Commentaires sur des déclarations inhabituelles trouvées dans les écrits d'Ellen White

Introduction : sur les cent mille pages des écrits d'Ellen White, certaines phrases retiennent notre attention parce qu'il est difficile de les comprendre. Certaines rendent perplexes simplement parce qu'elles ont été tirées hors de leur contexte immédiat. D'autres posent un problème à ceux qui croient que les messagers de Dieu sont infaillibles, que leurs prédictions sont immuables, et que le Saint Esprit les inspire mot pour mot dans leurs déclarations. Les Adventistes du Septième Jour croient que de telles idées sont incompatibles avec ce que l'on peut observer dans les Ecritures. Ces conceptions vont complètement à l'encontre de ce qu'Ellen White a affirmé en ce qui la concerne, elle et ses écrits. On peut également trouver des affirmations qui semblent défier une explication toute faite ou manquer de confirmations scientifiques contemporaines. A ce propos, nous devons nous souvenir de l'affirmation suivante au sujet de soi-disant difficultés dans les Ecritures :

« Quoique Dieu ait donné des preuves suffisantes pour soutenir notre foi, il n'enlèvera jamais toutes les raisons de ne pas croire. Ceux qui cherchent des échappatoires en trouveront. Et ceux, qui refusent d'accepter la Parole de Dieu et de lui obéir jusqu'à ce que toutes leurs objections soient levées et qu'aient disparu tous les prétextes de douter, ne parviendront jamais à la lumière. » – La tragédie des siècles, chapitre 32, page 575.

Des déclarations hors contexte

« Quelle que soit la sincérité de leur conversion, ceux qui acceptent le Sauveur ne devraient jamais apprendre qu'ils peuvent dire qu'ils sont sauvés ou qu'ils en aient l'impression. »

En se penchant sur ces avertissements d'Ellen White sur ce thème, on découvre que dans le contexte, elle ne s'élève pas contre la certitude du croyant d'être debout avec Dieu. Elle met en garde contre l'enseignement présomptueux de l'assurance du « sauvé une fois, sauvé pour toujours », contre ceux qui prétendent qu'ils sont sauvés alors qu'ils continuent de transgresser la loi de Dieu. Voilà l'intégralité de ce qu'elle affirme :

« La chute de Pierre ne fut pas instantanée, mais graduelle. Sa présomption l'amena à se croire sauvé et, petit à petit, à renier son Maître. Nous ne devons jamais nous fier à nous-mêmes ni penser que nous sommes à l'abri de la tentation tant que nous sommes ici-bas. Ceux qui acceptent le Sauveur, si sincère que soit leur conversion, ne devraient jamais apprendre à se dire ou se croire sauvés. C'est une affirmation propre à égarer. Chacun devrait s'efforcer de cultiver l'espérance et la foi ; mais alors même que nous nous donnons à Jésus et que nous avons l'assurance d'être acceptés de lui, nous ne sommes pas encore à l'abri de la tentation. La parole de Dieu nous dit : "Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés" Daniel 12:10. Celui-là seul qui surmontera l'épreuve recevra la couronne de vie (Jacques 1:12). » – Les paraboles de Jésus, chapitre "Deux adorateurs", pages 128 à 129 (mise en valeur du texte par nous-mêmes).

Ellen White avait compris le fondement exact de la véritable assurance chrétienne, manifeste par la remarque qui suit, faite devant la session de la Conférence Générale de l'Eglise :

« Chacun d'entre vous peut savoir pour lui-même qu'il a un Sauveur vivant, qu'Il est votre aide et votre Dieu. Vous n'avez pas à dire que vous ne savez pas si vous êtes sauvé. Est-ce que vous croyez que le Christ est votre Sauveur personnel ? Si c'est le cas, alors réjouissez-vous. » – Bulletin de la Conférence Générale, 10 avril 1901.

A une femme qui était en proie au doute, Ellen White a écrit ceci :

« Voici le message que Dieu m'a donné pour vous : Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrais pas dehors celui qui vient à moi (Jean 6:37). Si vous n'avez rien d'autre que cette seule promesse de votre Seigneur et Sauveur à présenter devant Dieu, vous avez la certitude de ne jamais, je dis bien jamais, être rejetée. Vous avez peut-être l'impression de ne vous accrocher qu'à une seule promesse, mais appropriez-vous cette promesse, et elle vous ouvrira toute la maison du trésor des richesses de la grâce du Christ. Accrochez-vous à cette promesse et vous serez en sécurité. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrais pas dehors celui qui vient à moi. Présentez cette certitude à Jésus, et vous serez autant en sécurité que si vous étiez à l'intérieur de la ville de Dieu. » – Manuscript Releases, volume 10, page 175.

« Je ne prétends pas être prophétesse »

Pourquoi les Adventistes du Septième Jour croient-ils qu'Ellen White a reçu le don de prophétie alors qu'elle a dit ne pas prétendre être prophétesse ? Le mauvais usage que l'on fait fréquemment de cette affirmation d'Ellen White est une illustration de l'importance du contexte. Voici ce qu'Ellen White voulait dire et ne pas dire par cette affirmation :

« Il en est qui se sont achoppés au fait que j'ai dit que je ne prétends pas au titre de prophétesse ; et ils ont demandé : Pourquoi ?

Je n'avance aucune prétention, si ce n'est ceci : J'ai été désignée comme la messagère du Seigneur ; Il m'a appelée dans ma jeunesse à être sa messagère, à recevoir sa parole et à communiquer un message clair et précis au nom du Seigneur Jésus.

Alors que j'étais encore jeune, on m'a souvent demandé : Etes-vous une prophétesse ? Ma réponse invariable a été : Je suis la messagère du Seigneur. Je sais que plusieurs m'ont appelée prophétesse, mais je n'ai jamais prétendu à ce titre. Mon Sauveur m'a déclaré que je suis sa messagère. Il m'a dit : « Ta tâche consiste à porter ma parole. On doit s'attendre à des choses étranges ; je t'ai mise à part dès ta jeunesse pour apporter un message à ceux qui s'égarent, présenter la Parole aux incroyants, et réprimander par la plume et par la voix, au moyen de la Parole, ceux qui se rendent coupables d'actions répréhensibles. Exhorte par la Parole. Je te ferai comprendre ma Parole ; elle ne sera pas pour toi un langage étrange. Avec la vraie éloquence de la simplicité, par la voix et par la plume, mes messages seront transmis par quelqu'un qui n'a pas fréquenté les écoles. Mon Esprit et ma puissance t'accompagneront. » (…)

Pourquoi n'ai-je pas réclamé le titre de prophétesse ? - Parce qu'aujourd'hui plusieurs de ceux qui se donnent pour prophètes jettent l'opprobre sur la cause du Christ ; et aussi parce que mon oeuvre couvre davantage que ce que le mot prophète signifie. (…)

Je n'ai jamais prétendu être une prophétesse. Si quelqu'un m'appelle ainsi, je ne lui chercherai pas chicane. Mon oeuvre s'est étendue dans tant de directions que je ne puis m'appeler autrement que messagère, chargée d'apporter un message de la part du Seigneur, à son peuple, et d'entreprendre tout ce qui me serait commandé.

La dernière fois que j'étais à Battle Creek, j'ai déclaré devant une grande assemblée que je ne prétends pas au titre de prophétesse. C'est du moins ce que j'ai eu l'intention de dire à deux reprises. Si quelqu'un a compris autre chose, qu'il sache en tout cas que c'est bien là ma pensée : je ne réclame pas le titre de prophétesse – Review and Herald, 26 juillet 1906 ; réimprimé dans Messages choisis, volume 1, pages 36 à 39.

« J'ai dit dans mon discours que je ne prétends pas être une prophétesse. Cette déclaration ayant surpris quelques-uns, et puisque tant de choses ont été dites à ce sujet, je vais m'expliquer. D'autres m'ont appelée prophétesse, mais je n'ai jamais prétendu à ce titre. Je n'ai pas cru de mon devoir de me désigner ainsi. Souvent ceux qui s'affublent audacieusement de ce titre jettent l'opprobre sur la cause du Christ.

Mon oeuvre comprend beaucoup plus que ce que comporte ce nom. Je me considère comme une messagère, chargée par le Seigneur de communiquer des messages à son peuple. » – Lettre 55, 1905 cité dans Messages choisis, volume 1, page 40.

Des affirmations inhabituelles sur des questions scientifiques

L'amalgame de l'homme et l'animal

On a accusé Ellen White d'avoir écrit en 1864 (puis en 1870) que les êtres humains ont autrefois cohabité avec des animaux et que leur descendance a produit certaines espèces qui existent encore de nos jours. Voici ce qu'elle affirme : « Mais s'il existe un péché au-dessus des autres qui a amené la destruction de cette espèce par le déluge, c'est bien le crime originel de l'amalgame de l'homme et de l'animal qui a défiguré l'image de Dieu et qui a provoqué partout de la confusion. Dieu avait voulu détruire par le déluge cette espèce puissante et d'une grande longévité qui avait corrompu leurs voies devant Lui. » 1

Le terme anglais « amalgamation » qu'elle utilise peut avoir en français le sens d'« amalgame » ou de « croisement ». Aucun dictionnaire n'a jamais utilisé le mot « croisement » ou « amalgame » pour décrire la cohabitation de l'homme et de l'animal. Le sens premier du mot « amalgame » décrit l'alliage de métaux, l'union d'éléments épars, comme dans la fabrication de ciment dentaire. Au dix-neuvième siècle, ce terme signifiait aussi le mélange de diverses races.

