La dynamique de l'inspiration

Approche des messages d'Ellen White

par Juan Carlos Viera

Cet article est apparu dans l'édition du 30 mai 1996 de l'Adventist Review, pages 22 à 28. Réimprimés avec permission.

Dans les pages sacrées de la Bible, on découvre au moins six modèles ou exemples d'inspiration. Ceux-ci nous éclairent sur le processus mystérieux par lequel Dieu communique avec les hommes et nous permet de mieux appréhender la dynamique de l'inspiration d'Ellen White.

1. Le modèle d'inspiration du « visionnaire »

Les chrétiens pensent que l'exemple du visionnaire, quand Dieu parle à travers des visions et des rêves prophétiques, consiste en la seule et l'unique manière dont Dieu révèle sa volonté aux prophètes. Ce modèle suggère des visions d'un type surnaturel où le prophète démontre des signes prouvant qu'il est sous le contrôle d'une puissance surnaturelle. On trouve ces signes, comme ne plus respirer ou faire preuve d'une force inhabituelle (ou un manque de force), dans le témoignage des prophètes bibliques ainsi que chez Ellen White. 1

Le modèle visionnaire inclut également des expériences éloignées des visions et des rêves, comme les théophanies, où la vraie présence d'un être céleste est vue ou entendue. Moïse au désert de Madian et Josué dans les plaines de Jéricho ont reçu leurs messages en personne par des êtres divins, réels et présents 2. Dans d'autres exemples, les yeux du prophète sont ouverts afin de voir le monde invisible des êtres spirituels impliqués dans le grand conflit entre le bien et le mal. 3

Les visions sont tellement vraies pour les prophètes que parfois il leur est difficile de faire la distinction entre la vision et la réalité 4. Ils peuvent dire au peuple : « Je vis le Seigneur » et « j'entendis le Seigneur » 5 (Esaïe 6:1,8). Les visions surnaturelles donnent l'assurance aux personnes honnêtes et sincères que Dieu leur parle à travers la voix et la plume des prophètes.

Mais la Bible inclut d'autres modèles d'inspiration hormis celui du visionnaire.

2. L'exemple d'inspiration du « témoin »

Dans ce modèle, Dieu semble inspirer le prophète afin qu'il donne son propre récit de ce qu'il a vu et entendu. Jean a écrit : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, (…) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons … » (1 Jean 1:1 à 3). Un témoin raconte une histoire telle qu'il l'a vue ou perçue. Techniquement, un témoin n'a pas le droit de faire référence à des idées ou des opinions exprimées par d'autres. Dieu inspire une personne qui donne son propre récit dans des rêves ou des visions supplémentaires, et ce message est pourtant la conséquence de l'inspiration divine : le Saint Esprit influence l'esprit du prophète et l'inspire pour qu'il ou elle écrive en tant que témoin.

Les Evangiles de Matthieu et Jean sont la conséquence du modèle du témoin. Ces apôtres n'avaient pas besoin d'une révélation surnaturelle pour raconter l'histoire de Jésus, ils en faisaient partie. Les Evangiles ne sont pas moins inspirés que les écrits visionnaires, même s'ils ne sont pas la conséquence d'une vision. Ils ont été inspirés d'une manière différente, le Saint Esprit utilisant un modèle différent.

Des adventistes ont beaucoup de mal à comprendre le principe de l'inspiration lorsqu'Ellen White donne son propre témoignage dans des ouvrages autobiographiques, ou lorsqu'elle narre l'histoire du mouvement adventiste telle qu'elle l'a vécue. Ces récits sont-ils moins inspirés que ceux qui commencent par un « j'ai vu que » ? La réponse est non. Nous ne croyons pas à des niveaux ou des échelons d'inspiration. Nous croyons plutôt que Dieu utilise plusieurs manières pour inspirer une personne lors de la rédaction d'un message.

3. L'exemple d'inspiration de « l'historien »

Tandis que les Evangiles de Matthieu et Jean résultent d'un modèle de type « témoin », ceux de Marc et Luc viennent de ce que l'on appelle un modèle d'inspiration « d'historien ». Luc nous raconte avec candeur que l'histoire de Jésus ne lui est pas parvenue par des visions et des rêves, mais par une recherche approfondie.

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des faits qui se sont accomplis parmi nous, (…) il m'a semblé bon, à moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, de te l'exposer par écrit d'une manière suivie, très excellent Théophile. » (Luc 1:1 à 3).

