Séminaire dans le Tarn

Date : samedi 14 mai 2016

Lieu : Castres, France

CastresAdresse : Eglise adventiste, 12, rue Mérigonde

Nature et raison d'être de l'inspiration

10h30 – Le souffle de la Bible

15h – Regard d’Ellen White sur la question de l’inspiration

Un grand nombre de religions affirme l'inspiration de leurs textes sacrés. Que faut-il entendre par inspiration ? L'histoire du christianisme témoigne d'une grande diversité de réponses à cette question essentielle, du libéralisme au fondamentalisme le plus radical. Ce séminaire propose une alternative à ces deux approches. La question de l'inspiration concerne non seulement la théologie, mais aussi, et encore plus précisément la spiritualité chrétienne, la vie pratique de la foi.
La compréhension que le lecteur peut avoir de l’inspiration d'un texte dépend en grande partie, sans qu'il s'en rende toujours compte, de convictions préalables. L'image qu'il se fait de Dieu influence la manière dont il imagine qu'il se révèle dans le texte sacré. Sa compréhension de l'homme affecte tout autant l'idée qu'il se fait de l'inspiration.

Parler d'inspiration, c'est parler d'un Dieu qui se limite, c'est aussi parler de la vulnérabilité du message transmis. Le texte est vulnérable. Dieu l'a choisi ainsi, préférant l'imperfection d'un texte reçu par un humain pour des humains, à une perfection textuelle absolue. C’est le choix de Dieu pour rencontrer l'humanité.
La vulnérabilité du texte sacré concerne non seulement les limites de la réception du dire de Dieu, de sa transmission, de sa rédaction. Mais tout autant les limites de ma lecture d'homme imparfait, subjectif, sélectif dans ma manière de recevoir le dire de Dieu. L'inévitable pluralité de la lecture invite donc à la tolérance, à l'accueil d'autres lectures.

La Bible utilise des métaphores, des images pour aider le lecteur à approcher la réalité de l'inspiration. Jusqu'où peut-on parler d'inspiration ? Réfléchir sur la notion d’inspiration permet de rencontrer un Dieu d'une infinie bonté, et de sa passion pour l'être humain. Un Dieu assoiffé de libérer les femmes et les hommes, de leur apporter la vie.

Dans l’un de ses écrits rassemblés dans le Nouveau Testament, un homme nommé Paul, qui se présente fréquemment comme un apôtre, affirme de l’Écriture, comme il la nomme, qu’elle est « inspirée de Dieu ». De très belles questions surgissent de cette courte déclaration. Dans sa formulation, elle est unique, mais l’est-elle dans son contenu ? Paul l’affirme, mais ne donne aucune définition de la formule qu’il emploie. Que faut-il alors comprendre par ce vocabulaire : inspirer, inspiration ? Dieu aurait-t-il consigné ses propres mots dans les écrits bibliques ? Proviennent-ils du lexique du rédacteur, de l’apôtre, du prophète ? Si Dieu leur donne pleine liberté pour rédiger dans leur culture, leur mode de vie, leur sensibilité, leur tempérament, dans quelle mesure peut-on s’appuyer sur leurs écrits et les considérer comme « parole de Dieu » ?