Il est vrai que sa déclaration peut paraître ambiguë. Veut-elle dire « amalgame de l'homme avec l'animal » ou « croisement de l'homme et croisement des animaux » ? Il arrive souvent que le premier mot soit omis dans des constructions de phrase similaires. 2

A plusieurs reprises, Mme White a utilisé le mot « amalgamation » dans un sens métaphorique, comparant les croyants fidèles aux non-croyants 3. Elle s'est également servi de ce terme pour décrire l'origine de plantes vénéneuses et d'autres anomalies végétales : « Jamais le Christ n'a jeté des semences de mort dans l'organisme. Satan a jeté de telles semences quand il poussa Adam à goûter à l'arbre de la connaissance, désobéissant ainsi à Dieu. Le Seigneur n'a pas placé dans un grand jardin une seule plante nuisible ; ce n'est qu'après qu'Adam et Eve eurent péché que des herbes vénéneuses poussèrent. (…) Toute ivraie procède du malin. C'est lui qui a semé toute herbe nocive ; par des méthodes ingénieuses de croisement, il a corrompu la terre avec son ivraie. » 4

Quand on a conscience que Satan est actif dans la corruption du plan de Dieu pour l'homme, pour les animaux et les végétaux, on comprend mieux ce qu'Ellen White a voulu dire dans sa description des conséquences du croisement. C'est l'oeuvre de Satan, avec la collaboration des hommes, de « défigurer l'image de Dieu » en l'homme et de « mélanger les espèces [d'animaux] ». Un tel « croisement de l'homme et des animaux, tel qu'on peut le voir dans des variétés presque infinies d'espèces d'animaux, et dans certaines races humaines » devient alors compréhensible.

Mme White n'a jamais fait d'allusion à des sous-hommes ou à aucune espèce de relation hybride animale-humaine. Elle a effectivement évoqué des « espèces d'animaux » et des « races humaines » mais pas de catégorie de croisements d'animaux avec des êtres humains.

Nous reconnaissons, cependant, que des étudiants diligents des écrits d'Ellen White ne sont pas d'accord sur le sens qu'elle donne au mot « croisement ». « La charge de la preuve incombe à ceux qui affirment que Mme White a donné un sens nouveau et étranger à ce terme. » 5

Pour une étude plus approfondie de ce sujet, se reporter à croisement [croisement.htm] dans les Archives [in index.htm].

[Adapté du livre Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White, d'Herbert Douglass (pages 491 à 492, édition de 1998).]

Des affirmations en astronomie

Des déclarations qui semblent montrer qu'Ellen White s'est lourdement trompée à propos de sujets scientifiques ont attiré l'attention. Les prophètes ne sont pas appelés dans le but de faire des mises à jour des encyclopédies ou des dictionnaires. Les prophètes ne sont pas non plus appelés, ni quiconque, à « condamner l'homme en justice » (Esaïe 29:21). Si les prophètes devaient s'en tenir aux plus hautes normes de l'exactitude scientifique (ces « normes » changent régulièrement, même pour les experts), nous aurions dû rejeter Esaïe qui a déclaré « Il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre » Esaïe 11:12 et Jean qui a écrit qu'il voyait « quatre anges debout aux quatre coins de la terre »Apocalypse 7:1.

Il en est qui utilisent la phrase « De même que la lune et les étoiles de notre système solaire brillent parce qu'elles réfléchissent la lumière du soleil », pour affirmer qu'Ellen White n'est pas digne de confiance dans les questions scientifiques 6. La plupart des lecteurs reconnaissent cependant l'utilisation du terme « étoiles » pour désigner les « planètes de notre système solaire » comme une description non-technique qui est facilement compréhensible pour les non-initiés.

D'autres ont déclaré qu'Ellen White se trompait lorsqu'elle aurait dit qu'elle a visité un « monde qui avait sept lunes » 7, et que les planètes visitées étaient Jupiter et Saturne. En fait, elle n'a jamais donné de nom au « monde qui avait sept lunes », mais ce n'est pas tout.

Moins de trois mois après qu'elle et James se soient mariés en 1846, elle a eu une vision dans le foyer de la famille Curtis, à Topsham, en présence de Joseph Bates. Bien que celui-ci ait déjà vu Ellen White en vision à plusieurs reprises, il doutait encore de son don prophétique, mais c'est à travers cette vision de Topsham qu'il fut convaincu que c'était « l'oeuvre de Dieu » 8. James White raconte que, dans cette vision, Mme White était « guidée vers les planètes Jupiter, Saturne, et je pense qu'il y en avait une autre. Après la fin de la vision, elle pouvait faire une description précise de leurs lunes etc. Il est de notoriété publique qu'elle n'y connaissait rien en astronomie, et qu'elle n'aurait pu répondre à aucune question liée à ces planètes avant d'avoir eu cette vision. » 9

Qu'est-ce qui a convaincu Bates, le vieux capitaine au long cours et astronome amateur, qu'Ellen White était « de Dieu » ? Après la vision, elle a décrit ce qu'elle avait vu. Sachant qu'elle n'avait aucune notion d'astronomie, Bates a déclaré : « Cela vient du Seigneur. »

Il est évident que ce que Bates avait entendu correspondait à la connaissance de ce que les télescopes révélaient en 1846. Il est presque certain que cette vision a été donnée en présence de Bates afin de lui donner une confiance accrue dans le ministère d'Ellen White. Si elle avait mentionné le nombre de lunes que les télescopes modernes révèlent, il semble évident que les doutes de Bates se seraient confirmés. 10

(Voir Ne faites pas dire au texte ce qu'il ne dit pas)

[Adapté du livre Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White, d'Herbert Douglass (pages 490 à 491, édition de 1998).]

Le maquillage fait mourir ?

Dans un article décrivant des modes malsaines, Ellen White a inséré la déclaration suivante :

« Beaucoup font du mal à leur corps sans le savoir et mettent en danger leur vie en utilisant des produits de beauté. Elles privent leurs joues de l'éclat de la santé, puis utilisent des produits de beauté pour remédier au problème. Lorsqu'ils sont chauffés, le poison est absorbé par les pores de la peau et envoyé dans le sang. Tant de vies sont sacrifiées rien que par ce moyen. » – The Health Reformer, octobre 1871.

On se demande comment la simple utilisation de produits de beauté pouvait devenir mortelle. Dans le monde d'aujourd'hui, de par les lois et la protection du consommateur, les conséquences néfastes causées par les produits de beauté se limitent en gros à une irritation cutanée et à des allergies. Ce n'était pas du tout le cas au dix-neuvième siècle, comme on peut le lire dans ce bulletin au consommateur de la FDA, la Food and Drug Administration [organisme dépendant du Ministère de la Santé des Etats-Unis] : « De riches dames du deuxième siècle jusqu'au dix-neuvième utilisaient le fard européen connu sous le nom de céruse (parce que c'était surtout du plomb blanc) afin que leurs visages soient à la mode avec leur teint de porcelaine, sans se poser de question ni se rendre compte que c'était toxique. » – Dori Stehlin, FDA Consumer, novembre 1991, révisé en mai 1995.

En 1871, lorsqu'Ellen White a préparé l'article en question, « le teint de porcelaine » était à la dernière mode, « ce qui consistait ni plus ni moins qu'à couvrir son visage du pigment blanc de plomb, et c'est dans ce but qu'on utilisait les sels toxiques du plomb » (Sara Chase, médecin, dans The Health Reformer, octobre 1871, page 125). Une autre préparation mortelle était le vermillon, obtenu à partir de la sulfure du mercure. A une telle époque, il n'est pas étonnant qu'Ellen White ait mis en garde ses lectrices contre la réalité et les dangers sanitaires posés par de tels produits.

Les dangers physiques et spirituels de la masturbation ou « abus de soi-même »

S'il est un sujet qui ait provoqué plus de raillerie qu'un autre de la part des détracteurs d'Ellen White, c'est bien celui de « l'abus de soi-même », « le vice solitaire », « l'auto-indulgence », « le vice secret », « la pollution morale » … Ellen White n'a jamais utilisé le mot « masturbation ».

Sa première référence à ce sujet apparaît dans une brochure de 64 pages intitulée An Appeal to Mothers [Appel aux mères], d'avril 1864, neuf mois après sa première vision détaillée sur la santé. Cet ouvrage est essentiellement consacré à la masturbation, avec les pages 5 à 34 de sa propre plume, tandis que le reste est constitué de citations provenant de sources médicales. 11

Ellen White n'a pas du tout affirmé que toutes les conséquences potentiellement graves de la masturbation, ni même la plupart, se produiraient chez une seule personne. Elle n'a pas non plus affirmé que le pire degré d'une conséquence grave se produirait chez la plupart des personnes qui se masturbent.

Des études contemporaines montrent que les affirmations solennelles d'Ellen White reposent sur de solides bases lorsqu'on la comprend comme il faut. L'opinion générale d'aujourd'hui, cependant, estime que la masturbation est normale et saine.

Deux spécialistes médicaux émettent l'hypothèse d'un lien entre la masturbation et des anomalies physiques causées par un manque de zinc. Le Docteur David Horrobin, de l'Université d'Oxford, déclare : « Le taux de zinc dans le sperme est tel qu'une éjaculation peut se débarrasser en un jour de tout le zinc qui peut être absorbé des intestins. Les conséquences sont variables. A moins que la perte de zinc ne soit compensée par une prise alimentaire accrue, une éjaculation répétée peut amener à un véritable déficit en zinc, avec toutes sortes de problème qui peuvent en découler, comme l'impuissance.
Il est même possible, selon l'importance du zinc pour le fonctionnement du cerveau, que les moralistes du dix-neuvième siècle avaient raison de dire que la masturbation répétée pouvait rendre fou ! » 12

Des études plus récentes ont confirmé le rôle décisif du zinc comme protecteur principal du système immunitaire, avec une foule de maladies physiques qui lui sont imputables.

