Conseils sur la question des 144 000

Voici ce qu'Ellen White dit des 144 000 d'Apocalypse 7 et 14 :

« Sur la mer de cristal qui est devant le trône et que les reflets de la gloire de Dieu font ressembler à du verre mêlé de feu sont réunis ceux qui ont « vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom ». Les cent quarante-quatre mille qui ont été rachetés parmi les hommes se tiennent sur la montagne de Sion avec l'Agneau, « ayant des harpes de Dieu », et l'on entend « du ciel une voix comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d'un grand tonnerre ; et la voix que l'on entendait » « était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes ». Ils chantent un cantique nouveau devant le trône, cantique que personne ne peut apprendre, sinon les cent quarante-quatre mille. C'est le cantique de Moïse et de l'Agneau. Ce chant de délivrance, seuls les cent quarante-quatre mille peuvent l'apprendre, car c'est l'hymne de leur histoire, histoire vécue par eux seuls. « Ils suivent l'Agneau partout où il va ». Enlevés de la terre, d'entre les vivants, ils sont considérés comme des « prémices pour Dieu et pour l'Agneau ». Apocalypse 15:2 à 3 et 14:1 à 5. « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ». Ils ont traversé un temps de détresse tel qu'il n'y en a jamais eu depuis que les nations existent ; ils ont enduré les angoisses de la détresse de Jacob ; ils ont subsisté sans intercesseur au milieu du déchaînement final des jugements de Dieu. Mais ils ont été délivrés, car « ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau ». « Dans leur bouche il ne s'est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles » devant Dieu. « C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ». Ils ont vu la terre désolée par la famine, par la peste et les ardeurs d'un soleil dévorant ; ils ont eux-mêmes enduré la faim et la soif. Mais « ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. Apocalypse 7:14 à 17. » – La tragédie des siècles, pages 703 à 704.

Une question d'importance mineure

Le Christ dit qu'il y aura dans l'Eglise ceux qui offriront des fables et des suppositions, alors que Dieu a donné de grandes vérités qui élèvent l'âme, qui ennoblissent l'esprit, et que chacun devrait thésauriser. Quand des hommes s'emparent ici et là d'une théorie, curieux de savoir ce qui n'est pas nécessaire, ils ne sont pas conduits par Dieu. Il n'entre pas dans son plan que son peuple présente de simples suppositions, sans base scripturaire. Il ne veut pas qu'on se livre à des controverses sur des questions qui ne seront d'aucun secours spirituel, comme par exemple : Qui doit faire partie des cent quarante-quatre mille ? C'est là quelque chose que les élus de Dieu sauront avant longtemps.

Frères et soeurs, appréciez et étudiez les vérités que Dieu a données pour vous et vos enfants. Ne perdez pas de temps pour chercher à savoir ce qui n'est d'aucun profit spirituel. « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (Luc 10:25) Question capitale et qui a reçu une réponse claire : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ? » – Manuscrit 26, 1901 Messages choisis, volume 1, page 205

S'efforcer de faire partie des 144 000

« Efforçons-nous avec toute la puissance que Dieu nous a donnée de faire partie des cent quarante quatre mille. Et faisons tout notre possible pour aider notre prochain à aller au ciel. » – Review and Herald, 9 mars 1905.

Mme White et les 144 000

« Le Seigneur m'a donné une vision des autres mondes. Des ailes me furent données, et un ange me conduisit dans un lieu brillant et glorieux. L'herbe était d'un vert vif, et les oiseaux gazouillaient un doux chant. Les habitants étaient de toutes les tailles : nobles, majestueux, beaux. Ils portaient l'empreinte de Jésus, et leurs visages exprimaient par une sainte joie la liberté et le bonheur qui régnaient dans ce lieu. (…) Je demandai à l'ange qui m'accompagnait de me laisser là, tant je redoutais de revenir dans ce monde de ténèbres. L'ange me répondit : « Tu dois retourner sur la terre, mais si tu es fidèle, toi et* les 144 000, vous aurez le privilège de visiter tous les mondes et de contempler les oeuvres de Dieu. » – Premiers écrits, pages 39 à 40.

Note : remarquons que la promesse faite à Mme White si elle était fidèle, elle et les 144 000, auraient certains privilèges.

Mme Hastings faisant partie des 144 000

« J'ai vu qu'elle [Mme Hastings, qui venait de mourir] a été scellée, qu'elle sortirait à la voix de Dieu, se tiendrait sur la terre, et serait avec les 144 000. J'ai vu que nous ne devons pas nous affliger à son sujet ; elle sera en repos durant le temps de détresse. » – Messages choisis, volume 2, page 301.

Le silence est éloquent

[Le texte qui suit est une lettre rédigée par C. Crisler, le secrétaire en chef du bureau de Mme White, à l'attention d' E. Andross, président de l'Union du Pacifique. Celui-ci avait en effet écrit un courrier à Soeur White pour lui demander si elle avait reçu quelque lumière quant aux enseignements du docteur B. Fullmer de Los Angeles, selon lequel les 144 000 seraient uniquement des Américains, sans quiconque d'un autre pays.]

