Le cadeau de Dieu

Le cadeau de DieuNouvelle impression de l'étude de Jean-Luc Rolland, "Le cadeau de Dieu : regard sur une parole rafraîchissante d'Ellen White sur la gratuité du salut".

Préface de l'édition 2009

Le cadeau de Dieu a vu le jour au printemps 1999 et n'a pas encore connu de véritable réécriture. Un tel projet me tient à coeur, mais peut difficilement s'envisager dans l'immédiat. L'intérêt manifesté au cours de ces dix années pour cette petite étude me surprend aujourd'hui encore. L'écho qui parvient des lecteurs est une source de profonde reconnaissance. Savourer quelques-unes des paroles de la Bible qui ont fait l'admiration d'Ellen White, a pour eux favorisé une meilleure compréhension de l'infinie bonté de Dieu. Le souffle qui a inspiré cette femme de foi a enrichi leur cheminement avec Dieu, fécondé leurs relations humaines. Donné du sens. Ces nouvelles m'encouragent à imprimer de nouveau Le cadeau de Dieu. Les pages qui suivent touchent, je le crois intimement, à l'essence de la foi chrétienne, telle que la famille adventiste la comprend.

Créateur de l'être humain, Dieu ne se réduit pas à une transcendance absolue. Inaccessible, menaçante. Le prophète Esaïe révèle Dieu dans l'une des plus émouvantes peintures que je connaisse. Il le raconte nous caressant sur ses genoux et nous donnant le sein. Dieu nous sauve en nous approchant, en nous aidant avant tout à découvrir qui il est. En s'incarnant. L'expérience quotidienne de cette proximité est la seule nourriture capable de remettre debout l'être humain, de reconstruire la femme et l'homme. Au travers de quelques autres paroles bibliques, nous observerons combien Ellen aime souligner à quel point la vie chrétienne est le fruit, la réponse du croyant à la tendresse divine. La miséricorde de ce Dieu si proche de l'homme est, en ce début de XXIe siècle, une nouvelle rafraîchissante.

"Je prendrai soin de vous comme une mère le fait pour le bébé qu'elle allaite. Elle le porte sur son dos et le caresse sur ses genoux. Oui, comme une mère console son enfant, moi aussi, je vous consolerai [?] Quand vous vivrez cela, vous serez dans la joie, et votre corps reprendra vie comme l'herbe après la pluie." (Esaïe 66, 12-13, Parole de Vie)

Jean-Luc Rolland