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« mardi décembre 08, 2015 »
mar

Faculté adventiste de théologieAdresse : Faculté adventiste de théologie - 33, chemin du Pérouzet, 74160, Collonges sous Salève, France
Téléphone : 00 33 450 87 68 09

Conférence à l’Aula de la faculté – 9h00

Le grand espoir d’Ellen White : histoire de la rédaction

Dans le cadre de l’année commémorative du centenaire du décès d’Ellen White et à l’occasion de la sortie de l’intégrale du livre Le grand espoir en 2012, Jean-Luc Rolland donne une conférence à l’aula de la Faculté adventiste de théologie sur l’histoire de la rédaction de cet ouvrage et sur les principaux thèmes abordés par l’auteur.

Dans son chef-d’œuvre Les frères Karamazov Fédor Dostoïevski fait parler l’un des personnages d’un bien curieux mérite, celui « d’avoir enfin fini par dompter la liberté et de l’avoir fait pour rendre les gens heureux. » (p. 454). La religion représentée dans le roman par le Grand Inquisiteur, a « dressé » le peuple, l’a « soumis », l’a « rendu tremblant d’obéissance » (p. 451). Avec ses mots, Ellen White a aussi écrit son poème Le Grand Inquisiteur, sa subversion du christianisme (pour reprendre le titre d’un excellent essai de Jacques Ellul) dans un livre publié autrefois en français sous le titre de La tragédie des siècles.

L’année 2012 a vu cet ouvrage retraduit par l’éditeur Vie et Santé et publié sous le titre Le grand espoir. La traduction a été réalisée par le pasteur Claude Bosdedore, dont les activités l’ont aussi conduit à travailler en Suisse comme interprète pendant de nombreuses années. La nouvelle mise en page permet d’avoir directement accès aux sources en notes de bas de page. Vie et Santé a demandé au directeur du Centre de recherche Ellen White d’écrire la préface de l’ouvrage pour faire connaître au public l’histoire de sa rédaction.

En cette année de commémoration, nous croyons utile de rappeler que Le grand espoir s’adresse d’abord à son lecteur, à moi-même qui prend la plume pour rédiger ce billet. Avant de s’adresser à un public que je peux choisir comme cible. L’oublier serait participer de ce que je condamne. Ce serait me donner l’illusion que la subversion n’existe qu’en face. En somme, que j’en suis hors d’atteinte, puisque je n’habite pas la même maison, qu’en faisant le choix de vivre dans un abri, je suis protégé d’un virus qui ne peut infecter que les autres.

Ellen Gould White, 1827-1915

Extrait de la préface