Connaître ou savoir ?

Date : samedi 28 juillet 2012 11:30

Lieu : Collonges sous Salève, France

Eglise du campus adventisteAdresse : Eglise du campus - chemin du Pérouzet.
74160 Collonges sous Salève
Téléphone : 04 50 43 22 27
Contact : Centre de recherche Ellen White

Connaître ou savoir ?

Le message s’inspire d’un récent évènement personnel et d’une lecture elle aussi récente. Le récit et le texte ont en commun de nous interroger sur la question du savoir et de la connaissance. Deux mots qui, dans notre langue, tout en étant pas synonymes, sont très proches.

Depuis quelque temps, un jeune de l’église est ami avec un skieur de compétition … athée. Récemment, dans une conversation, le skieur a posé de redoutables questions à ce jeune qui ne savait pas trop comment répondre. Cette fois, l’argument a consisté à demander des preuves de Dieu. Les questions posées par cette quête sont intéressantes. S’il est difficile et probablement arrogant de vouloir prouver l’existence de Dieu, l’est-ce moins lorsqu’on recherche à prouver sa non-existence ? Faut-il voir pour croire ? Les exemples de la vie sont nombreux de confiance en l’existence de personnes jamais rencontrées. Il peut sembler étrange de parler de Dieu en termes de preuves ou de non preuves. Cette attitude n’est pas seulement celle du skieur athée. L’histoire des religions montre qu’elle a été fréquente dans le christianisme comme ailleurs, chez beaucoup de croyants.

Le skieur n’est pas encore croyant. Il ne le sera peut-être jamais. Mais s’il arrivait qu’il le devienne, ce bouleversement ne pourra pas être … ne devra pas être le seul. Il lui faudra apprendre aussi que connaître Dieu ne se réduit pas à savoir Dieu.

Le sportif avec lequel conversait ce jeune a non seulement besoin  de croire, mais plus que cela, de réaliser que ce croire ne consiste pas seulement et pas même essentiellement en une activité cognitive. Mais en une relation. Jean-Luc Rolland poursuit en méditant sur deux paroles de l’évangile de Jean qui se trouvent au moment du procès du Christ dans l’évangile de Jean.

Jean 18, 28
28. Ensuite, les soldats emmènent Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur romain. C'est le matin très tôt. Les chefs juifs n'entrent pas dans le palais. Ils veulent rester purs et pouvoir manger le repas de la Pâque.

Jean 19, 31-33
31. C'est le jour où on prépare le sabbat. Les chefs juifs ne veulent pas que les corps restent sur les croix pendant le sabbat. En effet, ce sabbat est un jour particulièrement important. Ils vont donc demander à Pilate : « Fais-leur casser les jambes et fais enlever les corps ! »
32. Les soldats viennent auprès des hommes mis en croix avec Jésus. Ils cassent les jambes du premier, puis celles du deuxième.
33. Quand ils arrivent auprès de Jésus, ils voient qu'il est déjà mort.

Un lien très étroit existe entre la détention du savoir et la violence. Sous une forme ou une autre. Elle peut tuer, mais elle peut tout simplement mépriser, condamner, exclure. Un lien entre le durcissement, la radicalisation d’une pensée, d’une manière de vivre et la violence. Cela est vrai lorsqu’on n’utilise que les facultés rationnelles de l’homme pour définir l’évangile ou pour le faire connaître. Lorsqu’on le réduit à la défense d’une tradition, d’une idéologie. Connaître Dieu ne consiste pas à posséder une chose. A la détenir. La possession de la connaissance, emprisonne la connaissance.