Forum Ellen White sur le site de la jeunesse adventiste

Thèmes : étude, emprunts littéraires

Salut Esaïe 40,

Quand tu dis que tu "remarques" penses-tu que cette démarche soit inutile, ou déplacée ? Je ne pense pas que ce soit ton idée. Des démarches sont en cours au niveau mondial comme au niveau de la division EUD (la nôtre) pour répondre de façon la plus objectiive à ces critiques. Pas question pour nous de discréditer les personnes qui ne lisent pas Ellen White comme le fait la communauté adventiste. Chacun est parfaitement libre d'agir et de penser comme il l'entend. Mais on peut discuter les arguments utilisés. Ceux du site de Dirk Anderson sont - en dépit des affirmations- très vielllots et pas scientifiques du tout. C'est bien mignon de redire qu'Ellen White, à titre d'exemple a copié certaines de ses déclarations ailleurs. Mais pourquoi ne pas aller plus loin et pourquoi limiter cette discussion à l'auteur Ellen White. Aujourd'hui il est clair pour n'importe quel universitaire sérieux que cette pratique était banale, que l'utilisation des notes de bas de page était rarrissime, que le débat sur les droits d'auteur que l'on copie est anachronique car discuté sur des bases juridiques des XXe -XXIe siècles, que cela se pratiquait comme Ellen White le fait dans d'autres domaines (musique, peinture, etc.). Enfin lorsqu'Ellen copie, 1° elle reformule souvent et fait rarement un copier-coller, et 2° elle prévient le lecteur comme en témoigne l'introduction de la Tragédie des siècles. Un dernier mot pour mentionner l'un des plus grands copieurs que personne ne critique, tant sa notoriété est grande : John Wesley, fondateur du méthodisme, qui non seulement a beaucoup copié, mais une fois un livre tout entier. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, figure-toi que l'auteur est venu le remercier de l'avoir copié. Question de culture! Rien à voir avec la nôtre. Attention à lire l'histoire à l'envers, avec les lunettes de notre siècle. Surtout si c'est pour flageller et dénigrer comme le fait Dirk Anderson. Si nous prenions un à un ses arguments, nous pourrions observer la même démarche : sélectivité de l'information (on se croirait dans un journal à sensation type "Ici Paris"), polémique, absence critique scientifique, règlement de comptes.

Concernant ta remarque sur l'élitisme, pardonne-moi de te répondre un peu sévèrement. Non le blog ne cherche pas à faire d'élitisme. Comme dans d'autres domaines de la spiritualité, je crois que nous ne pouvons pas nour contenter de lire la Bible -ainsi qu'Ellen White- au ras des coquelicots. C'est très dangereux à bien des égards. Ceci dit, comme l'apôtre Pierre qui parlait de quelques écrits "difficiles" de Paul, je crois que bien des écrits d'Ellen White sont accessibles sans difficulté. D'autres demandent une analyse, une contextualisation tout à fait indispensable. C'est tout aussi vrai de la Bible. Mais qu'il s'agisse des textes difficiles comme de ceux qui sont plus simples, chacun des textes demande exigence, sérieux, rigueur, amour de la réalité, de la vérité. Cela n'a hélas pas toujours été le cas de tous ses lecteurs. Ce sont certains d'entre eux plus qu'elle qui en réalité posent les problèmes les plus graves.

Pas d'élitisme donc, mais cessons de cultiver l'idée que la Bible ou Ellen White ne se lisent que de façon littérale, sans examen du contetxe. Je crois que ces merveilleuses sources méritent notre temps, notre plus grand sérieux, notre plus profonde joie, notre effort. Cela coûte, mais quel bonheur!

Amitiés,

Jean-Luc