Ellen White a-t-elle contredit la Bible plus de cinquante fois ?

Par les bénévoles d’Ellen-White.com

Index des 53 fausses accusations :

  • 1. Le plan du salut a-t-il été conçu après la chute ?
  • 2. Adam était-il avec Eve au moment où elle fut tentée dans le jardin ?
  • 3. Adam a-t-il été trompé par Satan ?
  • 4. Qui a parlé à Caïn ?
  • 5. Les antédiluviens se sont-ils accouplés avec des animaux pour donner naissance à de nouvelles sous-espèces et races humaines ?
  • 6. Est-ce Dieu ou un ange qui a fermé la porte de l’arche de Noé ?
  • 7. La tour de Babel a-t-elle été construite avant le déluge ?
  • 8. La tour de Babel a-t-elle été construite pour échapper à un autre déluge ?
  • 9. La femme de Moïse, Séphora, était-elle une Koushite ?
  • 10. Les Israélites ont-ils été détruits par leur gloutonnerie ?
  • 11. Dieu a-t-il envoyé des corbeaux pour nourrir Elie ?
  • 12. Samson a-t-il désobéi à Dieu en épousant une philistine ?
  • 13. Le grand prêtre portait-il quotidiennement le sang des animaux sacrifiés dans le lieu saint ?
  • 14. Jésus ressemblait-il aux autres enfants ?
  • 15. L’homme Jésus-Christ était-il également véritablement Dieu ?
  • 16. En tentant Jésus, Satan a-t-il prétendu être l’ange qui avait sauvé Isaac d’une mort certaine ?
  • 17. Qui a choisi Judas pour être l’un des douze disciples de Jésus ?
  • 18. Les chiens ont-ils mangé les restes de Judas ?
  • 19. Hérode a-t-il placé un vieux manteau sur Jésus ?
  • 20. Jésus a-t-il défailli trois fois sous le poids de la croix ?
  • 21. Satan a-t-il tenté Christ après son jeûne de quarante jours ?
  • 22. A-t-on éloigné Marie de la scène de la crucifixion, et les os de Jésus ont-ils été brisés ?
  • 23. L’humanité et la divinité de Jésus sont-elles toutes deux mortes sur la croix ?
  • 24. Jésus est-il mort pour nous donner une deuxième chance ?
  • 25. L'expiation pour le péché a-t-elle été accomplie à la croix ?
  • 26. Le sang du Christ annule-t-il le péché ?
  • 27. Les péchés confessés sont-ils transférés dans le sanctuaire céleste par le sang du Christ ?
  • 28. Qui porte nos péchés ?
  • 29. Dieu requiert-il une offrande pour le péché avant de nous pardonner ?
  • 30. Peut-on dire qu’on est sauvé aujourd’hui par la grâce de Christ ?
  • 31. La foi de parents croyants peut-elle sauver leurs enfants ?
  • 32. Les péchés des esclaves seront-ils transférés sur leur maître ?
  • 33. Des esclaves ignorants peuvent-ils être sauvés ?
  • 34. Pouvons-nous dire légitimement « J’ai cessé de pécher » ?
  • 35. Le fait d’obéir aux commandements me gagne-t-il la faveur de Dieu ?
  • 36. Notre obéissance et notre foi nous réconcilient-elles avec Dieu ?
  • 37. En tant que chrétien, suis-je condamné devant Dieu ?
  • 38. Dois-je être parfait avant d’être accepté par Christ ?
  • 39. Jésus est-il entré dans le lieu très saint du sanctuaire céleste avant le 22 octobre 1844 ?
  • 40. Les péchés pardonnés des saints demeurent-ils quelque part avant d’être effacés au grand jour de la récompense finale ?
  • 41. Paul a-t-il eu connaissance de l’évangile auprès de membres d’église ?
  • 42. Qu’est-ce que « le sceau de Dieu » ?
  • 43. Doit-on s’agenouiller chaque fois que l’on prie ?
  • 44. Des personnes seront-elles perdues à cause de l’apparence négligée de leur pasteur ?
  • 45. Est-ce un péché d’être malade ?
  • 46. Dieu empêchera-t-il les méchants de tuer ceux qui refuseront de recevoir la marque de la bête ?
  • 47. Les méchants tenteront-ils de se repentir au moment où ils subiront les sept dernières plaies ?
  • 48. Satan peut-il répondre à des prières adressées à Dieu ?
  • 49. Saurons-nous le jour et l’heure exacts du retour de Jésus ?
  • 50. Le retour de Jésus sur la terre aura-t-il lieu à minuit ?
  • 51. Les sauvés auront-ils des ailes à la résurrection ?
  • 52. Jésus pouvait-il voir par-delà la tombe ?
  • 53. Enoch a-t-il pensé à sauver Sodome ?

Origine de ces prétendues contradictions :

La liste originale de ces prétendues contradictions a été compilée par deux hommes que nous appellerons les frères « D&D » pour protéger leur identité (ces lettres n’apparaissent dans aucune de leurs véritables initiales). Nous espérons qu’un jour ces deux hommes pourront reconsidérer leur position, et nous souhaitons ne rien faire qui pourrait compromettre ce changement. Nous conseillons au lecteur de se réclamer de Jean 16:13 (« Quand il viendra, lui, l’Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité ») tandis qu’il parcourt cette liste. Toutes les citations d’Ellen White et de la Bible vous sont exposées ici telles qu’elles apparaissent sur la liste originale de D&D, suivies de nos réfutations.

1. Le plan du salut a-t-il été conçu après la chute ?

Ellen White : OUI. « Le royaume de la grâce date de la chute de l’homme, époque où Dieu traça le plan de la rédemption d’une race coupable » (La tragédie des siècles, p. 376).

La Bible : NON. « Vous savez en effet que ce n’est pas par des choses périssables – argent ou or – que vous avez été rédimés de votre conduite futile, celle que vous teniez de vos pères, mais par le sang précieux du Christ, comme par celui d’un agneau sans tache. Il a été désigné d’avance, avant la fondation du monde, et il s’est manifesté à la fin des temps à cause de vous » (1 Pierre 1:18 à 20).

La Bible : NON. « En lui, il nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui » (Ephésiens 1:4).

*

Ici, D&D citent Ellen White disant que le « royaume de la grâce » a été institué et que le plan du salut a été « tracé » après la chute. En revanche, ils ne citent pas les déclarations d’Ellen White qui affirment que le plan existait longtemps avant cela (voir Jésus-Christ, p. 12, deuxième paragraphe en particulier) : « Il ne faut pas voir dans le plan de la rédemption le produit d’une réflexion tardive, consécutive à la chute d’Adam… » Et cette déclaration dans le même ouvrage, p. 130 : « … tous les actes de la vie terrestre du Christ ont été accomplis conformément à un plan existant de toute éternité. » On trouve de nombreuses déclarations de cet ordre dans ses écrits. Pour une vision équilibrée de ce qu’Ellen White a réellement dit sur cette question (et dans son contexte), nous recommandons le chapitre intitulé « Le plan de la rédemption » dans l’ouvrage Patriarches et prophètes.

On trouve dans la Bible plusieurs textes comme celui cité plus haut qui situent le plan du salut avant la création du monde, mais Apocalypse 13:8 est quelque peu ambigu, et dit que Jésus a été immolé depuis la fondation du monde, et non avant. Techniquement, Christ a été immolé « de toute éternité », n’est-ce pas ? Le prophète Jean a-t-il fait une erreur ? Non. Le plan devait prendre effet au moment de la chute d’Adam et Eve, mais à quel moment la Sagesse Infinie a-t-elle prévu le péché et la nécessité d’un sauveur ? De toute éternité, bien sûr. Voir Michée 5:2.

(Certaines personnes vont peut-être faire remarquer que certaines versions de la Bible emploient « la fondation du monde » pour se référer au moment où le livre de l’agneau a été écrit par opposition au moment où l’agneau a été immolé. Cependant, la majorité des spécialistes de la Bible qui ont comparé les différentes traductions (en anglais) de la Bible ne sont pas parvenus à cette conclusion. Parmi les principales versions, la King James, la New King James, la NIV, la AMP, la Weymouth, la Young’s, et la LTV parlent toutes d’« immolé » (la NIV dit en note qu’on pourrait l’écrire de l’autre façon, et l’AMP la rend des deux manières dans le texte lui-même). La NASB indique qu’il s’agit du « livre », et la note stipule que cela pourrait faire référence à « immolé ». Dans la RSV et la Darby, la « fondation » fait référence à la rédaction du livre de l’Agneau. Toutefois, même sans ce texte, les déclarations d’Ellen White ne contredisent rien de ce que dit la Bible à cet égard. Elle s’accordait à dire que le plan avait existé « de toute éternité. »)

Le problème ici n’a rien à voir avec Ellen White, mais plutôt avec le fait que nos esprits finis essaient de comprendre comment un Dieu qui connaît l’avenir peut à un moment donné « planifier » quoi que ce soit et quand. Après tout, quoi qu’il fasse, il savait déjà qu’il allait le faire, alors quand a-t-il véritablement décidé de faire quelque chose ? Les voies de Dieu sont « insondables. » (Job 9:10) Ce sujet infini est insaisissable pour l’esprit humain. Il est question ici d’omniscience. On trouve beaucoup d’exemples dans la Bible où Dieu fait quelque chose, et il semble que ce n’est pas ce qu’il avait « prévu » de faire à l’origine. En voici un petit échantillon :

  • Quand il chasse Satan du ciel (Apocalypse 12:7 à 9). (Quand ce plan a-t-il été « conçu » ?)
  • Dieu rejette le roi Saül (1 Samuel 16:1)
  • Le plan dans le ciel pour savoir comment faire périr le roi Achab à Ramoth en Galaad (1 Rois 22:19 à 22)
  • Dieu décide de ne pas faire ce qu’il avait prévu de faire à l’origine aux méchants ou à la nation qui se repent (Jérémie 16:3 et Jérémie 18:8)
  • Dieu décide de répondre aux prières de ceux qui persévèrent dans leurs demandes (Luc 18:7 et 8, Luc 11:5 à 9)
  • Dieu décide de détruire la terre par un déluge (Genèse 6:6)
  • Dieu permet au roi Ezéchias de vivre 15 années supplémentaires après lui avoir dit qu’il était sur le point de mourir (2 Rois 20:1 à 6)

A quel moment ces plans ont-ils été « prévus » ? Dieu savait de toute éternité exactement ce qu’il allait faire, et quand il le ferait. Il nous est difficile de comprendre comment Dieu peut « faire des plans, » quels qu’ils soient, alors qu’il connaît déjà l’avenir parfaitement. Ce n’est pas du tout une contradiction, mais plutôt un sujet qui ne peut simplement pas être expliqué par (ou à) de simples êtres humains.

2. Adam était-il avec Eve au moment où elle fut tentée dans le jardin ?

Ellen White : NON. « Les anges avaient prévenu Eve du danger qui la guettait si, au cours de ses devoirs quotidiens dans le jardin, elle se séparait de son mari. En sa compagnie, lui avaient-ils dit, le danger de la tentation sera moins grand que si tu es seule. Or, absorbée par ses charmantes occupations, elle s’éloigne inconsciemment de son mari. S’apercevant tout à coup qu’elle est seule, elle éprouve un sentiment d’effroi. … elle se trouve bientôt en face de l’arbre défendu, qu’elle contemple avec un mélange de curiosité et d’admiration » (Patriarches et prophètes, pp. 30, 31).

La Bible : OUI. « La femme vit que l’arbre était bon pour la nourriture et plaisant pour la vue, qu’il était, cet arbre, désirable pour le discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea » (Genèse 3:6).

*

Il s’agit ici d’une question de sémantique. Le « avec elle » (les principales versions anglophones ne donnent pas les mots « qui était » [avec elle]) signifie qu’il avait été avec elle pendant tout son parcours vers l’arbre jusqu’à sa conversation avec le serpent.

Voici ci-après le texte dans l’original hébreu, d’après la King James Interlinear Bible :

(ishshah) (ra'ah) (`ets) (towb) (ma'akal) (huw') (ta'avah) (`ayin) (`ets) (chamad) (sakal) (laqach) (periy) ('akal) (nathan) (gam) ('iysh) ('akal)

(Traduction littéral :)

(femme)(vit)(arbre)(bon)(nourriture)(que)(plaisant)(yeux)(arbre)(désirable)(sage)(prit) (fruit)
(manger)(donna)(aussi)(mari)(manger)

Ellen White n’est certainement pas à l’origine de la croyance selon laquelle Eve était seule devant l’arbre. Sans même regarder ce que dit l’hébreu, considérons quelques faits :

  • Dans sa conversation avec Eve, le serpent fait comme si Adam n'était pas là (Genèse 3:1 à 5). En fait, l’opinion d’Adam dans la décision de la femme n’est jamais mentionnée jusqu’à ce qu’il « en mang[e]. » (verset 6)
  • Quand il se retrouve face à Dieu, Adam ne blâme pas le serpent, mais rejette la responsabilité sur Eve (verset 12). S’il s’était trouvé devant l’arbre au même moment, il semble que lui et Eve auraient blâmé tous les deux le serpent.
  • Quand elle se retrouve face à Dieu, Eve ne dit pas « le serpent nous a trompés, et nous avons mangé » mais « le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » (verset 13)

De nombreux spécialistes de la Bible au fil des siècles ont adopté cette même position, bien avant qu’Ellen White ne fasse des commentaires là-dessus.

3. Adam a-t-il été trompé par Satan ?

Ellen White : OUI. « Satan, le père du mensonge, induisit Adam en erreur de la même façon, quand il lui dit qu’il n’avait pas besoin d’obéir à Dieu, et que, s’il transgressait la loi, il ne mourrait pas. » (Evangéliser, p. 536).

La Bible : NON. « Et ce n’est pas Adam qui a été trompé, c’est la femme qui, trompée, s’est rendue coupable de transgression » (1 Timothée 2:14).

*

Ici le texte se contente de reprendre l’accusation n°2 de cette liste. C’est Eve qui était devant l’arbre, « trompée, » et sa chute entraîna ensuite celle d’Adam. Quand nous lisons tout ce qu’Ellen White a à dire sur cet événement, nous voyons que sa déclaration ici fait référence à « Satan » dans les termes généraux de son plan pour la chute du couple (tout comme quand nous parlons de Satan qui nous tente alors qu’en réalité, c’est probablement un démon qui le fait, puisque Satan n’est pas omniprésent).

C’est comme essayer d’expliquer si les Pharisiens étaient « trompés » ou non quand ils ont crucifié Christ. Dans un sens, ils ne l’étaient pas. Ils savaient qu’ils tuaient un homme innocent qui correspondait à la description biblique du Messie (et ils seront tenus responsables de leur péché).

Mais en un sens, ils ont bien été trompés, puisqu’ils avaient endurci leur cœur jusqu’à se tromper eux-mêmes. Adam a du être « trompé » d’une certaine manière car, après tout, il a bien mangé du fruit (s’il n’avait pas du tout été trompé, il ne l’aurait pas fait).

Ellen White a bien fait comprendre, cependant, qu’Adam n’a pas été trompé de la même manière qu’Eve dans Patriarches et prophètes, pp. 32, 33.

4. Qui a parlé à Caïn ?

Ellen White : Un ange. « La voix céleste continua : « Si tu avais fait ton offrande avec piété, n’aurait-elle pas été agréée ? » (Patriarches et prophètes, p. 52). [L’original en anglais dit : « Through an angel messenger the divine warning was conveyed, etc », c’est-à-dire littéralement : « L'avertissement divin fut communiqué par l’intermédiaire d’un messager angélique », traduit en français par « la voix céleste. » NdT]

La Bible : « Le Seigneur dit à Caïn : Pourquoi es-tu fâché ? Pourquoi es-tu renfrogné ? Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas la tête ? … Puis Caïn se retira de devant le Seigneur » (Genèse 4:6, 7, 10, 13, 15, 16).

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D&D ont mis de côté la phrase de Patriarches et prophètes qui précède immédiatement leur citation d’Ellen White. Elle dit : « L’Eternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? »

Ici le problème se situe au niveau du mot « ange » [absent dans la traduction française, NdT]. Le mot « ange » signifie « messager. » La Bible contient quantité d’exemples où « l’Ange » de l’Eternel fait référence à Dieu lui-même (voir Genèse 16:7, 13 ; Genèse 22:11 à 18 ; Genèse 31:11 à 13 ; Genèse 48:15, 16 ; Exode 3:2 à 6 ; Actes 3:25 ; Actes 7:30 à 32 ; Nombres 22:21 à 23:5 ; Juges 6:11 à 40 ; Juges 13:3 à 22 ; voir également Exode 23:20 et 21).

D&D rejettent cette explication (auparavant donnée par les adventistes, apparemment) en insistant : puisque Moïse dit « l’Eternel, » le mot « ange » ne peut pas être correct. Ils avancent ainsi la conclusion que puisque Jésus a dit « ta Parole est la vérité » (en référence à la Bible) et puisque Moïse n’a pas employé le mot « ange » (alors qu’Ellen White, si), alors quiconque accepte cette réponse affirme aussi que Moïse, la Bible et Jésus ont tort. Nous croyons que la douzaine de textes cités plus haut prouvent le contraire.

5. Les antédiluviens se sont-ils accouplés avec des animaux pour donner naissance à de nouvelles sous-espèces et races humaines ?

Ellen White : OUI. « Mais s'il y avait bien un péché qui, par-dessus tous les autres, imposait la destruction de notre race par le déluge, c'était le crime vil des amalgames des hommes et des bêtes qui dégradait l'image de Dieu, et causait une confusion générale » (Spiritual Gifts, vol. 3, p. 64).

Ellen White : OUI. « Chaque espèce animale que Dieu avait créée était présente dans l'arche. Les espèces anarchiques que Dieu n'avait pas créées, qui étaient le résultat d'amalgames, ont été détruites par le déluge. Depuis le déluge, il y a eu des amalgames entre hommes et bêtes, comme on peut le voir dans les variétés quasi infinies d'espèces animales, et dans certaines races d'hommes » (Spiritual Gifts, vol. 3, p. 75).

La Bible : NON. « Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leurs espèces : bétail, bestioles, animaux sauvages, chacun selon ses espèces ! Il en fut ainsi. Dieu fit les animaux sauvages selon leurs espèces, le bétail selon son espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon » (Genèse 1:24, 25).

*

Ces deux déclarations d’Ellen White ont donné lieu à des années de spéculation dans l’église adventiste. Que voulait-elle dire par là (ce sont les seules références à cette question dans tous ses écrits) ? Beaucoup en ont conclu qu’on ne doit pas confondre l’expression « amalgames des hommes et des bêtes » (une question qui arrive dans chacun des deux groupes) avec « amalgames des hommes avec des bêtes » (accouplement entre hommes et animaux).

Voici une déclaration emblématique qui révèle ce qu’Ellen White pensait des différentes races d’êtres humains :

« Dieu ne connaît pas les distinctions de nationalité, de race ou de rang social, car il est le Créateur de l’humanité entière. Par voie de création, tous les hommes font partir de la même famille, et tous sont aussi unis par le fait de la rédemption. » Les paraboles de Jésus, p. 339.

Pour une étude détaillée de cette question, veuillez consulter le document suivant [lien vers http://www.ellenwhitecenter.org/whiteestate/amalgames-declarations-ellen-white-conditions-de-vie-epoque-du-deluge]. D&D déclarent dans leur conclusion : « le White Estate admet qu’Ellen White avait tout simplement tort. » C’est une déclaration fausse, comme vous le constaterez en suivant ce lien.

