dieu. Il est vaniteux. Si ses voies sont remises en question, il se sent blessé. S'il pense qu'on lui préfère un autre, il le ressent comme un tort qui lui est fait. […]

Frère S. a une bonne connaissance de la musique, mais son éducation dans la musique a été d'un caractère qui convient à la scène plutôt qu'au culte solennel de Dieu. Chanter est tout autant rendre un culte à Dieu dans une assemblée religieuse que prendre la parole, et toute bizarrerie ou singularité entretenue attire l'attention des gens et détruit l'impression de sérieux et de solennité qui devrait être le résultat de la musique sacrée. Tout ce qui est étrange et excentrique dans le chant amoindrit le sérieux et le sacré du service religieux.

Les efforts physiques font peu de bien. Tout ce qui est lié en quelque façon à l'adoration religieuse devrait être digne, solennel et faire impression. Cela ne plaît pas à Dieu quand des pasteurs professant être les représentants de Christ le représentent ainsi faussement en engageant leur corps dans des attitudes d'acteur, faisant des gestes indignes et obscènes, des gesticulations peu convenables et grossières. Tout cela divertit, et excite la curiosité de ceux qui veulent voir des choses étranges, bizarres et sensationnelles, mais ces choses n'élèvent pas l'esprit et le cœur de ceux qui en sont témoins.

On peut dire exactement la même chose du chant. Vous prenez des attitudes peu convenables. Vous mettez autant de puissance et de volume dans la voix que vous le pouvez. Vous noyez les accents les plus beaux et les notes émises par les voix qui sont plus musicales que la vôtre. Cet effort physique ainsi que la voix forte et stridente n'est pas une mélodie pour ceux qui entendent sur terre et ceux qui écoutent au ciel. Cette façon de chanter est anormale et Dieu ne peut pas les accepter comme il accepte les accords de musique parfaits et doux. Il n'y a pas parmi les anges d'exhibitions telles que celles que je vois parfois lors de nos assemblées. Des notes aussi stridentes et de telles gesticulations n'existent pas parmi le chœur des anges. Leur chant n'écorche pas l'oreille. Il est doux et mélodieux et vient naturellement, sans ces efforts considérables que j'ai vus. Il n'est pas forcé ni tendu, ne nécessite pas d'exercice physique.

Frère S. n'est pas conscient du nombre de ceux qui sont divertis ou dégoûtés. Certains ne peuvent pas réprimer des pensées bien loin d'être sacrées ainsi que des sentiments de légèreté à la vue des mouvements grossiers faits pendant le chant. Frère S. se donne en spectacle. Sa façon de chanter n'a aucune d'influence pour adoucir le cœur et toucher les sentiments. Beaucoup ont assisté aux rencontres et écouté les paroles de la vérité prononcées depuis la chaire, qui ont condamné et solennisé leurs esprits. Mais à de nombreuses reprises, la façon dont le chant a été mené n'a pas renforcé l'impression qui avait été faite. Les démonstrations et les contorsions du corps, l'apparence déplaisante des efforts contraints sont apparues comme si déplacées pour la maison de Dieu, si comiques, que les impressions sérieuses faites dans les esprits ont été réduites à néant. Ceux qui croient en la vérité ne sont plus considérés aussi hautement qu'avant ce chant.

Le cas de frère S. est difficile. Il est comme un enfant indiscipliné et mal élevé. Quand ses voies ont été remises en cause, au lieu de prendre la réprobation comme une bénédiction, il a laissé ses sentiments décider à la place de son jugement, et il s'est découragé et n'a rien voulu faire. Quand il ne pouvait pas faire tout ce qu'il voulait, à sa façon, il n'a plus voulu aider du tout. Il ne s'est pas véritablement mis au travail pour réformer ses manières, mais il s'est abandonné à des sentiments entêtés qui éloignent l'ange de lui et qui amènent les mauvais anges autour de lui. Quand la vérité de Dieu est reçue dans le cœur, elle commence son influence sanctifiante et purifiante dans la vie.

Frère S. pense que chanter est la plus grande chose qu'on puisse accomplir dans ce monde et qu'il le fait de la manière la plus vaste et la plus magnifique. Votre façon de chanter est loin d'être plaisante pour le chœur des anges. Imaginez-vous en train de vous tenir dans le chœur des anges en haussant vos épaules, accentuant les mots, remuant votre corps et poussant le volume de votre voix à son maximum. Quel genre de concert et d'harmonie y aurait-il avec une telle exhibition devant les anges ?

La musique a une origine divine. Il y a une grande puissance dans la musique. C'est de la musique venue de la foule angélique qui a fait tressaillir les cœurs des bergers sur les plaines de Bethléem et qui a parcouru le monde. C'est dans la musique que nos louanges montent vers celui qui est l'incarnation de la pureté et de l'harmonie. C'est avec la musique et les chants de victoire que les rachetés prendront finalement possession de leur récompense immortelle.

Il y a quelque chose de singulièrement sacré dans la voix humaine. Son harmonie et son émotion sobre et inspirée par le ciel dépassent tout instrument de musique. La musique vocale fait partie des dons que Dieu a accordés aux hommes, un instrument qui ne peut pas être surpassé ou égalé quand l'amour de Dieu abonde dans l'âme. Chanter avec l'esprit et l'intelligence est également une grande contribution aux services du culte dans la maison de Dieu.

Comme ce don a été avili ! Quand il est sanctifié et purifié, il accomplit un grand bien en abattant les barrières des préjugés et de l'incrédulité sans pitié, et peut devenir un moyen de convertir des âmes. Cela n'est pas suffisant de comprendre les rudiments du chant, mais avec l'intelligence, cela doit être une telle connexion avec le ciel que les anges peuvent chanter à travers nous.

Votre voix a été entendue dans l'église de manière si bruyante et si stridente, accompagnée ou accentuée par vos gesticulations qui ne sont pas des plus gracieuses, que l'on ne pouvait pas entendre les timbres les plus doux et les plus argentins, qui ressemblaient davantage à la musique des anges. Vous chantez plus pour les hommes que pour Dieu. Alors que votre voix s'élevait dans de forts accords au-dessus de toute la congrégation, vous ne pensiez qu'à l'admiration que vous suscitiez. Vous avez une si haute idée de votre façon de chanter, que vous pensez que vous devriez être rémunéré pour l'exercice de ce don.

L'amour de la gloire est depuis quelque temps le mobile principal de votre vie. C'est un piètre mobile pour un chrétien. Vous voulez être dorloté et flatté comme un enfant. Vous avez beaucoup à régler dans votre propre nature. C'est une tâche difficile pour vous que de surmonter vos défauts naturels pour vivre une vie sainte, faite de renoncement à soi-même. » – Manuscrit 5, 1874.

Ellen G. White Estate
30 juin 1972.