Deux professionnels de la psychologie clinique et de la thérapie familiale ont comparé les affirmations d'Ellen White sur la masturbation avec les connaissances médicales actuelles 13. Le docteur Richard Nies défend le conseil global d'Ellen White sur la masturbation, en quatre points :

  1. La masturbation conduit à une « détérioration mentale, morale et physique. (…) Ce n'est pas la stimulation en soi qui est mauvaise. Ce qui l'est, c'est ce qui se passe (…) [chez les personnes] quand elles deviennent leur propre référence et qu'elles sont centrées sur elles-mêmes. »
  2. La masturbation « brise les sensibilités les plus fines de notre système nerveux. (…) Il n'est pas difficile de le voir en terme de médiation électrique de notre système nerveux, de la manière dont la maladie devient une conséquence naturelle d'individus qui ont mis leur propre gratification au centre de leur être. (…) La conséquence de tout cela, c'est la maladie. »
  3. La masturbation est une prédisposition dont on peut « hériter et qu'on peut transmettre de génération en génération, amenant même à la dégénérescence de l'espèce ».
  4. Pour ce qui est d'autrui et en particulier d'enfants, le conseil d'Ellen White est adressé par rapport au fait de s'occuper des conséquences, en montrant que nous devrions nous préparer à l'amour et à l'éternité, et pas à l'auto-gratification et à ses conséquences terribles.

Le Dr Nies conclut ainsi : « L'auto-gratification est synonyme de destruction. »

Albert Mazat a remarqué qu'Ellen White se souciait d'abord, à propos de la masturbation, des conséquences mentales plutôt que « de l'acte purement physique. Elle se souciait bien plus du mode de pensée, des comportements, des fantasmes … ». Mazat cite les propos d'Ellen White sur le fait que « les résultats ne sont pas identiques sur tous », que « les pensées impures accaparent et contrôlent l'imagination », et que l'esprit « prend plaisir à contempler les scènes qui réveillent une passion primaire ».

Mazat a par ailleurs remarqué que les affirmations claires d'Ellen White sur la masturbation peuvent mettre mal à l'aise. Pourtant beaucoup d'autres de ses déclarations semblaient également « irréalistes et exagérées jusqu'à ce que la science les corrobore, par exemple des dangers du tabac et de la suralimentation, de l'abus de graisses, de sucre ou de sel, ou que le cancer était provoqué par un virus,pour ne nommer que quelques cas. (…) Il semble valable de nous souvenir que les connaissances médicales ne sont parfaites à aucun moment ». 14

En se plaçant dans une autre perspective, Dieu a toujours mis en exergue l'idéal pour son peuple à travers ses messagers, cependant on réagit aux conseils spécifiques d'Ellen White. Il est clair que Dieu n'avait pas la masturbation en tête lorsqu'Il créa l'homme et la femme, les unissant dans le mariage puis les invitant à être féconds et à se multiplier. L'idéal de Dieu à propos de la sexualité est la relation d'amour qui existe dans le mariage entre le mari et l'épouse. Quoique ce soit d'autre, comme la masturbation, ne répond pas à l'idéal de Dieu.

[Adapté du livre Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White, d'Herbert Douglass (pages 493 à 494, édition de 1998).]

La vulcanologie

On prétend que les affirmations d'Ellen White sur l'origine des volcans renvoient aux mythes et à une opinion fantaisiste de théories d'un autre âge. Ses écrits contiennent huit concepts pertinents 15 qui ont été contestés dès leur première apparition en 1864. 16

Cette liste comporte :

  1. La formation de couches de carbone est liée au Déluge.
  2. Le charbon produit le pétrole.
  3. Les feux souterrains sont alimentés par l'embrasement du charbon et du pétrole.
  4. L'eau ajoutée aux feux souterrains produit des explosions et donc des tremblements de terre.
  5. Les tremblements de terre et le mouvement volcanique se rejoignent comme conséquences de ces feux souterrains.
  6. A la fois le calcaire et le minerai de fer ont un lien avec les couches de carbone et les dépôts de pétrole qui brûlent.
  7. L'air joue un rôle dans les températures extrêmes.
  8. On découvre des dépôts de charbon et de pétrole après que les feux souterrains aient fini de brûler 17.

Les théories abondent sur les origines des volcans et des tremblements de terre, sur la formation du charbon et du pétrole. La plupart des géologues fondent leurs opinions sur la théorie de la plaque tectonique. Rien dans les commentaires d'Ellen White n'écarte cette théorie. De plus, rien dans ses écrits n'affirme que tous les volcans sont le résultat de couches de charbon en fusion ni que tous les tremblements de terre sont provoqués par des feux souterrains. Quand elle établit un rapport entre les tremblements de terre et les volcans, on pense tout de suite à « l'anneau de feu » de l'océan Pacifique et au risque élevé des catastrophes que ces deux éléments pourraient provoquer.

Cependant d'éminents scientifiques ont confirmé les observations d'Ellen White. Ainsi Otto Stutzer dans Geology of Coal [la généalogie du charbon] s'est appuyé sur des recherches et affirme que « les feux souterrains des couches de charbon sont allumés par la combustion spontanée, ce qui provoque la fonte des roches alentour qui sont classées comme étant des dépôts pseudo-volcaniques » 18. Il fait également une liste de plusieurs exemples d'une activité semblable, notamment d'une « montagne de feu », d'un affleurement qui « a duré plus de 150 ans », et de « la chaleur d'une seule couche de charbon en fusion [qui] fut utilisée pour chauffer les serres de la région de 1837 à 1868 » 19. La fusion du charbon et du pétrole avec son constituant de soufre a été confirmée récemment comme « ayant été vu à proximité des éruptions de sources d'eau chaude, de geysers et de fumeroles volcaniques ». 20

Les références aux roches « qui recouvrent le charbon, qui ont été considérablement altérées à cause des feux et qui ont en partie fondu » corroborent l'affirmation d'Ellen White que « les roches sont réchauffées, [que] le calcaire brûle et que le minerai de fer fond » 21. Des recherches plus approfondies dans l'ouest des Etats-Unis ont permis de tirer des conclusions très semblables à celles des écrits d'Ellen White datant du siècle d'avant, dans un langage identique. « La roche fondue ressemble à une brique de fourneau ordinaire ou à de la lave volcanique. » 22

La dernière critique qui puisse être émise est que le minerai de fer fondu n'est pas lié à la fusion des dépôts de pétrole et du charbon en fusion. Cependant un organisme de sondage géologique américain a noté la découverte d'hématite (une roche calcaire) qui s'est « formée d'une certaine manière par le moyen du charbon en fusion ». 23

Suggérer qu'Ellen White dépendait complètement des documents existants à son époque pour ses connaissances scientifiques ne repose sur rien, parce qu'une partie des vérifications n'a pu se faire que bien des années après sa mort. De plus, « il est très improbable qu'elle faisait appel aux opinions publiées par des créationnistes contemporains sur ce sujet, étant donné que ses idées étaient des vestiges des plus grandes spéculations cosmologiques ». 24

[Adapté de Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White d'Herbert E. Douglass (Nampa, Idaho : Pacific Press Publishing Association, 1998), pages 492 à 493]

L'héritage des tailles de guêpe ?

Le lien entre la mode et un christianisme pratique a souvent été abordé par Ellen White. Elle montrait souvent le devoir de s'habiller sainement et de ne pas être esclave des diktats du « style ». Comme d'autres réformateurs sanitaires de son époque, Ellen White a vigoureusement protesté contre la pratique malsaine consistant à comprimer le buste avec le port du corset. Elle fait remarquer :

« Les corsets que l'on porte généralement pour comprimer les hanches est l'un des éléments les plus dangereux de la garde-robe féminine. La santé et la vie sont sacrifiées au profit d'une mode qui est dépourvue d'un vrai confort et d'une réelle beauté. La compression des hanches affaiblit les muscles de l'appareil respiratoire. Elle entrave le processus de la digestion. Le coeur, le foie, les poumons, la rate et l'estomac sont comprimés dans un espace restreint, ne permettant pas l'action saine de ces organes. (…)

En utilisant les lacets, les organes internes des femmes sont comprimés hors de leur places Il n'y a pratiquement pas une seule femme qui soit complètement en bonne santé. La majorité des femmes ont toutes sortes de maux, des faiblesses qui sont de nature très pénible. Ces femmes habillées à la mode ne peuvent pas transmettre une bonne constitution à leurs enfants. Certaines ont des hanches qui sont naturellement petites. Mais plutôt que de considérer ces formes comme belles, on devrait plutôt les voir comme une malformation. Il se peut que ces tailles de guêpes leur viennent de leur mère, parce qu'elles avaient eu de la complaisance dans cette pratique dangereuse de l'usage du lacet, et par conséquent d'un mouvement respiratoire imparfait. Pauvres enfants nés de ces malheureuses esclaves de la mode avec une vitalité amoindrie et qui sont prédisposés à la maladie ! Ces impuretés retenues dans le système en conséquence de leur mouvement respiratoire imparfait sont transmises à leur descendance. » – Review and Herald, October 31, 1871.

On a remis en question la crédibilité d'Ellen White d'avoir suggéré la possibilité que des femmes aient pu hériter de petites tailles de leur mère, comme si elle prétendait avoir reçu une révélation divine à ce propos. Son affirmation prudente (« il se peut que cela vienne de leur mère ») montre qu'elle ne prétendait pas ici à une révélation. Même si elle s'était trompée dans sa compréhension de la manière dont on peut avoir des infirmités physiques, elle ne contredit pas les principes sanitaires dont elle s'était faite la partisane, ou la sagesse de ce conseil que des femmes feraient bien d'abandonner des pratiques aussi malsaines. (Voir Ne faites pas dire au texte ce qu'il ne dit pas)

La perruque et la folie

Dans l'édition du mois d'octobre 1871 de The Health Reformer 25, Ellen White a évoqué des « complaisances nocives » qui vont à l'encontre des plus hauts intérêts des femmes et de leur bonheur. Parmi ces complaisances, figurent les perruques qui, « en recouvrant la nuque, réchauffent et excitent la moëlle épinière qui se concentre dans le cerveau ». En suivant « cette mode déformante », elle affirme que « beaucoup ont perdu la raison et sont devenus des folles désespérées ».