6. Est-ce Dieu ou un ange qui a fermé la porte de l’arche de Noé ?

Ellen White : UN ANGE. « La foule moqueuse voit un ange descendre du ciel, pareil à l’éclair brillant. Il ferme cette lourde porte extérieure, et reprend son vol vers le ciel » (Spiritual Gifts, vol. 3, p. 68, écrit en 1864).

Ellen White : DIEU. « Cette porte était scellée par Dieu, qui seul pouvait la rouvrir » (Patriarches et prophètes, p. 98, écrit en 1890).

La Bible : DIEU. « Puis le Seigneur ferma la porte sur lui » (Genèse 7:16).

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Ellen White alterne les mots « ange » et « Dieu. » Voir la réponse à l’accusation n°4 ci-dessus. (Si chaque fois qu’un prophète emploie le mot « ange » pour Dieu, il s’agissait d’une « contradiction, » alors la Bible elle-même aurait de gros ennuis.)

7. La tour de Babel a-t-elle été construite avant le déluge ?

Ellen White : OUI. « Ce système était corrompu avant le Déluge par ceux qui se séparaient des fidèles serviteurs de Dieu, et s’engagèrent dans la construction de la tour de Babel » (Spiritual Gifts, vol. 3, p. 301).

La Bible : NON. « Après le déluge … ils dirent alors : Bâtissons-nous donc une ville et une tour dont le sommet atteigne le ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne nous dispersions pas sur toute la terre ! » (Genèse 9:28 et 11:4).

*

Il suffit de jeter un coup d’œil à la table des matières du livre dont est tirée la citation ci-dessus (Spiritual Gifts, vol. 3) pour vérifier si oui ou non Ellen White savait à quel moment la tour de Babel avait été construite. Remarquez l’ordre des chapitres suivants dans ce livre :

  • vi. Le crime avant le Déluge
  • vii. Le Déluge
  • viii. Après le Déluge
  • ix. Infidélité déguisée
  • x. La tour de Babel
  • xi. Abraham

Voici ce qu’écrit Ellen White dans le chapitre intitulé « La tour de Babel » : « Certains des descendants de Noé commencèrent bientôt à apostasier. … Ils se construisirent une ville, puis conçurent l’idée d’ériger une grande tour pour atteindre les nuages… »

Avec cette déclaration on ne peut plus claire, en plus de l’ordre des chapitres, il semble évident qu’Ellen White savait quand la tour de Babel avait été construite. Alors pourquoi cette phrase qui semble indiquer que la tour fut construite avant le Déluge ? On aurait du lire la phrase ainsi : « Ce système était corrompu avant le Déluge, ainsi que par ceux qui se séparaient des fidèles serviteurs de Dieu, et [qui] s’engagèrent dans la construction de la tour de Babel. » C’est d’ailleurs ainsi que l’édition révisée du livre l’a corrigée. La faute de frappe a été relevée par les rédacteurs bien avant qu’elle ne soit mentionnée par des critiques. En 1866, le rédacteur en chef du magazine Review and Herald expliqua la coquille et la correction nécessaire à ses abonnés, tirant ainsi au clair toute l’histoire. A nouveau, à la lumière de tout ce qui a été écrit sur la tour et sur le Déluge dans Spiritual Gifts, aucune personne raisonnable ne pourrait penser qu’en une seule phrase, elle invalidait le reste du livre. Les chapitres parlent d’eux-mêmes.

8. La tour de Babel a-t-elle été construite pour échapper à un autre déluge ?

Ellen White : OUI. « Les habitants de la plaine de Sinéar ne croyaient pas à la promesse divine annonçant qu’on ne verrait plus de déluge. Un grand nombre d’entre eux niaient même l’existence de Dieu et attribuaient cette catastrophe à des causes naturelles…. En donnant à cette construction une hauteur plus élevée que la limite atteinte par la récente catastrophe, ils pensaient se mettre à l’abri de tout danger. En outre, la grandeur de la tour allait leur permettre de monter jusqu’à la région des nuages, où ils espéraient découvrir les causes du cataclysme » (Patriarches et prophètes, p. 97).

La Bible : NON. « Ils dirent alors : Bâtissons-nous donc une ville et une tour dont le sommet atteigne le ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne nous dispersions pas sur toute la terre ! » (Genèse 11:4)

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Ce n’est pas une contradiction que de donner des informations ou des détails supplémentaires par rapport à un récit précédent (c’est même l’un des objectifs des prophètes). Ellen White ne contredit nullement ni ne renie ce que dit la Bible, elle ne fait que donner davantage d’informations. Tous les prophètes venus après Moïse le « contrediraient » si nous les jugions ainsi.

9. La femme de Moïse, Séphora, était-elle une Koushite ?

Ellen White : OUI. « (Miriam) se plaignait de Moïse parce qu’il avait épousé une femme Ethiopienne (Koushite) » (Spiritual Gifts, vol. 4, p. 19). Note : les parenthèses dans cette citation sont ajoutées par D&D, et non par Ellen White.

Ellen White : NON. « Appelée « éthiopienne », l’épouse de Moïse était Madianite, et par conséquent descendante d’Abraham » (Patriarches et prophètes, p. 361). [En anglais, on a littéralement : « Bien qu’appelée « Koushite » (Nombres 12:1, Revised Version). La version Synodale de la Bible, utilisée par les traducteurs français pour les versets cités dans le livre Patriarches et prophètes, n’utilise pas le terme Koushite. NdT]

La Bible : OUI. « Alors Miriam et Aaron parlèrent contre Moïse au sujet de la Koushite qu’il avait prise – c’est une Koushite qu’il avait prise pour femme » (Nombres 12:1, NBS).

*

Ici, Ellen White cite même la Bible, affirmant que Miriam avait accusé Moïse d’avoir épousé une femme Ethiopienne (« Koushite »), alors elle ne cherche de toute évidence pas à dissimuler sa « contradiction. » Elle dit que Séphora était appelée une « Koushite » et venait de Madian. La Bible elle-même convient qu’elle était bien madianite (voir Exode 2:15, 16 ; Exode 3:1 ; Exode 18:1 où son propre père est décrit comme un « prêtre de Madian »). Séphora avait été élevée à Madian, selon la Bible. Aucune contradiction là-dedans. Au contraire, Ellen White appuie le témoignage biblique.

10. Les Israélites ont-ils été détruits par leur gloutonnerie ?

Ellen White : OUI. « Dieu exauça leurs désirs en leur donnant de la viande, dont ils se gavèrent au point de provoquer une vraie plaie. » (Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 175)

La Bible : NON. « Comme la viande était encore entre leurs dents, avant qu’ils l’aient mâchée, le Seigneur se mit en colère contre le peuple ; le Seigneur frappa le peuple d’un très grand fléau. » (Nombres 11:33)

*

Ces déclarations se contredisent-elles l’une l’autre ? D&D affirment que personne n’avait mangé ni avalé de nourriture quand Dieu détruisit les Israélites, et que ce n’est donc pas leur gloutonnerie qui avait causé la colère de Dieu. La viande était « encore entre leurs dents » pour certains d’entre eux. Mais est-ce qu’autant de personnes (plus d’un million) mangent dans un parfait unisson ? N’est-il pas raisonnable de penser que tandis que certaines personnes prenaient leur première bouchée, des milliers d’autres se servaient déjà pour la deuxième ou troisième fois ? La Bible dit que Dieu les frappa d’une plaie « avant qu’ils l’aient mâchée. » Cela veut dire que toute la viande n’avait pas toute été consommée. En tant que groupe, ils étaient encore en train de la manger quand Dieu les frappa (autrement dit, elle était encore « entre leurs dents »).

Si jamais le doute subsiste au sujet de ce qui est arrivé ce jour-là, voyons ce que la Bible a à dire d’autre sur cet incident. Dans Psaume 78:26-31 (une référence parallèle donnée dans de nombreuses versions de la Bible), nous en avons une description détaillée :

« Dans le ciel il fit se lever le vent d’est, par sa puissance il amena le vent du sud : il fit pleuvoir sur eux de la viande comme de la poussière, des oiseaux comme le sable des mers qu’il fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs demeures. Ils mangèrent, ils furent tout à fait rassasiés : il leur avait apporté ce qu’ils désiraient. Ils n’avaient pas satisfait leur désir, ils avaient encore la bouche pleine, lorsque la colère de Dieu s’éleva contre eux ; il tua les plus vigoureux, il abattit les jeunes gens d’Israël. » Psaume 78:26-31.

11. Dieu a-t-il envoyé des corbeaux pour nourrir Elie ?

Ellen White : NON. « Là il honora Elie en lui envoyant de la nourriture le matin et le soir par un ange du ciel » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 288, écrit en 1873).

Ellen White : OUI. « Lui qui a nourri Elie près du ruisseau et fait des corbeaux ses messagers » (Testimonies for the Church, vol. 4, p. 253, écrit en 1876. En français, voir Témoignages pour l'église, vol. 1, p. 576).

La Bible : OUI. « J’ai ordonné aux corbeaux de pourvoir à tous tes besoins là-bas. … Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande » (1 Rois 17:4, 6).

*

Voilà la conclusion de D&D : En 1873, Ellen White a contredit la Bible quand elle disait qu’Elie était nourri par un ange. Puis trois ans plus tard, en 1876, elle a changé d’avis et a admis à la suite de la Bible que c’était bien un corbeau. Ensuite, un an après sa mort, ses directeurs de publication ont essayé d'arranger les choses en laissant de côté toute référence soit à un ange ou à un corbeau – ils ont changé les paroles d’Ellen White pour dire qu’Elie fut simplement « miraculeusement nourri » (Prophètes et rois, p. 93, écrit en 1916).

L’allégation selon laquelle Ellen White aurait « changé d’avis » en 1876 est fausse. Elle avait déjà déclaré en 1851 – soit 22 ans auparavant – que Dieu avait envoyé des corbeaux pour nourrir Elie (Expérience chrétienne et visions d’Ellen G. White, p. 45, qui devait être inclus plus tard dans Premiers écrits, et que l’on trouve à partir de la page 11), donc elle savait tout des corbeaux quand elle fit sa déclaration sur « l’ange. »

L’accusation selon laquelle les directeurs de publication ont essayé d'arranger les choses en changeant les paroles d’Ellen White après sa mort est également fausse pour trois raisons. 1) Ellen White supervisait et approuvait tout changement, et 2) rien ne serait « arrangé » ou gagné en disant « miraculeusement nourri » après l’impression des précédentes déclarations. Et enfin 3) même si les directeurs de publication avaient vraiment changé la déclaration, ils n’essayaient pas de dissimuler une référence à des corbeaux, car dans ce même livre, Prophètes et rois, à la page 87, on peut lire une déclaration mentionnant les corbeaux. Cela montre clairement que personne n’a essayé d’ « arranger les choses. »

Mais pourquoi Ellen White a-t-elle dit à l’origine « corbeau » pour mentionner plus tard « l’ange » ? Les corbeaux n’apportent pas naturellement de nourriture aux gens, et ils n’apporteraient certainement pas « du pain et de la viande » sans un miracle. L’ange jouait probablement un rôle dans ce miracle tout comme des anges se sont trouvé dans les coulisses de la plupart des miracles.

12. Samson a-t-il désobéi à Dieu en épousant une philistine ?

Ellen White : OUI. : « Une jeune Philistine de la ville de Timna gagna son cœur, et il résolut de l’épouser. … Alors qu’il allait entrer dans sa divine mission et qu’il aurait dû être particulièrement fidèle au Seigneur, Samson se lia aux ennemis d’Israël ! … il rendait impossible la réalisation de sa vocation. … Avant même la fin des noces, la femme pour laquelle Samson avait transgressé les ordres de Dieu faisait preuve de duplicité vis-à-vis de son mari » (Patriarches et prophètes, p. 550).

La Bible : NON. « Samson répondit à son père : Prends-la-moi, car c’est elle qui me convient. Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait du Seigneur ; en effet, il cherchait un prétexte contre les Philistins … » (Juges 14:3, 4).

Aucun étudiant de la Bible ne peut nier que Samson avait bien « transgressé les ordres de Dieu » (voir citation d’Ellen White ci-dessus) en cherchant une femme parmi les Philistins. Dieu était tout à fait clair sur ce sujet (voir Exode 34:11 à 16 ; Deutéronome 7:1, 4 ; Juges 3:5 et 6). Le Seigneur savait que par une association continuelle avec les Philistins (et notamment avec leurs femmes), la vie de Samson ne saurait être conforme au plan originel de Dieu. Mais Dieu nous utilise là où nous sommes. Est-ce que Pharaon accomplissait la volonté de Dieu en ne laissant pas partir Israël ? Oui et non. Non, il n’était pas en harmonie avec la volonté de Dieu, quand Dieu lui dit clairement par l’intermédiaire de Moïse « Laisse partir mon peuple. » Et cependant le délai était la volonté de Dieu (voir Exode 4:21), parce que Dieu savait que Pharaon endurcirait son cœur et par cet acte persistant, Dieu fut davantage glorifié encore que si Pharaon avait simplement donné son accord. Etait-ce la volonté de Dieu que les frères de Joseph le vendent comme esclave ? Oui et non. C’était le plan de Dieu d’avoir Joseph en Egypte et d’en faire finalement le premier ministre, mais cela n'atténue en aucune manière la culpabilité des frères qui ont fait cela. Même si « c’était de Dieu, » cela n’en demeurait pas moins un grand mal de leur part et ils en furent rendus responsables. Dieu aurait réalisé son objectif pour la vie de Joseph sans « l’aide » de ses frères jaloux. C’est la même chose avec Samson.

La plupart des gens admettent que même si Samson fait partie de la liste des héros de la foi (Hébreux 11), ses faiblesses lui ont causé beaucoup de souffrances inutiles et de misère durant sa vie. Si Samson était resté fidèle à Dieu, il n’aurait jamais été capturé par les Philistins et on ne lui aurait jamais crevé les yeux. Néanmoins, Dieu a changé même sa situation pitoyable en victoire avec le dernier acte du colosse, quand il a fait s’écrouler les piliers et qu’il a tué plus de Philistins en mourant avec eux, que durant toute sa vie. Comme c’est le cas pour la plupart de ces accusations, quand la déclaration est prise dans son contexte (et sans omissions) et qu’on lit le chapitre dans son intégralité, on peut comprendre ce que voulait dire Ellen White.

Parmi la citation tronquée ci-dessus, on trouve ces mots : « Il [Samson] ne se demanda pas si, en épousant la personne de son choix, il allait glorifier Dieu ou si, au contraire [et c’est là que D&D reprennent la citation] il ne rendait pas impossible la réalisation de sa vocation. » La première partie de cette déclaration, pourtant laissée de côté, résume le problème que se créait Samson en allant chercher cette femme. Remarquez bien à quel point le sens est différent quand on la lit dans son contexte, par opposition à la façon dont cela rend sur la liste des « contradictions. »

13. Le grand prêtre portait-il quotidiennement le sang des animaux sacrifiés dans le lieu saint ?

Ellen White : OUI. « Ce qu’il y avait de plus important dans les services quotidiens, c’étaient les sacrifices individuels. … De sa propre main, il égorgeait l’animal, dont le sang était porté par le prêtre dans le lieu saint et aspergé devant le voile derrière lequel se trouvait la loi violée par le pécheur. Par cette cérémonie, le péché était, par l’intermédiaire du sang, transféré au sanctuaire. » (Patriarches et prophètes, p. 327)

La Bible : NON. « Excepté le Jour annuel des Expiations, le prêtre aspergeait le sang « devant le voile » dans le lieu saint en deux occasions : (1) quand un prêtre péchait (Lévitique 4:3 à 12) ; (2) quand toute la communauté israélite péchait (Lévitique 4:13 à 21). Le sang n’était jamais porté dans le lieu saint quotidiennement quand un dirigeant péchait (Lévitique 4:22 à 26), ni quand un individu péchait (Lévitique 4:27 à 35).

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Concernant ce qui arrivait au sang après le sacrifice, il y avait (comme D&D l’ont souligné) quatre cas différents, selon qu’il s’agissait 1) d’un prêtre, 2) d’un dirigeant, 3) d’un citoyen, ou 4) de la congrégation dans son ensemble. Deux situations parmi les quatre exigeaient que le sang soit aspergé devant le voile, et deux exigeaient que la viande soit mangée afin qu’à travers le corps du prêtre, les péchés soient transférés symboliquement au sanctuaire.

La déclaration d’Ellen White est un peu déroutante quand elle dit : « Ce qu’il y avait de plus important dans les services quotidiens, c’étaient les sacrifices individuels. » D&D insinuent qu’elle voulait parler d’un individu par opposition à la congrégation, les dirigeants, ou les prêtres. Mais si on lit le chapitre en entier (ou au moins les deux pages qui précèdent) il devient clair qu’elle voulait dire le sacrifice pour les « individus » (les dirigeants, les prêtres, ou les citoyens lambdas) par opposition au sacrifice perpétuel du matin et du soir, à l’encens qui brûlait, et à ce qui était fait avec les pains de proposition. Il s'agissait de sacrifices et de cérémonies qui étaient accomplis matin et soir, et qui étaient différents des occasions où un prêtre, un dirigeant, un simple citoyen ou la congrégation commettait un péché personnel en plus.

Nous savons qu’Ellen White n’était pas troublée par cela, grâce à une déclaration que D&D ont laissée de côté. Il s’agit de la phrase qui se trouve juste après celle qu’ils citent. Il est malheureux et déroutant pour les lecteurs que cette déclaration ait été mise de côté. Afin que tous la lisent, la voici : « Dans les cas où le sang N’ETAIT PAS porté au lieu saint, les prêtres consommaient la chair de la victime, selon le commandement de Moïse : « C’est une chose très sainte, … afin que vous portiez l’iniquité de l’assemblée, et que vous fassiez pour elle l’expiation devant l’Eternel. » Ces deux rites figuraient le transfert des péchés au sanctuaire. » (Patriarches et prophètes, p. 327)

Pouvait-elle être plus claire ? Ellen White a choisi de mettre en valeur la méthode utilisée pour la moitié des situations, parce qu’elle indique le plus clairement le sang de Jésus. Mais elle n’a pas pour autant oublié que ce n’était pas le cas pour toutes. Cette déclaration claire, en plus d’une lecture intégrale du chapitre, montre qu’Ellen White est loin de contredire la Bible. Gardons à l’esprit que si elle savait que dans certains cas le sang ne devait pas être aspergé devant le voile, alors elle savait quand on ne l’aspergeait pas devant le voile. Tout cela est en parfaite harmonie avec la Bible.

