Séminaire à Nice

Date : vendredi 30 octobre 2009 - samedi 31 octobre 2009

Lieu : Nice, France

Adresse : 24, rue de Paris - 06000 Nice.
Téléphone : 04 93 81 52 46
Courriel : stephane.leguilcher@adventiste.org
Pasteur : Stéphane Le Guilcher

Samedi 10 H 30 - Prédication « Identité et libération »

L'Evangile a survécu au christianisme. C'est un miracle, mais toujours un défi. Comment l'Eglise peut-elle aujourd'hui être un espace de liberté ? Rendre l'humain libre, c'était l'essence de la mission de Jésus. On parle aujourd'hui beaucoup d'identité. Cette quête d'identité, aussi légitime soit-elle, s'accompagne souvent d'arrogance et de mépris à l'égard de celles et de ceux qui pensent et se comportent différemment. Dieu est passionné de liberté, et nous appelle à offrir des moyens capables de libérer les êtres humains, à incarner la liberté.

Samedi 15 H 00 - Conférence / questions « Informer ou transformer ? »

Nature, extension et raison d'être de l'inspiration

Un grand nombre de religions affirme l'inspiration de leurs textes sacrés. Que faut-il entendre par inspiration ? L'histoire du christianisme témoigne d'une grande diversité de réponses à cette question essentielle, du libéralisme au fondamentalisme le plus radical.

Ce séminaire propose une alternative à ces deux approches. La question de l'inspiration concerne non seulement la théologie, mais aussi, et encore plus précisément la spiritualité chrétienne, la vie pratique de la foi.

La compréhension que le lecteur d'un texte peut avoir de son inspiration dépend en grande partie, sans qu'il s'en rende toujours compte, de certaines de ses propres convictions préalables.

L'image qu'il se fait de Dieu influence la manière dont il imagine qu'il se révèle dans le texte sacré.

Sa compréhension de l'homme affecte tout autant l'idée qu'il se fait de l'inspiration. Elle détermine l'aptitude du prophète en tant que récepteur du message divin.
Mais aussi la compétence de ses auditeurs et lecteurs.

Un grand nombre de lecteurs présupposent que le récepteur (prophète), ou plutôt la chaîne des récepteurs (dont nous sommes également), soit sans défaut dans la réception même, et dans la transmission de ce dire de Dieu.

Parler d'inspiration, c'est parler d'un Dieu qui se limite, c'est aussi parler de la vulnérabilité du message transmis. Le texte est vulnérable. Dieu l'a choisi ainsi, préférant l'imperfection d'un texte reçu par un humain pour des humains, à une perfection textuelle absolue. C'est, Jean-Luc Rolland le croit, le choix de Dieu pour rencontrer l'humanité.

La vulnérabilité du texte sacré concerne non seulement les limites de la réception du dire de Dieu, de sa transmission, de sa rédaction. Mais tout autant les limites de ma lecture d'homme imparfait, subjectif, sélectif dans ma manière de recevoir le dire de Dieu.

L'inévitable pluralité de la lecture invite donc à la tolérance, à l'accueil d'autres lectures.

Il ne suffit donc pas d'utiliser le mot « inspiration », pour comprendre et définir ce dont il s'agit. Il est nécessaire de réfléchir sur la nature, l'extension et la raison d'être de l'inspiration.

De quoi s'agit-il ? La Bible n'utilise que des métaphores, des images pour aider le lecteur à approcher la réalité de l'inspiration. Jusqu'où peut-on parler d'inspiration, les mots mêmes du texte le sont-ils ? Quelle est l'intention de Dieu, selon les auteurs bibliques, en inspirant ?

Les recherches de Jean-Luc Rolland et sa fréquentation des textes ont enrichi sa conviction de leur profonde inspiration. Elles lui ont permis de rencontrer un Dieu d'une infinie bonté, et passion pour l'être humain. Un Dieu assoiffé de libérer les femmes et les hommes, de leur apporter la vie.