Dans le contexte des perruques d'aujourd'hui, les détracteurs d'Ellen White ont tendance à tourner cette phrase en ridicule. Mais Mme White faisait référence à quelque chose de complètement différent. Les perruques qu'elle décrit sont « de grosses masses de cheveux bouclés, de coton, de laine, de mousse espagnole et d'autres abominations innombrables ». Une femme lui raconta que son chignon lui provoquait « une montée de chaleur dans la partie arrière de la tête » et « une migraine douloureuse tant qu'elle le portait ».

Un autre article du Health Reformer (citant le Marshall Statesman et le Springfield Republican) décrivait les dangers de porter des « postiches de jute », des perruques faites à partir d'écorce sombre et fibreuse. Apparemment ces postiches étaient souvent infestés d' « insectes de jute », des petits insectes qui se réfugiaient sous le cuir chevelu 26. Une femme raconta que sa tête devint très irritée et qu'elle commença à perdre ses cheveux. Tout son cuir chevelu était « perforé de ces parasites ». « On décrivait cette femme (…) comme presque folle à cause de cette grande douleur et de l'idée de la mort terrible que les médecins ne semblaient pas pouvoir éviter. » 27

Avec des témoignages comme celui-ci dans la presse, il est aisé de comprendre pourquoi Ellen White mettait en garde les femmes contre les dangers possibles des perruques et contre la tentative « de vouloir suivre une mode en constante évolution, simplement pour se donner des émotions ». 28

Des prédictions non-accomplies ?

L'Angleterre devant déclarer la guerre aux Etats-Unis ?

Ellen White a-t-elle prédit que l'Angleterre déclarerait la guerre aux Etats-Unis ? Voici le contexte de ce qu'elle a écrit :

« L'Angleterre étudie ce qui vaut mieux pour profiter de la situation actuelle de faiblesse de notre pays, et de tenter de lui faire la guerre. Elle pèse le pour et le contre, essayant de sonder d'autres pays. Elle craint, si elle commence la guerre à l'étranger, qu'elle ne soit affaiblie sur ses terres, et que d'autres pays profitent de cette faiblesse. D'autres pays se préparent tranquillement mais activement à la guerre, espérant que l'Angleterre nous fasse la guerre, car ils pourraient alors augmenter leurs chances de se venger d'elle de l'avantage qu'elle a eu sur eux dans le passé et de l'injustice qui leur a été faite. Une partie des sujets de la Reine attend une occasion favorable pour briser son joug. Mais si l'Angleterre pense que cela peut se révéler payant, elle n'hésitera pas un instant à accroître ses chances d'exercer sa puissance et d'humilier notre pays. Quand l'Angleterre déclarera la guerre, tous les pays y auront leur propre intérêt, et alors viendra une guerre générale, une confusion générale. » – Testimonies for the Church, volume 1, page 259.

Remarquez le caractère conditionnel de ces phrases : «  Elle craint, si elle commence la guerre à l'étranger, qu'elle ne soit affaiblie sur ses terres. » Puis vient la phrase suivante : «  Quand l'Angleterre déclarera la guerre… » Mme White se sert très clairement du mot « quand » comme synonyme de « si », ce qui se tient en français. En fait, si on ne comprend pas le mot « quand » dans son contexte, on se retrouve dans une situation bizarre, avec une succession de « si » suivie d'une phrase sur l'entrée en guerre de l'Angleterre. Cette dernière phrase de Mme White rendrait alors ses propos précédents incohérents.

Un usage semblable du mot « quand » se trouve sur la page précédente du livre en question : « Quand notre nation observera le jeûne que Dieu a choisi, alors Il acceptera nos prières concernant la guerre. » Il ne viendrait à l'idée de personne d'affirmer que le mot « quand » dans ce contexte introduit une phrase simple concernant un fait futur qui sera assuré de se produire.

En comprenant le « quand » par le « si », la phrase « quand l'Angleterre déclarera la guerre » devient « si l'Angleterre déclare la guerre », cette affirmation n'est plus alors une prédiction mais une possible éventualité. Une éventualité certes, mais dont on ne mesure pas tous les enjeux.

[Tiré de Ellen G. White and Her Critics, de Francis Nichol, pages 122 à 123)]

La vieille ville de Jérusalem ne devant jamais être reconstruite ?

Ellen White écrit en 1851 que « l'ancienne ville de Jérusalem ne sera jamais reconstruite » 29. En soi, cette affirmation semble intenable mais lorsqu'on reprend le contexte, on se rend compte que Madame White donnait des conseils à un groupe de maison adventiste, sur le fait de fixer des dates 30 et sur la notion d'une « époque à venir » 31, incompatibles avec la vérité biblique. Elle insiste sur les prophéties de l'Ancien Testament de l'établissement d'un royaume juif en Palestine, qui étaient conditionnelles à l'obéissance et qui ne se sont pas réalisées à cause de la désobéissance. Des prophéties inaccomplies s'accompliraient au « véritable Israël », tel que le texte du Nouveau Testament le dévoile.

C'est pour cela que le mouvement populaire des années 1840-1850 de promouvoir un état sioniste en Palestine n'était pas un accomplissement de la prophétie biblique ni une quête dans laquelle les Adventistes devaient s'investir. Ses avertissements et son enseignement avaient pour but de détourner l'intérêt de la Palestine afin de le diriger vers l'oeuvre que Dieu leur avait présentée.

Lors d'une vision en septembre 1850 elle vit que c'était une « grande erreur » que de croire que « c'était de leur devoir de se rendre à Jérusalem, où ils devaient faire une oeuvre avant le retour du Seigneur (…) ; car ceux qui veulent aller à Jérusalem ne pensent qu'à cela et, afin de couvrir les frais de voyage pour eux-mêmes et pour d'autres, ils en arriveront à priver de leurs moyens la cause de la vérité présente. » 32

Moins d'un an plus tard, en août 1851, elle a écrit avec plus de vigueur que «  l'ancienne ville de Jérusalem ne sera jamais reconstruite, mais que Satan faisait tout ce qu'il pouvait pour égarer à ce sujet les enfants de Dieu à l'époque du rassemblement, afin de les empêcher de consacrer tout leur intérêt à l'oeuvre actuelle du Seigneur et de leur faire négliger la préparation nécessaire pour le jour du Seigneur. » 33

Comment les lecteurs d'Ellen White ont-ils compris cette phrase ? Ils ont compris qu'il n'y avait pas de fondement dans l'enseignement populaire d'une « époque-à-venir », ni de fondement biblique au retour des Juifs en Palestine, que Jérusalem ne serait jamais rebâtie dans le futur millénium. Elle ne faisait pas référence à une reconstruction politique possible de Jérusalem mais au sens prophétique de l'ancienne ville de Jérusalem. Elle rajouta que continuer à croire cela consistait à s'enfoncer plus encore dans les tromperies de Satan et à s'éloigner de la vérité présente.

Pour plus d'étude sur ce sujet, voir ce qu'a écrit Julia Neuffer dans « le rassemblement d'Israël [rassemblement.htm]» dans les Archives [archives.htm].

[Tiré de Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White (Nampa, Idaho : Pacific Press Publishing Association, 1998), pages 488 à 489 d'Herbert Douglass]

Certaines personnes de 1856 vivantes au retour de Jésus ?

Au sujet d'une réunion en 1856, Ellen White a déclaré : « Il m'a été montré les personnes présentes à cette réunion. L'ange a dit : 'Certains seront de la nourriture pour les vers, d'autres sujets aux sept dernières plaies, d'autres seront en vie et resteront sur la terre pour être enlevés à la venue de Jésus'. » Tous ceux qui étaient alors en vie sont maintenant décédés. Cette prédiction signifie-t-elle que Mme White est une fausse prophétesse ?

Beaucoup des affirmations faites par Ellen White dans les décennies qui ont suivi la vision de 1856 montrent qu'elle comprenait clairement l'aspect conditionnel sous-entendu dans les promesses et les menaces de Dieu (comme l'affirme Jérémie) et que la caractéristique conditionnelle des prévisions sur l'avènement du Christ implique l'état du coeur des disciples du Christ. L'affirmation qui suit, écrite en 1883, est particulièrement explicite là-dessus :

« Les anges de Dieu dans leurs messages aux hommes présentent le temps comme étant très court. C'est ainsi qu'il me l'a toujours été présenté. Il est vrai que le temps s'est prolongé au-delà de ce que auquel nous nous attendions au début du message adventiste. Notre Sauveur n'est pas apparu aussi tôt que nous l'espérions. Mais la Parole de Dieu a-t-elle failli ? Jamais ! On devrait se souvenir que les promesses et les menaces de Dieu sont conditionnelles de la même manière. (…)

Ce n'était pas la volonté de Dieu que le retour du Christ soit ainsi retardé. Dieu n'a pas voulu que Son peuple, Israël, erre quarante ans dans le désert. Il a promis de les guider directement au pays de Canaan, et de les y établir en tant que peuple sain et saint. Mais ceux auxquels cela a été prêché n'y sont pas rentrés, 'à cause de leur incrédulité'. Leurs coeurs étaient remplis de murmures, de révolte, de haine, et Il ne peut pas accomplir Son alliance avec eux.