14. Jésus ressemblait-il aux autres enfants ?

Ellen White : OUI en 1896. « Il devait ressembler à ceux qui faisaient partie de la famille humaine et de la race juive. Ses traits devaient ressembler à ceux des autres êtres humains, et il ne devait pas avoir une beauté telle que les gens le montreraient du doigt comme étant différent des autres. » (Christ Our Saviour, p. 9, édition de 1896)

Ellen White : NON en 1898. « Personne, en considérant son visage enfantin, brillant d’animation, ne pouvait dire que Jésus était tout comme les autres enfants. » (Questions on Doctrine, p. 649, 1957)

La Bible : OUI. « Il s’est élevé devant lui, comme un rejeton, comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ; il n’avait ni apparence, ni éclat pour que nous le regardions, et son aspect n’avait rien pour nous attirer. » (Esaïe 53:2, NBS)

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Dans la première citation Ellen White parle des traits du visage de Jésus (tout comme Esaïe 53:2). Dans la deuxième, elle déclare l’évidence : que son visage ordinaire « brillant d’animation » par l’amour qui se déversait sans compter autour de lui, était différent des autres enfants. Tandis que ces derniers se plaignaient vraisemblablement de leurs corvées, se disputaient, ou faisaient tout ce que font les enfants, Jésus se distinguait en ceci qu’il était constamment l’image de l’amour céleste. Les traits de son visage n’étaient pas extraordinairement beaux mais son expression était toujours aimable et « brillant[e] d’animation. »

15. L’homme Jésus-Christ était-il également véritablement Dieu ?

Ellen White : NON. « L’homme Jésus Christ n’était pas le Seigneur Dieu tout-puissant. » (Lettre 32, 1899, cité dans le Seventh-day Bible Commentary, vol. 5, p. 1129)

La Bible : OUI. « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Il a la souveraineté sur son épaule ; on l’appelle du nom de Conseiller étonnant, Dieu-Héros, Père éternel, Prince de paix. » (Esaïe 9:5)

La Bible : OUI. « Il vient avec les nuées : tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront à son sujet. Oui, amen ! C’est moi le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. » (Apocalypse 1:7, 8)

La Bible : OUI. « C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a accordé le nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2:9)

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Ellen White et les adventistes du septième jour enseignent que Jésus était pleinement Dieu, bien qu’il soit devenu un homme à part entière. Nous sommes en désaccord avec certaines dénominations qui prétendent que Jésus était un « Dieu inférieur » créé par le Père. Nous maintenons qu’il faisait un avec le Père, depuis la nuit des temps, et Ellen White n’a cessé d’exprimer cette conception. A présent examinons la citation ci-dessus dans son contexte :

« Christ a quitté sa position dans les cours célestes, et est venu sur cette terre pour vivre la vie des êtres humains.

Ce sacrifice, il l’a consenti afin de montrer que l’accusation de Satan envers Dieu est fausse, qu’il est possible à l’homme d’obéir aux lois du royaume de Dieu. Egal avec le Père, honoré et adoré par les anges, en notre nom Christ s’est humilié, et est venu sur cette terre pour mener une vie d’abaissement et de pauvreté, pour être un homme de douleur, habitué à la souffrance. Pourtant le sceau de la divinité était sur son humanité. Il est venu en tant qu’Enseignant divin, pour relever l’être humain, pour augmenter son efficacité physique, mentale et spirituelle. Nul ne peut expliquer le mystère de l’incarnation du Christ. Pourtant nous savons qu’il est venu sur cette terre et qu’il a vécu comme un homme parmi les hommes. L’homme Jésus Christ n’était pas le Seigneur Dieu Tout-Puissant, et pourtant le Christ et le Père ne font qu’un. La divinité n’a pas sombré sous l’agonie du Calvaire, mais il n’en demeure pas moins vrai que « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »

Remarquez dans ce contexte qu’Ellen White a bien fait comprendre que Jésus était totalement égal avec le Père quand il est venu sur cette terre. Alors que voulait-elle dire dans ce cas par : Jésus n’était pas « le Seigneur Dieu Tout-Puissant » ?

Le mot clé ici est « Tout-Puissant » (le problème n’est pas de savoir si oui ou non Jésus était « véritablement Dieu » comme le titre de cette accusation le laisse entendre). Avant que Jésus ne devienne humain, il avait :

  1. L’omnipotence
  2. L’omniprésence
  3. L’omniscience

Quand il est venu sur cette terre, il a laissé de côté :

  1. L’omnipotence (il a déclaré : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même » [Il avait besoin du Père] Jean 5:30.)
  2. L’omniprésence
  3. L’omniscience (il a déclaré que même lui ne connaît ni le jour ni l’heure de sa seconde venue, seul Dieu la connaît [Marc 13:32])

Jésus n'estimait pas l’égalité avec son Père comme quelque chose que l’on saisit, mais pour vous et moi, il est devenu humain et fut obéissant même jusqu’à la mort sur la Croix (voir Philippiens 2:6 à 8).

16. En tentant Jésus, Satan a-t-il prétendu être l’ange qui avait sauvé Isaac d’une mort certaine ?

Ellen White : OUI. « Dès le début du long jeûne du Christ au désert, Satan était là, prêt à le tenter. […] Il essaya de faire croire au Christ que Dieu ne demandait pas de lui l’abnégation et les souffrances qu’il prévoyait. […] Satan se donna pour l’ange qui avait arrêté la main d’Abraham prête à égorger Isaac. » (Messages choisis, p. 320)

La Bible : NON. Vous pouvez lire la Bible de la première à la dernière page, vous ne trouverez aucune preuve pour valider cette conversation supposée entre le Christ et Satan.

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Ici D&D ne développent pas très longtemps et ne proposent aucun texte, parce qu’il n’y a là aucune contradiction. Il s’agit simplement d’informations supplémentaires. Comme c'est souvent le cas, quand de tels détails sont donnés, l’information est immédiatement classée comme étant une contradiction. Pourtant, même les athées qui tentent de mettre en pièces la Bible ne prennent pas les Ecritures en défaut de cette manière. Par exemple :

Dans Jude 9, on lit : « Or lorsqu’il contestait avec le diable et discutait au sujet du corps de Moïse, l’archange Michel n’osa pas porter un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te rabroue ! » Maintenant appliquons l’argument suivan : « Vous pouvez lire l’Ancien Testament de la Genèse à Malachie et vous ne trouverez aucune preuve pour valider cette conversation supposée entre Michel et Satan. » Jude ne contredit en aucune manière l’Ancien Testament, et pourtant cette dispute au sujet du corps de Moïse n’est jamais mentionnée dans la Bible avant cela. Jude mentionne également Hénoch prophétisant sur le Seigneur venant « avec ses saints par dizaines de milliers, afin d’exécuter le jugement contre tous… » [versets 14 à 16]. Nous n’avons aucune trace d’Hénoch disant une telle chose dans les écrits de Moïse, et pourtant nous croyons Jude.

17. Qui a choisi Judas pour être l’un des douze disciples de Jésus ?

Ellen White : JESUS A CHOISI JUDAS. « Quand Judas fut choisi par notre Seigneur, son cas n’était pas désespéré » (Testimonies for the Church, vol. 4, p. 41).

Ellen White : LES DISCIPLES ONT CHOISI JUDAS. « Les disciples désiraient vivement voir Judas parmi eux. … il fut recommandé par eux à Jésus » (Jésus-Christ, pp. 281, 282).

Ellen White : JUDAS S’EST CHOISI LUI-MEME. « Pendant que Jésus préparait les disciples en vue de leur consécration, un homme qui n’avait pas été convoqué insista pour être reçu. C’était Judas Iscariote, qui se faisait passer pour disciple du Christ. Sollicitant une place dans le cercle intime des disciples du Christ, il [s’avança]. … Il avait souhaité un changement de caractère et de vie, et espéré que ce changement résulterait de sa relation avec Jésus. » (Jésus-Christ, pp. 281, 717)

La Bible : JESUS A CHOISI JUDAS. « Quand le jour parut, il appela ses disciples et en choisit douze … Judas Iscarioth, qui devint traître. … Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? … Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. » (Luc 6:13 à 16 ; Jean 6:70 ; Jean 15:16)

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Les extraits d’Ellen White disent simplement : Judas est allé voir Jésus dans l’espoir de devenir l’un de ses disciples. Les autres disciples, quand ils ont entendu son appel, l’ont recommandé à Jésus (et non pas « choisi »), puis Jésus l’a choisi pour faire vraiment partie des disciples, sachant pertinemment quelle serait l’issue de ce choix.

18. Les chiens ont-ils mangé les restes de Judas ?

Ellen White : OUI. « Sous le poids de son corps, la corde avec laquelle il s’était pendu à l’arbre s’était rompue. Sous l’effet de la chute le corps s’était déchiqueté et des chiens étaient occupés à le dévorer. Ses restes furent immédiatement ensevelis pour les soustraire à la vue. » (Jésus-Christ, p. 723, 724)

La Bible : NON. « Judas jeta les pièces d’argent dans le sanctuaire et s’éloigna pour aller se pendre. » (Matthieu 27:5)

« Après avoir acquis un champ avec le salaire de l’injustice, il est tombé en avant et s’est éventré, de sorte que tous ses intestins se sont répandus. » (Actes 1:18).

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A nouveau, il faut qu’il y ait des récits discordants pour qu’il y ait contradiction, or la Bible ne dit rien qui nous amènerait à penser que des chiens dévorant la chair de Judas soit un fait invraisemblable. Ironiquement, ces mêmes textes sont parfois utilisés par les sceptiques pour souligner une « contradiction » dans la Bible. Un passage dit que Judas « s’est pendu », l’autre dit qu’il a acheté un champ et qu’ « il est tombé en avant et s’est éventré, de sorte que tous ses intestins se sont répandus. » Les critiques citent Actes 1:18, où la pendaison n’est jamais mentionnée, et Matthieu 27:5, où il n’est pas fait mention d’une éventration. Au premier abord, il semble y avoir deux récits différents sur les circonstances de la mort de Judas. Les croyants savent que ces deux passages ne se contredisent pas, mais qu’ils donnent simplement des détails différents. C’est le même type d’allégations qui sont si souvent mises en avant contre Ellen White.

19. Hérode a-t-il placé un vieux manteau sur Jésus ?

Ellen White : OUI. « A la suggestion d’Hérode, on tressa une couronne à partir d’une plante portant des épines acérées, et elle fut placée sur le front sacré de Jésus. Un vieux manteau de pourpre, jadis le vêtement d’un roi, fut placé sur sa noble silhouette. » Spirit of prophecy, vol. 3, p. 138, édition de 1887. « Contemplez-le revêtu d’un vieux manteau de pourpre » (Testimonies for the Church, vol. 1, p. 241. En français, voir Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 91).

La Bible : NON. « Alors Hérode aussi, avec ses gardes, le traita avec mépris ; et après s’être moqué de lui et l’avoir revêtu d’un habit resplendissant, il le renvoya à Pilate. » (Luc 23:11)

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Ellen White décrit le vieux manteau comme ayant été « jadis le vêtement d’un roi. »

Si le manteau avait été le vêtement d’un roi auparavant, alors il était probablement fait d’une étoffe très raffinée : un manteau resplendissant qui s'était usé simplement avec le temps. Ellen White se fait très bien comprendre ici. Il est peu vraisemblable qu'Hérode aurait prêté un de ses manteaux tout neufs pour un traitement aussi honteux, en particulier si l’on considère que le manteau devait être « renvoyé » à Pilate (toujours sur les épaules de Jésus) et qu’il aurait probablement été perdu et abîmé en cours de route.

20. Jésus a-t-il défailli trois fois sous le poids de la croix ?

Ellen White : OUI. « Il était affaibli par la fatigue, la douleur et la perte de sang causée par la flagellation et les coups. Malgré tout cela, on posa sur ses épaules la lourde croix à laquelle on allait bientôt le clouer. Il succomba sous le fardeau. Trois fois la croix fut placée sur ses épaules, et trois fois il tomba, défaillant. » (Spiritual Gifts, vol. 1, p. 57. Voir en français « Les dons spirituels » dans Premiers écrits, p. 174)

La Bible : NON. « En sortant ils trouvèrent un homme de Cyrène nommé Simon, et ils le réquisitionnèrent pour porter sa croix. » (Matthieu 27:32)

La Bible : NON. « Pour porter sa croix, ils réquisitionnèrent un passant qui vient de la campagne, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus. » (Marc 15:21)

La Bible : NON. « Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon, de Cyrène, qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. » (Luc 23:26)

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A nouveau nous voyons que des détails supplémentaires sont appelés des contradictions. Il y a forcément eu une raison pour laquelle Simon fut obligé de porter la croix. Si l’on considère les faits évidents qu’Ellen White présente dans la première phrase de la citation et les trois textes donnés par D&D, la conclusion qu'elle en tire est tout à fait logique. Ce type de détails ajoutés ou omis est commun quand on compare les quatre évangiles.

21. Satan a-t-il tenté Christ après son jeûne de quarante jours ?

Ellen White : NON. « Dès que le long jeûne du Christ commença, Satan était là, prêt à le tenter. … Satan dit à Jésus… qu’il n’était pas nécessaire qu’il endure cette faim pénible et cette mort par inanition. » (Redemption of the Temptation of Christ, p. 37, édition de 1874)

Ellen White : NON. « Dès le début du long jeûne du Christ au désert, Satan était là, prêt à le tenter. Il se présenta au Christ, revêtu de lumière, se faisant passer pour l’un des anges entourant le trône de Dieu. … Il essaya de faire croire au Christ que Dieu ne demandait pas de lui l’abnégation et les souffrances qu’il prévoyait. » (Christ Our Saviour, p. 45. Voir Messages choisis, p. 320)

Ellen White : NON. « Quarante jours il fut tenté par Satan. » (Premiers écrits, p. 155)

Ellen White : OUI. « Quand Jésus entra au désert, il y fut enveloppé de la gloire de son Père…. Mais la gloire le quitta, le laissant aux prises avec la tentation…. Quarante jours durant il jeûna et pria. … C’était là l’occasion que Satan attendait. Il pensa que le moment était venu où il pourrait remporter la victoire sur le Christ. » (Jésus-Christ, p. 99)

La Bible : OUI. « Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. » (Matthieu 4:2, NBS) « Le tentateur vint lui dire : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » (Matthieu 4:3)

La Bible : « … Il fut mis à l’épreuve par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et quand ils furent achevés, il eut faim. Alors le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre de devenir du pain. » (Luc 4:2, 3)

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Cette allégation est emblématique : elle montre qu’il ne s’agit pas d’une erreur ou d’une contradiction. D&D citent l’évangile de Matthieu seul, sans mentionner ce que disent Marc, Luc ou Jean sur cet événement. Dans la troisième déclaration d’Ellen White, elle cite Luc quasiment mot pour mot. Avec cette allégation particulière, nous sommes face à l'obligation de prendre une décision : soit Matthieu était inspiré, et Luc ainsi qu’Ellen White ne l’étaient pas (et étaient dans l’erreur), soit Luc et Ellen White donnent un récit plus détaillé de ce qui est arrivé, révélant que certaines tentations ont commencé pendant les 40 jours et non après. Matthieu (tout comme Ellen White dans cette quatrième citation) s’est simplement focalisé sur la première des trois principales tentations répertoriées dans son évangile et celui de Luc. Jean ne mentionne même pas cette rencontre, et Marc dit simplement : « Il passa quarante jours dans le désert, mis à l’épreuve par le Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient. » (1:13)

D&D concluent : « Un autre exemple de la façon dont Ellen White contredit la Bible et embrouille l’esprit. La Bible ne dit rien sur Satan venant tenter Jésus avant son jeûne ou le tentant pendant quarante jours, mais affirme qu’après avoir jeûné quarante jours, Jésus a vu le tentateur venir le tenter. »

22. A-t-on éloigné Marie de la scène de la crucifixion, et les os de Jésus ont-ils été brisés ?

Ellen White : OUI. « La mère de Jésus atteignait les limites de la souffrance. Avant que le Sauveur fût cloué sur la croix, les disciples l’éloignèrent de cette scène, afin qu’elle n’entendît pas le bruit que feraient les clous en déchirant les os et les muscles des mains et des pieds. » (Spiritual Gifts, vol. 1, p. 58, écrit en 1858. En français voir Premiers écrits, p. 175-176)

Ellen White : NON. « (Elle voit) ses mains étendues sur la croix ; on apporte un marteau et des clous ; quand les pointes s’enfoncent dans les chairs tendres,… » (Jésus-Christ, p. 748, écrit en 1898)

La Bible : NON. « Une grande multitude du peuple et de femmes le suivait ; celles-ci se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. … Tous ceux qui le connaissaient, et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient à distance et regardaient ce qui se passait (la crucifixion)…. Les femmes – celles-là même qui étaient venues de Galilée avec lui – suivirent, elles virent le tombeau et la manière dont son corps y fut mis. » (Luc 23:27, 49, 55)

La Bible : NON. « Auprès de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine. » (Jean 19:25)

La Bible : NON. « Cela est arrivé pour que soit accomplie l’Ecriture : Aucun de ses os ne sera brisé. » (Jean 19:36)

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Deux questions se posent ici :

1) Marie est éloignée de la Croix

Non, la Bible ne dit pas que Marie a été éloignée de la scène. Mais elle ne dit pas non plus qu’elle est restée là pendant toute la durée de cet événement déchirant. D&D citent Jean 19:25 (« Auprès de la croix de Jésus se tenaient sa mère… ») pour prouver qu’on ne l’a jamais éloignée, ne serait-ce qu’un instant, mais Ellen White ne dit pas que Marie n’a jamais été présente. Elle dit simplement qu’on l’a éloignée. Si on lit la référence dans son contexte (Premiers écrits, p. 175), on voit que le disciple Jean l’a également ramenée à la croix par la suite (Premiers écrits, p. 177. Voir également Jésus-Christ, p. 755).

2) Les os de Jésus sont brisés

Ellen White a déclaré que les clous « déchir[ent] les os et les muscles des mains et des pieds. » Vraiment ? Quand on était crucifié, c’est ainsi que cela se passait. Chaque chrétien a vu des images de Jésus sur la croix et ce n’est certainement pas une invention d’Ellen White (certains prétendent que les clous étaient en réalité enfoncés dans les poignets, mais même ainsi, cela suppose qu’ils « traverseraient » l’os). Jésus lui-même confirme tout cela lorsqu’il apparaît aux disciples après la résurrection. Ils craignent voir un fantôme, et il leur dit « Regardez mes mains et mes pieds » puis « il leur montra ses mains et ses pieds. » (Luc 24:39, 40)

Certains pourraient dire que ce n’était pas pour montrer les traces des clous, mais plutôt pour montrer qu’il n’était pas pur esprit. Mais n’oublions pas ce que Thomas (qui n’était pas là lors de la première rencontre) a dit après en avoir entendu parler : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et ma main dans son côté, je ne le croirai jamais ! » (Jean 20:25) Où aurait-il eu cette idée ? Ils lui avaient dit que Jésus leur avait montré les marques des clous dans ses mains et ses pieds. Puis quand Jésus apparut à Thomas il lui dit d’examiner ses mains et son côté (pour la cicatrice de la lance), ce que Thomas fit, et il crut (verset 27).

A présent, ayant établi que les clous ont sans aucun doute traversé les mains et les pieds de Jésus (voir également Esaïe 49:16 ; Psaume 22:16 ; Zacharie 12:10), il faut nous demander s’ils ont « traversé » ses os. Peu importe où les clous ont été enfoncés, ils ont certainement du rencontrer un os et ainsi ils ont du « traverser » un os d’une manière ou d’une autre pour pouvoir clouer Jésus à la croix. Quand la Bible dit qu’aucun des os de Christ n’a été brisé (Psaume 34:20), elle clarifie simplement ce qu’elle veut dire dans Jean 19:31 à 36, où nous voyons que quand les soldats se sont approchés pour briser les jambes (os) de ceux qui avaient été crucifiés ce jour-là, ils n’ont pas brisé les os de Christ, car il était déjà mort. La Bible ne mentionne pas ce qui est arrivé spécifiquement d’un point de vue biologique quand les clous ont été enfoncés dans ses mains et ses pieds. Mais même si Dieu avait miraculeusement préservé les os des mains et des pieds de Jésus, cela ne change pas en rien le fait biblique que les clous les ont « traversés. » A nouveau, il s’agit d’une question de sémantique. Ellen White dit en anglais « through », c’est-à-dire « à travers », traduits en français respectivement par « déchirent » et « s’enfoncent ». La Bible dit « percés. » Voici la definition de « percer » selon le dictionnaire Webster : 1a. Traverser telle une arme pointue : poignarder. b. pénétrer ou enfoncer de manière tranchante ou douloureuse ; 2. Faire un trou à travers : perforer. 3. Forcer ou ouvrir un passage.

