Séminaire à Bâle

Date : vendredi 24 juin 2011 - samedi 25 juin 2011

Lieu : Bâle, Suisse

BâleAdresse : Advent Gemeinde - Furkastrasse 12, Basel.
Site de l’église : http://leqlt.stanet.ch/
Pasteur : Wolfgang Witzig
wolfgang.witzig@stanet.ch
+ 00 41 79 847 83 31
Contact : Sonia Buser (sonia4118@gmail.com)

Vendredi 19 h - Conférence : L'urgente beauté de la diversité : trouver Dieu dans la différence de l'autre

BâleChoisir de ne pas exclure celui qui pense ou se comporte différemment. Une attitude pas bien originale ? C'est à voir. Ne pas exclure, bien. Mais comment ? Comment la femme et l'homme, chercheurs de Dieu et de sens peuvent être enrichis par la différence ? Non pas seulement en lui donnant le droit d'exister, en la tolérant donc, non pas seulement en l'écoutant, en dialoguant avec elle, mais bien davantage encore. L'autre, quel qu'il soit, peut devenir la source d'un enrichissement fécond sur mon chemin. L'autre, qu'il s'agisse de mon conjoint, de mon enfant, de mon collègue de travail, de mon voisin, d'un paroissien, d'un auteur, d'un croyant d'une autre famille spirituelle, voire d'un athée, est visité par la bonté Dieu, accompagné par sa miséricorde. L'Esprit de Dieu travaille de façon inimaginable, où il veut et comme il le souhaite. Je ne peux donc en être le propriétaire. Une conférence sur la beauté de l'interdépendance. La beauté de l'autre, non seulement dans ce qui chez lui nous ressemble, mais dans son étrangeté, sa différence. Ce qui fait que lui n'est pas du tout moi.

Jean-Luc Rolland enseigne la spiritualité à la Faculté adventiste de théologie (France). En 2012 il soutiendra une thèse de doctorat sur le fondamentalisme en vue de l’obtention d’un doctorat en histoire à l’Université des sciences humaines Paul Valéry de Montpellier III, ainsi qu’en théologie à la Faculté de théologie de Montpellier. Cette conférence a été également présentée en Italie, en Allemagne, en France et en Suisse (Genève, Bâle). Elle comporte une première partie audio-visuelle.

Samedi 10 h - Prédication : La liberté comme identité

La fête juive du Jubilé est une passionnante interpellation pour le croyant. Les prophètes bibliques ont souvent puisé leur inspiration dans cette célébration de la libération. La première homélie du Christ à Nazareth est une puissante réflexion sur le Jubilé. Jésus présente sa mission comme un Jubilé. Il en est l'incarnation. On parle aujourd'hui beaucoup d'identité. Légitime, la quête d'identité peut également s'accompagner d'arrogance et de mépris à l'égard de celles et de ceux qui pensent et se comportent différemment que soi. Notre réflexion souhaite accompagner le croyant dans son cheminement vers un christianisme dont la liberté est au cœur de son identité. L'Evangile a survécu au christianisme. C'est un miracle, mais toujours un défi. L'Eglise offre des moyens capables de libérer les êtres humains, et de les aider à incarner la liberté. Dans quelle mesure ? Pour Jésus, la relation est toujours plus grande que le principe religieux. La loi se met au service de la relation à l’autre, au service de l’amour. Ces réflexions soulèvent une question essentielle, celle de la fonction de tout ce qui, n’étant pas le centre du christianisme, peut être instrument de bénédiction : connaissances, savoir, croyances, morale, loi, traditions, institution. Pour être plus direct, cela sert à quoi, au fond, que je sois catholique, réformé, adventiste ou mormon ? Est-ce qu’en le devenant ou en le restant, je deviens plus aimant ? Les outils de ma tradition religieuse sont-il au service d’une cause qui leur est beaucoup plus grande ou bien sont-ils une fin en soi ? Le christianisme ne peut progresser lorsque son objectif est lui-même, sa gloire, ses statistiques, sa réputation. Il devient une bénédiction lorsqu’il se met au service d’une relation plus féconde et plus simple avec Dieu, et au service de la dignité de l’humain.

Eglise adventiste de Bâle

14 h 30 – Conférence : Un don pour le 21. siècle. Réflexion sur le prophétisme dans le Nouveau Testament et dans la vie d’Ellen White

Un grand nombre de chrétiens adventistes appliquent au ministère d’Ellen White une parole de l’apôtre Jean contenue en Apocalypse 19, 10. Il y est question d’esprit, mais aussi de prophétie. Dans un premier temps, nous examinerons le texte de Jean pour en recueillir l’enseignement qu’il désirait communiquer à son public initial. A la lumière de l’histoire, nous observerons ensuite comment l’adventisme s’est inspiré de ce texte. Deux mots clés de cet écrit biblique orienteront notre exposé. Le mot « prophète » nous invitera à nous pencher sur ce que le Nouveau Testament enseigne sur le prophétisme. Enfin le mot « esprit » nous permettra de nous interroger sur le rôle de l’Esprit, sur la notion d’inspiration.

16 h – Dialogue : questions, débat