Pendant quarante ans, l'incrédulité, le murmure et la révolte ont maintenu Israël hors du pays de Canaan. Ce sont les mêmes péchés qui ont retardé l'entrée de l'Israël moderne dans la Canaan céleste. Ce n'était nullement les promesses de Dieu qui étaient en cause dans ces deux cas, mais bien l'incrédulité, la mondanité, le manque de consécration, et la lutte parmi le peuple proclamé du Seigneur qui nous maintiennent dans ce monde de péché et de peine depuis de nombreuses années. » – Manuscrit 4, 1883, cité dans Evangelism, pages 695 à 696.

On comprend mieux la prédiction de Mme White de 1856 en l'étudiant à la lumière du caractère conditionnel des promesses prophétiques présentes dans les Ecritures. Pour plus d'informations sur ce sujet, voir « les Prédictions de la Vision de 1856 » dans les Archives [in index.htm].

De soi-disant erreurs historiques

Bien que beaucoup d'événements du passé lui aient été montrés, ni Ellen White ni son fils n'ont jamais prétendu que tous les détails historiques mentionnés dans ses oeuvres avaient été données par le Seigneur dans une vision. Ellen White dit qu'elle s'est servi de « faits » qui étaient « universellement connus et admis ». Voir La tragédie des siècles, page 15. Elle a ainsi écrit : « En 1816 avait lieu la fondation de la Société biblique américaine. » – La tragédie des siècles, page 309. Il n'existe aucune raison de croire que ce genre d'informations lui ait été donné par une vision.

Willie White (le fils d'Ellen White) affirme ainsi :

« La structure du grand temple de la vérité soutenue par ses écrits lui a été présentée clairement en vision. Pour certains aspects de cette oeuvre, elle a reçu des renseignements détaillés. En ce qui concerne certains aspects de cette révélation, comme ceux de la chronologie prophétique, le ministère dans le sanctuaire et les changements produits en 1844, ce sujet lui a été présenté de nombreuses fois et avec beaucoup de détails, ce qui lui a permis de parler avec beaucoup d'assurance et de manière positive des piliers fondateurs de notre foi.

« Dans certains des thèmes historiques comme ceux abordés dans Patriarches et prophètes ou Conquérants pacifiques, ainsi que dans La tragédie des siècles, les grands traits lui ont été révélés de manière très claire. Lorsqu'elle a été amenée à rédiger là-dessus, il lui fallut étudier la Bible et l'histoire pour avoir des dates et des liens géographiques, ainsi que pour parfaire sa description des détails. » – Selected Messages, volume 3, page 462.

Dans une lettre à W. Eastman, Willie White écrit ceci :

« Lorsque La tragédie des siècles a été écrite, ma mère ne s'est jamais imaginé que les lecteurs puissent lui accorder l'autorité sur les dates historiques ou s'en servir pour régler des conflits sur des détails historiques, ni n'a jamais eu l'impression qu'il faille s'en servir de cette manière-là. » – Selected Messages, volume 3, page 447.

Willie White a écrit sur le même sujet à S. Haskell, affirmant que :

« Nous commettrions une grossière erreur si nous laissions de côté les recherches historiques pour régler des débats historiques en se servant des livres de ma mère comme une source d'autorité alors qu'elle-même ne souhaite pas qu'on agisse ainsi. » 31 octobre 1912.

En plaidant pour l'avenir, Ellen White s'est appuyée non seulement sur les révélations de Dieu mais aussi sur les récits du passé. Elle ne tenta pas d'écrire un exemple de livre d'histoire faisant autorité, mais plutôt d'agir de la manière comme son fils William l'exprime à L. Froom : « L'utilisation principale des passages cités des historiens n'avait pas pour but de créer une nouvelle histoire, ni de corriger des erreurs dans l'Histoire, mais de se servir de sources sérieuses pour donner du poids à des vérités spirituelles. » 18 février 1932.

[Tiré de 101 questions on the sanctuary and on Ellen White, pages 48 à 49 de R. Olson. Disponible auprès du White Estate]

Des divergences et contradictions apparentes

Les détracteurs d'Ellen White mettent en opposition certaines de ses affirmations qui semblent la contredire, elle, ou la Bible. Certaines de ces « contradictions » ne sont en fait que des déformations de ses paroles par ces détracteurs, ou parce que la phrase en question n'est qu'un élément d'un thème qui est développé plus amplement dans un autre de ses écrits. Pour une vision d'ensemble utile de telles de ces déformations, aller sur « Ellen White contredit la Bible plus de 50 fois [contradictions.htm] ». Tenter de prouver que les soi-disant « erreurs » dans les écrits d'Ellen White ne sont en fait pas des erreurs, ne sert à rien pour au moins deux raisons :

  1. Une personne qui cherche des contradictions et des erreurs dans des écrits inspirés prompte à trouver des incohérences pour remplacer celles qui auront été solutionnées. On l'a constaté pendant des siècles chez ceux qui prennent plaisir à rechercher des « erreurs » dans la Bible.
    S'exprimant sur ces personnes, Ellen White a écrit : « Toutes les fautes ne sauraient troubler une âme ou la faire broncher, si elle n'invente pas des difficultés au sujet des vérités clairement révélées. » – Messages choisis, volume 1, page 18.
  2. Les Adventistes du Septième Jour, dont Ellen White, ne prétendent pas qu'elle ou d'autres personnes soient infaillibles, ni dans leurs écrits ni dans leur vie. Des incohérences supposées et des erreurs factuelles ne sont mortelles que pour la conception de l'inspiration exigeant la perfection dans la langue humaine et dans l'instrument humain présentant le message divin. De telles conceptions vont à l'encontre de ce que l'on peut observer dans les Ecritures, qui sont la norme à laquelle nous devons soumettre nos conceptions sur la manière dont Dieu parle.

En se penchant sur ces soi-disant erreurs, il nous faut prendre en compte si « l'erreur » perçue est centrale au message divin ou bien si elle est périphérique. Même si elle est centrale, on a besoin de permettre au Saint Esprit de « corriger » le prophète dans une communication ultérieure. Voir 2 Samuel 7:1 à 17 par exemple. Si on se rendait compte que, dans leurs enseignements prophétiques, ces messages présentés comme étant des révélations du Seigneur, Ellen White ou toute autre personne étaient en contradiction avec l'enseignement de la Parole de Dieu, alors de telles prétentions échoueraient à la norme biblique « A la loi et au témoignage ! Si on ne parle pas ainsi, c'est qu'il n'y aura pas d'aurore pour le peuple. » Esaïe 8:20.

Pour plus de renseignements, voir « Comprendre que les prophètes ne sont pas inspirés verbalement, ni qu'ils sont infaillibles et inerrants. » Aller également sur « L'infaillibilité : est-ce qu'un vrai prophète se trompe jamais ? » [rev_insp.htm]

« La porte fermée »

Qu'est-ce que « la porte fermée » et que croyait Ellen White à ce sujet ?

William Miller liait son message du retour proche de Jésus au « cri de minuit » de la parabole des vierges sages et folles (Matthieu 25:1 à 13). Il interprétait les dix « vierges » comme étant appelées à rencontrer le Seigneur qui revient, le « mariage » comme le royaume éternel et la fermeture de la « porte » (verset 10) comme « la fin du royaume de médiation mettant fin au temps de l'Evangile ». En d'autres termes, il assimilait cette fermeture à celle de la « porte du salut » ou la fin du temps de grâce. Selon Matthieu 25:10 : « Pendant qu'elles allaient en acheter, le marié arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. »

Parce qu'ils s'attendaient à voir le Christ revenir à la fin des 2300 jours prophétiques de Daniel 8:14, les adventistes millérites insistaient sur le fait que le temps de grâce prendrait fin à ce moment-là. C'est pourquoi, pendant un bref moment après la Déception d'octobre 1844, William Miller et ses disciples, parmi lesquels la jeune Ellen Harmon (qui devint plus tard Ellen White), avaient l'impression que leur mission d'avertir les pécheurs avait pris fin. Tandis qu'une majorité de Millérites abandonnèrent leur croyance en l'accomplissement de la prophétie en 1844, un petit groupe continua de croire que l'époque était exacte mais qu'ils s'étaient trompés dans la nature de l'événement à venir. Ils étaient convaincus que ce mouvement venait de Dieu, que la prophétie des 2300 jours s'était accomplie, et que la « porte » à laquelle la parabole faisait référence était donc fermée, quoique cela veuille dire. Ainsi, croire en la « porte fermée » équivalait à croire en la validité du mouvement de 1844 comme étant l'accomplissement de la prophétie biblique.

Ce qu'il est primordial de reconnaître, c'est que le terme « porte fermée » a changé de sens parmi ceux qui avaient vu la prophétie des 2300 jours et matins comme faisant référence au ministère du Christ dans le sanctuaire céleste. On considérait cette « porte fermée » comme s'appliquant à la fermeture de la première étape et donc à l'ouverture de la deuxième et dernière étape de l'intercession du Christ au ciel. Il est donc erroné de croire que toutes les fois où Ellen White fait référence à la « porte fermée », elle applique la définition millérite du début.

Ellen White a maintenu, ce que les preuves démontrent, que tandis qu'elle et d'autres personnes ont cru pendant un temps que plus aucun pécheur ne se convertirait après 1844, elle n'a jamais reçu de vision lui montrant que la porte du salut était fermée au monde.

Voici son explication sur ce qu'elle croyait au sujet de la « porte fermée » :

« Après la déception de 1844, j'ai gardé l'idée, pendant quelques temps, en commun avec le corps des adventistes, que la porte de la grâce était fermée pour toujours au monde. Telle était ma position avant la première vision qui me fut accordée. [c'est nous qui soulignons. Ici Ellen White affirme que ses visions ne sont pas à l'origine de sa croyance dans cette erreur millérite] Ce fut la lumière que Dieu me donna alors qui corrigea notre erreur et nous fit découvrir la vérité.