Ellen White n’a jamais dit que les os de Jésus avaient été brisés. Quand elle dit que les clous se sont enfoncés dans les mains et les pieds, elle était en parfait accord avec les Ecritures – que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament.

D&D prétendent qu’Ellen White a changé son récit sur l’action des clous, quand elle écrivit plus tard à ce sujet dans Jésus-Christ, mais la formulation de toute la scène est totalement différente. Il est inexact de dire qu'une phrase a été changée pour dissimuler une erreur, c’est en fait toute une histoire qui est racontée différemment dans un autre ouvrage. Pourquoi aurait-elle besoin de changer quelque chose qui était en accord avec l’Ecriture au départ ?

23. L’humanité et la divinité de Jésus sont-elles toutes deux mortes sur la croix ?

Ellen White : OUI. « Les hommes ont besoin de comprendre que la Divinité a souffert et a sombré sous la torture d’agonie du Calvaire » (Manuscrit 44, 1898, et Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 7, p. 907).

Ellen White : NON. « La divinité n’a pas sombré sous la torture d’agonie du Calvaire » (lettre 1899, cité dans Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 5, p. 1129).

La Bible : OUI. « Nous le croyons, Jésus est mort et s’est relevé. » (1 Thessaloniciens 4:14)

*

Examinons les deux déclarations d’Ellen White dans leur contexte :

« En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Les hommes ont besoin de comprendre que la Divinité a souffert et a sombré sous la torture d’agonie du Calvaire. Cependant Jésus-Christ, que Dieu a donné en rançon pour le monde, a racheté l’église par son propre sang. La Majesté des cieux a dû souffrir entre les mains des fanatiques religieux, qui prétendaient être les gens les plus éclairés sur la surface de la terre. »

Ici Ellen White fait évidemment référence à la divinité du Christ. La « plénitude de la divinité » habitait en lui « corporellement, » mais c’est seulement le Filsqui a dû sombrer dans la mort sous l’agonie du Calvaire. Tout chrétien sait cela. Jésus « a racheté l’église par son propre sang. » Il a souffert « entre les mains des fanatiques. » Le Père a souffert d’une manière différente : en regardant son Fils bien-aimé mourir sans défense sur cette croix.

A présent la déclaration suivante, dans son intégralité :

« Nul ne peut expliquer le mystère de l’incarnation du Christ. Pourtant nous savons qu’il est venu sur cette terre, et qu’il a vécu comme un homme parmi les hommes. L’homme Jésus Christ n’était pas le Seigneur Dieu tout-puissant, et pourtant le Christ et le Père sont un. La divinité n’a pas sombré sous la torture d’agonie du Calvaire, cependant il n’en reste pas moins vrai que « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Ici elle emploie le mot « Divinité » pour décrire « Christ et le Père » (et le Saint-Esprit bien entendu). Le Père et le Saint-Esprit n’ont pas « sombré » dans la mort comme cela fut le cas pour Jésus. Elle dit clairement que bien que Jésus et le Père soient un, toute la divinité n’a pas sombré sous la torture de la Croix. Les chrétiens comprennent que quand Jésus est mort, Dieu le Père n’est pas mort pour autant. Les deux autres personnes de la Divinité, ou Trinité, étaient toujours bien vivantes. C’est le Fils qui devait mourir à notre place, pas la Divinité toute entière. Elle dit, en contexte, que bien que la Déité (y compris le Père) n’ait pas souffert et ne soit pas morte sur la croix, néanmoins Dieu le Père a donné son Fils pour qu’il meure pour nous, et quelle agonie cela a-t-il du être que de le regarder mourir. Ici Ellen White met clairement en contraste le rôle du Fils avec le reste de la Divinité et c’est cette divinité à laquelle le mot « déité » fait référence dans cet exemple. En résumé, Jésus était-il déité ? Oui. A-t-il sombré sur la Croix ? Oui. Le Père et le Saint-Esprit sont-ils déité ? Oui. Ont-ils sombré sur la Croix ? Non. Il s'agit simplement d'un cas où un mot (comme le mot « loi » par exemple) est employé de différentes manières.

24. Jésus est-il mort pour nous donner une deuxième probation ?

Ellen White : OUI. « La mort est entrée dans le monde à cause de la transgression. Mais Christ a donné sa vie afin que l’homme ait une autre chance. Il n’est pas mort sur la croix pour abolir la loi de Dieu, mais pour assurer à l’homme une deuxième probation » (Testimonies to Ministers, p. 134).

La Bible : NON. « Car il dit : Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. » (2 Corinthiens 6:2)

La Bible : NON. « Comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ? » (Hébreux 2:3)

La Bible : NON. « Et tout comme il est réservé aux humains de mourir une seule fois – après quoi vient le jugement – de même aussi le christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés d’une multitude, apparaîtra une seconde fois, en dehors du péché, pour ceux qui l’attendent en vue du salut. » (Hébreux 9:27, 28).

*

Les trois textes bibliques cités sont de merveilleuses vérités sur l’évangile, mais ils n’ont aucun rapport avec la déclaration d’Ellen White, et ils ne la réfutent pas non plus. En voici quatre qui appuient ce qu’elle a déclaré :

« Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. En effet, comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront rendus vivants dans le Christ. » (1 Corinthiens 15:21, 22)

« Et si le Christ ne s’est pas réveillé, alors notre proclamation est inutile, et votre foi aussi est inutile. Nous apparaissons même comme de faux témoins de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a réveillé le Christ, alors qu’il ne l’a pas réveillé, s’il est vrai que les morts ne se réveillent pas. Et si le Christ ne s’est pas réveillé, votre foi est futile, vous êtes encore dans vos péchés et ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. » (1 Corinthiens 15:14 à 18)

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’Esprit de la vie en Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort. Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu, en envoyant son propre Fils dans une condition semblable à la chair du péché, en rapport avec le péché, a condamné le péché dans la chair, pour que la justice requise par la loi soit accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. » (Romains 8:1 à 4)

« Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu au moyen de la mort de son Fils, à bien plus forte raison, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation. C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est passée à tous les humains, parce que tous ont péché… - car, jusqu’à la loi, le péché était bien dans le monde, mais le péché n’est pas mis en compte quand il n’y a pas de loi. Pourtant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui allait venir. Mais il n’en est pas du don de la grâce comme de la faute ; car si, par la faute d’un seul, la multitude a connu la mort, à bien plus forte raison la grâce de Dieu et le don de grâce d’un seul être humain, Jésus-Christ, ont-ils abondé pour la multitude. Et il n’en va pas de ce don comme du péché d’un seul homme. En effet, le jugement, à partir d’un seul, aboutit à la condamnation, tandis que le don de la grâce, à partir d’une multitude de fautes, aboutit à la pleine justice. Car si, par la faute d’un seul, la mort a régné par lui seul, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ. Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les humains, de même, par un seul accomplissement de la justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les humains. En effet, tout comme par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même, par l’obéissance d’un seul, la multitude sera rendue juste. » (Romains 5:10 à 19)

C’est exactement ce que disait Ellen White, et c’est le fondement même du christianisme.

25. L'expiation pour le péché a-t-elle été accomplie à la croix ?

Ellen White : NON. « Au lieu que … Daniel 8:14 fasse référence à la purification de la terre, il devenait désormais clair qu’il désignait la fin de l’œuvre de notre Grand Prêtre dans le ciel, le terme de l’expiation, et la préparation du peuple pour demeurer le jour de sa venue. » (Testimonies for the Church, vol. 1, p. 58)

Ellen White : NON. « Jésus est entré dans le lieu très saint du sanctuaire céleste, à la fin des 2300 jours de Daniel 8, en 1844, afin de faire une propitiation finale pour tous ceux qui pourraient profiter de sa médiation. » (Premiers écrits, p. 253)

La Bible : OUI. « Quand il eut pris le vin aigre, Jésus dit : Tout est achevé. Puis il baissa la tête et rendit l’esprit. » (Jean 19:30)

La Bible : OUI. « Mais maintenant, en dehors de la loi, la justice de Dieu attestée par la loi et les prophètes s’est manifestée, justice de Dieu, par la foi de Jésus-Christ, pour tous ceux qui croient. Car il n’y a pas de distinction : tous, en effet, ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et c’est gratuitement qu’ils sont justifiés par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu s’est proposé de constituer en expiation, au moyen de la foi, par son sang. » (Romains 3:21 à 25)

La Bible : OUI. « A bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous donc sauvés de la colère par son entremise ! Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu au moyen de la mort de son Fils, à bien plus forte raison, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation. » (Romains 5:9 à 11)

*

A nouveau, les textes choisis sont de merveilleuses vérités, mais ils ne concernent pas ce que notre Grand Prêtre fait pour nous dans le ciel en ce moment. De ces quatre textes :

Le premier parle de Jésus déclarant « Tout est achevé ! » [c’est-à-dire l’œuvre que son Père lui avait donné à faire] Il avait mené une vie parfaite, et maintenant il allait rendre cette vie comme un sacrifice parfait.

Le deuxième dit que nous sommes justifiés gratuitement, et que Jésus a été un sacrifice d’expiation. C’est exactement ce qu’il a été. (C’est le seul texte parmi les quatre qui contienne le mot « expiation » ou « expier »).

Le troisième et le quatrième texte disent que nous avons été réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ. Personne ne va contester cela.

Tous ces faits, Ellen White les adopte dans ses écrits, de même que les adventistes dans leurs croyances. Ils sont en parfaite harmonie avec le jugement investigatif (qui a débuté en 1844). Le sujet du jugement investigatif ne contredit nullement la Bible. C’est une étude biblique en soi, et par manque de place nous n’allons pas entrer dans les détails ici. « L’expiation » concernant Jésus prenant nos péchés complètement quand nous les confessons et nous purifiant par son sang est en effet accomplie et Ellen White a enseigné cela (voir Review and Herald, 11 novembre 1890 ; The Youth’s Instructor, 20 septembre 1900 pour deux exemples). Mais Dieu a un plan pour régler « le problème du péché » pour toujours, et cela implique en effet bien plus qu’une couverture de pardon. Les chrétiens reconnaissent volontiers que l’œuvre de Jésus en notre faveur n’est pas « terminée » dans tous les sens du terme, car la Bible dit qu’il intercède toujours pour nous chaque jour (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34). Il lui reste un jugement à rendre (Actes 17:31 ; Romains 14:10). Et il lui reste toujours à sauver ses fidèles enfants d’une planète agonisante (Jean 14:3 ; Matthieu 24:30). Ce que Jésus fait avec les archives de nos péchés, c’est son affaire, et cela est annoncé dans le service du sanctuaire de l’Ancien Testament, en particulier le Jour des Expiations.

Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous recommandons la lecture du livre de Clifford Goldstein, 1844 simplifié.

26. Le sang du Christ annule-t-il le péché ?

Ellen White : NON. « Mais le sang du Sauveur, tout en libérant de la condamnation le pécheur repentant, n’anéantit pas le péché. Celui-ci demeure sur les registres du sanctuaire jusqu’à l’expiation finale. » (Patriarches et prophètes, p. 330)

La Bible : OUI. « En lui, nous avons [au présent] la rédemption par son sang, le pardon des fautes. » (Ephésiens 1:7)

La Bible : OUI. « Le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1:7)

La Bible : OUI. « Heureux ceux dont les désordres sont pardonnés et dont les péchés sont recouverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur ne tient aucun compte du péché ! » (Romains 4:7, 8)

*

Cette allégation est une reformulation de la précédente et à nouveau, il faut étudier le jugement investigatif par soi-même pour en comprendre la validité. Quelques citations ne suffiraient pas à nous éclairer sur la question. Le Jour des Expiations était une ombre merveilleuse de la conclusion du plan du salut de Dieu. N’importe quel étudiant de la Bible se retrouvera béni en étudiant ce sujet. Les textes que proposent D&D disent simplement que nous avons (au présent [si confessés]) la rédemption et le pardon et la purification par Jésus – l’un des thèmes favoris d’Ellen White et des adventistes. Cependant, que ce soit Ellen White ou les adventistes, tous rejettent l’enseignement « sauvé un jour, sauvé toujours » car la Bible ne l’enseigne pas.

27. Les péchés confessés sont-ils transférés dans le sanctuaire céleste par le sang du Christ ?

Ellen White : OUI. « Tout comme les péchés du peuple étaient alors transférés en image, au sanctuaire terrestre par le sang de l’offrande pour le péché, de la même façon nos péchés sont, en fait, transférés au sanctuaire céleste par le sang du Christ. » (Great Controversy, p. 266, édition de 1886)

« De même qu’anciennement les péchés du peuple étaient placés, par la foi, sur la victime pour le péché, et, par le sang de cette dernière, transférés en image dans le sanctuaire terrestre, ainsi, dans la nouvelle alliance, les péchés de ceux qui se repentent sont placés figurativement par la foi sur le Sauveur, et, littéralement, dans le sanctuaire céleste. » (Great Controversy, p. 421, édition de 1911. En français, voir Tragédie des Siècles, pp. 456-457)

Ellen White : NON. « Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1:7)

« En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon la richesse de sa grâce. » (Ephésiens 1:7)

Cette accusation traite également du jugement investigatif. Les textes utilisés pour réfuter Ellen White ne font qu'appuyer ce qu’elle avait dit dans les citations présentées.

28. Qui porte nos péchés ?

Ellen White : SATAN. « On vit également que si, d’une part, l’offrande pour le péché figurait le Sauveur comme victime expiatoire, et le souverain sacrificateur comme médiateur, le bouc émissaire, d’autre part, représentait Satan, l’auteur du péché, sur qui les fautes des vrais convertis seront placées. … Jésus placera pareillement tous ces péchés sur la tête de Satan, … ainsi Satan, … portera enfin la peine intégrale du péché. » (Tragédie des siècles, p. 457, 528)

La Bible : JESUS. « Il a lui-même [Jésus-Christ] porté nos péchés en son corps, sur le bois, afin que, morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; et c’est par ses meurtrissures que vous avez été guéris. » (1 Pierre 2:24)

Encore une déclaration liée au jugement investigatif. Si l’on rejette le jugement investigatif (ou le sabbat, ou la mort comme un sommeil, ou le Déluge, d'ailleurs) alors on risque de trouver beaucoup de déclarations d’Ellen White qui sont en apparence « fausses. » Jésus a payé le prix pour nos péchés, mais Satan est responsable de nous avoir tentés jusqu’à nous faire pécher. Si Jésus veut que Satan paie pour cela, c’est sa décision. A nouveau, nous proposons que le lecteur étudie le Jour des Expiations et qu’il lise le livre de Clifford Goldstein à ce sujet.

29. Dieu requiert-il une offrande pour le péché avant de nous pardonner ?

Ellen White : OUI. « Vous ne pouvez faire réparation pour chaque cas, car certains que vous avez blessés sont dans la tombe, et les registres parlent contre vous. Dans ces cas-là, le mieux que vous puissiez faire c’est d’apporter une offrande pour le péché à l’autel du Seigneur, et il l’acceptera et vous pardonnera. » (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 339)

La Bible : NON. « Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice. » (1 Jean 1:9)

Nous recommandons la lecture de toute la section de Testimonies for the Church, vol. 5 dont a été tirée cette citation pour en comprendre le contexte. Ellen White écrivait à un homme qui avait un problème d’argent et de malhonnêteté. Apparemment, il avait lésé des personnes financièrement, et certaines d’entre elles, au fil des années, étaient décédées. Ensuite Ellen White renvoie l’homme à Zachée et à son acte chrétien de promettre de rendre le quadruple à tous ceux qu’il avait volés.

Si nous faisons des bénéfices financiers tout en tirant avantage des autres et en violant la loi de Dieu, nous devons bien entendu leur rendre tout ce que nous avons pris. Et s'ils sont décédés et n'ont plus de famille, alors il nous faut rendre cet argent à Dieu. Nous ne pouvons pas voler un homme riche, puis accepter Christ, tout en continuant à mener la belle vie grâce à de l’argent que nous avons acquis frauduleusement. Ce que cherchait à faire comprendre Ellen White, c’est que l’argent devrait aller en premier lieu à ceux qui ont été floués, mais que si ce n’est pas possible, alors il nous faut rendre l’argent à Dieu. Une lecture de la section entière permet de dissiper toute confusion.

Pour réfuter ce principe biblique, D&D citent 1 Jean 1:9, qui dit que si nous confessons nos péchés, Dieu nous pardonne. Ce n’est pas la question ici. Ellen White s’adressait à un individu en particulier, avec un problème particulier. Elle n’était en aucun cas en train de dire que c’est la manière dont nous devons venir à Christ – avec une offrande financière. Mais D&D concluent :

« Dieu vous dit de confesser vos péchés et vous serez pardonnés et purifiés. Ellen White contredit la Bible en vous disant d’apporter une offrande pour le péché afin d’être pardonné. »

C’est inexact. Ellen White ne « vous » dit pas d’apporter une offrande pour le péché afin d’être pardonné.

30. Peut-on dire que l’on est sauvé aujourd'hui par la grâce de Christ ?

Ellen White : NON. « Ceux qui acceptent le Sauveur, si sincère que soit leur conversion, ne devraient jamais apprendre à se dire ou à se croire sauvés. […] Ceux qui se convertissent et qui disent dans leur premier élan de foi : « Je suis sauvé » courent le risque de mettre leur confiance en eux-mêmes. » (Les paraboles de Jésus, pp. 128,129)

La Bible : OUI. « Cela, je vous l’ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. » (1 Jean 5:13)

A présent, voyons la citation dans son contexte (c’est assez long, mais cela en vaut la peine : c’est très christo-centré). Elle apparait en italiques ci-dessous :

« La chute de Pierre ne fut pas instantanée, mais graduelle. Sa présomption l’amena à se croire sauvé et, petit à petit, à renier son Maître. Nous ne devons jamais nous fier à nous-mêmes ni penser que nous sommes à l’abri de la tentation tant que nous sommes ici-bas. Ceux qui acceptent le Sauveur, si sincère que soit leur conversion, ne devraient jamais apprendre à se dire ou à se croire sauvés. C’est une affirmation propre à égarer. Chacun devrait s’efforcer de cultiver l’espérance et la foi ; mais alors même que nous nous donnons à Jésus et que nous avons l’assurance d’être acceptés de lui, nous ne sommes pas encore à l’abri de la tentation. La parole de Dieu nous dit : « Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés. » Celui-là seul qui surmontera l’épreuve recevra la couronne de vie. Ceux qui se convertissent et qui disent dans leur premier élan de foi : « Je suis sauvé » courent le risque de mettre leur confiance en eux-mêmes. Ils perdent de vue leur propre faiblesse et leur besoin constant de la force divine. Ils ne sont pas préparés à lutter contre les stratagèmes de Satan et, devant la tentation, plusieurs, comme Pierre, tombent dans le gouffre. Voici l’avertissement qui nous est adressé : « Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! » Nous défier de nous-mêmes et ne dépendre que du Christ, voilà notre unique sécurité. »

Ce passage situe le moi là où est vraiment sa place : dans la poussière. Et il nous montre notre besoin constant de Jésus. Pierre est, comme elle le dit, un parfait exemple de ce qui arrive quand on déclare que quelque chose est un fait, comme s’il nous était impossible de chuter. Nous pouvons savoir qu’aujourd’hui notre relation avec Dieu est en règle, mais nous ne connaissons pas nos faiblesses, ni le domaine où nous pourrions chuter et/ou nous retourner contre Dieu (voir Jérémie 17:9). Nous pouvons avoir l’assurance que si nous devions mourir aujourd’hui, nous serions sauvés. Quant à annoncer crânement que quoi qu’il advienne, nous sommes sauvés, cela revient à dire : « sauvé un jour, sauvé toujours » et c’est précisément ce contre quoi elle met en garde.

