John Graz à l'ONU
Ellen White reste une infatigable militante en faveur de la liberté de conscience.
Depuis 1893, l'engagement de l'Eglise adventiste en faveur des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment la liberté de pensée, de conscience et d'une foi respectueuse de la laïcité, s'est fait connaître au travers de l'Association Internationale pour la Liberté Religieuse (AIDLR). Associés à leur combat en faveur des droits de l'homme, les noms de John Graz et de Bert Beach sont familiers des croyants qui s'intéressent de près à cette dimension de la liberté . Tous deux responsables de la Conférence générale, Bert Beach et John Graz ont été également secrétaires généraux de la Christian World Communions. Par ailleurs, un grand nombre d'adventistes collaborent aujourd'hui avec l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture ou avec Amnesty International.
Secrétaire général de l'AIDLR, John Graz était à Genève lors de la session du conseil des droits de l'homme.

Lors de sa rencontre du 2 au 27 mars, à Genève, suisse, le conseil des droits de l'homme dans sa dixième session ordinaire s'est prononcé sur un certain nombre de décisions en rapport avec les droits de l'homme en général et deux résolutions concernent la liberté religieuse.
Par une résolution sur la lutte contre la diffamation des religions (A/HRC/10/L.2/Rev.1), adoptée par 23 voix pour, 11 contre et 13 abstentions, le Conseil réaffirme que la recommandation générale XV du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, dans laquelle le Comité précise que l'interdiction de la diffusion de toute idée fondée sur la supériorité ou la haine raciale est compatible avec le droit à la liberté d'opinion et d'expression, est également applicable à la question de l'incitation à la haine religieuse. Il prie le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance qui y est associée de lui faire rapport à sa douzième session sur toutes les manifestations de la diffamation des religions, et en particulier sur les incidences graves de l'islamophobie sur la jouissance de tous les droits.
Le Conseil a ensuite adopté, par 22 voix contre une, avec 24 abstentions, une résolution (document A/HRC/10/L.34 révisé), par laquelle il condamne toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondée sur la religion ou la conviction ainsi que les atteintes à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction. Il demande instamment aux États de garantir, entre autres, le droit de toute personne à l'éducation, au travail et à un niveau de vie suffisant ainsi que le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible et de prendre part à la vie culturelle, sans discrimination fondée sur la religion ou la conviction. Il leur demande en outre de veiller à ce que nul ne soit victime de discrimination en raison de sa religion ou de sa conviction et de prêter une attention particulière aux pratiques discriminatoires à l'égard des femmes qui sont fondées sur leur religion ou leur conviction et portent atteinte à leurs droits économiques, sociaux et culturels.
Source : ONU/AILDR/BIA.