Dans ce modèle « historien », Dieu inspire le prophète à faire des recherches dans diverses sources comme les récits historiques ou de témoins oculaires, ou dans des transmissions orales ou écrites. On peut avoir l'assurance que Dieu guide ses serviteurs afin qu'ils aillent vers des personnes fiables, qu'ils leur posent les bonnes questions et qu'ils utilisent des citations de sources appropriées.

Mis à part Marc et Luc, des livres comme ceux des Actes, l'Exode, Josué, Esdras et Esther, illustrent combien des récits historiques, notamment des carnets de voyage, font partie intégrante des écrits inspirés. Ni Moïse ni Luc n'avaient besoin d'une révélation spéciale pour écrire l'histoire de l'Exode ou de l'église apostolique. Cependant, le Seigneur savait que ces narrateurs encourageraient non seulement son peuple par la suite, mais aussi qu'ils les conseilleraient et les avertiraient. Par conséquence, Il a inspiré ses serviteurs d'écrire ces voyages et ces circonstances survenant au peuple de Dieu.

Ce modèle « d'historien » permet également de mieux comprendre comment Ellen White a inclus des récits historiques, parfois de sources séculaires, dans ses écrits inspirés. Une citation séculaire devient partie intégrante d'un écrit inspiré, non pas en raison d'un changement alchimique dans sa substance, mais en raison de la liberté que Dieu accorde au prophète d'utiliser la source qu'il ou elle estime nécessaire afin que le texte final du message soit clair et complet.

Le modèle « d'historien » nous permet de comprendre l'usage de sources religieuses autres que des visions et des rêves prophétiques. De même que Luc est allé vers des religieux en quête d'information sur l'histoire de Jésus, de même Ellen White a lu des livres religieux en cherchant des expressions et des figures littéraires qui lui permettraient de donner « une présentation prompte et puissante d'un thème » qu'elle aurait été inspiré d'évoquer. 6

4. Le modèle d'inspiration du « conseiller »

Dans ce modèle, le prophète agit en tant que conseiller auprès du peuple de Dieu. Par exemple, Paul s'occupait de questions familiales dans sa première lettre aux Corinthiens. Parfois il adresse une injonction de la part de Dieu (1 Corinthiens 7:10), et parfois il n'avait pas d'ordre particulier (verset 25), mais ça ne l'a pas empêché de donner des conseils inspirés, des conseils venant d'un esprit rempli de l'Esprit de Dieu (verset 40).

Ce modèle concerne une grande partie des écrits d'Ellen White. Très souvent, elle a utilisé l'expression « j'ai vu » quand elle donnait des conseils à des parents et des enseignants, à des enfants et des jeunes, ou lorsqu'elle apportait des exhortations à des pasteurs et des administrateurs. Mais parfois elle n'utilisait pas cette expression. On ne devrait pas attribuer moins de valeur à un conseil pour lequel une révélation particulière n'a pas été donnée, car ça limiterait le Seigneur à une seule méthode de communication. Dieu a inspiré le prophète d'utiliser son propre jugement 7 quand il donne des conseils venant d'un esprit éclairé par le même Esprit qui accorde visions et rêves.

5. L'exemple d'inspiration « épistolaire »

Les lettres de Jacques, Jean, Paul et Pierre, ont inspiré, instruit, corrigé les croyants du premier siècle, et ont provoqué la dévotion en eux, autant que pour les chrétiens de tous les temps. Cependant, dans la structure de la dynamique de l'inspiration, les épîtres nous confrontent à de nouveaux dilemmes : tout d'abord, que faire des lettres personnelles qui ont été rendues publiques en étant insérées dans le canon biblique ? Ensuite, comment comprendre l'inspiration lorsque le prophète écrit des salutations, des noms, des circonstances ou des choses ordinaires qui ne nécessitent pas une révélation particulière ?

Bien entendu, Paul n'aurait jamais imaginé que ses lettres à Timothée, Tite et Philémon, feraient partie du domaine public. Mais le Seigneur avait projeté qu'elles fassent partie du canon afin d'inspirer, d'enseigner, et de réconforter les jeunes pasteurs et croyants qui seraient confrontés à des circonstances similaires.