1 Jean 5:12 est une merveilleuse vérité : « Cela, je vous l’ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. »

Il n’y a rien de mal à avoir foi dans le fait que nous avons accepté le don gratuit de la vie éternelle qu’offre Jésus. C’est le genre d’assurance dont nous avons besoin. Mais ce texte ne dit pas que nous devrions proclamer que nous ne pouvons pas chuter, comme Pierre. Paul nous recommande de faire attention : si nous croyons être debout, nous risquons de tomber (1 Corinthiens 10:12). Et Jésus a dit que certains des « sarments » qui étaient « demeurés » en lui seraient coupés et jetés au feu s’ils ne portaient pas de fruit (Jean 15:1 à 6). Dans Matthieu 7:21 à 23, Jésus décrit une catégorie de gens qui viennent à lui, convaincus qu’ils sont « sauvés » et il leur dit « Je ne vous ai jamais connus. » Ils regardaient à eux-mêmes, ce qui constitue toujours une grave erreur.

La beauté dans tout cela, ce n’est pas que nous doutons de Dieu et de sa capacité à nous sauver, mais plutôt que nous doutons de nous-mêmes et de notre capacité à faire le bien ou à surmonter le péché par nos propres forces. Nous ne sommes pas assez forts pour vaincre. Jésus seul à travers nous peut vaincre. Cette conscience permanente de nos faiblesses est la seule sauvegarde contre la présomption et le fait de choisir le péché plutôt que Jésus. Le manque de foi en soi est l’une des plus importantes leçons que nous pouvons apprendre.

31. La foi de parents croyants peut-elle sauver leurs enfants ?

Ellen White : OUI. « Je sais que certains se demandent si oui ou non les petits enfants de parents croyants devraient être sauvés, parce qu’ils n’ont pas subi le test du caractère et que tous doivent être testés, et leur caractère déterminé par l’épreuve. On pose la question : « Comment les petits enfants peuvent-ils passer ce test et ces épreuves ? » Je réponds que la foi des parents croyants couvre les enfants. » (Selected Messages, vol. 3, p. 313)

La Bible : NON. « Ou si je fais venir l’épée contre ce pays … si j’en retranche les humains et les bêtes, et qu’il y ait au milieu de lui ces trois hommes [Noé, Daniel et Job] – par ma vie (déclaration du Seigneur Dieu), ils ne sauveraient ni fils ni filles ; eux seuls seraient sauvés. Ou si j’envoie la peste dans ce pays, si je répands contre lui ma fureur, … et qu’il y ait au milieu de lui Noé, Daniel et Job – par ma vie (déclaration du Seigneur Dieu), ils ne sauveraient ni fils ni filles ; par leur propre justice, ils ne sauveraient que leur propre vie. » (Ezéchiel 14:17 à 20)

La Bible : NON. « Celui qui pèche, c’est lui qui mourra. Un fils ne sera pas chargé de la faute de son père, un père ne sera pas chargé de la faute de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » (Ezéchiel 18:20)

La Bible : NON. « Je vous jugerai, chacun selon ses voies. » (Ezéchiel 33:20)

Les trois textes ci-dessus ne font pas référence aux petits enfants qui ne sont pas encore responsables (même le premier texte qui dit « ni fils ni filles » ne spécifie pas qu’il est question de jeunes enfants ne faisant pas encore la différence entre le bien et le mal).

Voici quelques textes qui traitent de la responsabilité face à la lumière reçue :

Jacques 4:17 : « Si donc quelqu’un sait faire le bien et ne le fait pas, c’est un péché pour lui. »

Jean 9:41 : « Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. Aussi votre péché demeure. »

Actes 17:30 : « Sans tenir compte des temps d’ignorance, Dieu enjoint maintenant à tous les humains, en tous lieux, de changer radicalement. »

Et qu’en est-il du salut de nos enfants ?

Esaïe 49:25 : « En effet, ainsi parle le Seigneur : la capture du guerrier sera reprise, et le butin de la brute échappera ; j’attaquerai ceux qui t’attaquent et je sauverai tes fils. »

Actes 16:31 : « Ils répondirent : Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »

Ces textes n’impliquent pas que toute personne responsable bénéficie d’une couverture de pardon, sur la base de la foi d’un parent ou de quelqu’un de sa famille. Mais ils ne sont pas plus contradictoires ou déroutants que la citation d’Ellen White en question.

Il serait illogique de croire que Dieu juge les adultes par la lumière qu’ils ont reçue, mais qu’il condamne les petits bébés qui ne savent rien. Dieu « ne tient pas compte » de leur ignorance parce qu’ « ignorants, » voilà tout ce qu’ils sont. Les prières et la foi des parents ne font-elles pas de différence pour Dieu jusqu’à ce que l’enfant soit en âge de prendre sa propre décision pour lui ? La Bible dit que ces prières et cette foi font une différence (voir Jacques 5:16). Quant à ce qui arrive aux bébés nés de parents méchants et qui décèdent, nous ignorons ce qui peut se passer, et ce n’est pas notre affaire. Par bonheur, Dieu seul est Juge et il trouvera une solution à cela, nous pouvons en être sûrs.

32. Les péchés de l’esclave seront-ils transférés au maître ?

Ellen White : OUI. « J’ai vu que le propriétaire d’esclaves aura à répondre pour l’âme de l’esclave qu’il a maintenu dans l’ignorance et que les péchés de l’esclave reposeront (seront transférés) sur le Maître. » (Premiers écrits, p. 276) (Note : les mots « seront transférés » sont un ajout de D&D, pas d’Ellen White).

La Bible : NON. « Je vous jugerai, chacun selon ses voies. » (Ezéchiel 33:20)

La Bible : NON. « La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » (Ezéchiel 18:20)

Ezéchiel 33:8 « Quand je dirai au méchant : « Méchant, tu mourras ! », si tu ne parles pas pour avertir le méchant au sujet de sa voie, ce méchant mourra dans sa faute ; mais son sang, je te le réclamerai. »

Luc 17:2 : « Il serait avantageux pour lui qu’on lui attache autour du cou une pierre de moulin et qu’on le jette à la mer, s’il doit causer la chute de l’un de ces petits. »

Le mot grec pour « causer » signifie être une occasion de chute, comme d’autres versions de la Bible le rendent en langage moderne.

Bien que ce texte parle de causer la chute de quelqu’un, par opposition à les empêcher de connaître la vérité – comme dans le cas de l’esclave – le texte corrobore le fait que Dieu nous demande de répondre de notre influence dans les péchés des autres. Ezéchiel 33:8 (ci-dessus) déclare clairement que si nous n’ « averti[ssons pas] le méchant au sujet de sa voie, » alors, bien qu’il meure pour sa propre iniquité, son sang nous sera réclamé.

D&D interprètent de travers le mot d’Ellen White : « reposeront » et lui donnent le sens de « seront transférés ». Mais il y a un précédent biblique qui montre que ce n’est pas le sens du mot. Dans le deuxième commandement, Dieu lui-même dit qu’il fait « rendre des comptes aux fils pour la faute des pères, jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me détestent. » (Exode 20:5) Dieu n’est clairement pas en train de dire qu’il va littéralement « transférer » les péchés d’un homme sur ses propres enfants et petits-enfants jusqu’à la quatrième génération. L’homme va mourir dans son péché, mais il y a une relation de cause à effet qui se poursuit. « Seront transférés à » est une interprétation inexacte des paroles d’Ellen White. Elle ne faisait qu’appuyer le principe d’Ezéchiel 33:8, et elle a employé une expression tirée directement du deuxième commandement. Dieu accueillerait-il un propriétaire d’esclaves au ciel les bras ouverts alors qu’il aurait intentionnellement caché l’évangile à son esclave ? Puisque Dieu aime l’esclave tout autant que le propriétaire d’esclaves, alors une telle action attristerait sans aucun doute Dieu et le mettrait en colère. Il aime tous ses enfants de la même façon.

33. Les esclaves ignorants peuvent-ils être sauvés ?

Ellen White : NON. « Dieu ne peut pas prendre au ciel l’esclave qui a été maintenu dans l’ignorance et la dégradation, ne sachant rien de Dieu ou de la Bible, ne craignant que le fouet de son maître et se voyant réduit à un niveau inférieur à celui des brutes. » (Premiers écrits, p. 276)

La Bible : OUI. « La Parole était la vraie lumière, celle qui éclaire tout humain ; elle venait dans le monde. » (Jean 1:9)

Ici Ellen White ne parle pas de n’importe quel esclave « ignorant, » mais de celui dont les péchés retomberaient sur le maître dans la discussion précédente. Dieu « ne tient pas compte » de l’ignorance ; toutefois, cela ne veut pas dire qu’il ignore les caractéristiques mauvaises choisies délibérément. Si quelqu’un désobéit aux conseils de Dieu alors qu’il en ignore l’existence, Dieu n’en tient pas compte. Mais si quelqu’un (l’esclave ignorant dans ce cas présent) nourrit un esprit mauvais et va à l’encontre même du peu de lumière qu’il a, alors c’est différent. Ellen White explique cela en disant que Dieu « fait pour lui la meilleure chose qu’un Dieu compatissant puisse faire : il lui permet d’être comme s’il n’avait jamais existé. Le maître, au contraire, doit subir les sept derniers fléaux, puis prendre part à la seconde résurrection et souffrir la seconde mort, la plus terrible. Alors, la justice de Dieu sera satisfaite. » (Premiers écrits, p. 276)

Autrement dit, cet esclave, bien que non sauvé, ne fera pas face au châtiment des perdus non plus. Il restera simplement « endormi » pour l’éternité, tandis que le maître souffrira dans le lac de feu avant d’être consumé. Ironiquement, le texte qu’utilisent D&D contre Ellen White va en réalité dans son sens à elle. Ils citent Jean 1:9 « La Parole [Jésus] était la vraie lumière, celle qui éclaire tout humain ; elle venait dans le monde. » Cette lumière qui a été donnée à tout homme était dans la conscience de cet esclave. Son maître l’a maintenu loin de la Bible et de Dieu, de sorte que l’attitude odieuse de l’esclave (quels que soient les péchés qu’il ait pu commettre) n’a jamais pu être vaincue. Cependant Dieu ne punit pas non plus l’esclave.

La formulation de la question est également inexacte. La question n’est pas de savoir si oui ou non un esclave « ignorant » peut être sauvé, mais plutôt de savoir si quelqu’un qui n’a pas vécu à la mesure de la lumière qu’il a reçue peut être sauvé. Ce qui brise le cœur de Dieu, c’est de savoir ce qui aurait pu arriver si cet esclave endurci avait lu la Bible. Voilà pourquoi le propriétaire d’esclave va souffrir.

Quelques pages après cette même déclaration, elle déclare : « J’ai vu l’esclave pieux se lever [lors de la résurrection] victorieux et triomphant. » (p. 286) Elle a été tout à fait claire dans ses écrits : de nombreux esclaves seront sauvés.

Certains critiques s’opposent à l’idée que certains vont rester dans leur tombe, à la lumière de Jean 5:28, 29 qui déclare que tous ceux qui sont dans la tombe sortiront. Mais la Bible donne plusieurs exemples concernant les événements des temps de la fin où un langage global contient des restrictions claires. C’est dans Apocalypse 6:15 et 16 que nous en trouvons le meilleur exemple : il est écrit que lors de la Seconde Venue « tous, esclaves et hommes libres, allèrent se cacher dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, cachez-nous de celui qui est assis sur le trône et de la colère de l’agneau. » Bien évidemment, tous les esclaves et tous les hommes libres ne seront pas perdus. (voir également Jean 12:32)

34. Peut-on dire légitimement : « J’ai cessé de pécher » ?

Ellen White : OUI. « Christ est mort pour que cela devienne possible pour vous de cesser de pécher, et le péché est la transgression de la loi. » (Review and Herald, vol. 71, n°35, p. 1, 28 août 1894)

Ellen White : OUI. « Etre racheté signifie cesser de péché. » (Review and Herald, vol. 77, n°39, p. 1, 25 septembre 1900)

Ellen White : OUI. « Seuls ceux qui par la foi obéissent à tous les commandements de Dieu pourront atteindre la condition sans péché dans laquelle vivait Adam avant sa transgression. Ils rendent témoignage à leur amour pour Christ en obéissant à tous ses préceptes. » (Manuscrit 122, 1901, cité dans le Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 6, p. 1118)

Ellen White : OUI. « A quiconque se soumet pleinement à Dieu, il est donné le privilège de vivre sans péché, dans l’obéissance à la loi du ciel. … Dieu demande de nous une obéissance parfaite. Nous devons nous purifier, tout comme lui est pur. En gardant ses commandements, nous révélons notre amour pour le Chef Suprême de l’univers. » (Review and Herald, 27 septembre 1906, p. 8)

La Bible : NON. « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous. » (1 Jean 1:8 et 9)

La Bible : NON. « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas en vertu des œuvres, pour que personne ne puisse faire le fier. » (Ephésiens 2:8 et 9)

Remarquez la question qui est soulevée par cette allégation : « Peut-on dire légitimement : « J’ai cessé de pécher » ?

A présent, à la lumière des preuves présentées, voyons deux faits.

1)Aucune des citations d’Ellen White proposées n’affirme que nous pouvons dire que nous avons cessé de pécher. Ellen White a répondu à cette question ailleurs cependant, et voici un échantillon de ce qu’elle a déclaré :

« Ceux qui recherchent vraiment le caractère chrétien parfait ne s’autoriseront jamais la pensée qu’ils sont sans péché. Leurs vies peuvent être irréprochables, ils peuvent être des représentants vivants de la vérité qu’ils ont acceptée. Mais plus ils disciplinent leur esprit à méditer sur le caractère du Christ, plus ils ressemblent à son image divine, plus ils discerneront clairement sa perfection sans tache, et avec plus d’acuité ils ressentiront leurs propres défauts. » Et encore : « Ceux qui se donnent du mal pour attirer l’attention sur leurs bonnes œuvres, parlant constamment de l’absence de péché dans leur vie, et s’efforçant de faire connaître leurs accomplissements religieux, ne font que tromper leur âme. » (The Sanctified Life, pp. 7,12)

« Mais nous ne devons pas nous glorifier de notre sainteté. A mesure que nous avons une vision plus claire de l’impeccabilité et de l’infinie pureté du Christ, nous nous sentirons comme Daniel quand il vit la gloire du Seigneur, et qu’il dit : « Mon teint frais fut changé en corruption. » (Selected Messages, vol. 3, p. 355)

« Comment se fait-il que tant de personnes prétendent être saintes et sans péchétellement éloignées du Christ. » Manuscrit 5, 1885

2)Aucun des textes bibliques ne nous dit que nous ne pouvons pas vaincre, par la grâce de Dieu. (et c’est exactement ce que disent les citations d’Ellen White)

Le premier texte (1 Jean 1:8, 9) dit simplement que si nous prétendons ne pas pécher, la parole de Dieu n’a pas sa place en nous (et nous sommes dans l’erreur). Ellen White a constamment exprimé cette idée, comme nous l’avons montré plus haut.

Le deuxième texte (Ephésiens 2:8, 9) dit simplement que nous sommes sauvés par grâce et non par les œuvres. A nouveau, Ellen White n’a cessé d’exprimer cette idée :

« Quand les hommes apprendront qu’ils ne peuvent gagner la justice par leur propre mérite dans leurs œuvres, et qu’ils regarderont avec une ferme et entière dépendance à Jésus comme leur seule espérance, il n’y aura plus autant du moi avec très peu de Jésus. Les âmes et les corps sont salis et pollués par le péché, le cœur est étranger à Dieu, et pourtant beaucoup se débattent dans leur propre force d’êtres finis pour gagner le salut avec leurs bonnes œuvres. Jésus, pensent-ils, fera une part du sauvetage. Ils doivent faire le reste. Ils ont besoin de voir par la foi la justice du Christ comme leur seule espérance pour aujourd’hui et pour l’éternité » (1888 Materials, p. 818).

« Presque toutes les fausses religions ont pour base le principe selon lequel on peut faire son salut par ses propres moyens. » (Patriarches et prophètes, p. 51)

(voir également Témoignages pour l’église, vol. 1, pp. 59,60 ; Les paraboles de Jésus, p. 95; Testimonies to Ministers, pp. 97,456 ; Le meilleur chemin, p.54,55 ; Testimonies for the Church, vol. 6, p.372 ; Evangéliser, p. 534 ; Patriarches et prophètes, p. 409-412 ; Conquérants pacifiques, pp. 381,382 ; The Sanctified Life, p. 87, etc.)

Nous avons vu qu’Ellen White appuyait pleinement ce que la Bible enseignait sur le salut par grâce au moyen de la foi. Mais est-ce que la Bible appuie ce qu’elle a dit sur la victoire ? Sans aucun commentaire ajouté, considérons les textes suivants à la lumière des citations d’Ellen White.

« Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur. Quiconque fait le péché fait aussi le mal ; c’est le péché qui est le mal. Or, vous le savez, il s’est manifesté, lui, pour enlever les péchés ; et il n’y a pas de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne le connaît pas, il ne l’a jamais vu. » 1 Jean 3:3 à 6

« Je dis plutôt : marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez jamais ce que la chair désire. » Galates 5:16

« A celui qui peut vous garder de toute chute et vous faire tenir devant sa gloire, sans défaut, dans l’allégresse. » Jude 1:24

« Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi-même j’ai été vainqueur et je me suis assis avec mon Père sur son trône. » Apocalypse 3:21

35. Le fait d’obéir aux commandements me gagne-t-il la faveur de Dieu ?

Ellen White : OUI. « Obéir aux commandements de Dieu est la seule façon d’obtenir (gagner) la grâce de Dieu » (Testimonies for the Church, vol. 4, p. 28 ; voir Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 519). Note : le mot « gagner » a été ajouté entre parenthèses par D&D, et non par Ellen White.

La Bible : NON. « Tout ce que nous faisons pour la justice est comme un vêtement souillé. » (Esaïe 64:6)

La Bible : NON. « Et que personne ne soit justifié devant Dieu par la loi, c’est évident, puisque celui qui est juste en vertu de la foi vivra. » (Galates 3:11)

Obtenir quelque chose ne signifie pas toujours le « gagner. » Obtenir peut simplement vouloir dire « entrer en possession de. » Après avoir lu le passage des Testimonies/Témoignages, nous nous rendons rapidement compte qu’Ellen White mettait en opposition ceux qui obéissent à Dieu prenant position pour leur foi, et ceux qui attendent dans le doute jusqu’à ce que « tout soit clair devant eux. » (Testimonies for the Church, vol.4, p. 27. Voir Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 519) Obéir à Dieu par la foi par opposition à douter de lui, voilà ce dont il est question. Mais qu’en est-il de cette formulation : « obtenir sa faveur » ? Si la Bible emploie un tel langage, alors nous ne pouvons rien trouver à redire chez Ellen White.