Sanatorium d'Elmshaven, en Californie
Le 8 décembre 1914

Frère E. Andross
Box 146
Glendale, California

Cher frère Andross,

Pendant les quelques minutes qui restaient avant midi, heure de fermeture de l'envoi de lettres, après avoir reçu votre courrier et votre demande, je vous ai fait parvenir une réponse rapide, vous promettant plus de détails par télégramme. Ce soir je vous envoie la lettre télégraphique qui suit :

Mme White m'a demandé de vous dire qu'elle n'avait pas reçu de lumière autre que le danger et le risque de déception que constituent la présentation d'incertitudes comme étant des certitudes et la prédication de mystères comme étant des vérités révélées. Elle recommande de s'appuyer sur les Saintes Ecritures, le vrai fondement, plutôt que sur une conjecture personnelle. - C. Crisler

Lorsque j'ai lu votre courrier à Soeur White, que j'ai écouté ses remarques en réponse à celui-ci, D. Robinson était présent à mes côtés et pourra en témoigner.

« Je n'ai aucune lumière sur cette question », a-t-elle dit, en entendant le sujet de votre courrier. « C'est une époque compliquée que la nôtre, une époque où chacun doit s'appuyer sur le Seigneur de tout son être, autant qu'il le peut ». Elle a ajouté :

« Ceux qui prêchent des théories à propos de sujets qui ne sont pas révélés, se placent dans une situation de danger et de déception. 'Cachez-vous en Dieu ; cachez vos mystères en Dieu'. Cette phrase a été répétée à maintes reprises pendant les moments difficiles. Dès le début, j'ai appris que le Seigneur Jésus peut donner des conseils qui n'apporteront pas de déception.

Dites s'il vous plait aux frères que je n'ai rien reçu à propos de ce dont ils parlent, et que je ne peux leur présenter que ce qui m'a été révélé.

Certains tentent de croire que des incertitudes sont des certitudes. Quand ils en sont arrivés là, ils se mettent dans une situation où l'ennemi peut se servir d'eux.

Dans le passé, la lumière m'a été donnée à plusieurs reprises que lorsqu'une crise surgissait, nous devons suivre le conseil de Dieu, et suivre avec intérêt chaque élément qui présente toute la vérité.

La plus grande aide qui soit surviendra lorsque l'on verra l'impact des enseignements des Saintes Ecritures. Leur influence consiste à nous amener à nous appuyer sur une base exaltée, sur laquelle nous fonderons notre foi et la foi d'autrui, et pas sur ce qu'aurait dit untel ou unetelle, mais sur le vrai fondement qu'est la Parole du Dieu vivant. »

Je vous transmets les paroles de Soeur White telles que j'ai pu les prendre en note, après qu'elle ait pris connaissance de votre courrier, ainsi que des extraits de la lettre que je vous ai adressée, ainsi que de ma réponse précipitée. Que ce soit par un mot ou un signe, Soeur White n'a pas essayé de dire qui avait raison et qui avait tort. Elle n'a pas fait de commentaire sur ce que je vous ai écrit, en aucune manière, et pour autant que nous puissions le comprendre, elle n'a pas non plus essayé d'interpréter ou d'expliquer ce qu'elle avait déjà écrit auparavant à propos des 144 000. Mais, au-delà du détail, elle a mis en exergue les principes évoqués ci-dessus.

Je n'ai rien de plus à ajouter à ce que je vous ai écrit à midi, quoique Soeur White ait fait en réalité un commentaire lorsque je lui ai lu ma lettre à votre intention. Elle a exprimé sa satisfaction de ce que j'ai inclus les mots suivants « sur la question de la signification exacte des 144 00, Soeur White nous a souvent redit que le silence est éloquent ».

Elle a aussi fait un commentaire favorable en entendant les mots que j'ai choisi pour conclure ma lettre : « Pour autant que je sache, personne ne connaît toute la vérité sur cette question, ni ne le saura tant que nous n'aurons pas traversé le Jourdain ».

J'ai confiance, frère Andross, que les frères de Californie du sud trouveront des bénédictions en étudiant les enseignements des Ecritures sur la question des 144 000, ainsi qu'en lisant tout ce qui y a trait dans les écrits publiés de Soeur White. Etant donné l'importance de la prière dans ce type de question, je crois que Dieu rendra la vérité si éclatante qu'elle évitera des débats inutiles et dommageables sur des questions qui ne sont pas vitales au salut d'âmes précieuses.

Avec toute ma considération, en priant que Dieu puisse accorder de la compassion ainsi que de la lucidité à ceux qui ont été appelés à se pencher sur cette question compliquée, je vous suis comme toujours,

Fraternellement Vôtre,
C. Crisler

White Estate
21 décembre 1964
Révision en septembre 1990