De la même manière, Ellen White n'a jamais imaginé que ses lettres personnelles, en particulier celles adressées à son mari et ses enfants, feraient partie du domaine public. En décidant de permettre d'y avoir accès, le conseil d'administration du White Estate a pris en compte deux principes. Le premier, c'est qu'Ellen White elle-même a déclaré que les témoignages à l'intention d'une personne dans le but de l'instruire, de la corriger ou de l'encourager dans une situation précise, pourraient aider d'autres personnes 8. Le second principe, c'est que si le Seigneur a permis que les lettres personnelles de Paul soient dans la Bible pour servir un plus grand nombre, pourquoi ne pourrait-Il pas agir de la même manière avec un prophète tardif ?

La correspondance de Paul avec les Corinthiens révèle ses émotions, ses sentiments de découragement et parfois même de répulsion pour les lourds péchés permis au sein de l'Eglise. Le Saint Esprit n'est pas entré en scène avec une vision ou une révélation précise, mais plutôt en inspirant le serviteur de Dieu à s'exprimer sur ce qu'il ressentait. Dans le cas où des croyants pourraient prendre ce message simplement comme celle d'un pasteur qui se fait du souci, l'apôtre leur rappelle que quoiqu'il prêche ou enseigne, ou écrit, cela provient des enseignements de l'Esprit (1 Corinthiens 2:1 à 13).

Les lettres personnelles d'Ellen White montrent la prophétesse qui correspond avec ses auditeurs, exprimant ses fardeaux et ses sentiments. Souvent on ne trouve pas de « j'ai vu » au début de la lettre, mais ça ne signifie pas qu'elle n'écrit que ses opinions ou ses sentiments personnels, car elle est tout à fait consciente de la source divine de ses écrits. 9

6. L'exemple d'inspiration « littéraire »

Dans ce modèle, le Saint Esprit inspire le prophète pour qu'il exprime ses sentiments intimes et ses émotions par le biais de la poésie et de la prose, comme dans les psaumes.

Ellen White n'était pas poétesse, elle exprimait ses sentiments intimes et ses émotions dans des milliers de pages d'un journal intime écrit à la main. Les croyants y trouvent de l'inspiration, des enseignements, des corrections et du réconfort, comme pour n'importe quelle autre partie des écrits inspirés.

Il existe cependant une dimension supplémentaire à la dynamique de l'inspiration. En transmettant son message, non seulement Dieu utilise un être humain mais aussi un langage humain, qui sont tous deux imparfaits. Comment ces deux éléments modifient-ils le message parfait de Dieu ?

6.1 Un messager imparfait

Le fait que les prophètes étaient appelés des « saints » (2 Pierre 3:2) ne veut pas dire qu'ils étaient sans péché ni que cela nous empêche de reconnaître leurs faiblesses en tant qu'êtres humains. Toute tentative de rendre « parfaits » les prophètes bibliques devra être confrontée avec ce que la Bible dit. Pensez au roi David. Bien qu'il ait été prophète, il a commis des péchés flagrants. Lorsque sa relation avec Dieu fut brisée par le péché, Dieu lui envoya un autre prophète afin de le corriger (2 Samuel 12:1 à 13). Après la repentance de David, la communication fut rétablie et il fut inspiré pour écrire le magnifique psaume de repentance 51.

On ne devrait pas construire notre confiance sur les prophètes bibliques ni sur la base du récit parfait des prophètes. Nous ne devrions pas non plus le faire avec un prophète moderne : l'autorité d'une parole prophétique n'est pas basée sur une vie parfaite ou un comportement parfait. Ellen White n'a jamais prétendu être parfaite ou infaillible. « En ce qui concerne l'infaillibilité, je n'ai jamais prétendu que c'était mon cas, car seul Dieu l'est. Sa parole est vraie, et en lui il n'y a ni ombre ni variation » 10 11. D'après son journal intime et ses lettres personnelles, on sait qu'elle était parfois découragée, qu'elle avait des désaccords avec son mari. Souvent elle demandait pardon et faisait des erreurs.

6.2 Un prophète qui se trompe

Dans les écrits bibliques, on trouve des exemples où le prophète dut être corrigé en raison d'idées préconçues. Les apôtres ont d'abord cru que seuls les juifs pouvaient être sauvés. Le Saint Esprit dut corriger cette opinion puisque la bonne nouvelle devait être annoncée au monde entier. Une vision de Pierre (Actes 10 et 11) et des révélations précises à Paul (Ephésiens 3:3 à 6) ont éclairé les apôtres et ainsi toute l'église.

