Méditation à l’église du campus de Collonges

Date : samedi 24 mai 2014

Lieu : Collonges sous Salève, France

Eglise du campus adventisteAdresse : Eglise du campus - chemin du Pérouzet. 74160 Collonges sous Salève
Téléphone : 04 50 43 22 27
Contact : Centre de recherche Ellen White

Titre : A bientôt !

Le samedi 24 mai dernier, la classe de liturgie (Licence 3) prenait en charge l’ensemble du culte qui était centré autour du thème de l’espérance. Leur professeur assurait la méditation dont voici quelques courts extraits.

Le thème de notre méditation, de notre liturgie, est d’actualité et le demeure tous les jours, particulièrement pour ma famille et, d’une manière spéciale pour mon épouse et ses deux sœurs. Il y a trois ans, dans ce même cadre, je devais méditer la Parole de Dieu dans une liturgie semblable. Mais j’ai du me faire remplacer. Pour accompagner un papa et un papy dans leur dernière demeure. Je pense à eux aujourd’hui. Aussi à toutes celles et ceux qui se sont endormies, dans chacune de nos familles. Il n’est pas normal de mourir, et surtout quand on est en pleine forme. Quel bonheur de vivre au sein d’une famille spirituelle qui fête l’espérance et le repos. L'Evangile porte en lui une très belle espérance. C’est du soleil ! De la vie qui vient de Dieu et qui apporte ce dont nous avons besoin, en profondeur. Sans elle, le goût de vivre pourrait s'éteindre. Elle n’est pas seulement une doctrine, un concept : l’idée … de … l’espérance. Elle ne se réduit pas à l’espoir, ou bien encore à l’optimisme. Elle est une nourriture. Dieu nous veut heureux. Le récit de la résurrection de Lazare est rempli de signes d’espérance. Il nous montre Jésus sensible, respectueux de l’excès de la souffrance, entretenant des relations personnelles  d’amitié avec l’être humain, et qui se souvient de tous ceux qui dorment. Celles et ceux que nous avons vu partir ne sont pas oubliés. Que c’est beau, de ne pas être oublié par Dieu, de songer qu’il aime se souvenir des personnes auxquelles vous et moi pensons ce matin et que nous allons rejoindre bientôt. La Bible donne un nom à ce bonheur d’être dans le cœur de Dieu, dans son souvenir, dans ses pensées, ses projets : l’espérance. L’évangile nous fait une promesse impressionnante. Quelqu’un ne nous oubliera jamais. Si nous ne survivrons pas, tel que nous sommes aujourd’hui, après notre mort ... l’essentiel subsistera ! Dans le cœur de Dieu, nous serons présents, dans sa mémoire.

Enfin, Jésus viendra de la même manière que les disciples l’on vu monter au ciel. Cette pensée du livre des Actes est aussi un signe très fort d’espérance. L’espérance est une réponse sublime à certaines représentations de Dieu et, il faut le dire, certaines représentations du Christ qui revient. Il arrive à ces représentations d’être vraiment … désespérantes. Il reviendra de la même manière, rapporte le livre des Actes !

A ces mots, sous leurs yeux, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs regards. Comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se trouvèrent à leur côté 1et leur dirent : « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Ce Jésus…

De cette manière …

Je ne crois pas que ces mots veuillent seulement dire que le mode opératoire par lequel Jésus est monté au ciel sera identique.
Mais aussi que le Jésus qui quitte les apôtres sera celui qui reviendra, pas une autre représentation de lui. Ce sera, comme celui qui marchait parmi eux il y a 2000 ans, celui qu’il n’aura jamais cessé d’être : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »  (Matthieu 28)

Le Christ à Béthanie, Monastère de Bose
Le Christ à Béthanie, Monastère de Bose

C’est une espérance à l’intérieur même de l’espérance ! L’espérance de l’ascension. On va la fêter dans quelques jours … Nous disons que Jésus est ressuscité des morts. En disant qu’il est ressuscité, nous sommes dans la joie. Et il y a de quoi ! Mais cette résurrection a d’autres implications merveilleuses. Elle anticipe la nôtre, c’est vrai. Mais le réconfort qu’elle procure touche également d’autres aspects. Oui, parce que ces mots du Christ, ces attitudes que nous venons de méditer aujourd’hui. Tout cela est ressuscité avec le Christ … et, précieusement, au ciel, monté avec lui. Avec un corps bien sûr glorieux … Jésus n’est, aujourd’hui, rien d’autre que ce qu’il fut sur cette terre. Il est réconfortant de s’en souvenir. Le Christ qui se penche sur nous, qui nous regarde, qui s’intéresse à notre existence, le Christ qui est sur le point de revenir… n’est rien d’autre que le Christ que les évangiles racontent merveilleusement.
A bientôt ! On prononce parfois ces mots devant le cercueil. Quelle joie, de vivre sa foi dans une famille de disciples du Christ qui … fête l’espérance et le repos ! Notre espérance est de vivre, un jour, quotidiennement avec le Dieu raconté et vécu par Jésus, le Christ. Il nous tarde cet instant.
Jésus  lui dit [à Marthe] : « Ton frère ressuscitera. » – « Je sais, répondit-elle, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

A bientôt !

Photographies : Jean-Luc Rolland