Ingrid Betancourt enfin libre

Avec Ingrid Betancourt, le Centre de Recherche Ellen White rend grâce à Dieu pour sa récente libération ainsi que celle des autres otages libérés, et reste en prière en faveur des nombreuses victimes de situations similaires dans le monde.

"Je veux d'abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie", déclarait Ingrid Betancourt le mercredi 2 juillet dans sa déclaration à la radio Caracol. Une opération menée par les forces armées colombiennes a permis la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle ainsi que de trois citoyens américains et onze militaires colombiens, comme elle, séquestrés par les FARC. Dans son intervention depuis l'Elysée, le président français Nicolas Sakozy à précisé qu'Ingrid Betancourt était en "bonne santé". L'intervention visant à ces libérations était une opération de renseignement et d'infiltration de très haut niveau, mise en place depuis une année. Un travail de renseignement d'une ampleur inouïe, incluant le paiement d'informations et la protection des témoins, a été développé au cours de la dernière année par les forces armées et la DAS (département administratif de sécurité) avec l'aide de consultants israéliens, pour la plupart officiers en retraite de l'armée d'Israël. Une très forte mobilisation médiatique en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002, existait en Europe. Mais l'espoir de la voir libre avait été plusieurs fois déçu. D'abord en 2003, lorsque Dominique de Villepin, alors premier ministre, avait monté une mission de négociation et dépêché un avion. Puis en mars 2008, lorsque la diplomatie française et le président vénézuélien, Hugo Chavez, avaient participé à l'envoi d'hélicoptères dans la zone où l'otage a finalement été libéré. La dernière preuve que l'otage était encore en vie, une vidéo où elle apparaissait immobile, avait été diffusée en novembre 2007.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.

"Ma liberté est un miracle", a commenté Ingrid Betancourt. Une incroyable opération militaire menée sans tirer un coup de feu : "Une opération impeccable, parfaite", ajoutait Madame Betancourt.

La Franco-colombienne Ingrid Betancourt a retrouvé jeudi à Bogota ses enfants arrivés de France, au lendemain de sa spectaculaire libération par les militaires colombiens après plus de six ans passés aux mains de la guérilla marxiste des Farc.

A l'intérieur de l'avion arrivé de France, et à l'écart des caméras, elle s'est jetée dans les bras de Mélanie, 22 ans et Lorenzo, 19 ans, qu'elle n'avait pas revus depuis six ans.

"Je voudrais embrasser le président (Jacques) Chirac et mon ami de toujours, (l'ancien Premier ministre) Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les otages, pour nous tous", a-t-elle poursuivi. "Je veux embrasser le président (Nicolas) Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a-t-elle dit.

Sources : AFP / Le Monde