Réflexion sur les sources littéraires d'Ellen White : emprunt ou copier-coller ?

La bibliothèque privée d'Ellen White comprenait 1100 livres d'auteurs n'appartenant pas à la famille adventiste. Une réalité aussi passionnante qu'ignorée d'un grand nombre de ses lecteurs. Depuis Dudley Canright, admirateur inconditionnel d'Ellen White qui finira par être l'un de ses pires détracteurs (phénomène loin d'être isolé), on a fait remarquer que l'auteur avait abondamment emprunté. Plus qu'on ne le pensait, cela est clair. Faut-il pour autant en conclure qu'il s'agit de plagiat ? Ellen White entendait-elle camoufler ses sources ? Discutable, en effet. Ellen conseillait régulièrement à ses lecteurs d'acheter des ouvrages qu'elle avait pu lire en préparant les siens. La promotion des ouvrages auxquels on emprunte est-elle compatible avec la clandestinité de cet emprunt ?

Reinder BruinsmaAu cœur du débat qui, dans les années 1980, agitait l'adventisme sur ce sujet, Reinder Bruinsma publiait un intéressant article que la Revue adventiste avait choisi de traduire en novembre 1983. Nous le reproduisons en pensant qu'il sera une excellente entrée en matière, tant au niveau du sujet lui-même que celui de l'inspiration. La Revue adventiste publiait dans le même article quelques pages pour illustrer le développement qu'un fragment de texte peut subir. De haut en bas : un extrait des Sermons de Henry Melvill, une paraphrase de cet extrait dans un manuscrit d'Ellen White, enfin le texte dactylographié puis remanié et corrigé par un collaborateur d'Ellen White en vue de sa publication.

Lire l'article « Ellen White était-elle un plagiaire » - Reinder Bruinsma, Revue adventiste, novembre 1983.