Dans le Mouvement de l'Avent, on trouve également des exemples où le prophète dut être corrigé en raison d'idées préconçues. Nos pionniers étaient énormément limités dans leur compréhension de la mission à cause d'une erreur théologique qui provenait du mouvement millérite. Il s'agit de la doctrine de la fermeture de la porte fermée, celle de la porte de grâce. Même Ellen White accepta cette idée. Dans des visions successives, l'Esprit corrigea cela, tout d'abord dans son esprit, puis ensuite, à travers elle, à tout le mouvement. 12

Le fait que le Saint Esprit ait corrigé toute doctrine erronée liée à la mission mondiale dans les esprits de Pierre, Paul et Ellen White, nous donne la certitude que l'Esprit contrôle le message inspiré.

Dans d'autres exemples, un prophète a dû être corrigé parce que son conseil ou sa suggestion était en désaccord avec le projet du Seigneur. C'est ainsi que le prophète Nathan a d'abord approuvé le projet de David de bâtir une maison pour le Seigneur, mais le Seigneur corrigea cette idée.

Nous trouvons des parallèles dans le ministère d'Ellen White. En 1902, la maison d'édition gérée par des adventistes dans le sud des Etats-Unis faisait face à des difficultés financières. Les dirigeants de l'église cherchèrent un conseil inspiré. Après réflexion, Ellen White approuva leur décision de fermer la maison d'édition. Mais la nuit suivante Dieu corrigea son messager et elle dut écrire un message bien différent. 13

A nouveau, tous les auteurs du Nouveau Testament croyaient que le retour de Jésus était proche. Bien qu'on ne suive pas exactement la manière chronologique dont le Saint Esprit a géré cela, on sait que les apôtres ont reçu des enseignements par la suite. Par exemple, dans sa première épître aux Thessaloniciens, Paul donne l'impression qu'il s'attend à être encore en vie pour le retour du Seigneur (1 Thessaloniciens 4:16 à 17). Pourtant, il reçoit des enseignements entre les deux épîtres qui l'amène à prévenir l'église de ne pas s'attendre à voir revenir rapidement le Seigneur (2 Thessaloniciens 2:1 à 4).

De la même manière, Jean était convaincu qu'il vivait dans « la dernière heure » (1 Jean 2:18). Des visions supplémentaires lui ont permis de dire à l'église, probablement avec tristesse, qu'il devait se passer beaucoup de choses, dont une féroce persécution, avant que le Seigneur ne revienne. Assurément, le livre de l'Apocalypse consistait en la réponse de l'Esprit à des questions qui sont apparues dans l'esprit de l'apôtre bien-aimé.

Tous les croyants du Mouvement de l'Avent, dont la messagère particulière du Seigneur, partageaient la conviction que le retour du Seigneur était proche. Nul besoin de se sentir mal à l'aise par le fait qu'Ellen White exprime de telles attentes, puisque Paul, Pierre et Jean l'avaient fait en des temps bibliques. Cette fois encore, le Saint Esprit dut corriger certaines conceptions et apporter des informations complémentaires pour guider l'église dans la bonne direction.

En 1856, Ellen White vit que des croyants présents à une réunion seraient vivants au retour de Jésus 14. Dans les années qui suivirent, le Seigneur lui donna une vision élargie du grand conflit ainsi que des informations sur le chemin qui restait à parcourir. Il fut aussi révélé que « l'on devait rester ici encore dans ce monde pendant quelques temps à cause de la désobéissance. » 15

6.3 Une langue imparfaite

Les Adventistes du Septième Jour ne croient pas à l'inspiration verbale, à cette conception que Dieu dicte tous les mots au prophète. A l'exception des Dix Commandements, tous les écrits inspirés sont la conséquence d'efforts combinés du Saint Esprit, qui inspire le prophète avec une vision, une impression, un conseil ou un jugement, et du prophète, qui commence à chercher des expressions, des figures littéraires et des expressions pour transmettre le message de Dieu le plus fidèlement possible.

Dieu donne au prophète la liberté de choisir le type de langage qu'il veut utiliser. Ceci justifie les styles différents des auteurs bibliques et explique pourquoi Ellen White décrit le langage employé par les auteurs inspirés comme étant des styles « imparfaits » et « humains ».