Je crois toujours à la porte fermée, mais non pas dans le sens où ce terme était employé autrefois et l'est encore aujourd'hui par nos adversaires.

Il y eut une porte fermée aux jours de Noé. A ce moment-là l'Esprit de Dieu se retira d'une race pécheresse qui périt submergée dans les eaux du déluge. C'est Dieu lui-même qui donna à Noé le message de la porte fermée : « Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. » Genèse 6:3.

Il y eut une porte fermée aux jours d'Abraham. La miséricorde cessa de plaider en faveur des habitants de Sodome, et tous furent consumés par le feu descendu du ciel, sauf Lot, sa femme et ses deux filles.

Il y eut une porte fermée aux jours du Christ. Le Fils de Dieu déclara aux Juifs incrédules, ses contemporains : « Voici votre maison vous sera laissée déserte » Matthieu 23:38.

Plongeant le regard à travers les âges jusqu'aux derniers jours, le même pouvoir infini proclama par la bouche de Jean : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira. » Apocalypse 3:7.

Je persiste à croire ce qui m'a été montré en vision : il y a eu une porte fermée en 1844. Tous ceux qui virent la lumière des messages du premier et du second ange et la rejetèrent furent laissés dans les ténèbres. Ceux qui l'acceptèrent, reçurent le Saint-Esprit accompagnant la proclamation du message céleste, et qui par la suite renoncèrent à leur foi déclarant que leur expérience avait été une illusion, rejetèrent par là l'Esprit de Dieu qui cessa de plaider en leur faveur.

Ceux qui n'ont pas vu la lumière ne se sont pas rendus coupables comme s'ils l'avaient rejetée. Ceux-là seuls qui ont méprisé la lumière céleste sont restés hors d'atteinte de l'Esprit de Dieu. Rentraient dans cette classe, comme je l'ai dit, aussi bien ceux qui refusèrent d'accepter le message au moment où il leur fut présenté que ceux qui, l'ayant d'abord reçu, y renoncèrent plus tard. Ces derniers avaient peut-être l'apparence de la piété ; ils prétendaient suivre le Christ, mais n'entretenant pas une relation personnelle avec Dieu ils devaient tomber dans les pièges de Satan. Les deux classes figuraient dans la [première] vision ceux qui déclaraient avoir été trompés par la lumière qu'ils avaient suivie, et le monde méchant qui, pour avoir rejeté la lumière avait été à son tour rejeté par Dieu. Aucune allusion à ceux qui n'ayant pas vu la lumière ne s'étaient pas rendus coupables de refus. Messages choisis, volume 1, pages 70 à 71.

Pour plus de renseignements, lire les documents suivants dans les Archives :

1. L'article de « La porte ouverte et fermée » du Seventh-day Adventist Encyclopedia (l'Encyclopédie Adventiste du Septième Jour)

2. La porte fermée, par Robert Olson [porte_fermee.htm]

Diverses affirmations

Les livres apocryphes

Dans un document intitulé « Une copie de la vision qu'Ellen White a eue à Oswego » le 11 janvier 1850, une phrase bizarre apparaît à propos des livres apocryphes, ou deutérocanoniques, également appelés « le livre caché ».

« Je vis alors la Parole de Dieu, pure et simple, et je vis que nous répondrons à la manière dont nous aurons reçu la vérité proclamée de cette Parole. Je vis qu'elle était un marteau brisant le coeur de pierre en morceaux, un feu qui consume les scories, afin que le coeur soit pur et saint. Je vis que les livres apocryphes était le livre caché, et que les sages des derniers jours le comprendraient. Je vis que la Bible était le Livre de la norme, qui nous jugera au dernier jour. Je vis que le ciel était accessible, et que rien n'était trop précieux qui ne puisse être sacrifié à Jésus, que nous devions tout donner pour entrer dans ce royaume. » – Manuscript Releases, volume 16, page 34.

Si ce document que nous possédons est une copie exacte de ce qu'elle a écrit, le sens de cette phrase n'est pas claire. A aucun moment par la suite, Ellen White n'a évoqué les livres apocryphes, ni exhorté les Adventistes à les étudier, ou pressé à les lire. Elle n'a pas non plus inclus cette phrase dans aucune de ses publications. Quoique l'on puisse dire de cette phrase, il doit être noté que les livres apocryphes ne sont pas décrits comme étant inspirés, mais qu'ils sont mis en opposition avec les Ecritures qui sont appelées « le Livre de la norme qui nous jugera au dernier jour ».

Des descriptions extra-bibliques

La question posée est celle de savoir si des écrivains inspirés modernes ultérieurs peuvent inclure des détails sur des personnes ou des événements décrits dans la Bible. Ces ajouts en terme de détails, d'une privilégiée qui a vue en vision des scènes de l'histoire biblique, n'est pas plus surprenant que le fait que l'on trouve des détails mentionnés par un des auteurs de l'Evangile qui sont omis par un autre décrivant le même événement. Paul identifie les magiciens égyptiens par leur nom (2 Timothée 3:8), tandis que le livre de l'Exode ne donne pas de nom. Jude décrit une prophétie d'Enoch (Jude 14,15) qui n'est écrite nulle part dans la Genèse. Il en est de même pour Ellen White qui vient compléter le récit biblique, qui demeure la seule révélation faisant autorité de la volonté de Dieu.

L'amour de Dieu pour les enfants désobéissants

Quelques-uns se sont posé des questions sur les expressions utilisées par Ellen White dans les lettres qu'elle envoyait à ses enfants dans les années 1860, qui avaient entre 6 et 13 ans à l'époque. Dans son tendre amour, elle s'adressait à leurs âmes de plusieurs manières. En essayant de simplifier les choses dans un langage qui leur parle, cette mère de 33 ans utilisait un vocabulaire qui ressemblait à de l'abécédaire théologique, surtout lorsqu'elle écrit que le Seigneur aime les enfants qui « essaient de faire ce qui est bien » mais que « Dieu n'aime pas les enfants méchants ». 34

Il nous faut replacer des textes bibliques difficiles dans leur contexte biblique général, et faire la même chose pour Ellen White. Par exemple dans Deutéronome 7:9 à 10, on peut lire que « Tu sauras donc que c'est le SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu digne de confiance, qui garde l'alliance et la fidélité jusqu'à la millière génération envers ceux qui l'aiment et qui observent ses commandements. Mais il paie directement de retour ceux qui le détestent : il les fait disparaître ; il ne tarde pas à agir envers celui qui le déteste ; il le paie de retour, directement. » Dans le Psaume 11 au verset 5, il est écrit : « Le SEIGNEUR sonde le juste et le méchant ; il déteste celui qui aime la violence. » En soi, ces textes nous apparaissent comme durs, mais lorsqu'ils sont replacés dans le contexte global de la Bible (avec par exemple Esaïe 1:18 à 20, Jérémie 31:3, Jean 3:16 à 17 et Jean 14,17), on comprend mieux leur véritable sens.

A noter le conseil suivant d'Ellen White aux parents en 1892 : « C'est Jésus qui fait que les pères et les mères enseignent à leurs enfants (…) que Dieu les aime, que leur caractère peut être transformé et réharmonisé avec Dieu. N'enseignez pas à vos enfants que Dieu ne les aime pas lorsqu'ils agissent mal, enseignez-leur qu'Il les aime tellement que le Saint Esprit est peiné de les voir dans le péché, parce qu'Il sait qu'ils font du mal à leur âme. Ne terrifiez pas vos enfants en leur parlant de la colère de Dieu, mais cherchez plutôt à les influencer de Son amour et sa bonté inénarrable, et qu'ainsi la gloire du Seigneur puisse être révélée devant eux. » 35

Dans d'autres circonstances, elle a fait une nette distinction entre l'amour de Dieu pour une personne et Son approbation de ce que fait celle-ci 36. En des termes théologiques simples, elle met en avant le fait que le caractère détermine la destinée. Même un Dieu aimant ne peut pas refaçonner le caractère de quelqu'un après sa mort afin de le sauver. 37

Cependant, que peut comprendre un enfant de six ans de la théologie ? Dieu est confronté au même défi lorsqu'Il instruit les Israélites fraîchement libérés après leur exode d'Egypte. Il utilise des langages et des méthodes du jardin d'enfants, dont l'exemple du bac à sable avec le culte du sanctuaire au désert, parce que c'était le seul niveau de langage qu'ils pouvaient comprendre. Parfois la menace de la désapprobation et de la punition peut attirer l'attention des enfants et des Israélites libérés, alors que « le langage de l'amour » n'aurait pas d'effet sur eux.

Ellen White a utilisé ces deux méthodes avec ses fils, apparemment avec de beaux fruits. Nos documents regorgent de nombreux occasions où elle a parlé à ses fils d'un Dieu amical et où elle a prié avec eux pour leur croissance spirituelle. Si la jeune Ellen devait faire face à une possible incompréhension de ses paroles, elle résumait en quelques mots ce qu'elle développerait ultérieurement. « Ce que j'ai voulu dire, et je crois que mes garçons l'ont compris, c'était que Dieu ne ferme pas les yeux sur la désobéissance, bien qu'Il aime toujours les petits enfants, qu'ils soient gentils ou méchants. La désobéissance a des conséquences si dures, que Dieu dans son amour, ne veut pas qu'ils en découvrent le prix. » 38

Ellen White n'a pas toujours exprimé parfaitement ses pensées du premier coup, ses déclarations ultérieures démontrent qu'elle avait trouvé une meilleure manière de présenter à la fois le déplaisir et l'amour de Dieu.

