Méditation à l’église du campus de Collonges

Date : samedi 05 mai 2012

Lieu : Collonges sous Salève, France

Eglise du campus adventisteAdresse : Eglise du campus - chemin du Pérouzet. 74160 Collonges sous Salève
Téléphone : 04 50 43 22 27
Contact : Centre de recherche Ellen White

Le récit de la création contient la première représentation de Dieu que nous ont offert les croyants à l’origine du canon des Ecritures. Et ce que ce récit raconte sur Dieu est bouleversant. Ce qu’il nous apprend sur sa créativité est bouleversant. Des choses sont créées, des êtres vivants sont créés. Dieu se perçoit dans cette créativité comme celui qui donne la vie à tout ce qui existe : minéral, animal, humain. C’est souvent ce que l’on retient de ce récit. Ce n’est pourtant pas la seule attitude, la seule description de Dieu que ces pages contiennent. Il est aussi celui qui s’assied. Prend du temps pour ne rien produire, pour s’arrêter. Pour contempler. Pas seulement pour faire. Mais pour être. Et être tout près de l’être humain à qui il vient de donner la vie. Jean-Luc Rolland propose un temps d’émerveillement sur quelques-unes des paroles qui, dans ce récit, sont dites sur ce Dieu qui est. Cette méditation s’appuie tout d’abord sur le second verset du premier chapitre de la Genèse qui d’une façon admirable dépeint l’esprit de Dieu.

Ensuite sur le début du second chapitre qui parle du repos de Dieu. Suivant Jürgen Moltmann, Jean-Luc Rolland parle de ce jour du sabbat au cours duquel Dieu se repose de ses œuvres, mais en même temps se repose en face de sa création. Il n’a pas seulement créé, il laisse sa création exister devant son visage, co-exister avec lui. Un monde fini cohabite avec celui qui est infini. Le monde n’est pas seulement créé, il existe devant Dieu, avec Dieu. En cessant son activité créative, et en prenant du recul par rapport à cette créativité, il se rend totalement réceptif, à l’écoute du bonheur de la création, de sa louange, mais aussi de sa possible future peine. La création expérimente l’intelligence et la générosité de Dieu qui l’a créée, mais Dieu expérimente, lui aussi, les êtres qu’il a créés. Et de quelle manière, son expérience se vit-elle ? En se reposant, de manière douce, tranquille, tendre, Dieu ne s’impose pas à l’humain en le dominant. Il ressent le monde qu’il vient de créer, Dieu s’autorise à être touché, affecté par le monde. Il prend ce temps dès le 7ème jour. Il adopte la communauté de la création comme s’il s’agissait de son propre milieu, à lui, Dieu. Le premier sabbat contient en lui-même le mystère de l’incarnation, de la rédemption, de tout ce que Dieu veut vivre pour s’approcher de l’humain, pour habiter dans le monde de l’humain.