Parce que « tout ce qui est humain est imparfait » 16, on doit accepter l'idée des imperfections et des erreurs à la fois dans la Bible et dans les écrits d'Ellen White, ce qui signifie deux choses.

D'abord, le prophète utilise son langage de tous les jours, celui qu'il a appris depuis l'enfance et qui s'est amélioré de par l'étude, la lecture et les voyages. On ne trouve donc rien de surnaturel ou de divin dans le langage employé. Ensuite, le prophète peut faire des erreurs d'orthographe ou de grammaire, ainsi que d'autres sortes d'imperfections linguistiques comme le lapsus linguae (lorsque la langue fourche) ou le lapsus memoriae (lors d'un trouble de la mémoire), qui doivent être corrigés par un éditeur avant que le texte ne soit prêt pour sa publication. L'éditeur corrige non pas le message inspiré, mais plutôt le langage non-inspiré.

On trouve un lapsus lingua dans l'évangile de Matthieu, lorsqu'il cite Zacharie mais qu'il fait mention de Jérémie en lien avec les 30 pièces d'argent (Matthieu 27:9 à 10; Zacharie 11:12; Jérémie 32:6 à 9). Pour quelqu'un qui croit à l'inspiration verbale, cette erreur soulève de graves questions. Mais pour ceux qui acceptent que le Seigneur parle aux hommes dans un discours imparfait, elle illustre combien le message divin nous parvient dans un langage imparfait.

La déclaration suivante d'Ellen White, lorsqu'elle cite Paul mais fait référence à Pierre, est du même ordre : « L'amour du Christ nous contraint », a dit l'apôtre Pierre. Ce fut le motif qui poussa le disciple zélé dans son travail ardu dans la cause de la bonne nouvelle 17. Heureusement, nous avons suffisamment de preuves dans la Bible, ainsi que dans l'histoire du Mouvement de l'Avent, pour nous montrer que le Saint Esprit corrige toujours ses messagers dans des questions primordiales pour l'Eglise.

Le Seigneur nous surprend par ses voies merveilleuses et parfois étranges. En communiquant avec son peuple, Il choisit des êtres humains, consacrés mais tordus, utilisant un langage humain imparfait, comme ses instruments pour transmettre son message. Soyons reconnaissants à notre Père céleste de ce qu'Il n'ait pas choisi un langage « surhumain » compris seulement par quelques personnes d'élite, mais qu'Il a choisi d'employer notre propre manière imparfaite et ordinaire de voir et de comprendre.

En acceptant ses voies, faisons attention de ne pas confondre le contenu avec le contenant. Ne méprisons pas le « trésor » dedans tout ça parce que le « vase » était imparfait et parfois indigne.

Notes

  1. 1. Etudier Juges 13 à 16 pour une démonstration biblique de force surnaturelle. Pour un manque de force pendant une vision, voir Daniel 10:7 à 11. De nombreux témoins valables ont déclaré qu'Ellen White ne respirait pas quand elle avait une vision.
  2. 2. Voir Exode 3:4 et Josué 5:13 à 15.
  3. 3. Voir 2 Rois 6:15 à 17.
  4. 4. Voir 2 Corinthiens 12:1 à 4.
  5. 5. Les passages bibliques sont tirés de la Nouvelle Bible Segond (NBS).
  6. 6. Voir dans La tragédie des siècles, page 15.
  7. 7. Ellen White suggéra ces deux idées : premièrement, que son propre jugement était « sous la formation de Dieu » (Selected Messages, volume 3, page 60); deuxièmement, que son esprit et son jugement étaient sous le contrôle de « l'esprit et du jugement du grand JE SUIS » (Spalding and Magan collection, page 87).
  8. 8. Testimonies, volume 5, page 660.
  9. 9. Testimonies, volume 5, page 67.
  10. 10. Selected Messages, volume 1, page 37.
  11. 11. Note du traducteur : voir Jacques 1:17.
  12. 12. Selected Messages, volume 1, pages 63 à 64.
  13. 13. Letter 208, 1902, dans « Spalding and Magan Collection », page 282.
  14. 14. Voir Testimonies, volume 1, pages 131 à 132.
  15. 15. Evangelism, page 696.
  16. 16. Selected Messages, volume 1, pages 20 à 21.
  17. 17. Review and Herald, 30 octobre 1913; voir ce que dit Paul dans 2 Corinthiens 5:14.