La providence divine dans l'erreur du tableau prophétique en 1843

En 1850 Ellen White a écrit qu'elle avait « vu que ceux qui avaient fait le tableau de 1843 avaient été dirigés par le Seigneur et qu'il ne devait pas être modifié ; les chiffres étaient exactement ce qu'Il désirait qu'ils fussent. Sa main cacha quelques erreurs de certains chiffres, de sorte que personne ne put s'en apercevoir jusqu'à ce que sa main se fut retirée ». 39

Au premier abord, on pourrait se demander pourquoi Dieu aurait voulu cacher une erreur ! Ceux qui présupposent que Jésus n'est pas entré dans la dernière phase de son oeuvre de médiation en 1844 tournent en ridicule cette phrase d'Ellen White.

Mais ceux qui ont trouvé du sens dans ces événements, qu'ils soient sur terre ou au ciel, se rendent également compte que les voies de Dieu sont souvent décrites dans un langage humain où les circonstances que Dieu permet sont traduites comme étant des événements dont Dieu est à l'origine. Lorsque l'auteur de l'Exode évoque la conversation de Dieu avec Moïse, il représente Dieu comme étant Celui qui a « endurci » le coeur de Pharaon (Exode 10:1). Cependant, le même auteur a également écrit que c'est Pharaon qui est responsable de l'endurcissement de son propre coeur (Exode 8:15, 32 et 9:34).

On peut aussi penser aux circonstances bibliques où la connaissance a été cachée à des hommes et à des femmes consacrées. Sur la route d'Emmaüs, Jésus rejoint deux disciples anéantis mais ils ne le reconnaissent pas car « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » (Luc 24:16). Quelques heures plus tard, alors qu'ils mangent avec leur compagnon de voyage, « alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux » (Luc 24:31). Si leurs yeux avaient été « ouverts » prématurément tandis qu'ils marchaient vers Emmaüs, ils auraient raté une grande expérience que le Seigneur voulait qu'ils partagent.

Pour des raisons que Dieu seul peut expliquer au mieux, les étudiants de la Bible en 1843 avaient besoin de l'expérience de 1843-1844. Dieu aurait bien entendu pu « intervenir » et garantir chaque date, chaque raisonnement, lorsque Charles Fitch et Apollos Hale ont préparé leur tableau. Mais ce genre d'intervention divine est rare dans l'Histoire. Il semble que c'était le plan général de Dieu de permettre aux hommes et aux femmes de trouver des solutions aux problèmes, d'apprendre des leçons particulières qu'ils n'auraient pas apprises autrement. 40

Que se serait-il passé si William Miller avait prêché la véritable signification de 1844 ? Quelle sorte de réponse publique aurait-il reçue s'il avait proclamé la vérité du changement dans le ministère du Christ dans le sanctuaire céleste au lieu d'insister sur son retour imminent ? Personne ne l'aurait écouté, personne n'aurait été incité à lire la Bible. Après la déception du 22 octobre, un groupe de ses disciples a réétudié la Bible et a découvert le vrai sens de 1844, un intérêt qui n'aurait jamais été suscité si Miller n'avait pas attiré leur attention sur la Bible et ses prophéties avant 1844.

[Adapté du livre d'Herbert Douglass : Messenger of the Lord : the prophetic ministry of Ellen G. White (Nampa, Idaho : Pacific Press Publishing Association, 1998), page 490]

Des esclaves non ressuscités

En 1858 Ellen White écrivait que « le propriétaire d'esclaves aura à répondre pour l'âme de l'esclave qu'il a maintenu dans l'ignorance et que les péchés de l'esclave reposeront sur le maître. Dieu ne peut pas prendre au ciel l'esclave qui a été maintenu dans l'ignorance et la dégradation, ne sachant rien de Dieu ou de la Bible, ne craignant que le fouet de son maître et se voyant réduit à un niveau inférieur à celui des brutes. Mais il fait pour lui la meilleure chose qu'un Dieu compatissant puisse faire : il lui permet d'être comme s'il n'avait jamais existé. » 41

Cependant quelques pages plus loin, elle raconte qu'elle a vu « l'esclave pieux se lever victorieux et triomphant » 42. En bien des lieux, elle faisait allusion aux terribles conditions imposées aux esclaves du sud des Etats-Unis, qui étaient traités « comme s'ils étaient des animaux » 43. Néanmoins, elle a insisté sur le fait que « de nombreux esclaves avaient de nobles pensées. » 44

Dans ces affirmations, Ellen White faisait une distinction entre l'esclave « pieux » et « l'ignorant » qui ne savait « rien de Dieu ». Au sujet de ce dernier, elle prédit que l'acte le plus compatissant d'un Dieu juste serait que de tels esclaves restent dans leur tombe et ne soient pas ressuscités pour le jugement.

Certains s'opposent à cette affirmation parce que la Bible déclare que « Ne vous étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et sortiront, ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour une résurrection de jugement. » Jean 5:28 à 29. Quelques chapitres plus loin, Jean cite Jésus : « Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. » Jean 12:32. Nous avons ici deux exemples parmi d'autres où les écrivains de la Bible se sont servi d'un langage particulier avec des restrictions bien précises. Seuls les universalistes affirment que tous, tôt ou tard, seront sauvés, quels qu'aient pu être leur caractère ou leur désir. Ce ne sont pas tous les gens qui seront attirés à Jésus parce que tous ne veulent pas être attirés !

Un autre exemple d'une affirmation générale est la description de l'apôtre Jean dans sa description apocalyptique du Second Avènement. « Les rois de la terre, les dignitaires, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous, esclaves et hommes libres, allèrent se cacher dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. » Apocalypse 6:15 à 16. Il est évident que ce ne sont ni tous les esclaves ni tous les hommes libres qui vont être perdus !

Les prophètes, comme tout un chacun, utilisent parfois un langage inclusif et la plupart des gens comprennent les restrictions sous-jacentes. La question est donc : « Qu'est-ce que Dieu va faire des personnes qui ne font pas partie de « ceux qui ont fait le bien » ni de ceux qui « ont pratiqué le mal » (Jean 5:29) ? La meilleure chose à faire c'est de nous joindre à Abraham, le père du fidèle, et de croire avec confiance : « Jamais tu ne ferais une chose pareille : mettre à mort le juste avec le méchant, de sorte qu'il en serait du juste comme du méchant, jamais ! Le juge de toute la terre n'agirait-il pas selon l'équité ? » Genèse 18:25.

[Tiré du libre d'Herbert Douglass, Messenger of the Lord : the Prophetic Ministry of Ellen G. White (Nampa, Idaho : Pacific Press Publishing Association, 1998) pages 489 à 490]