« Car celui qui me [la sagesse] trouve a trouvé la vie et obtient la faveur de l’Eternel. Mais celui qui pèche contre moi nuit à son âme ; tous ceux qui me haïssent aiment la mort. » Proverbes 8:35 (Colombe)

Nous sommes ici non seulement en présence de la même formulation employée par Ellen White, mais aussi du même principe. Trouver la sagesse (et obtenir ainsi la faveur du Seigneur, d’après ce texte) est mis en contraste avec le fait de pécher (transgresser la loi de Dieu – 1 Jean 3:4). Ellen White dit simplement ce que Salomon a fait. Or, peu oseraient remettre en cause la sagesse et l’inspiration de ce dernier.

Mais y a-t-il des exemples bibliques où quelqu’un obtient la faveur de Dieu ?

« Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur. » (Genèse 6:8)

« Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai tous ces pays à ta descendance. Toutes les nations de la terre se béniront par ta descendance, parce qu’Abraham m’a écouté et qu’il a gardé mes observances, mes commandements, mes prescriptions et mes lois. » (Genèse 26:4, 5)

« Moïse dit au Seigneur : Regarde, tu me dis : « Fais monter ce peuple ! » Pourtant tu ne m’as pas fait savoir qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : « Je t’ai distingué par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. » Exode 33:12

« C’est par la foi qu’Hénoch fut transporté, de sorte qu’il ne vit pas la mort ; on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait transporté. En effet, avant d’être transporté, il avait reçu le témoignage qu’il plaisait à Dieu. » Hébreux 11:5

« Elle y est restée jusqu’aux jours de David, qui a trouvé grâce aux yeux de Dieu. » Actes 7:45, 46

« Quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréé de lui. » 1 Jean 3:22

« L’ange lui dit : N’aie pas peur, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » Luc 1:30

36 Notre obéissance et notre foi nous réconcilient-elles avec Dieu ?

Ellen White : OUI. « L’homme, qui a défiguré l’image de Dieu dans son âme par une vie corrompue, ne peut pas, par ses propres moyens, effectuer de changement radical en lui-même. Il doit accepter ce que prévoit l’évangile : il doit se réconcilier avec Dieu par l’obéissance à sa loi et la foi en Jésus-Christ. » (Testimonies for the Church, vol. 4, p. 294)

La Bible : NON. « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas en vertu des œuvres, pour que personne ne puisse faire le fier. » (Ephésiens 2:8, 9)

La Bible : NON. « Quant à vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis, dans votre façon de penser et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés, par la mort, dans son corps de chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche. » (Colossiens 1:21, 22)

La première phrase dans la citation d’Ellen White parle pour elle-même. « L’homme … ne peut pas, par ses propres moyens, effectuer de changement radical en lui-même. » Cela se passe de commentaires. Elle poursuit : « Il doit accepter ce que prévoit l’évangile… » Ce que « prévoit » l’évangile, c’est ce qui nous réconcilie avec Dieu, c’est-à-dire entre autres l’obéissance à la loi de Dieu par sa puissance. L’évangile dans son intégralité donne à la fois le pardon et la puissance, d’après la Bible.

Si l’on n’est pas d’accord avec la référence que fait Ellen White, alors nous ne serons pas d’accord non plus avec les textes suivants :

« Comme vous vous êtes purifiés, par l’obéissance à la vérité, en vue d’une affection fraternelle, sans hypocrisie, aimez-vous les uns les autres avec ferveur, d’un cœur pur. » (1 Pierre 1:22)

« Comment un jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En observant ta parole. » (Psaume 119:9)

37. En tant que chrétien, suis-je condamné devant Dieu ?

Ellen White : OUI. « Depuis le moment où la lumière au sujet de la réforme sanitaire nous a été communiquée, chaque jour je me pose ces questions : « Est-ce que je pratique la tempérance en toutes choses ? Mon régime alimentaire me permet-il d’être dans la condition où je puis accomplir le plus de bien possible ? » Si nous ne pouvons y répondre affirmativement, nous sommes coupables envers Dieu. » (Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 21)

La Bible : NON. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8:1)

La Bible : NON. « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est pas jugé. » (Jean 3:17, 18)

La Bible : NON. « Amen, amen, je vous le dis, celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé a la vie éternelle : il ne vient pas en jugement, il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24)

D&D montrent à juste titre deux des conditions pour que nous restions en-dehors de toute condamnation. 1) Etre « en Jésus-Christ » et 2) « croire » en Christ et au Père. A présent examinons le sens de « en Jésus-Christ » et « croire. »

La déclaration d’Ellen White concernait la santé. La Bible dit :

« Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira ; car le sanctuaire de Dieu est saint – c’est là ce que, vous, vous êtes. » 1 Corinthiens 3:17

L’ordre est clair. Les adventistes croient que c’est un péché que de détruire notre corps par l’intempérance (tabac, alcool, habitudes alimentaires néfastes, etc.). Cette croyance est basée sur le sixième commandement (Tu ne tueras point) ainsi que sur tout un ensemble d’autres textes comme celui cité plus haut. La Bible promeut nettement la santé chrétienne, et il s’agit de toute une étude à part. A la lumière du texte ci-dessus, demeure-t-on « en Jésus-Christ » si l’on persiste à profaner le temple de Dieu ? Cela nous ramène à l’enseignement du « sauvé un jour, sauvé toujours » qui n’est pas biblique. Jésus lui-même a enseigné qu’il y a des gens ayant autrefois été « en Jésus-Christ » mais qui ont choisi de ne pas poursuivre cette relation (voir Jean 15:1 à 5 ; Matthieu 7:21 à 23 ; Ezéchiel 18:24 ; Apocalypse 22:19). Cette relation n’est pas une décision unique, mais elle doit être entretenue chaque jour (voir 1 Corinthiens 15:31).

Pour de nombreux chrétiens le mot « croire » a une définition bien trop limitée. Les Ecritures nous disent que même les démons « croient » et qu’ils tremblent (Jacques 2:19), pourtant, ils sont perdus pour l’éternité. Dieu n’est pas en train de nous demander de croire simplement qu’il existe et que Jésus a été crucifié il y a 2000 ans. Il veut que nous croyions « toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4:4) Croyons-nous que Jésus est capable de nous donner les moyens de vaincre (Jude 24 ; 1 Corinthiens 10:13 ; 2 Corinthiens 10:5, etc.) ? Si oui, alors il le fera. Sinon, alors nous n’avons pas la foi, et ainsi nous ne « croyons » pas vraiment (Matthieu 9:29). C’est assez simple. Ce n’est pas à nous de décider quelles sections des promesses de Dieu nous allons croire et desquelles nous allons douter. La condition qui nous garde loin de toute condamnation, c’est de croire à toutes.

38. Dois-je être parfait avant d’être accepté par Christ ?

Ellen White : OUI. « D’après ce qui m’a été montré, il y a une grande œuvre à accomplir avant que vous ne soyez accepté aux yeux de Dieu. » (Testimonies for the Church, vol. 2, p. 84)

Ellen White : OUI. « Vous avez un grand travail à faire. … Il est impossible que vous soyez sauvés tels que vous êtes. » (Testimonies for the Church, vol. 2, p. 316)

Ellen White : OUI. « Tel que vous êtes, vous gâteriez le ciel entier. Vous êtes inculte, brut, et non sanctifié. Il n’y a pas de place au ciel pour un caractère tel que vous le possédez à présent. … Vous êtes plus éloigné aujourd’hui du standard de la perfection chrétienne… que vous ne l’étiez il y a quelques mois après avoir reçu la vérité. » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 465)

La Bible : NON. « Mais Dieu est riche de compassion et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts du fait de nos fautes, il nous a rendus vivants avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés. » (Ephésiens 2:4 et 5)

La Bible : NON. « Aussi accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ lui-même vous a accueillis, pour la gloire de Dieu » (Romains 15:7)

La Bible : NON. « Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit saint tout comme à nous ; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi. » (Actes 15:8 et 9)

*

La question posée était « Dois-je être parfait avant d’être accepté par Christ ? » Parmi les trois citations, une seule comporte le mot « perfection » et elle ne dit pas que la perfection est une condition préalable à l’acceptation par Christ. Les deux autres citations ne parlent pas de perfection, mais des conditions, que l’on comprendra en examinant ces citations dans leur contexte.

*

Ellen White n’a eu de cesse de répéter que nous ne pouvons pas nous changer nous-mêmes, et qu’il nous faut venir à Jésus exactement tels que nous sommes avant d’espérer changer. En fait, elle a même dit que nous n’avons pas besoin de nous repentir avant de venir à Jésus, car c’est lui qui donne la repentance (voir Le meilleur chemin, pp. 23, 24). Ici, elle dit que beaucoup se trompent en pensant qu’ils ne peuvent pas venir à Jésus avant de s’être repentis. Puis, à la page 28, elle dit « Si vous voyez votre état de péché, n’attendez pas d’être meilleur. … C’est en Dieu seul qu’est notre recours. » De tels exemples ne manquent pas. A la même page, elle écrit que si nous attendons d’être « moins mauvais » avant de venir à Jésus, nous ne viendrons jamais, à moins d’aller à lui tels que nous sommes. N’importe qui ayant lu les écrits d’Ellen White connaît sa position très claire là-dessus.

*

Dans les trois cas, elle s’adresse à des individus, dans une situation particulière. Il nous faut examiner quelle est cette situation avant de pouvoir comprendre ce qu’elle voulait dire dans les citations abrégées mentionnées plus haut.

Citation n°1

« D’après ce qui m’a été montré, il y a une grande œuvre à accomplir avant que vous ne soyez accepté aux yeux de Dieu. » (Testimonies for the Church, vol. 2, p. 84)

Elle poursuit en disant à cet individu : « Le moi est trop important. Vous avez un tempérament empressé, passionné, et vous agissez de manière arbitraire et autoritaire dans votre famille. » Jésus demeure-t-il en nous si le moi est trop en avant ? (Peut-on servir deux maîtres ?) Jésus considère-t-il un cœur égoïste (l’essence du problème de Satan) comme « acceptable » ou cet homme a-t-il besoin qu’une grande œuvre soit accomplie pour lui par Jésus ? A-t-elle dit : « vous avez beaucoup de travail à faire avant d’aller à Jésus » ? Pas du tout. Qui fait le travail pour nous ? Jésus bien sûr. Tout ceci est en parfaite harmonie avec la Bible. Nul n’est « acceptable pour Jésus » dans une condition égoïste et autoritaire. Seuls les Universalistes pourraient débattre sur ce point. « Une grande œuvre » avait-elle besoin d’être faite pour le roi Nabuchodonosor avant qu’il ne soit « accepté » par Dieu, ou était-il tout à fait correct qu’il installe une idole et qu’il tente de brûler vifs les fidèles serviteurs de Dieu ? La « grande œuvre » a été accomplie pour lui par Dieu dans Daniel au chapitre 4.

Citation n°2

« Vous avez un grand travail à faire. … Il est impossible que vous soyez sauvés tels que vous êtes. » (Testimonies for the Church, vol. 2, p. 316)

Cette page expose clairement quel est ce grand travail qu’ils ont à accomplir (il s’agit d’un couple). Non pas se sauver eux-mêmes, mais plutôt exactement l’inverse. Voyez la suite : « Maintenant Jésus vous invite à venir à lui, et à apprendre de lui, car il est doux et humble de cœur. » Quand Ellen White a-t-elle dit qu’ils devaient aller au Christ ? Maintenant. Peut-on être plus clair ? Ecoutez cette déclaration tirée de la même page : « Oh, comme il est important que vous voyiez l’œuvre qui doit être faite pour vous, avant qu’il ne soit trop tard à jamais ! » Nous avons bien une œuvre à accomplir dans notre salut : venir à Jésus et garder nos yeux fixés sur lui. Cela, il ne pourra pas le faire pour nous. Il ne force jamais la volonté.

Mais toute croissance et toute victoire dans notre vie viennent directement de lui. Ellen White poursuit : « La promesse qu’il vous a faite est certaine, vous trouverez du repos en lui. » Cela ne ressemble pas vraiment à une instruction à travailler vers la perfection par ses propres moyens, avant de venir à Jésus. Et la déclaration « Il est impossible que vous soyez sauvés tels que vous êtes » n’a rien à voir avec la perfection, elle soutient plutôt l’enseignement biblique qui veut qu’ « aujourd’hui, si vous entendez sa voix, ne vous obstinez pas, comme lors de la révolte » (Hébreux 3:15) Il était impossible que les Pharisiens soient sauvés tels qu’ils étaient. Ils avaient désespérément besoin du Christ. Il était impossible que Saul/Paul soit sauvé tel qu’il était. Il avait désespérément besoin du Christ. Il était impossible que vous et moi soyons sauvés tels que nous étions devant Christ, car toute notre justice est comme un vêtement souillé (Esaïe 64:5). Tout cela est en harmonie avec la Bible.

Citation n°3

« Tel que vous êtes, vous gâteriez le ciel entier. Vous êtes inculte, brut, et non sanctifié. Il n’y a pas de place au ciel pour un caractère tel que vous le possédez à présent. … Vous êtes plus éloigné aujourd’hui du standard de la perfection chrétienne… que vous ne l’étiez il y a quelques mois après avoir reçu la vérité. » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 465)

Avec cette citation, le sujet glisse de « Jésus qui m’accepte » à « la perfection » ou à la victoire sur le péché. Ellen White parle ici de la transformation du caractère qui a lieu après qu’une personne vient à Jésus. Jésus a clairement enseigné que ceux qui viennent à lui, et même qui demeurent en lui pendant quelque temps, mais qui ne continuent pas, seront en fin de compte perdus (voir Jean 15:2,6). Pierre parle de ceux qui acceptent le Christ puis s’en détournent. Il dit qu’il vaudrait mieux pour eux qu’ils n’aient jamais connu la vérité, et il les compare à un chien qui retourne à ce qu’il a vomi (voir 2 Pierre 2:20 à 22). Jésus lui-même a parlé d’être « parfait. » « Vous serez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:48) Et Paul : « Au reste, frères, soyez dans la joie, tendez vers la perfection […] et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Corinthiens 13:11, Colombe) « jusqu’à ce que nous soyons parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme adulte, à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Ephésiens 4:13). « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. » (Philippiens 3:12, Colombe) « Nous tous donc, qui sommes parfaits, ayons ce sentiment, et si en quelque chose vous avez un autre sentiment, Dieu vous le révélera. » (Philippiens 3:15, Darby) Et Jacques parfaits à tous égards, et qu’il ne vous manque rien. » (Jacques 1:4) Et Pierre parfaits, fermes, forts et inébranlables. » (1 Pierre 5:10, Ostervald)

Les chrétiens adventistes et non adventistes ont débattu pour savoir au juste ce que signifiaient ces déclarations, mais aucun n’a prétendu que l’on avait affaire à de faux prophètes, face à de telles paroles. Et personne dans l’adventisme, y compris Ellen White, n’a jamais enseigné que l’on doit être parfait avant de venir à Jésus. Aucune déclaration de ce genre n’existe.

La question pour la citation n° 3 concerne la victoire sur le péché et la perfection de caractère que Jésus (et pas nous) accomplit dans ses enfants. Mais si on lit tout le contexte de cette citation (comme avec la n°2), il devient clair qu’Ellen White enseigne que l’aide vient de Jésus et qu’on ne se change pas soi-même.

A la lumière de tout ce qu’Ellen White déclare sur la manière dont on vient à Jésus, il n’y a pas plus de raison de l’attaquer sur ces déclarations qu’il n’y en a de qualifier Paul de faux prophète quand il nous conseille vivement de « mettre en œuvre [n]otre salut avec crainte et tremblement. » (Philippiens 2:12) Il nous faut regarder à tout ce que Paul a déclaré sur le sujet avant d’affirmer qu’il contredit le reste des Ecritures.

39. Jésus est-il entré dans le lieu très saint du sanctuaire céleste avant le 22 octobre 184 ?

Ellen Whit : NON. « Il me fut montré que … la porte fut ouverte dans le lieu très saint du sanctuaire céleste, où se trouve l'arche qui contient les dix commandements. Cette porte ne fut ouverte que lorsque Jésus eut achevé sa médiation dans le lieu saint en 1844. C'est alors que le Sauveur se leva, ferma la porte du lieu saint, ouvrit la porte du lieu très saint, et pénétra au-delà du second voile, où il se tient maintenant à côté de l'arche. » (Premiers écrits, p. 42)

La Bibl : OUI. « Or voici le point capital de ce que nous disons: nous avons un tel grand prêtre, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux; il est au service du sanctuaire et de la tente véritable, celle qui a été dressée par le Seigneur et non pas par un être humain. » (Hébreux 8:1, 2, écrit en 60 ap. J.-C.)

La Bibl : OUI. « Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs ou de taurillons, mais avec son propre sang. C'est ainsi qu'il a obtenu une rédemption éternelle. » (Hébreux 9:12, écrit en 60 ap. J.-C.)

*

Le premier texte de la liste ne dit rien sur le fait que Jésus soit présent dans le lieu très saint. Le « trône » de Dieu peut être n'importe où il souhaite qu'il soit. C'est un trône mobile (pouvez-vous imaginer Dieu confiné dans un endroit quelconqu ?), décrit comme ayant des « roues » (Daniel 7:9). La présence de Dieu n'était pas manifeste uniquement dans le lieu très saint de l'Ancien Testament non plus. On le voyait par la porte extérieure avec Moïse, d’abord (voir Exode 33:8-11). Il faut qu'il y ait un texte qui déclare que Dieu le Père était et est toujours dans le lieu très saint du sanctuaire céleste pour qu'Ellen White et les adventistes aient tort sur cette question. Un tel texte n'existe pas.

La NBS pour le deuxième texte parle de « sanctuaire », mais d'autres versions parlent de « lieu saint » (Parole de Vie) ou de « lieu très saint » (Français courant). Que dit exactement le gre ?

La seule fois où le livre des Hébreux parle du deuxième appartement (lieu très saint), de manière spécifique et isolée, c’est dans Hébreux 9:3, où le grec emploie le terme hagia hagion, traduit correctement par « le plus saint de tous. » Dans ce texte il n'est pas dit que Jésus est entré là lors de son ascension. Il décrit simplement le sanctuaire terrestre. Nulle part dans tout le livre des Hébreux hagia hagion n’est employé pour nous dire où Christ se trouvait dans le ciel. S'il est entré dans le hagia hagion, pourquoi Hébreux ne mentionne-t-il pas cela, ne serait-ce qu’une seule fois?

A nouveau, nous recommandons la lecture du livre de Clifford Goldstein 1844 simplifié pour un regard plus approfondi sur la question et sur d'autres accusations à l'encontre du jugement investigatif.

40. Les péchés pardonnés des saints demeurent-ils quelque part avant d’être effacés avant le grand jour de la récompense final ?

Ellen Whit : OUI. « Le sang du Sauveur, tout en libérant de la condamnation le pécheur repentant, n'anéantit pas le péché. Celui-ci demeure sur les registres du sanctuaire jusqu'à l'expiation finale. … Au grand jour des récompenses finales, les morts seront « jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. » Cela fait, en vertu du sang expiatoire du Fils de Dieu, les péchés de tous les croyants seront effacés des dossiers du sanctuaire. » (Patriarches et prophètes, p. 330)

La Bibl : NON. « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés. » (Hébreux 8:12)

La Bibl : NON. « C'est moi, moi seul, qui de moi-même efface tes transgressions; je ne me souviendrai plus de tes péchés. » (Esaïe 43:25)

La Bibl : NON. « Je pardonnerai leur faute, je ne me souviendrai plus de leur péché. » (Jérémie 31:34)

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Le jour des expiations à l'époque de l'Ancien Testament préfigurait l'œuvre de Jésus dans le jugement investigatif. La Bible, Ellen White, et l'adventisme ont tous raison en proclamant cette doctrine.