Notes

  1. 1. Spiritual Gifts, volume 3, page 64.
  2. 2. « On pourrait évoquer la dispersion de l'homme et de l'animal sur la terre, mais nous ne voulons pas dire ainsi qu'auparavant l'homme et l'animal étaient réunis en grand nombre à un seul endroit. Nous voulons simplement faire référence à la dispersion de l'homme sur la terre et à la dispersion des animaux sur la terre, bien qu'il se peut que le lieu d'origine de ces deux groupes ait été à deux endroits éloignés l'un de l'autre sur la terre. En d'autres termes, c'est ce qu'on appelle la dispersion de l'homme et l'animal. » – Francis NICHOL, Ellen G. White and Her Critics, page 308.
  3. 3. « Ceux qui prétendent être des disciples du Christ devraient être des instruments vivants, collaborant avec les intelligences célestes. Mais de par l'union avec le monde, le témoignage du peuple de Dieu se ternit, et de par l'amalgame avec ce qui est corrompu, l'or fin se ternit. » – Review and Herald, 23 août 1892 ; voir également The Spirit of Prophecy, volume 2, page 144 et the Upward Look, page 318.
  4. 4. Messages choisis, volume 2, pages 330 à 331.
  5. 5. Nichol, Ellen G. White and Her Critics, page 308.
  6. 6. Education, page 16 (idem dans Jésus-Christ, page 461).
  7. 7. Premiers écrits, page 40. Cette vision a d'abord été décrite dans le Broadsite, publié la première fois le 31 janvier 1849 : To those who are receiving the seal of the living God.
  8. 8. A Word to the Little Flock, page 21 cité par Francis Nichol dans Ellen G. White and her critics, page 581.
  9. 9. Idem, page 22. Ellen White écrit : « J'ai été envahie dans une vision de la gloire de Dieu, et pour la première fois, j'ai vu d'autres planètes. »Life sketches, page 97 et Spiritual Gifts, volume 2, page 83. Il n'existe aucune preuve que ce soit la même vision que celle décrite dans Ellen G. White and her critics, page 40.
  10. 10. Pour plus d'information sur cette vision de 1846, on peut lire The Great second advent movement de Loughborough, pages 257 à 260. Pour débattre de la manière dont Loughborough se souvenait de sa conversation avec Bates des années après que cet événement mémorable se soit produit pour Bates, voir les pages 93 à 101 de Ellen G. White and her critics.
  11. 11. An Appeal to Mothers a été réimprimé en 1870 dans le cadre d'un ouvrage plus vaste intitulé 'A solemn appeal relative to solitary vice and abuses and excesses of the marriage relation'. Une copie apparaît dans l'annexe de A Critique of Prophetess of Health (par le White Estate).
  12. 12. David Horrobin, médecin et doctorant , Zinc (St. Albans, Vt. : Vitabooks, Inc. , 1981), page 8. Voir également Carl Pfeiffer, médecin et doctorant , Zinc and Other Micro-Nutrients (New Canaan, Connecticut : Keats Publishing, Inc., 1978), page 45.
  13. 13. Richard Nies, doctorat en psychologie expérimentale à UCLA, en 1964 ; qui préparait un doctorat en psychologie clinique et qui est décédé lors de la préparation de sa dissertation), dans son exposé "Rendez gloire à Dieu," Glendale en Californie ; Alberta Mazat, Professeur de thérapie maritale et familiale, à l'université de Loma Linda en Californie, dans son monographe, "Masturbation" (43 pages), disponible au Biblical Research Institute [Institut de Recherche Biblique].
  14. 14. Mazat, dans son Monograph, "Masturbation."
  15. 15. Lire Warren H. Johns, « Ellen G. White and Subterranean Fires, part 1 », Ministry, août 1977, pages 9 à 12.
  16. 16. Spiritual Gifts, volume 3, pages 79 à 80 (1864) ; voir également The Spirit of Prophecy volume 1 pages 82 à 83 (1870) ; Signes des Temps du 13 mars 1879 ; Patriarches et prophètes, pages 108 à 109 (1890) ; Manuscript 31, 1902 cité dans le Seventh-Day Adventist Bible Commentary, volume 7, pages 946 à 947.
  17. 17. Johns, « Ellen G White and Subterranean Fires, part 1 », Ministry.
  18. 18. Otto Stutzer, Geology of Coal, traduit en anglais par Adolph Noe (pages 309 à 310).
  19. 19. Johns, « Ellen G White and subterranean fires, part 2 », Ministry, octobre 1977, page 20.
  20. 20. Idem. Lire également "Earthquakes, Gases, and Earthquake Prediction" (1994), de Thomas Gold, professeur émérite en Astronomie à l'université de Cornell, disponible ici : [http://www.people.cornell.edu/pages/tg21/Earthq.html].
  21. 21. Stutzer, Geology of Coal, page 310 ; PP 108, cité par Johns dans "Ellen G. White and Subterranean Fires, Part 2", page 20.
  22. 22. E. Turlow, « Western Coal », Mining engineering, 26 (1974), pages 30 à 33, cité idem page 21.
  23. 23. G. Rogers, « Baked Shale and Slag Formed by the Burning of Coal Beds », US Geological Survey professionnal paper, 108-A (1918), cité idem page 21.
  24. 24. Johns, « Ellen G. White and Subterranean Fires, Part 2 », page 22. « Les mines de charbon allemandes sont devenues une véritable mine d'or dans l'étude des affirmations scientifiques d'Ellen White, montrant l'association du divin et de l'humain d'une manière unique. » Idem.
  25. 25. The Health Reformer, octobre 1871, pages 120 à 121.
  26. 26. The Health Reformer, juillet 1867.
  27. 27. The Health Reformer, janvier 1871.
  28. 28. The Health Reformer, octobre 1871.
  29. 29. Premiers écrits, page 75. Cette phrase apparaît dans le chapitre « Le temps du rassemblement », qui combine deux visions et quelques éléments supplémentaires. La première vision, le 23 septembre 1850, traitait du « temps de rassemblement » d'« Israël », des dates sur la carte millérite de 1843, du « continuel », du fait de fixer des dates, et de l'erreur de se rendre dans l'ancienne ville de Jérusalem. La seconde vision, le 21 juin 1851, se concentre sur le message du troisième ange, le fait de fixer des dates, et le fait que la vieille Jérusalem ne serait pas rebâtie.
  30. 30. Beaucoup d'anciens millérites ont fixé diverses dates pour le retour de Jésus, avec les années 1850 et 1851 comme limites de la prophétie des 2300 jours / années. Bien que les adventistes sabbatistes en général ne fixaient pas de dates pour le retour du Christ, Hiram Edson et Joseph Bates l'avaient fait, respectivement en 1850 et 1851. James White n'a pas permis que ces opinions soient exprimées dans les publications Present Truth, the Advent Review et le Review and Herald.
  31. 31. Joseph Marsh, O. Crosier et George Storrs, croyaient, à quelques différences près, que le retour du Christ aurait lieu pendant le royaume du millénium sur terre, pendant lequel le monde se convertirait sous le règne du Christ, les Juifs y jouant un rôle majeur. Ce groupe était étroitement lié aux Littéralistes (Adventistes britanniques) qui avaient cru que dans les années 1840 les Juifs littéraux deviendraient leur Messie (leur Christ) en Palestine, accomplissant ainsi les prophéties de l'Ancien Testament sur la Jérusalem devenant la capitale du Christ pendant le millénium. La majorité des Millérites avaient rejeté cet aspect de la théologie adventiste, l'appelant du judaïsme. (Lire l'article de Josiah Litch « The Rise and Progress of Adventism » dans The Advent Shield and Review de mai 1844, page 92, cité dans Seventh-day Adventist Bible Students' Source Book, page 513. Les premières personnes à quitter le mouvement adventiste à son début furent H. Case et C. Russell, qui croyaient, entre autres, à la théorie de « l'époque à venir ». Pour plus d'informations, voir « Messenger party » dans Seventh-Day Adventist Encyclopedia).
  32. 32. Premiers écrits, page 76.
  33. 33. Premiers écrits, page 76.
  34. 34. Un exemple des lettres qu'Ellen White écrivait à son jeune fils Willie, âgé de 6 ans, révèle ses tentatives maternelles de le garder dans le sens d'une obéissance joyeuse : « Tu dois être un bon et gentil petit garçon, et aimer à obéir à Jenny [Fraser] et Lucinda [Hall]. Renonce à ta propre volonté, et quand tu souhaites très fort faire quelque chose, demande-toi : « N'est-ce pas égoïste ? » Tu dois apprendre à renoncer à ce que tu veux et à comment le faire. Ce sera une leçon dure à apprendre, mon petit garçon, mais au bout du compte ça aura plus de valeur que l'or. » * « Apprends, mon cher Willie, à être patient, à attendre qu'autrui soit prêt, afin que tu ne deviennes pas impatient et susceptible. Le Seigneur aime les petits enfants qui essaient de faire ce qui est bien et Il a promis qu'ils seraient dans son royaume. Mais Dieu n'aime pas les enfants méchants. Il ne les prendra pas dans sa belle ville, car Il n'y fait entrer que les enfants bons, obéissants et patients. Un enfant désobéissant et plaintif détruirait toute l'harmonie du ciel. Quand tu te sens tenté de parler de manière impatiente et grognon, souviens-toi que le Seigneur te voit, et qu'Il ne t'aimera pas si tu fais de mauvaises choses. Lorsque tu fais ce qui est bien et que tu triomphes de sentiments mauvais, le Seigneur te sourit des cieux. Bien qu'Il soit au ciel et que tu ne peux pas le voir, Il t'aime quand tu fais ce qui est bien et l'écrit dans son livre. Quand tu fais ce qui est mal, Il fait une croix noire. Mon cher Willy, essaie toujours de faire ce qui est bien, afin qu'il n'y ait aucune croix noire à côté de ton nom. Ainsi lorsque Jésus reviendra, Il appellera Willie White le bon garçon, posera une couronne d'or sur ta tête, une petite harpe dans tes mains afin que tu en joues, et il s'en échappera une musique magnifique. Tu ne seras plus jamais malade, ni tenté de faire ce qui est mal, mais tu seras heureux éternellement, tu mangeras de beaux fruits et tu cueilleras de belles fleurs. Essaie, encore et toujours, mon garçon, d'être bon. Ta chère Maman ». [* Grâce à la bénédiction de Dieu et de l'enseignement de sa mère, Willie a triomphé de son impatience qu'il manifestait parfois étant petit, et désormais il a un caractère affectueux, aimable et obéissant. » - A. P. P] – Ellen G. White, An Appeal to the Youth, pages 62 à 63. Quand on regarde attentivement toute sa lettre (et tout ce qu'elle a écrit sur l'éducation des enfants), on comprend parfaitement que lorsqu'elle écrit que « Dieu n'aime pas les enfants méchants », elle veut dire que les enfants qui continuent à se conduire méchamment ne seront pas emmenés au ciel.
  35. 35. Signs of the Times, 15 février 1892. « Sa sympathie ne s'étend pas exclusivement aux enfants les mieux élevés, mais aussi à ceux qui ont hérité d'un caractère pénible. Bien des parents ne savent pas à quel point ils sont responsables des défauts de leurs enfants. (…) Jésus, lui, considère ces enfants avec pitié, car il connaît la cause de leur infortune » – Jésus-Christ, page 513.
  36. 36. Voir Testimonies for the Church, volume 2, pages 558 à 565 avec une lettre pleine de tendresse envers un adolescent gâté par ses parents.
  37. 37. Les paraboles de Jésus, pages 57, 67, 100 ; Testimonies for the Church, volume 2, pages 355 à 356.
  38. 38. Voir les citations précédentes dans Signs of the Times et Jésus-Christ.
  39. 39. Premiers écrits, page 74. Ce tableau dressé en 1842 par Charles Fitch, pasteur congrégationnaliste, et Apollos Hale, prédicateur méthodiste, a été approuvé par les Millérites lors de leur Réunion Générale de Boston en mai 1842. Les symboles prophétiques et les périodes sont devenus une marque de fabrique célèbre de la prédication millérite alors qu'ils s'efforçaient de simplier de manière attirante les prophéties liées à 1843 (lire The Prophetic Faith of Our Fathers de L. Froom, volume 4, pages 538 et 616).
  40. 40. Voir Matthieu 11:25, Marc 4:33, Jean 16:12, 1 Corinthiens 3:2 et Hébreux 5:11 à 14.
  41. 41. Spiritual Gifts, volume 1, page 193 ou Premiers écrits, page 2­76.
  42. 42. Spiritual Gifts, volume 1, page 206 ; Premiers écrits, page 286.
  43. 43. Review and Herald, du 17 décembre 1895.
  44. 44. Review and Herald, du 17 décembre 1895.