D&D citent à nouveau des textes qui ne contredisent pas la déclaration d'Ellen White. Ces textes disent tous, fondamentalement, que Dieu nous pardonnera et ne se souviendra plus de nos péchés. Le pardon survient quand nous venons à Jésus (1 Jean 1:9), mais Dieu n'en efface pas le souvenir avant la fin du temps de probation. Ces textes ne disent rien sur le moment où cela arrive. Les récits bibliques prouvent en eux-mêmes que leur souvenir n'a pas encore été effacé. Le péché de David contre Bethsabée a-t-il purement et simplement disparu ? Des millions de gens lisent cette histoire chaque année. C'est vrai, quand le grand conflit entre le Christ et Satan arrivera finalement à son terme, Dieu, pour toute l'éternité, ne se souviendra plus de nos péchés. Ils se volatiliseront. Comme nous l'avons dit précédemment, ce que Jésus fait de ces péchés entretemps, cela le regarde. Tout ce que nous avons à faire, c'est de les lui remettre maintenant.

41. Paul a-t-il eu connaissance de l'évangile grâce à des hommes de l'églis ?

Ellen Whit : OUI. « Paul devait être instruit dans la foi chrétienne et agir en connaissance de cause. Le Christ l'envoya vers ces disciples mêmes qu'il avait persécutés, afin d'être instruit par eux. … Maintenant Paul était dans une condition qui lui permettait d'écouter la vérité enseignée par ceux à qui Dieu en avait donné la mission. Le Christ dirigea donc Paul vers ses serviteurs, le mettant ainsi en rapport avec son Eglise. Les hommes mêmes que Paul s'était proposé de faire mourir, devinrent ses instructeurs dans la doctrine qu'il avait méprisée et persécutée. » (Testimonies for the Church, vol. 3, p. 430. En français, voir Témoignages pour l'église, vol. 1, pp. 450, 451)

La Bibl : NON. « Je vous le certifie, mes frères, la bonne nouvelle que j'ai annoncée pour ma part n'est pas simplement humaine, car moi-même je ne l'ai pas reçue ni apprise d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. … Sans même monter à Jérusalem pour voir ceux qui étaient apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie, puis je suis retourné à Damas. Trois ans plus tard, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et j'ai demeuré quinze jours chez lui. Mais je n'ai vu aucun frère des apôtres, sinon Jacques, le frère du Seigneur. En vous écrivant cela, je le dis devant Dieu, je ne mens pas. » (Galates 1:11, 12, 16 à 20)

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La citation d'Ellen White vient juste après la description qu’elle fait du récit biblique de Paul frappé de cécité sur la route de Damas. Ecoutons les paroles mêmes de la Bibl :

« Tout tremblant et stupéfait, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Alors le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et l’on te dira ce que tu dois faire. » (Actes 9:6, Colombe)

Cela n'est jamais mentionné par D&D. Le fait est qu’Ellen White avait raison quand elle disait que c'est Jésus qui a dit à Paul de se rendre auprès des chrétiens, et qu'ils lui diraient quoi faire et l'enseigneraient.

Dans le texte donné par D&D, Paul dit qu'il a tout reçu « par une révélation de Jésus-Christ. » Ellen White nie-t-elle cel ? Pas du tout. Sur la même page que le texte qu’ils citent, on lit ceci :

« Aussi Jésus le [Paul] dirigea-t-il vers ceux qui, dans l'Eglise, étaient à même de lui faire connaître son devoir. Il donna ainsi la sanction de l'autorité de la nouvelle église. Le Christ avait accompli l'œuvre de révélation et de conviction et maintenant Paul était dans une condition qui lui permettait d'écouter la vérité enseignée par ceux à qui Dieu en avait donné la mission. Le Christ dirigea donc Paul vers ses serviteurs, le mettant ainsi en rapport avec son Eglise. » (Témoignages pour l’église, vol. 1, pp. 450, 451)

Remarquez qu'elle dit que Jésus avait accompli une œuvre de « révélation et de conviction.

En résumé1) la déclaration d'Ellen White à propos de Paul recevant la révélation et la conviction par Jésus lui-même, et 2) le texte biblique (Actes 9:6) qui dit que Jésus a ordonné à Paul de se rendre dans la ville pour apprendre auprès des croyants ce qu'il devrait faire ensuite. Aucune contradiction n'apparaît quand on inclut ces extraits.

42. Qu'est-ce que « le sceau de Dieu ?

Ellen Whit : LE SABBAT. « Les ennemis de la loi divine, depuis les ministres jusqu'aux plus obscurs mécréants, ont une nouvelle conception de la vérité et du devoir. Ils reconnaissent, mais trop tard, que le septième jour du quatrième commandement est le sceau du Dieu vivant. » (La tragédie des siècles, p. 694)

La Bibl : LE SAINT-ESPRIT. « Vous avez été scellés de l'Esprit saint qui avait été promis. » (Ephésiens 4:30)

BIBL : LE SAINT-ESPRIT. « N'attristez pas l'Esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour un jour de rédemption. » (Ephésiens 4:30)

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La plupart des traductions de la Bible font le parallèle entre Ephésiens 1:13 et 4:30 : c'est le Saint-Esprit qui scelle. Les adventistes emploient les mêmes textes tout le temps dans les études bibliques, car ils contribuent à expliquer ce qu'est véritablement le sceau et quel est celui qui se charge du scellement. Le sceau de Dieu implique que le Saint-Esprit vit dans notre cœur, que le caractère du Christ est formé en nous, et que le nom de Dieu est gravé sur nos « fronts » (voir Ephésiens 1:13 & 4:30; Colossiens 1:27; Apocalypse 7:3 & 14:1). Quand la marque de la bête sera imposée, ceux qui ont les trois caractéristiques mentionnées ci-dessus choisiront d'obéir à la Parole de Dieu plutôt qu'aux lois des hommes, même quand ils devront affronter la mort (voir Esaïe 24:1 à 6; Psaume 119:126; Apocalypse 14:12 & 12:11). Ils garderont le saint jour du sabbat. Le sceau de Dieu – tout comme le jugement investigatif – constitue une étude biblique en soi. Les textes proposés ici ne réfutent pas la croyance selon laquelle le sabbat est le sceau de Dieu dans les derniers jours. Ellen White a résumé la relation entre le Saint-Esprit et le sceau de Dieu de cette manièr :

« La sanctification de l'Esprit signale la différence entre ceux qui ont le sceau de Dieu et ceux qui gardent un faux jour de repos. » Bible Commentary, vol. 7, p. 980.

43. Doit-on s’agenouiller chaque fois que l’on prie ?

Ellen Whit : OUI. « Où nos frères ont-ils pris l'idée qu'ils devraient se tenir debout pour prier Die ? Quelqu'un qui avait étudié pendant cinq années à Battle Creek a été désigné pour offrir une prière avant que sœur White s'adresse à l'assemblée. Quand j'ai vu qu'il restait debout au moment où une prière allait s'échapper de ses lèvres mon cœur a été agité et j'ai cru devoir le reprendre publiquement. Je l'appelai par son nom et lui dis: « Mettez-vous à genoux. » C'est la position qui convient en tous temps. » (Messages choisis, vol. 2, p. 359)

Ellen Whit : OUI. « Qu'il s'agisse du culte public ou du culte privé, nous avons le devoir de nous prosterner devant Dieu quand nous lui offrons nos requêtes. » (Messages choisis, vol. 2, p. 360)

Ellen Whit : OUI. « Se prosterner quand on s'adresse à Dieu par la prière, c'est l'attitude qui convient. » (Messages choisis, vol. 2, p. 360)

Ellen Whit : NON. « Nous ne devons pas attendre une occasion de nous agenouiller devant Dieu. Nous pouvons prier et parler avec le Seigneur où que nous nous trouvions. » (Selected Messages, vol. 3, p. 266)

Ellen Whit : NON. « Il n'est pas toujours nécessaire de se prosterner à genoux afin de prier. » (Selected Messages, vol. 3, p. 267)

La Bibl : NON. « Le collecteur des taxes, lui, se tenait à distance; il n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine et disai : « O Dieu, prends en pitié le pécheur que je suis! » (Luc 18:13)

La Bibl : NON. « Et lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos fautes. » (Marc 11:25)

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Dans les citations en faveur du « OUI » elle parle de culte collectif et personnel et dans les citations en faveur du « NON, » elle parle évidemment des moments où nous vaquons à nos affaires quotidiennes. L'apôtre Paul nous a di : « Priez continuellement » (1 Thessaloniciens 5:17). Il voulait clairement dire que nous devrions avoir un état d'esprit de prière, même quand nous marchons, travaillons, ou quoi que nous fassions dans la vie. Nous n'avons pas besoin d'être à genoux chaque seconde de chaque jour. C'est ce que voulait dire Ellen White dans les références libellées « NON. »

Une des raisons qu'Ellen White donne pour la nécessité de s'agenouiller est celle des exemples bibliques. Dans le volume 2 de Messages choisis, à la page 359, Ellen White donne 8 exemples tirés de l'Ancien et du Nouveau Testaments mettant en scène des gens qui se sont agenouillés pour prier (il y en a beaucoup d'autres qu'elle n'a pas inclus).

Certains prétendent qu'Ellen White elle-même s'est tenue debout à de nombreuses reprises lors de la prière pour les offrandes à l'église, mais examinons un exemple de cela et voyons si l'on peut comprendre pourquoi ils se tenaient debou :

« Ellen White et le public se tiennent debout pour la prière de consécration. – Qui, à présent, demandé-je, veut faire un effort résolu pour obtenir l'éducation supérieure ? Ceux qui le veulent, manifestez-le en vous mettant debout. [L'assemblée se lève] Voici toute l'assemblée. Que Dieu vous aide à respecter votre engagement. Prions. » (Selected Messages, vol. 3, p. 269).

N'y a-t-il pas une différence entre la façon dont Ellen White a agi ici, et le pasteur qui a commencé à prier nonchalamment alors qu'il se tenait debou ? Ellen White leur a demandé de se lever pour prendre un engagement devant le Seigneur, après quoi ils ont prié pour que le Seigneur les aide à garder cet engagement.

La Bible contient de nombreux exemples de personnes s'agenouillant dans la prière (Psaume 95:6; Ephésiens 3:14; Daniel 6:10; 2 Chroniques 6:13, 7:3, 29:29; Matthieu 8:2, 9:18, 15:25, 17:14; Luc 22:41; Actes 20:35, 36, etc.). Mais qu'en est-il des textes proposés par D&D ?

Dans le premier texte, le collecteur d’impôts se tenait debout, mais il se « frappait la poitrine » également. Jésus faisait-il un discours sur la manière appropriée de prier pendant le culte ou bien voulait-il attirer notre attention sur l'attitude propre-juste dans la prière, face à quelqu'un qui, de son côté, reconnaît son indignit ?

Dans le deuxième texte, le mot grec steko rendu par « debout » est employé au sens d’être ferme ou immobile (généralement « tenir ferme dans le Seigneur »). Le mot grec employé pour montrer qu'une personne est littéralement debout, par opposition à assise, est un mot totalement différent (histemi). Dans la Bible, les gens ne s'agenouillent pas toujours quand ils prient ou quand ils s'adressent à Dieu, mais Marc 11:25 ne fait pas référence à une posture physique. Si c'était le cas, alors les instructions de Jésus-Christ ne s'appliqueraient pas aux croyants quand ils s'agenouillent en prière, et évidemment Jésus faisait référence à n’importe quelle occasion de prière.

C’est indéniable, les services de culte dans la plupart de nos églises aujourd'hui sont bien moins révérencieux que par le passé (dans notre façon de nous habiller, de nous conduire, dans nos paroles, nos bavardages, et notre attitude en général). Ellen White souhaitait juguler cette tendance en promouvant l'idée biblique d'une génuflexion pleine de révérence dans la salle de culte. Ellen White et tous les exemples tirés de la Bible ont raison: s'agenouiller est tout à fait approprié.

44. Des personnes seront-elles perdues à cause de l’aspect négligé de leur pasteur ?

Ellen Whit : OUI. « L’aspect négligé du prédicateur aboutira à la perte de certaines âmes. » (Selected Messages, vol. 3, p. 251)

La Bibl : NON. « Je vous jugerai, chacun selon ses voies, maison d'Israë ! » (Ezéchiel 33:20)

La Bibl : NON. « Celui qui pèche, c'est lui qui mourra. Un fils ne sera pas chargé de la faute de son père, un père ne sera pas chargé de la faute de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » (Ezéchiel 18:20)

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Ellen White dit-elle ici que la personne est perdue uniquement à cause de l'aspect négligé du pasteur et en dépit de la relation personnelle de la personne avec le Seigneur ? Pas du tout. Ellen White ne dit pas que quelqu'un pourra, au jour du jugement, dire « Je suis perdu uniquement parce que ce pasteur était négligé. » Mais ce que veut souligner Ellen White, c'est que la première impression est importante et que certaines personnes, en raison de l'apparence peu soignée du pasteur, peuvent ne pas remettre les pieds dans cette église. La décision est la leur, mais s'il n'avait pas été si négligé et débraillé, ils n'auraient jamais fait les premiers pas sur ce chemin qu'ils ont choisi (et qui a mené à la perdition et à la négligence des choses spirituelles). Ellen White n'a fait que déclarer que l’aspect négligé du prédicateur « aboutira » à la perte de ces âmes. Elle n'a jamais dit qu'il serait la seule cause de leur perdition. Ellen White s’intéresse à la possibilité d'être une pierre d'achoppement pour quelqu'un et Paul parle de cela lui-même (voir 1 Corinthiens chapitre 8).

Nous recommandons vivement la lecture des passages qui se trouvent avant et après la citation d'Ellen White qui a été donnée ici. Cela permettra de clarifier les choses et de les remettre dans leur juste perspective (Selected Messages, vol. 3, p. 251. Voir également Evangéliser, p. 599). Ce genre de citations ultra-courtes nous dit en général très peu de choses sur le contexte.

45. Est-ce un péché d'être malad ?

Ellen Whit : OUI. « C'est un péché que d'être malade; car toute maladie est le résultat de la transgression. » (Counsels on Health, p. 37)

La Bibl : NON. « Alors l'Adversaire se retira de devant le Seigneur. Il frappa Job d'un ulcère malin, depuis les pieds jusqu'au crâne. … En tout cela, Job ne pécha pas. » (Job 2:7, 10)

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Voici la phrase qui vient immédiatement après la citation d'Ellen White.

« Beaucoup souffrent en conséquence de la transgression de leurs parents. Ils ne peuvent être condamnés pour le péché de leurs parents. » (Counsels on Health, p. 37)

Cette déclaration balaie toute idée selon laquelle celui qui tombe malade ne fait que payer le prix de ses propres péchés. Nous héritons beaucoup de choses, et nous n'y pouvons rien. Si nos parents et nos ancêtres malmenaient leur santé (par exemple, une femme qui prend de la drogue ou de l'alcool pendant sa grossesse), il se trouve que cela a des conséquences sur nous, que ce soit juste ou non. Tout cela est le résultat de la violation des lois divines sur la santé et la nature. En fait, il n'y aurait PAS DE MALADIE si Adam et Eve n'avaient pas péché au départ. Dieu n'invente pas la maladie, elle n’est que la conséquence du fait de vivre dans un monde de péché, et elle est amplifiée par nos pratiques contraires aux lois de la santé. C'est ce qu'elle voulait dire quand elle l'appelle « péché. » Comme nous l'avons vu dans sa phrase qui vient juste après, elle ne voulait pas dire qu'en devenant malade, quelqu'un avait, ici et là, commis un péché. Tous les problèmes de santé de l'homme sont le résultat d'une accumulation de péchés et de violations des lois de la santé, et seul quelqu’un de malhonnête pourrait le nier.

Le texte biblique cité (Job 2:7, 10) montre Satan infligeant des maux à Job. Bien évidemment, ce n'était pas la faute de Job. Si Ellen White était en train de dire ce que D&D prétendent, alors ce texte (ainsi que beaucoup d'autres) réfuterait ses dires; mais ce n’est pas ce qu’elle dit, tout simplement.

D&D ajouten : « On sait qu'Ellen White a été souvent malade – cela voulait-il dire qu'elle péchait souvent ? » Sa mauvaise santé était en grande partie due à ce tragique accident presque fatal qu’elle eut enfant, mais même quand elle était malade par ailleurs, il faut que nous comprenions ce qu'elle voulait dire (en lisant la phrase qui suit) avant de la traiter d'hypocrite ou de l'accuser de contredire la Bible.

46. Dieu empêchera-t-il les méchants de tuer ceux qui refuseront de recevoir la marque de la bêt ?

Ellen Whit : OUI. « Dieu ne permettra pas que les méchants fassent mourir ceux qui espèrent être translatés, et qui ne voudront pas s'incliner devant le décret de la bête ou recevoir sa marque. J'ai vu que s'il était permis aux méchants de faire mourir les saints, Satan et toute son armée diabolique, avec tous ceux qui se moquent de Dieu, seraient remplis de joie. … Mais les épées dont ils allaient se servir se brisaient et n'avaient pas plus de pouvoir que des fétus de paille. Les anges de Dieu protégeaient les saints. » (Premiers écrits, p. 284)

La Bibl : NON. « Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités à la hache à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui ne s'étaient pas prosternés devant la bête ni devant son image et qui n'avaient pas reçu la marque sur le front ni sur la main. Ils reprirent vie et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20:4)

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Il s’agit ici moins de « contradictions » que d’eschatologie. Les adventistes croient que le temps de grâce prendra fin. Une fois le temps de grâce terminé, la mort des fidèles ne servirait à rien, car aucune personne perdue après le temps de probation ne pourra passer de l'autre côté et être sauvée (c'est la définition même de probation). Le sang des martyrs après ce moment-là ne sèmerait aucune semence pour l'évangile (voir Tragédie des siècles, p. 687). Ainsi la déclaration d'Ellen White citée par D&D (Premiers écrits, p. 284) sur le fait que Dieu ne permette pas que ses fidèles soient tués par les méchants est exacte, car cela aurait lieu après la fin du temps de grâce. Les martyrs décrits dans le texte biblique proposé (Apocalypse 20:4) sont ceux qui sont tués avant la fin du temps de grâce (voir Manuscript Releases 20, p. 14).

47. Les méchants tenteront-ils de se repentir au moment où ils subiront les sept dernières plaies?

Ellen Whit : OUI. « Les fléaux tombaient sur les habitants de la terre. D'aucuns accusaient et maudissaient Dieu; d'autres accouraient auprès des enfants de Dieu et les suppliaient de leur dire comment ils pourraient échapper à ces jugements (repentance). … Ceux qui avaient méprisé la Parole de Dieu couraient çà et là, du nord au sud, de l'est à l'ouest, pour la chercher (repentance). … Que ne donneraient-ils pas maintenant pour entendre une parole d'approbation de la part du Seigneur (repentance ! Mais c'est trop tard, ils doivent souffrir la faim et la soif. » (Premiers écrits, p. 281) Not : le mot « repentance » entre parenthèses a été ajouté à trois reprises par D&D.

La Bibl : NON. « Et les humains furent brûlés par une chaleur torride. Ils blasphémèrent le nom de Dieu qui a le pouvoir sur ces fléaux, et ils ne revinrent pas pour lui donner gloire. … les gens se mordaient la langue de douleur; ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne revinrent pas de leurs œuvres. … les humains blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, parce que c'était un très grand fléau. » (Apocalypse 16:9 à 11, 21)

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Remarquez les trois endroits où D&D ajoutent entre parenthèses le mot « repentance. » Il ne s’agit pas du tout de se repentir, mais plutôt d'essayer de se sortir du châtiment qu'ils ont amené sur eux-mêmes. Et même si Ellen White avait utilisé le terme « repentance, » cela ne contredirait pas la Bible, car elle dit en parlant d'Esaü : « désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance), quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes » (Hébreux 12:17). Il n’est à nouveau pas question de repentance sincère, ou alors Dieu lui aurait pardonné. Il s'agit du même genre de « repentance » qui est sortie de la bou che de Judas quand il a vu que Jésus-Christ n'allait pas se délivrer lui-même de la condamnation (Matthieu 27, 3 et 4). C’est cette même « fausse repentance, » en quelque sorte, que les perdus connaîtront après la fin du temps de grâce (voir également Amos 8:11, 12; Matthieu 25:11, 12).

D&D citent Apocalypse 16:9 à 11 et 21, au moment où les perdus « blasphémèrent Dieu » à cause des plaies, mais cela n’exclut en aucun cas le fait que des millions d'entre eux tenteront de changer leur discours une fois qu’ils verront qu'il est trop tard. C'est la nature humaine. Ellen White ne contredit pas la vérité ici, pas plus qu’il n’y a de contradiction dans la Bible quand elle parle de la « repentance » d'Esaü et de Judas.

48. Satan peut-il répondre aux prières adressées à Die ?

Ellen Whit : OUI. « Satan apparut près du trône, essayant de faire l'œuvre de Dieu. Je les vis [les chrétiens] qui regardaient vers le trône, et priaien : « Père, donne-nous ton Esprit. » Satan soufflait alors sur eux une influence maléfique… » (Premiers écrits, p. 56)

La Bibl : NON. « Si donc vous, tout en étant mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le lui demanden ! » (Matthieu 7:11)

La Bibl : NON. « Amen, je vous dis encore que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 18:19)

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« Beaucoup me diront en ce jour-l : « Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas par ton nom que nous avons parlé en prophètes, par ton nom que nous avons chassé des démons, par ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles? » (Matthieu 7:22, 23)

Si Jésus lui-même affirme qu'il ne les a « jamais connus » alors qu'ils chassaient des démons et accomplissaient des choses merveilleuses en son nom, dans ce cas, qui leur donnait la puissance pour faire tout cel ?

« Si j'avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m'aurait pas écouté. » (Psaume 66:18, Darby)

Mais Satan aime écouter ceux qui conçoivent l’iniquité dans leur cœur.

« Elle [la bête] produit de grands signes, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des humains. » (Apocalypse 13:13)

La bête est une puissance religieuse, « chrétienne. » A qui adresse-t-elle ses « prières » quand ce miracle arriv ?

« Et ce n'est pas étonnant, car le Satan lui-même se transforme en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres se transforment aussi en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. » (2 Corinthiens 11:14, 15)

Il est question de ministres de « justice » qui sont pourtant « ses disciples [ceux de Satan]. » A qui adressent-ils vraiment leurs prières?

« L'avènement du Sans-loi [la puissance de la bête/l'antéchrist] se produira par l'opération du Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les tromperies de l'injustice pour ceux qui vont à leur perte, parce qu'ils n'ont pas accueilli l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu envoie sur eux une opération d'égarement, pour qu'ils croient le mensonge, pour que soient jugés tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice. » (2 Thessaloniciens 2:9 à 12)

A nouveau, la bête est une puissance religieuse, et cependant elle est capable d'accomplir des signes et des prodiges dans la puissance de Satan. Alors ceux qui acceptent tout cela reçoivent « une opération d'égarement, pour qu'ils croient le mensonge. » Cela signifie qu'ils croient en réalité adorer (et prier) le vrai Dieu – le Dieu qui répond à toutes leurs prières par ces signes et ces prodiges merveilleux.

« Ils vous excluront des synagogues; l'heure vient même où quiconque vous tuera pensera offrir un culte à Dieu. » (Jean 16:2)

Pensez-vous que ces gens sincèrement trompés prient durant cette périod ? D’après vous, qui les « entend » et les aide à persécuter les fidèles?

D&D ajouten : « L'idée que Satan répond aux prières adressées à notre Père céleste non seulement contredit la Bible, mais elle tourne en ridicule la puissance de Dieu. » La Bible enseigne que quand Apocalypse 13 s'accomplira, nous verrons beaucoup de prières miraculeusement exaucées par Satan.

Résum : Oui, Satan peut entendre et faire de faux miracles pour des « chrétiens » qui se bercent d’illusions et qui n’ont pas reçu « l'amour de la vérité. » (2 Thessaloniciens 2:10) D&D proposent deux textes qui disent que Dieu répond à nos prières. Nous sommes tout à fait d'accord avec ces textes, et Ellen White a constamment enseigné cela.

49. Saurons-nous le jour et l'heure exacts du retour de Jésus?

Ellen Whit : OUI. « Nous entendîmes bientôt la voix de Dieu, semblable au bruit des grandes eaux, annonçant le jour et l'heure du retour de Jésus. » (Premiers écrits, pp. 15, 34, 285)

La Bibl : NON. « Veillez donc, puisque vous ne connaissez ni le jour ni l'heure. » (Matthieu 25:13)

La Bibl : NON. « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36)

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Jésus lui-même ne connaissait ni « le jour ni l'heure » quand il était sur terre (Matthieu 24:36), mais il les connaît certainement maintenant. Dans la citation ci-dessus, Ellen White déclare simplement que Dieu révèlera cette information à ses serviteurs « scellés » durant le temps de trouble, pour les réconforter sur l’imminence de leur délivrance. Il n'existe pas de textes bibliques disant que les rachetés ne sauront jamais le jour et l'heure de la seconde venue après la fin du temps de grâce.

50. Jésus revient-il sur terre à minuit ?

Ellen Whit : OUI. « Ce fut l'heure de minuit que Dieu choisit pour délivrer son peuple. Lorsque les méchants les assiégeaient de leurs moqueries, le soleil parut tout à coup dans toute sa splendeur et la lune s'arrêta. » (Spiritual Gifts, vol. 1, p. 205. Voir également Premiers écrits, p. 285)

La Bibl : NON. « Veillez donc, puisque vous ne connaissez ni le jour ni l'heure. » (Matthieu 25:13)

La Bibl : NON. « Il leur répondi : il ne vous appartient pas de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1:7)

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Cela n'a rien d'une contradiction. Il n’est pas question de nous donner le jour ou l’heure, le moment exact où nous pourrons guetter le nuage descendant du ciel. Cela ne nous donne aucun indice sur le moment où Jésus viendra – quelque chose contre lequel Ellen White n’a cessé de nous mettre en garde. Allons-nous trébucher sur le mot « heure » dans la déclaration de Jésus? « Minuit minuit que l'on entend le cr : « Voici le marié, sortez à sa rencontre » (Matthieu 25:6), et cinq des vierges n'étaient pas prêtes. Job déclar : « En un instant ils meurent; au milieu de la nuit, un peuple est ébranlé et périt; L’on écarte le puissant sans effort. » (Job 34:20, Colombe) Dans toutes les Ecritures, on trouve des prophéties bibliques qui emploient un langage symbolique de ce type.

Il nous faut comprendre que « minuit » a une signification plus profonde que simplement 12 heures de la nuit dans un fuseau horaire donné. Tout d'abord, si elle voulait dire un « minuit » littéral, dans ce cas, pour quel fuseau horair ? Quand il est minuit à Battle Creek, il est midi de l'autre côté de la terre (et si l'on veut vraiment être technique, il sera bien minuit quelque part sur la terre, quelle que soit l'heure où Jésus reviendr : mais elle dit autre chose).

Amos décrit ainsi la fin du mond : « En ce jour-là je ferai coucher le soleil à midi et j'obscurcirai la terre en plein jour. » (Amos 8:9) Ce texte emploie une « heure » d'une manière similaire à Ellen White.

Quand Jésus viendra littéralement sur terre avec tous les saints anges, le monde entier sera précipité dans un tel chaos que le soleil et la lune ne seront plus exactement très fiables pour déterminer l'heure qu’il sera. La terre entière sera ébranlée et « sens dessus dessous » (voir Esaïe 24:1 à 6).

Cette déclaration d'Ellen White donne simplement une information prophétique/symbolique, et dans Premiers écrits ainsi que dans La tragédie des siècles, des déclarations similaires montrent qu'elle parle de la délivrance de la condamnation à mort, et non de Jésus revenant sur terre à ce moment-là. Cette phrase ne fixe en aucun cas le « jour ni l'heure » de la seconde venue, c'est on ne peut plus clair.

51. Les rachetés auront-ils des ailes lors de la résurrection?

Ellen Whit : OUI. « Nous nous groupâmes autour de Jésus, et au moment précis où il fermait les portes de la ville, la malédiction fut prononcée sur les méchants. Les portes furent fermées. Alors les saints, se servant de leurs ailes, montèrent au sommet de la muraille de la ville. » (Premiers écrits, p. 53)

La Bibl : NON. « Qui transformera notre corps humilié, en le configurant à son corps glorieux par l'opération qui le rend capable de tout s'assujettir. » (Philippiens 3:21)

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« Ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, et ce qui n'est pas venu au cœur de l'homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment. » (1 Corinthiens 2:9)

« Fais du Seigneur tes délices, et il te donnera ce que ton cœur demande. » (Psaume 37:4)

C'est vrai, les rachetés seront transformés pour recevoir des corps comme celui de Jésus, mais cela n'exclut pas pour autant la possibilité d'avoir des ailes. Paul a été tout à fait clair dans le texte ci-dessus : Dieu a préparé pour nous des choses qui dépassent notre imagination. Pouvons-nous vraiment nous figurer, quand nous entrerons dans la Nouvelle Jérusalem, voir les anges s'envoler vers le sommet de la muraille, sachant que nous ne pourrons jamais faire la même chos ?

« Mais ceux qui espèrent le Seigneur renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles; ils courent et ne se lassent pas, ils marchent et ne se fatiguent pas. » (Esaïe 40:31, Colombe)

Nous ne saurons qu’au moment de la seconde venue si ce texte est symbolique ou littéral. D'ici-là, il n'y a rien dans la Bible qui exclut la possibilité un jour de recevoir des ailes.

52. Jésus pouvait-il voir au-delà de la tombe ?

Ellen Whit : NON. « Le Sauveur ne voyait pas au-delà de la tombe. L'espérance ne lui montrait plus la victoire sur le sépulcre; il ne possédait plus l'assurance que son sacrifice était agréé de son Père. » (Jésus-Christ, p. 757)

La Bibl : OUI. « Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il se relève le troisième jour. » (Luc 24:7) « Jésus leur répondi : Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » (Jean 2:19) « Si le Père m'aime, c'est parce que, moi, je me défais de ma vie pour la reprendre. » (Jean 10:17) « Personne ne me l'enlève, mais c'est moi qui m'en défais, de moi-même; j'ai le pouvoir de m'en défaire et j'ai le pouvoir de la reprendre; tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père. » (Jean 10:18)

La Bibl : OUI. « Jésus lui répondi : C'est toi qui l'as dit. Mais, je vous le dis, désormais vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. » (Matthieu 26:64)

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C'est vrai, Jésus connaissait l'issue de sa vie tout au long de son ministère; ce n'est pas la question. En revanche, à ce moment-là sur la Croix, Satan était en train de le tenter bien au-delà de tout ce que les autres êtres humains auraient à traverser, et le Sauveur cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? jusqu’où il nous a aimés. Il a été jusqu'au bout du plan parce qu'il savait que l'abandonner signifierait la perte du salut pour nous. Mais ses sentiments humains lui disaient que le péché était si repoussant pour Dieu qu'il se pouvait bien qu'il ne ressorte jamais de la tombe. Le péché sépare une âme de Dieu (Esaïe 59:2). Il s’agit de questions profondes, bien sûr. C'est comme essayer d'élucider le mystère qui fait que Dieu n’a jamais eu de commencement, et rendre cela parfaitement limpide. C'est plus que nous ne pouvons saisir, mais ce que nous savons en revanche, c’est qu'en Christ, à ce moment-là, une bataille terrible faisait rage, et heureusement pour nous, il est resté fidèle, malgré tout. Nous confirmons ce que dit Ellen White, ainsi que la croyance de l'église : Jésus ne pouvait pas, à ce moment précis, voir par-delà la tombe. N’oublions pas qu’en s’incarnant, il a abandonné (temporairement du moins) certaines de ses aptitudes. A une occasion, il a révélé qu'il ne connaissait pas la date de sa seconde venue, que le Père seul la connaissait (voir Marc 13:32). Cela n'amoindrit en aucune manière sa position en tant que Dieu sur terre.

Jésus devait passer par la mort qui aurait du être la nôtre – cette même mort que les perdus connaîtront à la fin des temps. Ces derniers sauront-ils que leur mort sera juste temporaire et qu'ils ressusciteront bientô ? Ou auront-ils un sentiment étrange et horriblement pénible qu'ils seront éternellement séparés de Dieu, leur créateu ? Si Jésus devait véritablement mourir notre mort – la mort des perdus – alors il devait expérimenter exactement ce qu'eux connaîtront, et rien de moins.

Les textes choisis par D&D font partie des paroles de Jésus qui prédit qu'il va ressusciter, mais comme nous l'avons dit plus haut, c'est sur la Croix que Jésus a expérimenté cette sensation et la tentation d'être totalement, comme il l'a dit, « abandonné » par le Père.

53. Enoch a-t-il pensé à sauver Sodom ?

Ellen Whit : OUI. « Il [Enoch] ne demeurait pas avec les méchants. Il n'habitait pas à Sodome, pensant sauver Sodome. Il se plaça ainsi que sa famille là où l'atmosphère serait aussi pure que possible. Puis parfois il allait vers les habitants du monde avec son message divin. Chaque visite qu'il faisait au monde lui était pénible. Il voyait et comprenait bien la lèpre du péché. Après avoir proclamé son message, il ramenait toujours avec lui vers son lieu de retraite quelques-uns qui avaient accueilli l'avertissement. Certains de ceux-là devinrent victorieux, et moururent avant le Déluge. Mais d'autres avaient vécu tellement longtemps dans l'influence corruptrice du péché qu'ils ne purent pas supporter la justice. » (MS 42, 1900) SDA Bible Commentary, vol. 1, p. 1087, paragraphe 10.

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La Bibl : NON. Cette déclaration contredit la Bible, car il n'y a aucune référence à Sodome existant avant le Déluge. La première référence à Sodome la situe après le Déluge. Il n'y a aucune vérité biblique à propos du fait de sauver Sodome, quand elle n'existait pas à l'époque d'Enoch. Pourquoi les éditeurs de Maranatha ont-ils laissé de côté toutes les références que fait Ellen White à Enoch et Sodom ? « Il [Enoch] ne demeurait pas avec les méchants. Il se plaça ainsi que sa famille là où l'atmosphère serait aussi pure que possible. Puis parfois il allait vers les habitants du monde avec son message divin. Après avoir proclamé son message, il ramenait toujours avec lui vers son lieu de retraite quelques-uns qui avaient accueilli l'avertissement. » Maranatha, p. 184.

Cette déclaration d'Ellen White date de 1900. Patriarches et prophètes (1890) et Spiritual Gifts vol. 1 (1870) ainsi que toute une série d'autres sources montrent qu'Ellen White connaissait – bien avant de faire cette déclaration – la chronologie correcte d'Enoch et de Sodome. Comme dans l'accusation sur la Tour de Babel (voir n°7), nous devons nous poser une question: Ellen White renierait-elle tout ce qu'elle a écrit précédemment en détails avec une seule phrase comme celle-c ? A-t-elle, pour une raison que l’on ignore, et après des années de commentaires sur le livre de la Genèse, décidé tout à coup de situer la ville de Sodome avant le Déluge ? Tout étudiant de la Bible honnête répondra nécessairement par la négative.

Ellen White a employé le mot « Sodome » de façon symbolique dans cette déclaration tout comme elle l'a fait ailleurs, et tout comme la Bible elle-même l'a fai :

« Efforcez-vous de choisir, pour vous établir, un lieu qui soit aussi éloigné que possible de Sodome et de Gomorrhe. Evitez d'habiter les grandes villes. Si vous le pouvez, fixez-vous dans un endroit tranquille à la campagne, même si, en agissant de la sorte, vous vous mettez dans l'impossibilité de faire fortune. Fixez-vous à l'endroit où vous bénéficierez des meilleures influences. » (Foyer chrétien, p. 132) (Not : Cette déclaration a été écrite à destination des adventistes en 1897: trois ans avant la déclaration « Enoch et Sodome » et des milliers d'années après la destruction de la Sodome littérale. Elle faisait référence dans les deux cas à une Sodome symbolique).

« Leurs cadavres seront dans la grande rue de la grande ville qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été crucifié. » Apocalypse 11:8 (écrit également des milliers d'années après la destruction de la Sodome littérale)

Si l'on considère 1) les précédents ouvrages d'Ellen White dans lesquels Enoch et Sodome sont correctement situés chronologiquement, 2) l’emploi symbolique qu’elle fait du mot « Sodome » ailleurs, et 3) l'emploi symbolique du mot « Sodome » dans la Bible, il apparaît clair qu'Ellen White comprenait le lien entre Enoch et Sodome et qu’elle ne contredit nullement la Bible dans cette déclaration.

Alors pourquoi les éditeurs de Maranatha ont-ils omis cette déclaration? Cela n'a rien à voir avec la validité des écrits d'Ellen White, et cela ne prouve pas non plus que les éditeurs de Maranatha aient cherché à tromper les lecteurs. La déclaration est bien source de confusion si l'on garde un regard superficiel, et surtout si l’on n’a pas lu les autres références symboliques que fait Ellen White à Sodome ou l'emploi du mot dans Apocalypse 11:8. Le fait que cette déclaration ait été choisie pour être intégrée dans le très lu SDA Bible Commentary, cependant, montre que l'église n'a jamais essayé de la dissimuler à quiconque.

Résumé

Parmi ces 53 prétendues contradictions, il a été impossible de démontrer que l’une d’elles contredit la Bible. Nombre de ces déclarations ont été citées hors de leur contexte. D'autres ont été pointées du doigt par D&D à cause de leur formulation. D'autres encore constituaient simplement des informations supplémentaires. Certaines des accusations étaient des représentations précises de ce qu'Ellen White avait dit, mais ses conclusions étaient refusées par D&D (la gloutonnerie d'Israël, le sceau de Dieu, le jugement investigatif, les 40 jours de tentation, etc.). Ellen White a certes fait quelques erreurs (lien article en anglais sur ellen-white.com/EllenWhiteMistakes.html), comme tous les êtres humains (Romains 3:23), mais cette liste ne comporte aucune preuve qui montrerait qu'elle est un faux prophète. Nous souhaitons accorder le bénéfice du doute aux frères D&D et partons du principe qu'ils n'étaient tout simplement pas conscients de ces informations fournies ici. Que Dieu continue de nous guider tous dans la vérité et puissions-nous tous poursuivre notre route ensemble alors que nous approchons de la crise finale.

Les bénévoles d'Ellen-White.com